Scandales à l'anglaise - Shocking !
Ces jours-ci, le citoyen britannique est passablement agacé. La citoyenne? Elle est outrée. Retenue british oblige, retenue pimentée comme toujours d'une bonne dose de stoïcisme, nos amis britanniques ont actuellement la colère rentrée. Ce qui s'est passé au Royaume-Uni, ce serait produit sur l'autre rive du channel, que députés de la majorité et de la minorité auraient emprunté les chemins de l'exil à la quatrième vitesse, histoire de ne pas être chatouillés par les fourches d'une plèbe remontée par l'usage abusif de ce que l'on croyait être le bien public.
De quoi s'agit-il? De pingrerie et d'avidité. Parfois même des deux. Figurez-vous, et surtout conservons un calme olympien, que tous les députés, y compris les ministres du gouvernement de Sa Majesté, ont escroqué les sujets de ladite majesté. Et ce, de la façon la plus simple possible. Les représentants du peuple ont consommé jusqu'à plus soif les possibilités financières que leur offre, et non leur permet, le mécanisme inhérent aux remboursements des dépenses, dont certaines évidemment sont princières. Après tout, on est en royauté.
Côté pingrerie, voici quelques exemples propres à ranger la légendaire avarice de l'Écossais au rayon de la fumisterie financière. Lorsque l'élu ne réclamait pas un remboursement pour deux tablettes de Kit Kat, il la réclamait pour la toilette du cheval ou le siège en vieux bois, en bois d'antiquaire, de la toilette. Lorsqu'il n'exigeait pas le remboursement pour les serviettes hygiéniques de sa femme, il l'exigeait pour le nettoyage de la piscine ou le remplacement d'ampoules. Dans le cas de la ministre de l'Intérieur, celle-ci a signé une réclamation pour location de deux films pornos. C'est d'ailleurs cet épisode tout en bagatelle qui a permis de découvrir ce pot aux roses, et non ce pot de chambre.
Côté avidité, voici quelques illustrations susceptibles de tétaniser, pour ne pas dire de dégoûter, l'honnête homme. Bien des députés et quelques ministres ont empoché des milliers et des milliers de livres en transformant la résidence principale en résidence secondaire au gré de leurs intérêts. De leurs intérêts bien compris, il va sans dire. Bon. Comme le régime prévoyait le remboursement des rénovations effectuées et d'autres dépenses financières, des malins ont fait la chose suivante: je rénove, je vends sans payer d'impôt sur le gain en capital, je rachète, je rénove à nouveau, je revends, etc. Parmi ces malins, il y avait un roué: ce coup-là, le roué en question, l'a fait à quatre reprises. Et ce, aux frais, répétons-le, de la princesse.
Cela étant, il faut préciser que toute la classe politique britannique s'est livrée sans vergogne aux délices du détournement de fonds. À tel point qu'eux, si prompts à faire la leçon, souvent d'ailleurs avec raison, aux Silvio Berlusconi de ce monde, sont perçus par leurs concitoyens comme la pire élite de leur histoire. On dit cela parce que si les deux lords pris la main dans le portefeuille sont suspendus, ce sera une première en 360 ans! En agissant comme ils l'ont fait, les 646 parlementaires ont avili leur fonction. Ils ont discrédité leur institution. Ils ont surtout dévoilé l'identité de leur maître, de leur Dieu: le cynisme.
De quoi s'agit-il? De pingrerie et d'avidité. Parfois même des deux. Figurez-vous, et surtout conservons un calme olympien, que tous les députés, y compris les ministres du gouvernement de Sa Majesté, ont escroqué les sujets de ladite majesté. Et ce, de la façon la plus simple possible. Les représentants du peuple ont consommé jusqu'à plus soif les possibilités financières que leur offre, et non leur permet, le mécanisme inhérent aux remboursements des dépenses, dont certaines évidemment sont princières. Après tout, on est en royauté.
Côté pingrerie, voici quelques exemples propres à ranger la légendaire avarice de l'Écossais au rayon de la fumisterie financière. Lorsque l'élu ne réclamait pas un remboursement pour deux tablettes de Kit Kat, il la réclamait pour la toilette du cheval ou le siège en vieux bois, en bois d'antiquaire, de la toilette. Lorsqu'il n'exigeait pas le remboursement pour les serviettes hygiéniques de sa femme, il l'exigeait pour le nettoyage de la piscine ou le remplacement d'ampoules. Dans le cas de la ministre de l'Intérieur, celle-ci a signé une réclamation pour location de deux films pornos. C'est d'ailleurs cet épisode tout en bagatelle qui a permis de découvrir ce pot aux roses, et non ce pot de chambre.
Côté avidité, voici quelques illustrations susceptibles de tétaniser, pour ne pas dire de dégoûter, l'honnête homme. Bien des députés et quelques ministres ont empoché des milliers et des milliers de livres en transformant la résidence principale en résidence secondaire au gré de leurs intérêts. De leurs intérêts bien compris, il va sans dire. Bon. Comme le régime prévoyait le remboursement des rénovations effectuées et d'autres dépenses financières, des malins ont fait la chose suivante: je rénove, je vends sans payer d'impôt sur le gain en capital, je rachète, je rénove à nouveau, je revends, etc. Parmi ces malins, il y avait un roué: ce coup-là, le roué en question, l'a fait à quatre reprises. Et ce, aux frais, répétons-le, de la princesse.
Cela étant, il faut préciser que toute la classe politique britannique s'est livrée sans vergogne aux délices du détournement de fonds. À tel point qu'eux, si prompts à faire la leçon, souvent d'ailleurs avec raison, aux Silvio Berlusconi de ce monde, sont perçus par leurs concitoyens comme la pire élite de leur histoire. On dit cela parce que si les deux lords pris la main dans le portefeuille sont suspendus, ce sera une première en 360 ans! En agissant comme ils l'ont fait, les 646 parlementaires ont avili leur fonction. Ils ont discrédité leur institution. Ils ont surtout dévoilé l'identité de leur maître, de leur Dieu: le cynisme.
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