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De Sarkozie en Montréalie

Jean-Jacques Stréliski   26 octobre 2009  Europe
Même en retraite fermée, il est quasi impossible en France d'échapper à la surexposition médiatique de Nicolas Sarkozy et, par conséquent, à ses frasques et faits d'armes. À l'heure où les Français, de toutes classes et de tous âges, s'émeuvent devant la sortie du film Le Petit Nicolas tiré de l'oeuvre patrimoniale de Goscinny et de Sempé, il serait malaisé d'affirmer que l'autre Nicolas, le petit président, fait un tabac dans les chaumières de l'Hexagone.

Le tollé a été provoqué par «l'affaire Jean Sarkozy», fils de son père, «désigné» comme candidat à la tête de l'EPAD, une société publique à vocation industrielle et commerciale pour l'aménagement de la région Défense. Voilà donc un gamin de 23 ans, redoublant sa seconde année de droit, potentiellement installé à la direction de la plus riche région économique d'Europe (la majorité des sièges sociaux français et internationaux y sont abrités). On vient d'apprendre que le fiston, sous la pression trop lourde pour papa, doit — enfin — capituler.

Mais pour prendre la mesure de la polémique causée par ce geste, il faut parcourir les sites et autres vidéos sur le Web, de la presse ou des rassemblements de citoyens puis découvrir les énormes volte-face entre les discours prononcés lors de la course présidentielle et les pratiques actuelles du président élu, en matière de nomination et de copinage.

Stupéfiant. Du culot à l'état pur. On peut comprendre la réaction de la presse et du public en général. C'est vrai que là, le Nicolas petit, il a fait fort. Très fort. Comme me faisait ironiquement remarquer un ami, il nous l'avait annoncé dans son slogan de campagne: «Et tout devient possible!» Après ce recul, déjà dans la presse et sur les blogues, on parle de la victoire de l'e-démocratie.

Dans le taxi qui me conduit à l'aéroport, un chauffeur très en verve, comme il se doit, me lance: «Et après ça, "ils" voudraient qu'on nous prenne au sérieux. On est la risée du monde, Monsieur.»

Arrivée en Montréalie. Re-taxi. Dans celui qui me ramène chez moi, je m'enquiers de ce qu'il y a de neuf ici depuis. Et re-verve: «Tous des pourris monsieur, dans quel système on vit? La mafia, "ils" sont partout. Dans la construction, à la Ville, partout.» Le lendemain, j'assiste à «l'expulsion» de Benoît Labonté de Vision Montréal. Je suis parti sur un scandale affectant le parti du maire et je reviens sur un autre touchant l'autre principale formation politique municipale.

Et tout ce monde qui feint de ne rien savoir. On se demande parfois si on ne nous prend pas pour des oies. Enfin, je regarde le débat pour essayer d'y voir un peu plus clair — par moi-même. Et là, ma déception est totale. On se croirait en Sarkozie, mais non, je ne rêve pas. Allégations, réfutations, semi-vérités, innocence, indifférence, suffisance, autoritarisme, moralisme, etc. De la vieille politique.

Ma fille, qui regarde le débat avec moi, me glisse: «Je sais, c'est important, mais moi je ne voterai certainement pas pour ces comiques, et en plus ils se payent notre tête.» (Je traduis ici des termes plus crus). Je lui réponds qu'elle doit voter... que les élections municipales sont celles qui, en vérité, touchent les citoyens dans leur quotidien... qu'il est au contraire essentiel de bien connaître les candidats et leur programme. Rien n'y fait. Je ne dois pas être bien convaincant. Et pour cause.

En moins de 24 heures, ma propre conviction aura été très émoussée. Les révélations de M. Labonté viendront la pilonner tout à fait. De France ou d'ici, je viens de constater une fois de plus que, manipulateurs ou manipulés, au pouvoir ou non, les femmes et les hommes politiques de notre temps s'imposent de trop vieilles règles dans un monde en quête d'idées et de valeurs. Ils en paieront le prix.

Le soir du 1er novembre, il faut s'attendre à ce que le résultat des élections municipales reflète largement le réel ras-le-bol des citoyens envers ces ambiances délétères et ces pratiques hypocrites.

Voici un lien utile pour s'amuser: (www.facebook.com/ContreNicolasSarkozy)

*****

Jean-Jacques Stréliski est spécialiste en stratégie d'images.
 
 
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  • Pierre Allard
    Inscrit
    lundi 26 octobre 2009 22h21
    Le barrage des bien-établis a Bergeron
    J'ai écrit il y a quelques temps que si le candidat Bergeron apparaissait menaçant, tout l'Establishment de lèverait en bloc pour defendre le statu contre l'intrus qui ne bouffe pas aux rateliers des petits copains. Qui dit Establishment dit Gesca, et tant Dubuc que Marissal ont donc sonné la charge contre Bergeron avec une totale absence d'impartialité et de sens critique.

    Mais il y a pire. Ceux qui dénoncent les outrances des deux tueurs de réputation à gages sont eux-m^mes censurés sur les blogues de Cybepresse. Voici le commentaire que j'ai soumis et qui n'a PAS été publié sur le blogue de Légaré... mais qui l'a été sur le site Élections Montreal. Je le met ici in-extenso. Devait-il être censuré ? A chacun de juger

    *****

    j'avais déjà prévenu, il y a plusieurs jours, ici et sur mon blogue, que le crime organisé et les bien-établis du statu quo monteraient aux barricades, maintenant que Bergeron allait prendre l'avantage auprès d'une population dégoûtée. Tout, plutôt que de laisser passer un honnête homme et le changement !

    Parler statu quo , c'est naturellement parler de Cyberpresse. C'est d'abord Alain Dubuc qui a attaqué Bergeron, sans aucune explication. J'ai porté plainte hier auprès du DG des élections contre ce chroniqueur. Ce n'est pas le rôle de la presse d'accuser sans preuves.

    Aujourd'hui, c'est Marissal qui accuse. Il dit que Bergeron fume pour sa santé. Je voudrais les mots mêmes de Bergeron et le contexte. J'ai connu des gens qui fumaient une cigarette tous les matins pour faciliter la péristase. D'autres lisent un journal avec le même effet ; ca n'en fait pas des illuminés.

    Si on parle des événements du 11 septembre, je souligne qu'UNE MAJORITÉ DES AMÉRICAINS NE CROIENT PLUS À L'EXPLICATION OFFICIELLE. Une vaste majorité demande une enquête impartiale. Comme la population du Québec demande une enquêtes sur le crime dans la construction. Charest s'y oppose. Mais qui est illuminé ? Le peuple québécois... ou Charest et les groupes de presse à la solde du pouvoir ?

    Marissal ajoute que Bergeron veut exterminer les automobilistes. Oui, vous avez bien lu, Marissal dit que Bergeron veut EXTERMINER LES AUTOMOBILISTES. Marissal est cinglé ou de mauvaise foi ? S'il ne prouve pas que Bergeron veuille exterminer les automobilistes - auquel cas on demanderait son internement - Il vaudrait mieux que Marissal se rétracte avant de recevoir une poursuite en dommages...

    Toute la cohorte des spadassins de Gesca va-t-elle monter en ligne pour stopper Bergeron qui pourrait nettoyer la corruption, comme elle s'est levée en bloc, tous le doigt sur la couture, dans cette affaire de coalition Dion-Layton contre Harper qui avait tant inquiété l'Establishment ? J'attends avec impatience Lysianne Gagnon, généralement la plus... surprenante.

    Si on fait le grand ménage dans le système de gouvernance actuel qu'on voit pourri, il faudrait peut-être aussi faire celui des médias partisans et partiaux. C'est parce qu'ils sont présumés impartiaux, que les journaux ont le droit - que n'a pas le citoyen moyen - de diffuser sans limite leurs opinions en période électorale. Ils en abusent.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/10/24/la

    Pierre JC Allard

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