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    Le chef de l'OTAN s'emploie à rassurer les Russes

    18 décembre 2009 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Europe
    Anders Fogh Rasmussen
    Photo: Agence Reuters Anders Fogh Rasmussen
    Moscou — Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a assuré hier que la Russie devait cesser de considérer l'Occident comme une menace et esquissé une coopération avec Moscou qui pourrait aboutir à la création d'ici à 2020 d'un bouclier antimissile commun.

    «Laissez-moi faire une déclaration très claire en tant que secrétaire général de l'OTAN. L'OTAN n'attaquera jamais la Russie. Jamais», a déclaré M. Rassmussen dans un discours devant les étudiants de l'Université des Relations internationales (MGIMO) à Moscou.

    «Et nous ne pensons pas que la Russie nous attaquera non plus. Nous avons cessé de nous faire du souci à ce sujet et la Russie devrait cesser de s'en inquiéter aussi», a-t-il ajouté au deuxième jour de sa visite dans la capitale russe.

    Les relations entre la Russie et l'OTAN a-vaient connu un sérieux coup de froid après la guerre russo-géorgienne de l'été 2008, mais M. Rassmussen a fait de la relance de la coopération avec Moscou une priorité depuis son arrivée à la tête de l'Alliance en août.

    Lors d'entretiens mercredi avec les plus hauts dirigeants rus-ses, M. Rasmussen a salué un «nouveau départ» dans les relations entre Moscou et l'Alliance, un an après leur brouille sur la Géorgie.

    Il est le premier secrétaire général de l'OTAN à se rendre à Moscou depuis 2007.

    «Si nous pouvons établir une réelle confiance dans la relation entre la Russie et ses partenaires du Conseil OTAN-Russie, la Russie n'aura plus à s'inquiéter d'une menace de l'Occident qui n'existe tout simplement pas, a-t-il martelé. La Russie peut utiliser ses ressources pour se défendre contre les menaces réelles auxquelles elle fait face, telles le terrorisme, l'extrémisme, la prolifération de missiles et d'armes de destruction massive.»

    Il a estimé que Moscou avait «un énorme potentiel pour améliorer la sécurité de la Russie, celle des alliés de l'OTAN et pour contribuer également à la sécurité dans le monde».

    «Je pense aussi que d'ici à 2020, la coopération entre l'OTAN et la Russie sur la défense antimissile aura avancé au point que nous serons en mesure de relier nos systèmes pour créer un véritable bouclier antimissile dans l'espace euro-atlantique», a-t-il encore dit.

    À l'horizon 2020, soldats russes et de l'OTAN seront déployés côte à côte dans des missions de maintien de la paix de l'ONU, a également anticipé M. Rasmussen.

    Son discours a suscité les applaudissements nourris de l'auditoire de l'une des plus prestigieuses universités de Moscou.

    M. Rasmussen a aussi défendu avec vigueur l'expansion à l'est de l'OTAN, déplorant que «beaucoup en Russie considèrent qu'il s'agit d'une stratégie délibérée» visant à encercler leur pays.

    Des États de l'ex-URSS comme la Géorgie et l'Ukraine souhaitent rejoindre l'Alliance atlantique, une initiative qui irrite Moscou au même titre que le nouveau projet de bouclier antimissile américain en Europe centrale.

    Parmi les sujets qui fâchent figurent aussi l'opposition de la Russie aux livraisons d'armes à la Géorgie et la question non résolue de la révision du traité sur les Forces conventionnelles en Europe.

    Interrogé par l'AFP en marge du discours de M. Rasmusssen, l'ambassadeur de Russie auprès de l'OTAN, Dmitri Rogozine, a estimé que la visite du secrétaire général de l'OTAN à Moscou était «utile en soi», mais que la Russie n'en attendait «aucune percée».












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