Un long débat - L'OTAN renoue avec Moscou
Le «réalisme» a prévalu, comme le demandait Hillary Clinton
En dépit de la manière dont s'est comportée la Russie à l'endroit de la Géorgie, l'OTAN a décidé de renouer avec Moscou. Le secrétaire général de l'organisation, Jaap de Hoop Scheffer, a déclaré que l'OTAN et la Russie peuvent coopérer utilement, citant l'aide logistique russe aux troupes alliées en Afghanistan, la lutte contre la prolifération nucléaire et balistique, le terrorisme et la drogue.
L'OTAN va reprendre ses relations formelles avec la Russie Bruxelles — l'OTAN a décidé hier, après un long débat, de renouer le dialogue formel avec la Russie qu'elle avait suspendu en août après le conflit russo-géorgien, le «réalisme» ayant prévalu comme le demandait la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
La prochaine réunion ministérielle du Conseil OTAN-Russie se tiendra probablement après le sommet de l'OTAN prévu les 3 et 4 avril, a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Jaap de Hoop Scheffer.
Moscou s'est immédiatement félicité de cette décision et a jugé qu'il s'agissait d'un «pas dans la bonne direction», selon un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères cité par l'agence RIA.
Un long débat
Les discussions ont été vives, a reconnu le ministre français Bernard Kouchner. «Cela a entraîné ce débat très long.»
«Même si certains perçoivent le Conseil OTAN-Russie comme une récompense ou une concession à la Russie, il devrait être considéré comme un mécanisme de dialogue sur les sujets de désaccord et une plate-forme de coopération qui est dans notre intérêt», avait auparavant expliqué à ses collègues la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton. «Il est temps d'aller de l'avant, il ne faut pas rester sur place avec l'illusion que les choses vont changer d'elles-mêmes», a-t-elle ajouté, à la veille de sa première réunion avec son homologue russe Sergueï Lavrov aujourd'hui à Genève. Après cette intervention sans ambiguïté, l'unanimité s'est faite.
Le débat avait opposé une majorité de pays favorables à la relance du dialogue — dont l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni — à la minorité, essentiellement des États d'Europe de l'Est. Ceux-ci étaient soucieux de ne pas accorder à la Russie une sorte de prime, notamment au vu de son projet d'installer des bases militaires dans les deux territoires sécessionnistes géorgiens d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.
Des objections
Le ministre lituanien Vygaudas Usackas a été le plus ardent défenseur de la fermeté envers Moscou: «J'ai encouragé les ministres à avoir un échange honnête et franc sur ce que devrait être la stratégie de l'OTAN envers la Russie», a-t-il expliqué.
De son côté, M. de Hoop Scheffer a été très net: «La Russie est un important interlocuteur, un interlocuteur mondial», a-t-il souligné, «ce qui veut dire que ne pas lui parler n'est pas une option».
L'OTAN a tenu à marquer que le fait de dialoguer avec la Russie ne signifiait pas pour elle d'abandonner à leur sort la Géorgie et l'Ukraine. Elle a tenu hier deux réunions qui n'étaient pas prévues avec ces deux ex-républiques soviétiques qui aspirent à adhérer à l'Alliance atlantique au grand mécontentement de la Russie.
Créé en 2002, le Conseil OTAN-Russie était censé parfaire le partenariat entre les anciens ennemis de la guerre froide, mais le durcissement engagé par les précédents présidents américain et russe George W. Bush et Vladimir Poutine lui aura été presque fatal.
L'OTAN va reprendre ses relations formelles avec la Russie Bruxelles — l'OTAN a décidé hier, après un long débat, de renouer le dialogue formel avec la Russie qu'elle avait suspendu en août après le conflit russo-géorgien, le «réalisme» ayant prévalu comme le demandait la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
La prochaine réunion ministérielle du Conseil OTAN-Russie se tiendra probablement après le sommet de l'OTAN prévu les 3 et 4 avril, a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Jaap de Hoop Scheffer.
Moscou s'est immédiatement félicité de cette décision et a jugé qu'il s'agissait d'un «pas dans la bonne direction», selon un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères cité par l'agence RIA.
Un long débat
Les discussions ont été vives, a reconnu le ministre français Bernard Kouchner. «Cela a entraîné ce débat très long.»
«Même si certains perçoivent le Conseil OTAN-Russie comme une récompense ou une concession à la Russie, il devrait être considéré comme un mécanisme de dialogue sur les sujets de désaccord et une plate-forme de coopération qui est dans notre intérêt», avait auparavant expliqué à ses collègues la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton. «Il est temps d'aller de l'avant, il ne faut pas rester sur place avec l'illusion que les choses vont changer d'elles-mêmes», a-t-elle ajouté, à la veille de sa première réunion avec son homologue russe Sergueï Lavrov aujourd'hui à Genève. Après cette intervention sans ambiguïté, l'unanimité s'est faite.
Le débat avait opposé une majorité de pays favorables à la relance du dialogue — dont l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni — à la minorité, essentiellement des États d'Europe de l'Est. Ceux-ci étaient soucieux de ne pas accorder à la Russie une sorte de prime, notamment au vu de son projet d'installer des bases militaires dans les deux territoires sécessionnistes géorgiens d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.
Des objections
Le ministre lituanien Vygaudas Usackas a été le plus ardent défenseur de la fermeté envers Moscou: «J'ai encouragé les ministres à avoir un échange honnête et franc sur ce que devrait être la stratégie de l'OTAN envers la Russie», a-t-il expliqué.
De son côté, M. de Hoop Scheffer a été très net: «La Russie est un important interlocuteur, un interlocuteur mondial», a-t-il souligné, «ce qui veut dire que ne pas lui parler n'est pas une option».
L'OTAN a tenu à marquer que le fait de dialoguer avec la Russie ne signifiait pas pour elle d'abandonner à leur sort la Géorgie et l'Ukraine. Elle a tenu hier deux réunions qui n'étaient pas prévues avec ces deux ex-républiques soviétiques qui aspirent à adhérer à l'Alliance atlantique au grand mécontentement de la Russie.
Créé en 2002, le Conseil OTAN-Russie était censé parfaire le partenariat entre les anciens ennemis de la guerre froide, mais le durcissement engagé par les précédents présidents américain et russe George W. Bush et Vladimir Poutine lui aura été presque fatal.
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