Une absence de 43 ans - La France réintègre le commandement de l'OTAN
La France avait quitté le commandement intégré de l'OTAN en 1966, sous la présidence du général Charles de Gaulle, tout en restant membre de l'Alliance atlantique.
Paris — Nicolas Sarkozy a confirmé hier la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, qui la rendra «plus forte et plus influente» sur la scène internationale.
La décision présidentielle sera débattue mardi à l'Assemblée nationale, où le premier ministre engagera la responsabilité de son gouvernement. Le retour complet de la France dans le commandement intégré de l'OTAN doit être approuvé par les 25 autres pays de l'Alliance et officialisé lors du sommet de Strasbourg et Kehl, en Allemagne, début avril.
Cette décision ne remet en cause ni la dissuasion nucléaire indépendante française ni «la liberté d'appréciation sur l'envoi de nos troupes», a déclaré le président français.
«Nous n'avons aucun poste militaire de responsabilité. Nous n'avons pas notre mot à dire quand les alliés définissent les objectifs et les moyens militaires pour les opérations auxquelles nous participons», a-t-il fait valoir lors d'un discours devant la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), à Paris. «Le moment est donc venu de mettre fin à cette situation, car c'est l'intérêt de la France et c'est l'intérêt de l'Europe», a estimé le président.
La réintégration est à ses yeux la conclusion d'un «processus continu» engagé par ses prédécesseurs, François Mitterrand et Jacques Chirac, dont il a cité le nom à de très nombreuses reprises. «En concluant ce long processus, la France sera plus forte et plus influente. Pourquoi? Parce que les absents ont toujours tort. Parce que la France doit plutôt codiriger que subir», a souligné Nicolas Sarkozy.
L'OTAN a salué hier l'intention de la France de reprendre sa place dans le commandement intégré de l'Alliance. «Je salue chaleureusement le choix du président français», a déclaré le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, dans un communiqué.
«La France a toujours été un allié important au sein de l'OTAN. Sa contribution actuelle aux opérations et aux missions [de l'alliance] est cruciale», a-t-il ajouté. «Sa pleine participation à toutes les décisions civiles et militaires et aux processus de planification ne peut à mon avis que renforcer encore l'Alliance.»
Paris — Nicolas Sarkozy a confirmé hier la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, qui la rendra «plus forte et plus influente» sur la scène internationale.
La décision présidentielle sera débattue mardi à l'Assemblée nationale, où le premier ministre engagera la responsabilité de son gouvernement. Le retour complet de la France dans le commandement intégré de l'OTAN doit être approuvé par les 25 autres pays de l'Alliance et officialisé lors du sommet de Strasbourg et Kehl, en Allemagne, début avril.
Cette décision ne remet en cause ni la dissuasion nucléaire indépendante française ni «la liberté d'appréciation sur l'envoi de nos troupes», a déclaré le président français.
«Nous n'avons aucun poste militaire de responsabilité. Nous n'avons pas notre mot à dire quand les alliés définissent les objectifs et les moyens militaires pour les opérations auxquelles nous participons», a-t-il fait valoir lors d'un discours devant la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), à Paris. «Le moment est donc venu de mettre fin à cette situation, car c'est l'intérêt de la France et c'est l'intérêt de l'Europe», a estimé le président.
La réintégration est à ses yeux la conclusion d'un «processus continu» engagé par ses prédécesseurs, François Mitterrand et Jacques Chirac, dont il a cité le nom à de très nombreuses reprises. «En concluant ce long processus, la France sera plus forte et plus influente. Pourquoi? Parce que les absents ont toujours tort. Parce que la France doit plutôt codiriger que subir», a souligné Nicolas Sarkozy.
L'OTAN a salué hier l'intention de la France de reprendre sa place dans le commandement intégré de l'Alliance. «Je salue chaleureusement le choix du président français», a déclaré le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, dans un communiqué.
«La France a toujours été un allié important au sein de l'OTAN. Sa contribution actuelle aux opérations et aux missions [de l'alliance] est cruciale», a-t-il ajouté. «Sa pleine participation à toutes les décisions civiles et militaires et aux processus de planification ne peut à mon avis que renforcer encore l'Alliance.»
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