Italie - Berlusconi élu à la tête de la nouvelle droite
30 mars 2009
Europe
Rome — Quinze ans après son entrée fulgurante sur la scène politique, Silvio Berlusconi s'est offert hier un grand parti, le Peuple de la liberté (PDL), qui ambitionne de conquérir un Italien sur deux.
«J'espère être à la hauteur, j'essaierai de ne jamais vous décevoir [...] Aujourd'hui est né un grand parti pour guider l'Italie dans le nouveau siècle», a déclaré le Cavaliere, élu à mains levées au poste de président du PDL par quelque 6000 délégués réunis à Rome.
Sous les applaudissements, Silvio Berlusconi a fait état d'un sondage créditant le PDL — «un grand parti modéré, libéral, réformiste» — de «plus de 44 %» des voix, soulignant que l'objectif était d'atteindre 51 % «car un parti comme le nôtre ne se fixe pas de limites».
Lors des élections législatives d'avril 2008, la coalition de droite formée par le parti du Cavaliere, Forza Italia, et celui de Gianfranco Fini, Alliance nationale (AN, conservateur), dont la fusion donne naissance aujourd'hui au PDL, avait remporté 37,4 % des voix. Gianfranco Fini (57 ans), qui caresse l'ambition de succéder au Cavaliere, n'était pas présent lors du discours de M. Berlusconi, une absence d'autant plus remarquée que la presse s'interroge sur la cohésion du nouveau parti.
Actuel président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, qui est issu du mouvement néofasciste, a marqué ces derniers mois sa différence avec M. Berlusconi sur des thèmes comme le respect de la laïcité ou celui du rôle du Parlement.
Le Cavaliere, qui s'accommode mal des lenteurs du régime parlementaire, a d'ailleurs plaidé dans son discours de plus d'une heure en faveur d'une «modernisation» de la Constitution, en particulier un renforcement des pouvoirs du chef du gouvernement qu'il juge à l'heure actuelle «quasi inexistants».
Le congrès fondateur du PDL se déroule 15 ans après la première victoire électorale en mars 1994 de Silvio Berlusconi, qui après avoir fait fortune dans les affaires s'était lancé en politique quelques mois plus tôt.
La naissance du nouveau parti, l'occasion d'un grand show politique de trois jours depuis vendredi, intervient à deux mois des élections européennes de juin.
«J'espère être à la hauteur, j'essaierai de ne jamais vous décevoir [...] Aujourd'hui est né un grand parti pour guider l'Italie dans le nouveau siècle», a déclaré le Cavaliere, élu à mains levées au poste de président du PDL par quelque 6000 délégués réunis à Rome.
Sous les applaudissements, Silvio Berlusconi a fait état d'un sondage créditant le PDL — «un grand parti modéré, libéral, réformiste» — de «plus de 44 %» des voix, soulignant que l'objectif était d'atteindre 51 % «car un parti comme le nôtre ne se fixe pas de limites».
Lors des élections législatives d'avril 2008, la coalition de droite formée par le parti du Cavaliere, Forza Italia, et celui de Gianfranco Fini, Alliance nationale (AN, conservateur), dont la fusion donne naissance aujourd'hui au PDL, avait remporté 37,4 % des voix. Gianfranco Fini (57 ans), qui caresse l'ambition de succéder au Cavaliere, n'était pas présent lors du discours de M. Berlusconi, une absence d'autant plus remarquée que la presse s'interroge sur la cohésion du nouveau parti.
Actuel président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, qui est issu du mouvement néofasciste, a marqué ces derniers mois sa différence avec M. Berlusconi sur des thèmes comme le respect de la laïcité ou celui du rôle du Parlement.
Le Cavaliere, qui s'accommode mal des lenteurs du régime parlementaire, a d'ailleurs plaidé dans son discours de plus d'une heure en faveur d'une «modernisation» de la Constitution, en particulier un renforcement des pouvoirs du chef du gouvernement qu'il juge à l'heure actuelle «quasi inexistants».
Le congrès fondateur du PDL se déroule 15 ans après la première victoire électorale en mars 1994 de Silvio Berlusconi, qui après avoir fait fortune dans les affaires s'était lancé en politique quelques mois plus tôt.
La naissance du nouveau parti, l'occasion d'un grand show politique de trois jours depuis vendredi, intervient à deux mois des élections européennes de juin.
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