La FAO met en garde contre l'achat massif de terres en Afrique
26 mai 2009
Europe
Rome — L'augmentation des achats massifs de terrains agricoles en Afrique par des investisseurs privés représente un danger pour les populations locales qui peuvent perdre l'accès à la terre et aux ressources naturelles, selon un rapport officiel publié lundi à Rome.
«Les achats de terres sont en rapide augmentation en Afrique et ailleurs, entraînant le risque, si ces opérations sont mal réalisées, que les populations rurales les plus pauvres perdent leurs droits sur les terres et autres ressources naturelles», avertit le rapport, fruit d'une étude dans huit pays.
L'étude a été menée par l'Institut international de l'environnement et du développement (IIED) en collaboration avec le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l'Agence pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Les experts estiment que «les transactions sur les terrains peuvent créer des opportunités — garantie de débouchés, emplois, infrastructures, hausse de la productivité agricole — mais peuvent aussi causer des dommages si les populations locales sont exclues des décisions sur le partage des terres et si leurs droits fonciers ne sont pas protégés».
«Les transactions impliquant des acteurs privés [entreprises] sont plus nombreuses que celles de gouvernement à gouvernement», est-il précisé.
«Beaucoup de pays n'ont pas de mécanismes suffisants pour protéger les droits des locaux et pour prendre en compte les intérêts et moyens d'existence des populations», estime le rapport.
«Ce nouveau phénomène d'achat massif de terres agricoles est la conséquence de la récente crise alimentaire et de la volatilité des prix de la nourriture», souligne dans le communiqué de presse Alexander Mueller, responsable du Département de l'environnement et des ressources naturelles à la FAO.
«J'éviterais le terme de "spoliation des terres". Réalisés de la bonne façon, des accords peuvent apporter des résultats positifs pour toutes les parties et être un outil de développement», a souligné pour sa part Rodney Cooke, directeur de la division consultative technique du FIDA.
Le rapport appelle en conclusion à garantir «les droits des communautés locales et à impliquer les populations dans les négociations» avec les investisseurs privés.
L'étude a porté sur les pays suivants: Ethiopie, Ghana, Mali, Kenya, Madagascar, Mozambique, Soudan et Zambie.
«Les achats de terres sont en rapide augmentation en Afrique et ailleurs, entraînant le risque, si ces opérations sont mal réalisées, que les populations rurales les plus pauvres perdent leurs droits sur les terres et autres ressources naturelles», avertit le rapport, fruit d'une étude dans huit pays.
L'étude a été menée par l'Institut international de l'environnement et du développement (IIED) en collaboration avec le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l'Agence pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Les experts estiment que «les transactions sur les terrains peuvent créer des opportunités — garantie de débouchés, emplois, infrastructures, hausse de la productivité agricole — mais peuvent aussi causer des dommages si les populations locales sont exclues des décisions sur le partage des terres et si leurs droits fonciers ne sont pas protégés».
«Les transactions impliquant des acteurs privés [entreprises] sont plus nombreuses que celles de gouvernement à gouvernement», est-il précisé.
«Beaucoup de pays n'ont pas de mécanismes suffisants pour protéger les droits des locaux et pour prendre en compte les intérêts et moyens d'existence des populations», estime le rapport.
«Ce nouveau phénomène d'achat massif de terres agricoles est la conséquence de la récente crise alimentaire et de la volatilité des prix de la nourriture», souligne dans le communiqué de presse Alexander Mueller, responsable du Département de l'environnement et des ressources naturelles à la FAO.
«J'éviterais le terme de "spoliation des terres". Réalisés de la bonne façon, des accords peuvent apporter des résultats positifs pour toutes les parties et être un outil de développement», a souligné pour sa part Rodney Cooke, directeur de la division consultative technique du FIDA.
Le rapport appelle en conclusion à garantir «les droits des communautés locales et à impliquer les populations dans les négociations» avec les investisseurs privés.
L'étude a porté sur les pays suivants: Ethiopie, Ghana, Mali, Kenya, Madagascar, Mozambique, Soudan et Zambie.
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