En bref - Iran: l'UE réplique
Bruxelles — Les États membres de l'Union européenne ont convoqué hier de façon coordonnée les ambassadeurs d'Iran en Europe pour protester contre le maintien en détention de deux employés iraniens de la mission britannique à Téhéran. Mais ils n'ont pas pris pour l'instant de mesure plus sévère comme, par exemple, le refus de visa à certains responsables iraniens. À Téhéran, au même moment, l'ayatollah Ahmad Jannati a laissé entendre que les employés iraniens de l'ambassade de Grande-Bretagne encore détenus à Téhéran seraient jugés pour leur implication présumée dans les troubles qui ont suivi l'élection présidentielle du 12 juin.
«Dans ces événements, leur ambassade a maintenu une présence. Des individus ont été arrêtés et inévitablement ils seront jugés car ils ont fait des aveux», a déclaré lors de la prière du vendredi l'ayatollah Ahmad Jannati, qui préside le Conseil des gardiens. À Londres, le Foreign Office s'est aussitôt dit «très inquiet» de ces déclarations et a dit chercher à obtenir des explications auprès des autorités iraniennes. Un porte-parole du ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt, dont le pays assume la présidence tournante de l'UE depuis le 1er juillet, a jugé inacceptable que l'Iran engage des poursuites contre les employés d'ambassade toujours détenus, tout comme contre ceux qui ont été libérés. Les chefs de la diplomatie de l'UE avaient demandé la semaine dernière à l'Iran de relâcher rapidement les employés iraniens de l'ambassade de Grande-Bretagne ainsi qu'un journaliste grec, arrêtés en tant qu'instigateurs présumés de troubles.
«Dans ces événements, leur ambassade a maintenu une présence. Des individus ont été arrêtés et inévitablement ils seront jugés car ils ont fait des aveux», a déclaré lors de la prière du vendredi l'ayatollah Ahmad Jannati, qui préside le Conseil des gardiens. À Londres, le Foreign Office s'est aussitôt dit «très inquiet» de ces déclarations et a dit chercher à obtenir des explications auprès des autorités iraniennes. Un porte-parole du ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt, dont le pays assume la présidence tournante de l'UE depuis le 1er juillet, a jugé inacceptable que l'Iran engage des poursuites contre les employés d'ambassade toujours détenus, tout comme contre ceux qui ont été libérés. Les chefs de la diplomatie de l'UE avaient demandé la semaine dernière à l'Iran de relâcher rapidement les employés iraniens de l'ambassade de Grande-Bretagne ainsi qu'un journaliste grec, arrêtés en tant qu'instigateurs présumés de troubles.
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