Les Catalans votent «oui», mais sont peu nombreux au référendum symbolique
Photo : Agence Reuters Gustau Nacarino
Le «oui» l’a emporté à une écrasante majorité de 94,71 %, avec un taux de 30 % de participation.
Les Catalans ont voté hier, mais fort peu nombreux, en faveur de l'indépendance de leur riche région du nord-est de l'Espagne, ce qui relativise nettement la victoire massive du «oui» à un référendum symbolique organisé hier dans 166 communes.
Le «oui» l'a sans surprise emporté à une écrasante majorité de 94,71% des suffrages, ont annoncé dans la soirée les associations citoyennes indépendantistes qui organisaient ce scrutin sans valeur juridique.
Mais l'engouement n'a pas été au rendez-vous. N'ont en effet voté que 30 %» des 700 000 Catalans concernés par cette consultation, soit environ 10% des 7,5 millions de personnes qui peuplent la région.
La participation a été sensiblement inférieure à l'objectif de 40% fixé par les organisateurs et de 20 points inférieure à celui enregistré en 2006 lors du référendum régional officiel qui avait validé le statut d'autonomie élargie de la région, approuvé préalablement par le parlement espagnol.
Les Catalans étaient invités à répondre à la question: «Êtes-vous favorable à ce que la Catalogne soit un État souverain, social et démocratique, intégré dans l'Union européenne?».
Il s'agit de données provisoires «très porteuses d'espoir», a estimé l'un des organisateurs, Carlos Mora, devant la presse à Barcelone, la capitale catalane qui n'a pas participé au vote.
Tout résident, y compris immigré, de plus de 16 ans pouvait participer à ce vote «privé» organisé dans 166 villages et petites villes, soit 17 % des communes de la région.
La consultation visait, selon les organisateurs, à susciter le «débat sur les relations entre la Catalogne et l'Espagne». Mais elle sonnait aussi comme un avertissement au pouvoir central espagnol.
Le Tribunal constitutionnel risque en effet prochainement de gommer de nombreux aspects de l'actuel «statut» de la Catalogne, qui a accordé en 2006 une autonomie élargie à la région élevée au rang symbolique de «nation».
Le «oui» l'a sans surprise emporté à une écrasante majorité de 94,71% des suffrages, ont annoncé dans la soirée les associations citoyennes indépendantistes qui organisaient ce scrutin sans valeur juridique.
Mais l'engouement n'a pas été au rendez-vous. N'ont en effet voté que 30 %» des 700 000 Catalans concernés par cette consultation, soit environ 10% des 7,5 millions de personnes qui peuplent la région.
La participation a été sensiblement inférieure à l'objectif de 40% fixé par les organisateurs et de 20 points inférieure à celui enregistré en 2006 lors du référendum régional officiel qui avait validé le statut d'autonomie élargie de la région, approuvé préalablement par le parlement espagnol.
Les Catalans étaient invités à répondre à la question: «Êtes-vous favorable à ce que la Catalogne soit un État souverain, social et démocratique, intégré dans l'Union européenne?».
Il s'agit de données provisoires «très porteuses d'espoir», a estimé l'un des organisateurs, Carlos Mora, devant la presse à Barcelone, la capitale catalane qui n'a pas participé au vote.
Tout résident, y compris immigré, de plus de 16 ans pouvait participer à ce vote «privé» organisé dans 166 villages et petites villes, soit 17 % des communes de la région.
La consultation visait, selon les organisateurs, à susciter le «débat sur les relations entre la Catalogne et l'Espagne». Mais elle sonnait aussi comme un avertissement au pouvoir central espagnol.
Le Tribunal constitutionnel risque en effet prochainement de gommer de nombreux aspects de l'actuel «statut» de la Catalogne, qui a accordé en 2006 une autonomie élargie à la région élevée au rang symbolique de «nation».
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