Sarkozy est accusé d'avoir préparé le terrain pour son fils
Paris — L'opposition en France a redoublé de critiques hier à l'égard du président Nicolas Sarkozy, accusé d'avoir préparé le terrain pour l'accession probable de son fils Jean à la tête du quartier d'affaires de la Défense, qui fait des remous jusqu'au sein de la majorité.
Des sources concordantes ont confirmé à l'AFP que la présidence avait refusé un décret qui aurait permis le maintien de l'actuel président de l'Epad, la société d'aménagement de la Défense, auquel Jean Sarkozy ambitionne de succéder. Patrick Devedjian, par ailleurs ministre de la Relance, est touché par la limite d'âge de 65 ans.
Un décret préparé par les services du premier ministre, François Fillon, prévoyait initialement, dans le cadre de l'extension du quartier d'affaires, de repousser cette limite d'âge. Cela aurait permis à M. Devedjian de rester à son poste jusqu'en 2011 comme il en avait exprimé le souhait. Mais selon des sources proches du dossier, après être passé à l'Élysée, le projet de décret ne comportait plus la disposition relevant la limite d'âge.
Le quotidien Libération pointait également hier la démission « opportune » d'un des membres du conseil d'administration de la société d'aménagement de La Défense, Hervé Marseille, qui a ainsi libéré une place pour Jean Sarkozy au sein de cette structure afin d'en être élu président.
M. Marseille aurait obtenu pour « récompense » de cette démission la promesse d'un poste au Conseil économique et social, une assemblée consultative, selon la même source.
Nicolas Sarkozy s'était indigné mardi de la polémique, son entourage affirmant nulle et non avenue l'accusation de népotisme lancée par l'opposition de gauche.
Le président du MoDem (centre, opposition), François Bayrou, a dénoncé un « abus de pouvoir énorme ». « C'est l'État et le pouvoir qui ont tout organisé », et « pour tous les Français, c'est une offense à l'idée de justice », a-t-il dit.
Des militants du Mouvement des jeunes socialistes français (MJS) ont pour leur part présenté devant l'Élysée « des demandes d'adoption » par Nicolas Sarkozy. « Manifestement, il est plus facile de trouver un emploi quand on s'appelle Sarkozy », a ironisé l'un d'eux.
L'affaire suscite des remous au sein du parti UMP au pouvoir: le député François Goulard a souligné qu'elle créait « un trouble dans l'opinion », son collègue Pierre Cardo a jugé la promotion annoncée de Jean Sarkozy « pas opportune ».
Premier membre du gouvernement à exprimer des doutes dans la polémique sur la promotion annoncée du fils du président Sarkozy, la secrétaire d'État aux Sports, Rama Yade, a appelé hier à ne « pas ignorer l'émotion » suscitée dans le pays.
Nicolas Sarkozy avait auparavant « félicité » les ministres qui avaient soutenu son ministre de la Culture dans une autre polémique la semaine dernière. « Quand les égouts et la boue se déversent, il faut laisser passer », a-t-il déclaré au Conseil des ministres, selon une source au gouvernement.
Des sources concordantes ont confirmé à l'AFP que la présidence avait refusé un décret qui aurait permis le maintien de l'actuel président de l'Epad, la société d'aménagement de la Défense, auquel Jean Sarkozy ambitionne de succéder. Patrick Devedjian, par ailleurs ministre de la Relance, est touché par la limite d'âge de 65 ans.
Un décret préparé par les services du premier ministre, François Fillon, prévoyait initialement, dans le cadre de l'extension du quartier d'affaires, de repousser cette limite d'âge. Cela aurait permis à M. Devedjian de rester à son poste jusqu'en 2011 comme il en avait exprimé le souhait. Mais selon des sources proches du dossier, après être passé à l'Élysée, le projet de décret ne comportait plus la disposition relevant la limite d'âge.
Le quotidien Libération pointait également hier la démission « opportune » d'un des membres du conseil d'administration de la société d'aménagement de La Défense, Hervé Marseille, qui a ainsi libéré une place pour Jean Sarkozy au sein de cette structure afin d'en être élu président.
M. Marseille aurait obtenu pour « récompense » de cette démission la promesse d'un poste au Conseil économique et social, une assemblée consultative, selon la même source.
Nicolas Sarkozy s'était indigné mardi de la polémique, son entourage affirmant nulle et non avenue l'accusation de népotisme lancée par l'opposition de gauche.
Le président du MoDem (centre, opposition), François Bayrou, a dénoncé un « abus de pouvoir énorme ». « C'est l'État et le pouvoir qui ont tout organisé », et « pour tous les Français, c'est une offense à l'idée de justice », a-t-il dit.
Des militants du Mouvement des jeunes socialistes français (MJS) ont pour leur part présenté devant l'Élysée « des demandes d'adoption » par Nicolas Sarkozy. « Manifestement, il est plus facile de trouver un emploi quand on s'appelle Sarkozy », a ironisé l'un d'eux.
L'affaire suscite des remous au sein du parti UMP au pouvoir: le député François Goulard a souligné qu'elle créait « un trouble dans l'opinion », son collègue Pierre Cardo a jugé la promotion annoncée de Jean Sarkozy « pas opportune ».
Premier membre du gouvernement à exprimer des doutes dans la polémique sur la promotion annoncée du fils du président Sarkozy, la secrétaire d'État aux Sports, Rama Yade, a appelé hier à ne « pas ignorer l'émotion » suscitée dans le pays.
Nicolas Sarkozy avait auparavant « félicité » les ministres qui avaient soutenu son ministre de la Culture dans une autre polémique la semaine dernière. « Quand les égouts et la boue se déversent, il faut laisser passer », a-t-il déclaré au Conseil des ministres, selon une source au gouvernement.
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