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Paris - Les socialistes condamnent la position de Sarkozy sur le Québec

Christian Rioux   16 avril 2009  Europe
Paris — Six mois après l'abandon de la politique traditionnelle de la France à l'égard du Québec, le Parti socialiste français désavoue la volte-face du président Nicolas Sarkozy. Dans un communiqué officiel publié hier, le premier parti d'opposition français réaffirme publiquement son attachement à la traditionnelle «non-ingérence et non-indifférence» dont le rejet par le président Nicolas Sarkozy avait récemment créé un émoi au Québec.

Le communiqué a été rendu public à la suite de la rencontre qui s'est tenue hier entre le secrétaire national du Parti socialiste aux Relations internationales, Jean-Christophe Cambadelis, et la porte-parole de l'opposition officielle du Québec en matière de relations extérieures, Louise Beaudoin. On peut y lire que «le Parti socialiste réaffirme pour sa part son attachement à la position traditionnelle de la France au Québec: "Ni ingérence, ni indifférence"». Le texte regrette aussi «le faible intérêt pour la Francophonie en général et pour le Québec en particulier dont a fait montre le président de la République française Nicolas Sarkozy en octobre 2008 lors du sommet international de la Francophonie à Québec».

Ce communiqué brise pour la première fois le silence gêné qui avait accueilli, dans la classe politique française, gauche et droite confondues, les déclarations controversées du président. Au Sommet de la Francophonie, Nicolas Sarkozy, soucieux de raffermir ses relations avec Ottawa, avait rompu avec la position traditionnelle selon laquelle Paris refusait de s'ingérer dans les affaires canadiennes mais ne pouvait demeurer indifférent à l'avenir du Québec. Cette rupture d'un consensus vieux de trois décennies avait été réitérée en février, lors de la remise de la Légion d'honneur au premier ministre Jean Charest. Le «ni-ni», «honnêtement, c'est pas trop mon truc!», avait alors affirmé Nicolas Sarkozy.

Appuyant sans réserve la position de son parti, l'ancien secrétaire national du Parti socialiste et ancien vice-président du Parlement européen Pierre Moscovici qualifiait hier l'attitude de Nicolas Sarkozy de «provocante et erronée». «J'en avais déjà été, à l'époque, très choqué, dit-il. J'ai eu le sentiment que le premier ministre québécois en avait été plus embarrassé qu'autre chose et qu'il n'était pas franchement demandeur.»

Pierre Moscovici explique la volte-face du président par son goût pour la provocation. «Nicolas Sarkozy est un esprit clivant, qui aime bien les provocations et qui en fait toujours trop», dit-il. Au fond, dit Pierre Moscovici, «il s'agit de dire que ce n'est pas à nous de nous ingérer dans les affaires du Québec. Que ce n'est pas à nous de dire ce que doit être le choix des Québécois par rapport à la souveraineté. Ils feront ce choix le cas échéant et le moment venu. Mais nous ne sommes pas indifférents et, quel que soit le choix des Québécois, nous le respecterons et nous l'admettrons.»

Il n'a pas été possible d'obtenir de réactions ni à l'Élysée ni à l'Union pour la majorité (UMP), le parti présidentiel. Signe probable de l'embarras que crée à droite aussi le revirement de Nicolas Sarkozy.

***

Correspondant du Devoir à Paris






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Vos réactions

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  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 16 avril 2009 06h44
    Les socialistes et la "realpolitik".
    Dire, comme le font les socialistes français, qu'ils respecteront le choix des Québécois et en même temps ne pas respecter le choix qui a déjà été confirmé à deux reprises, c'est faire du "wishfull thinking". Si les socilaistes faisaient de la "realpolitik" comme tout personnage politique doit le faire, ils reconnaîtraient que les souverainistes québécois ne parlent même plus d'un choix "éventuel". Ils voient bien que leurs membres et les Québécois en grande majorité ne veulent plus d'un autre psychodrame référendaire.
    WE
    En somme, les socialistes français, comme quelques amis de MMe Beaudoin, sont plus souverainistes que les souverainistes québécois et plus gaullistes que les gaullistes.

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    jeudi 16 avril 2009 07h03
    Quand même !
    Vu le tapage que cette allocution a fait dans l'ensemble de la presse Québécoise, il était grand temps que les partis d'opposition à Sarkozy prennent enfin la parole. Presque 3 mois après... Et la presse française n'en parle pas plus c'est dire !

    Parce que figurez-vous que la remise de la légion de déshonneur qui a tant fait couler d'encre chez vous, nulle trace dans la presse française . Personne n'en a parlé tout bonnement. Je reconnais bien humblement avec vous que nous sommes malheureusement trop habituées aux Sarkoneries et à ses allocutions tapageuses, provocantes, mais celle là, je l'avais trouvée particulièrement à côté de la plaque.

    Certes, Sarkozy trouve que la Princesse de Clèves n'a aucun intérêt, nous avons compris depuis longtemps que la culture d'une façon générale ce n'est pas sa tasse de thé, mais tout de même, lire, parfois pour mieux comprendre un dossier, ça évite de belles bévues. Visiblement sur le Québec qu'il ne connaissait pas il n'avait pas lu grand chose.

    Ce qui est en tous cas regrettable indépendamment de ce triste incident, c'est que comme président Français on a déjà vu meilleur défenseur de la francophonie. Mais alors si le président de la France lui-même ne la défend pas, qui est mieux placé que lui pour le faire? Sur le terrain, tous les francophones. Sur le plan médiatique, ça fait quand même un peu tâche.

    J'espère que les prochaines échéances électorales de juin en France verront s'exprimer le profond mécontentement de la population en désavouant l'UMP. Cela ne fera pas démissionner Sarkozy, il lui en faudra plus mais ce serait un signe quand même fort.

  • Morot-Sir Marie-Hélène
    Inscrite
    jeudi 16 avril 2009 07h42
    Voilà une condamnation, certes tardive, mais bienvenue !
    Nous prenons acte une fois de plus que ce qu'affirme haut et fort celui qui se trouve à la tête de l'Etat Français ne l'est que dans le but de choquer .. mais dans le cas du Québec cela a été réellement fort regrettable, comme je l'avais d'ailleurs exprimé immédiatement dans votre journal le Devoir à l'époque, expliquant que ce qu'il avait dit ne traduisait ni ce que pense la France, ni ce que pense la grande majorité des Français !.. Tous les Français soutiennent votre Québec, vous admirent pour votre continuelle résistance contre l'angliscime ambiant et vos efforts pour conserver notre belle langue française commune à nous tous.. Une langue si harmonieuse, si riche, mais aussi fort difficile et nous avons tous une chance phénoménale de l'avoir trouvée comme langue maternelle dans notre berceau, une langue que bien peu d'anglophones ou d'allophones se précipitent pour apprendre tant elle représente de complexités ..Il faut la préserver et avec elle tout ce qui fait votre différence dans votre beau pays.. Vos ancêtres n'ont jamais accepté l'assimilation fort prisée par les anglophones, continuez, surtout ne baissez pas les bras, de l'autre côté de l'Atlantique quoiqu'en disent certains, qu'un vent de Hongrie nous a amenés jusque chez nous, nous vous sontenons.

  • André Michaud
    Inscrit
    jeudi 16 avril 2009 08h16
    La France doit se mêler de ses affaires
    M.Sarkosy a compris que la France doit se mêler de ses affaires, si elle ne veut pas que le Canada appuie la séparation de la Corse ou de la Bretagne...

    Si un jour avec une question claire il y a une majorité significative qui appuie l'indépendance du Québec, la France
    ne pourra que reconnaitre les faits. Dans la RÉALITÉ le Canada est notre pays, et le Québec notre province; et la France doit comme nous tous reconnaitre cette réalité.

  • Max Roujeon
    Abonné
    jeudi 16 avril 2009 08h19
    Pourquoi vouloir l'appui des autres, ça doit cacher quelque chose ça?
    Franchement, je ne comprends pas le PQ, c'est pas son style de demander la permission.
    Or, il semble plus important aux yeux du PQ que les autres pays nous reconnaissent comme pays ce, sans l'être encore, souverain, que d'être souverain sans être reconnu comme tel par les autres pays.
    Va-t-on arrêter de quêter à droite et à gauche (et surtout à gauche c'est le cas de le dire:)) un avis pour ce que seuls les québécois doivent décider?
    À moins que...tel Machiavel le PQ ne pense influencer la décision des Québécois en leur disant, votez pour l'indépendance, la France nous soutient, la... (nom de pays), la ...(nom de pays), le... (nom de pays) etc. Vous avez compris la manoeuvre, le PQ connaissant la tiédeur du Québécois et son côté mouton de Panurge pour le risque veut l'influencer à penser indépendance parce que les autres pays l'approuvent et le souhaitent! C'est quoi ça?
    Mon désir d'indépendance ou de fédéralisme vient de moi, je me fiche de ce que les autres pays approuvent ou non! Ça ne les regarde pas! C'est un peu hypocrite entre nous que de vouloir manipuler les masses comme le fait le PQ. Votez séparation parce que la France est avec nous! Quel slogan!

  • Claude Smith
    Abonné
    jeudi 16 avril 2009 08h47
    Realpolitik
    M., Paquet, vous n'êtes visiblement pas souverainiste. Moi, je le suis et je milite ardemment en faveur de la souveraineté du Québec. En ce sens, je ne vois pas comment vous pouvez vous arroger le droit d'affirmer que je suis moins souverainiste que le parti socialiste français.

    Claude smith
    claude-francoiser@videotron.ca

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 16 avril 2009 10h16
    Ce n'est pas le Président de la République qui dit ce que pense la France, c'est Mme Marie-Hélène Morot-Sir.
    Vous avez bien lu, Mme Morot-Sir soutient sans broncher que "ce qu'il (le Président Sarkosy) avait dit ne traduisait ni ce que pense la France, ni ce que pense la grande majorité des Français !.. Tous les Français soutiennent votre Québec" Il faut le croire, c'est Mme Morot-Sir qui le dit.

    Et en tout respect pour l'opinion de ses concitoyens qui ont voté en majorité pour élire M. Sarkosy à la présidence de leur pays, Mme Morot-Sir ajoute que, même s'il est né à Paris, dans le 17ième arrondisement le 28 janvier 1955 le Président de la République n'est pas tout à fait Français, il serait de ceux "qu'un vent de Hongrie nous a amenés jusque chez nous".

    Je ne suis pas certain que les Québécois, de quelque allégeance qu'ils soient, vont solliciter ni accueilir avec joie ce genre d'appui.

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    jeudi 16 avril 2009 10h21
    Merci aux Françaises et Français qui nous soutiennent!
    Nous avons aussi en commun le fardeau de supporter des personnages politiques... déplorables... pour dire le moins et rester poli. Merci Sophie et Marie-Hélène. En passant, j'ai bien aimé le "sarkonerie" que je ne connaissais pas. Je n'ose pas écrire ce que ça pourrait donner avec le nom de notre très cher PM Charest, mais quand on le connaît, c'est facile à deviner...
    P.S. Je sais, ce n'est pas fort comme argumentation, mais ça soulage;)

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 16 avril 2009 10h51
    Tempête dans un verre d'eau...
    Alors, M. Sarkozy est contre le «ni-ni»? Quelle est donc sa position? Si on enlève le «ni-ni» on se retrouve avec «ingérence et indifférence»... C'est effectivement ce qu'il avait fait lors de sa visite au Québec et lors de la cérémonie de remise de la Légion d'honneur à M. Charest: ingérence mais en même temps indifférence quant aux souhaits des Québécois (que ce soit pour ou contre la souveraineté). Est-ce que ça change quelque chose ici, au Québec et au Canada, où notre avenir se joue? Pas du tout et on se fiche éperdument de l'opinion de Sarko car nous sommes assez «grands» pour décider de notre avenir seuls. Les «Canadiens» ont été abandonnés par la France en 1763 lors de la cession de la Nouvelle-France à l'Angleterre et la pire erreur que nous pourrions faire maintenant c'est de l'oublier et de nous fier sur la France pour décider de notre avenir et tisser des relations internationales. Nos intérêts sont probablement ailleurs.

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    jeudi 16 avril 2009 11h03
    Le voyou président
    Ce petit personnage sans envergure distribue à gauche et à droite ses "récompenses" tout à fait personnelles qui n'ont plus rien à voir avec le mérite, mais ses intérêts personnels. Les Français sont très déçus. Même dans les journaux sous sa tutelle, on se rebiffe. Avec raison. C'est un individu sans vision, sans conscience, sans aucun sens de l'histoire, sauf celle dictée par Desmarais. Au moins, il fait les belles heures des guignols à la télé. Pauvres Français !

    Jean-Marie Francoeur

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 16 avril 2009 11h38
    À M. Claude Smith. Je comprend et je respecte votre décision de militer ardemment en faveur de la souveraineté.
    Je respecte votre militantisme politique. Il est bon que les citoyens s'impliquent en politique.
    Ce que je dis, c'est que les socialistes qui se sont exprimés dans le texte que nous venons de lire, parlent d'un référendum éventuel alors que les souverainistes qui s'expriment publiquement, ou tout au moins le Parti qui les représente, le PQ, n'en parlent pas. Ils comprennent que les Québécois ne veulent pas d'un autre psychodrame, au moins pas pour un avenir prévisible. Il vous faudra donc un très bon bâton de militantiste pour poursuivre votre action durant encore plusieurs années, car au mieux, le prochain référendum, si toute la chance vous accompagne, ne pourrait pas avoir lieu avant les années 2018-2020. Votre scénario le plus optimiste serait que le PQ prenne le pouvoir vers 2012 avec la promesse qu'il n'y aura pas de référendum durant ce mandat. Il faudra ensuite que le PQ gagne encore l'élection suivante (Mme Marois aura alors près de 70 ans) et que ce gouvernement décide que les conditions gagnantes sont réunies.
    Voilà pourquoi je dis que les socialistes français ne sont pas au même diapason que les souverainistes québécois. D'ailleurs ceux qui s'expriment maintenant ne seront probablement plus là, si un jour les Québécois avaient à se prononcer à nouveau sur une question référendaire.

  • Michel Duchaine
    Abonné
    jeudi 16 avril 2009 13h02
    Sarkozy et l'insulte...au bas peuple
    Simple à comprendre cette intervention de Sarko très anti-souverainiste:il parle suivant les instructions de Paul Desmarais,de Power Corporation (à qui il doit son élection Sarkozy,un membre influent du roupe Illuminati,le Siècle)!
    Choses que vous pouvez lire sur notre site : http://defenseursterre.onlc.fr

  • Réjean Grenier
    Abonné
    jeudi 16 avril 2009 16h01
    @ Paquet le fédé
    Mon cher Paquet, sachez que nous avons tous les bâtons qu'il
    nous faut et surtout, nous regorgeons de patience.
    Si vous voulez absolument que notre peuple soit complètement disparu d'ici 2050, c'est votre affaire.
    Mais ne comptez pas sur les souverainistes pour laisser tomber.
    C'est simplement le recul d'un pas pour mieux sauter
    le temps venu.
    Désolé mais votre façon de vous écraser ne nous concerne pas.
    Réjean Grenier.

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    jeudi 16 avril 2009 17h19
    Monsieur Paquet
    Je ne sais pas si vous le savez mais Sarkozy connaissait très peu le Québec, son histoire et ses relations complexes avec les Anglophones avant de venir vous voir à l'automne lors du sommet de la Francophonie.

    Il se trouve que de nombreux responsables politiques Français connaissent mieux que lui cette Belle Province et c'est peu dire que de dire mieux. Les responsables politiques auxquels je fais allusion sont parfois de l'opposition mais aussi dans les rangs de la majorité. Le silence gêné de l'UMP à propos du discours lors de la remise de la légion d'honneur à Charest est parlant à lui tout seul, et avant même que Madame Marois et Monsieur Duceppe ne lui adressent leur courrier commun, des personnalités proches de Sarkozy lui avaient fait savoir qu'il avait été franchement mal perçu par beaucoup de Québécois. Vous avez lu tout comme moi la presse dans les quelques semaines qui ont suivi, nombre de chroniqueurs ont parlé de cette maladresse dans différents termes selon leur sensibilité, mais le fait n'en était pas moindre. Les nombreux commentaires que ces articles dans le Devoir de la part des lecteurs dénotent une réaction de choc de beaucoup de vos compatriotes, séparatistes ou fédéralistes. Aussi, la réponse que Sarkozy a adressée à Mme Marois et Mr Duceppe n'a bien entendu jamais été rédigée par lui, un de ses nombreux conseillers en communication a du lui proposer cette réponse, et sans aucun doute il a du lui donner quelques axes. Il n'était pas question par exemple de présenter des excuses, il fallait le faire de façon plus subtile.

    Ce que madame Morot Sir dit c'est que effectivement de nombreux français, responsables politiques ou pas, dont un certain nombre de Français qui sont venus faire du tourisme chez vous ou parfois nouer des liens plus forts qu'un simple passage, tous ont été unanimement offusqués des propos de Sarkozy lors de ce discours de la remise de la légion d'honneur. Presque tous les commentaires que j'ai pu voir ici ou là émanent de français connaissant un tant soit peu le Québec étaient de la même veine.

    Je vous encourage vivement à lire ces quelques articles à propos de Sarkozy pour vous rendre compte de comment il est perçu à l'étranger, et pas seulement par les Québécois. Il ne fait pas bon monsieur d'être Français et de voyager sur la planète en ce moment, l'image que Sarkozy donne nuit à tous, quelque soient leurs idées politiques pour la France.

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/le-monde-se

    et puis dans Vigile chez vous, un dossier lui est consacré. Souriez un peu en regardant les carricatures qui sont faites de lui, certaines forcent le trait ( c'est le propre d'une carricature ) mais il y a un fond de vérité.

    http://www.vigile.net/-Sarko-decore-Charest-fevrie

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 16 avril 2009 22h52
    À Réjean Grenier. Je trouve que vous manquez de courtoisie..., pour ne pas dire plus.
    Cher Monsieur,
    Ce n'est pas moi qui propose qu'il n'y ait pas de référendum au cours d'un prochain mandat du PQ au pouvoir, c'est Mme Marois et son équipe. Or ce prochain mandat, qui est loin d'être acquis, pourrait au mieux avoir lieu de 2012 à 2017. Mettons encore les choses au mieux. Le PQ remporte encore la victoire en 2017. Il faut au moins 2 ou 3 ans pour préparer un référendum, à condition que les dirigeants du PQ trouvent que les conditions gagnantes soient réunies. Donc, dans le scénario le plus optimiste et le plus chanceux un référendum pourrait avoir lieu en 2020.
    Il me semble donc que nos amis Français pourraient cesser de se disputer sur le sens des formules et sur leurs éventuelles stratégies d'accompagnement des Québécois lorsque ces derniers auront hypothétiquement à prendre une décision vers 2020.
    Bien sûr, il est tout à fait libre à vous de continuer de militer...

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 16 avril 2009 23h04
    Madame Guillot. Quest-ce qui vous étonne?
    Chère Madame,
    Nous avons probablement assez d'expérience, vous et moi, pour ne pas nous étonner que les socialistes, dans l'Opposition, critiquent et condamnent les prises de position de leur adversaire principal.

    Je voudrais vous avouer que les Québécois sont nombreux à ne pas penser que le Président Sarkosy leur devait des excuses.

    Je vous rappelle que de nombreus Québécois ont partagé l'impression que la lettre du 4 février 2008 de Pauline Marois et Gilles Duceppe au Président Sarkosy contenait au moins quatre très grandes faiblesses:

    1- Elle sollicitait encore une fois l'appui déclaré de la France pour l'entrée du Québec aux Nations Unies suite à un éventuel référendum gagnant. On sait depuis plusieurs années pourtant que les présidents français sont agacés par cette demande incessante. De plus, il n'y a pas un personnage politique le moindrement futé qui répondrait à une telle question hypotétique sur un évènement si éloigné dans le temps, au plus tôt en 2020 même dans les rêves les plus vaporeux, et qui serait inévitablement contesté par un ou plusieurs pays amis, très certainement par le Canada, par certains de ses amis du Commonwealth et probablement par les États-Unis avec lesquels la France partage d'importants intérêts.

    2- Elle comparait le Québec au 38 pays qui ont été admis à l'ONU depuis 1980. Il n'y a pas un personnage politique le moindrement futé qui ne comprenne pas que la situation politique, économique et sociale qui prévaut au Canada n'a absolument rien à voir avec les conditions qui ont prévalues avant l'accesion de ces 38 pays à leur indépendance politique.

    3- Elle soutenait que les indépendantistes aiment et respectent le Canada. Même que leurs leaders pensent que le Canada serait un bon pays avec lequel coopérer dans l'avenir. Il n'y a pas un personnage politique le moindrement futé qui s'engagerait à prédire que, suite à un vote pour la séparation, la réaction des canadiens du Québec et d'ailleurs ressemblerait à un grand fleuve tranquille, et que les personnages politiques canadiens s'empresseraient de proposer des formules de coopération aux sécessionistes Québécois. On a déjà vu des gens songer à provoquer un divorce et souhaiter qu'il se réalise par consentement mutuel, mais rarement quand les partenaires se sont "chamaillé" durant plus de 40 ans.

    4- Elle reprochait au président de la France de ne pas comprendre les indépendantistes Québécois et leurs leaders tout en évitant soigneusement de dire que l'on soit au courant que son pays est engagé depuis 50 ans dans le processus irréversible d'un intégration de plus en plus avancée dans l'Union européenne. Comment espérer qu'un personnage politique le moindrement futé soit préoccupé par les protestation indépendantistes des leaders politiques Québécois qui, à plusieurs reprises, ont exercé sur leur territoire tout une gamme de pouvoirs exclusifs garantis par une constitution, qui ont partagé le pouvoir avec les autre membres de la fédération canadienne et qui se mobilisent dans l'espoir de l'exercer à nouveau, alors que son pays négocie quotidiennement les meilleurs méthodes pour transférer au pouvoir central qu'exerce l'Union européenne ce qui lui reste de pouvoirs souverains et qui a mis en commun, dans cette politique lucide et volontaire d'intégration, tout une gamme de politiques économiques et sociales, et y a sacrifié sa propre monnaie, son passeport, son permis de conduire, ses mécanismes de contrôle de la mobilité des biens et des personnes, et qui s'apprête à mobiliser ses meilleurs politiciens en vue de l'élection en juin prochain d'un Parlement européen qui accroît régulièrement son poids et ses pouvoirs, sans compter toute l'énergie que déploie la France pour contribuer au fonctionnement harmonieux des institutions de l'Union européenne qui détiennent l'essentiel des attributs, nationaux et internationaux, d'un État souverain.

    Allez ensuite comprendre pourquoi on ne se comprend pas.

    En tout respect.

    Georges Paquet

  • francois Beauchemin
    Inscrit
    vendredi 17 avril 2009 02h11
    Le Coeur a des raisons que la Raison ne connaît pas...
    Les structures géopolitiques dont nous avons héritées par la force des armes, sont elles pour autant immuables, même si à l'usage elles s'avèrent illogiques et inéquitables ?

    Nous en sommes là chers fédéralistes et chers indépendantistes.«To be or not to be, that is the question».

    N'oublions pas que le Coeur a des raisons que la Raison ne connaît pas. C'est cette ambivalence qui est le propre de l'homme que nous devons gérer démocratiquement en tout respect mutuel... même si parfois la raison peut parfois sembler un cadeau empoisonné de la nature.

    Merci à la fratrie d'outremer pour l'intérêt cordial qu'elle manifeste.

    François Beauchemin.

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 17 avril 2009 11h44
    Bien sûr, la lettre Marois-Duceppe au Président Sarkolsy est en date du 4 février 2009, pas 2008.
    Vous aurez bien vu cette erreur.

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    lundi 20 avril 2009 13h52
    Monsieur Paquet
    Monsieur Paquet,

    Je vous remercie d'avoir pris la peine de m'envoyer le double de votre réponse que j'ai lue sur le Devoir, je n'avais matériellement pas le temps de vous répondre vu mes activités professionnelles ces deux derniers jours.

    Votre réponse est intéressante ceci dit, je me permettais d' y ajouter quelques réfléxions, si vous le permettez.
    Tout d'abord vous me dites que les Québécois sont nombreux à ne pas estimer que Sarkozy leur devait des excuses suite au discours qu'il a prononcé lors de la remise de la légion d'honneur à Charest. Je ne sais pas si ils sont nombreux ou pas, je n'ai pas connaissance qu'aucun sondage n'ait été fait par aucun organisme indépendant que ce soit sur le sujet. Le moins que je puisse pour ma part constater dans le Devoir et Vigile c'est que ceux qui estimaient que Sarkozy vous devait des excuses se sont largement exprimés en publiant moultes articles à ce propos, plus ou moins modérés mais le fond était cependant le même. Les lecteurs de ces mêmes articles ont aussi été assez nombreux il me semble à exprimer la même chose dans leurs commentaires; par contre ceux qui, comme vous je n'en doute pas, pensent que Sarkozy ne vous devait pas d'excuses ne se sont pas du tout montrés aussi bavards. Je conviens bien avec vous qu'il ne s'agit que d'une indication mais indication tout de même. Cela ne laisse pas nécessairement penser que vous avez été nombreux de cet avis ou que vos contradicteurs l'ont été plus que vous. Mais vu d'ici , tout de même ....

    Vous me parlez abondamment par 4 points de faiblesses qu'aurait comporté selon vous la lettre de Madame Marois et Monsieur Duceppe. Si mes souvenirs sont exacts, ils ont été parmi les derniers à peu près à exprimer par écrit de façon claire leur point de vue. Les réactions auxquelles je pensais moi étaient de la part de nombreux journalistes et de leurs lecteurs plus ou moins inconnus.

    Parlons donc de ces fameux 4 points;

    1/Sur le premier point , vous parlez de l'agacement des présidents français successifs au sujet d'un appui hypothétique de la France pour l'entrée à l'ONU du Québec au cas où celui ci serait un jour indépendant. Je ne sais pas si ils ont été agaçés, je pense que surtout sur le plan diplomatique cette question est bien évidemment délicate vu les relations que la France se doit d'entretenir pour favoriser ses intérêts en attendant que l'indépendance si elle doit arriver, ne se fasse. Vous parlez notamment d'une date selon vous probable qui ne serait pas avant 2020. Je vais vous dire là dessus le fond de ma pensée. Je ne crois pas que le Québec accèdera jamais à l'indépendance en passant par un référendum, le dernier de 1995 a abondamment démontré que les adversaires à l'indépendance ( Ottawa entre autres) utilisent tous les moyens, y compris des moyens déloyaux afin que le résultat soit irrémédiablement NON. Je ne comprend pas d'ailleurs pourquoi Parizeau ne s'est pas plus battu que ça en 1995 pour contester les conditions dans lesquelles ce référendum s'est tenu. Vous connaissez comme moi les différents moyens profondément anti démocratiques que les Canadiens ayant des intérêts à ce que cette indépendance ne se fasse pas ont employé. Je crois que un parti quel qu'il soit arrivant au pouvoir en ayant clairement précisé dans son programme que son premier objectif serait de déclarer l'indépendance n'aurait qu'à la proclamer tout bonnement lors de son élection. Je comprend bien que vous n'êtes pas partisan de l'indépendance, mais quoiqu'il en soit, il faudra bien un jour que les fédéralistes admettent que si 40% de la population est favorable à l'indépendance, alors qu'eux ne représentent que 20% des Québécois, cette indépendance se fera. Alors autant que cela soit de façon pacifique.40% monsieur c'est considérable, Sarkozy a remporté les élections avec 54% au second tour mais à peine 25% au premier alors 40% ... Bien des démocraties n'élisent pas leurs réprésentants avec autant de partisans que cela, compte tenu des abstentions, la preuve, votre Charest est bien au pouvoir avec une réelle représentation d'à peine 30% des citoyens lui étant réellement favorables.

    2/Sur le second point, je vous dirai que simplement songez que l'ex Union Soviétique a vu un certain nombre d'Etats lui étant inféodés prendre leur indépendance et devenir membres de l'ONU il y a moins de 20 ans. Chaque pays a ses spécificités, c'est bien entendu, mais en tous cas, je ne crois pas que le Québec soit totalement différent de certains pays ayant accédé à l'indépendance. Je pense aussi par exemple aux Serbes, Croates et Bosniaques. L'ex Yougoslavie a littéralement explosée et cela ne s'est pas fait il y a des siècles.

    3/ Il me semble que sur l'attitude des responsables politiques Québécois ou Canadiens Anglais, tout comme dans la société des citoyens, ce sont plus les Anglophones Canadiens qui se sont montrés méprisants, hostiles ou hautains vis à vis des Francophones Québécois, depuis 4 siècles mais aussi malheureusement récemment dans l'histoire.

    4/ Sur ce point là je ne vous rejoins pas du tout. La France ne s'intègre pas de plus en plus dans l'Union Europééne, ce sont ses dirigeants qui tentent de le faire, y compris contre l'avis de la population Française; le référendum de 2005 a été un NON franc et net contre le traité, qu'à cela ne tienne tous les responsables politiques des principales factions de notre pays se sont entendus entre eux pour signer malgré ce non de 55% le traité de Lisbonne. Par ailleurs, malgré des avancées sur le plan essentiellement économiques avec l'Euro ( dont beaucoup de français ont constaté que cette nouvelle monnaie leur avait fait perdre considérablement du pouvoir d'achat ) il reste que de très nombreux domaines sont encore entièrement sous la responsabilité de l'Etat Français. Nous avons le pouvoir sur l'éducation, la santé, l'armée ( l'armée Européene est purement symbolique et l'entrée dans l'OTAN ne favorise pas son développement ) les droits du travail, sans que l'UE puisse avoir quoique ce soit à y redire. Des différences considérables existent entre les différents membres de l'UE sur ces dossiers. Lors de la guerre en Irak, les Européens n'ont pas tous pris la même position. Chirac s'est fortement opposé à ce conflit, avec l'Allemagne, alors que l'Espagne et la Grande Bretagne ont envoyé des troupes. Les prochaines élections Européennes en juin nous montreront à quel point de très nombreux français ne comprennent même pas à quoi leur sert l'Europe vu que dans leur vie quotidienne ils n'en mesurent pas les effets, voire qu'ils se sentent niés dans leur choix. Comment pouvez vous m'expliquer que, alors que la très grande majorité des populations des différents états membres sont fortement opposés à l'introduction des OGM en plein champs et que TOUTES les demandes déposées au Parlement Européen pour l'autorisation de ces plantations en plein champs ont reçu une réponse systématiquement favorable ?? En france quand je vous parle d'opposants à l'usage des OGM, je parle de 80% de la population, ça fait pas mal de monde. Les Français ont donc le sentiment sur ce dossier là et sur d'autres que l'UE est une vaste escroquerie dirigée en coulisses par les multinationales qui veulent décider à la place des peuples et des citoyens de leur sort, de ce qu'ils consomment ou pas, de leur mode de vie, de leur façon de se soigner et ainsi de suite, quitte à prendre des décisions contraires aux aspirations les plus vives de ces mêmes peuples. Si la participation à ce prochain scrutin est trop basse, il est évident que cela pose tout de même le problème de la légitimité de ce même parlement. Au nom de qui exercerait il son pouvoir si moins de 50% de la population s'exprime pour élire ses réprésentants ?? Sur le plan démocratique réel, cela ne signifie plus grand chose; et le risque est que la population se sentant trop désavouée au bout d'un moment ne se révolte.

    Allez comprendre Monsieur Paquet qu'après cela les dirigeants de ce monde ne comprennent pas ce que leur électeurs veulent leur dire. Sur ce point précis là, Sarkozy ne cesse de se faire détester de par ses déclarations fanfaronnes dans différents pays. Le mari d'Angela Merkel pour aider sa femme à mieux comprendre le tempérament de Sarkozy lui a offert l'intégralité des films de Louis de Funès, c'est dire à quoi il fait référence pour notre président. On est loin, très loin de la diplomatie de haute voltige pratiquée par François Mitterand qui l'avait conduit à se retrouver main dans la main avec son homologue allemand devant les champs toujours dévastés de mines de Verdun. La réconciliation Franco Allemande est très importante pour notre pays, non seulement parce que en 150 ans, 3 guerres dévastatrices nous ont opposés, mais aussi parce que dans le cadre de l'UE, la France a fortement à gagner que l'Allemagne lui soit favorable. Les Allemands ont eu l'intelligence eux de faire leur mea culpa par rapport au nazisme, nous n'avons pas du tout fait le même travail par rapport au Pétainnisme. Sur le plan international aussi, je considère avec de nombreux français que les déclarations de Sarkozy à Dakar sont désastreuses, tant il refuse de reconnaître une quelconque responsabilité de la France par rapport à son triste passé colonial, et il souligne abusivement l'homme Africain qui ne serait pas assez présent dans l'Histoire. Il faut tout de même un sacré toupet pour aller dire ça en Afrique noire, sachant que la France s'est enrichie sur le dos de nombreux pays Africains par la traite durant 3 siècles et par une politique telle que les invraisemblables inégalités que l'on constate encore en Martinique ou en Guadeloupe. Un simple exemple qui veut en dire beaucoup; en Algérie Française, les Algériens d'origine représentaient 90% de la population et n'avaient même pas le droit de vote. Ce qui veut dire que seuls 10% d'Européens ou leurs descendants élisaient leurs réprésentants. Allez comprendre pourquoi le FLN, pourquoi la colère de ces gens là après , pourquoi le 17 octobre 1961 ... Sarkozy en prononçant ce discours conforte son électorat dont 10% au moins sont d'anciens Le Pénistes. Sans eux, jamais il n'aurait été élu. Un dirigeant de parti politique qui a des positions si à droite qu' on se réfère à la triste période de 1940 , songez que Sarkozy a parlé dans sa campagne des mêmes valeurs que Pétain défendait, Famille Travail Patrie. Beaucoup de Français ne se reconnaissent pas dans ces mots là. Nous verrons en tous cas le verdict en juin 2009 aux Européennes.

    Je respecte Monsieur Paquet vos points de vue mais entendez que de notre côté, Français nous n'ayions pas apprécié du tout le ton de Sarkozy à l'égard de Charest, nous ne nous sommes pas sentis représentés, mais niés. Quelques soient les idées de Sarkozy quant à la politique Québécoise et en l'avenir de son indépandence ou pas, en tant que président il se devait une attitude de non ingérence. Si en privé il soutient la fédération Canadienne ( qui n'en est pas vraiment une que je sache) libre à lui, mais Sarkozy ne semble pas bien faire la différence entre dire tout ce que l'on pense y compris les mots malheureux qui lui échappent parfois ("casse toi pauvre con" entre autres ) et parler publiquement au nom d'un pays pour tant bien que faire se peut défendre ses intérêts. Nous avons bien compris depuis qu'il est particulièrement ami avec Desmarets chez vous et que la fréquentation de milliardaires de tous bords peu importe leur moralité (son dernier séjour au Mexique dont les frais ont été payés par un narco trafiquant) le ravit. Le bas peuple Français aspire à un président un peu plus respectueux de ses aspirations. La grande différence entre la déclaration tapageuse de De Gaulle en 1969 chez vous et celle de Sarkozy au mois de Février est que dans le premier cas, De Gaulle n'avait aucun intérêts personnels dans ce tonitruant Vive le Québec Libre, alors que dans le cas présent, Sarkozy a visiblement intérêt à plaire à ses amis personnels, avant de défendre les intérêts de notre pays.

    Respectueusement

    Sophie Guillot

    PS : Curieusement je trouve cela en fouillant un peu :
    http://www.vigile.net/Les-relations-France-Quebec
    qui est une copie à la virgule près de votre premier commentaire m'étant adressé, mais daté du 17 février dernier dans Vigile. Je me doute que vu votre cursus personnel vous ayez un certain point de vue sur l'indépendance du Québec et que vous fassiez tout votre possible pour que vos interlocuteurs acquiessent à vos thèses. Il est bien rare que l'on crache dans la main qui nous nourrit.
    (Georges Paquet : Membre du service diplomatique CANADIEN de 1967 à 2002, notamment au Nigeria, en France, en Belgique (auprès de l'Union européenne), à Haïti, à Rome (auprès du Saint Siège) et en Côte d'Ivoire )
    Sachez simplement que les Québécois qui souhaitent l'indépendance n'ont aucunement besoin de mes encouragements pour croire que cela soit possible bien avant 2020 si ils en ont envie. Je suis loin d'avoir l'influence que vous me prêtez.

  • Morot-Sir Marie-Hélène
    Inscrite
    mardi 21 avril 2009 09h22
    Merci madame Guillot
    de nous éclairer sur le cursus de Monsieur G. Paquet ce qui nous éclaire mieux sur les réponses assez véhémentes qu'il ne manque jamais de faire, aux divers commentateurs du Devoir qui n'ont pas les mêmes idées que lui .

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