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Grande-Bretagne - Les parlementaires ne pourront plus fixer leurs rétributions

1 juin 2009  Europe
Londres — Le premier ministre britannique Gordon Brown, confronté au scandale des notes de frais, a promis hier des réformes constitutionnelles, dont un projet de loi visant à retirer aux parlementaires le droit de fixer leurs propres rétributions.

Le remboursement de frais aussi variés et hors sujet que des prêts immobiliers, l'entretien de résidences secondaires, voire la location de vidéos pornographiques a scandalisé les Britanniques, dont bon nombre sont durement touchés par la récession et ont perdu emplois ou maisons.

Invité du Andrew Marr Show sur la chaîne de télévision publique BBC1, M. Brown s'est également dit «choqué». «Il n'y aura plus d'autorégulation au sein du club de gentlemen, de société fermée. C'est de la politique du XIXe siècle. Nous avons besoin d'une démocratie ouverte, transparente», a-t-il commenté.

«Les gens veulent savoir où va l'argent du contribuable, si les bonnes décisions sont prises», a ajouté M. Brown. Il a expliqué qu'il apporterait son soutien à un projet de loi réformant la Constitution, et créant une commission indépendante de supervision du Parlement, afin de ne plus laisser les parlementaires le soin de décider «eux-mêmes» de leurs rétributions. Toutes les demandes de remboursement présentées depuis quatre ans seraient en outre passées au crible.

Au moins 12 députés ont annoncé qu'ils ne brigueraient pas un nouveau mandat lors des prochaines législatives prévues en 2010 et l'affaire a fait tomber le président travailliste («Speaker») de la Chambre des Communes. Michael Martin a annoncé le 19 mai sa démission, effective le 21 juin, afin de maintenir «l'unité» de la chambre basse du Parlement britannique. Il démissionnera par ailleurs de son mandat de député dans la circonscription travailliste de Glasgow Nord-Est.

Le scandale des notes de frais concerne des députés des trois principaux partis, travaillistes, conservateurs et libéraux-démocrates, mais c'est surtout les travaillistes au pouvoir qui en font les frais. Le Labour n'arriverait qu'en troisième position en cas d'élections législatives imminentes, une première depuis 22 ans, selon un sondage ICM publié hier dans le Sunday Telegraph. Si le scrutin était organisé prochainement, 40 % des Britanniques voteraient pour les conservateurs et 25 % pour les libéraux-démocrates. Les travaillistes du premier ministre Gordon Brown n'arrivent qu'en troisième position, avec 22 % d'intentions de vote.
 
 
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