L'Europe veut bannir les produits du phoque
Photo : Agence Reuters
Ottawa — L'Europe a fait un pas de plus hier vers un bannissement des produits de la chasse au phoque, pratiquée dans plusieurs pays nordiques, dont le Canada, la Russie et le Groënland.
La commission du marché intérieur du Parlement européen s'est en effet prononcée clairement contre la mise en marché, l'importation et la vente sur le territoire de ses 27 pays membres de produits de cette activité qualifiée de «cruelle» et d'«inhumaine» par les militants pour les droits des animaux.
Dans un communiqué, la commission a précisé que le bannissement couvrirait «notamment les sacs, les nappes, les chapeaux, les bottes et les gants utilisés par les motocyclistes, les skieurs ou encore les boxeurs, ainsi que les produits parapharmaceutiques présentés comme suppléments d'acides gras d'oméga 3».
Plus tôt dans la journée, les députés européens avaient rejeté un premier projet de proposition recommandant de strictes règles d'étiquetage. Ils ont aussi refusé de faire une exception pour les cas d'abattage «sans détresse» et «sans souffrances inutiles». Ils ont aussi exclu la possibilité d'accorder des dérogations nationales, à la demande des États.
Un amendement prévoit cependant des exceptions pour les produits du phoque fournis par les Inuits. «Elle s'appliquerait aux produits provenant de la chasse traditionnelle et nécessaires à la subsistance de ces communautés, pouvant faire l'objet d'échanges commerciaux à des fins culturelles, éducatives ou rituelles, mais selon une série de conditions à respecter», ont toutefois précisé les parlementaires.
Avant d'être en vigueur, cette interdiction devra être approuvée par le Parlement européen. Les partisans de l'embargo espèrent que ces étapes seront franchies avant la fin du mois prochain et que l'embargo partiel entrera en vigueur dès cette année.
Même si le processus s'avérait plus long, les conséquences sur le commerce pourraient être immédiates, a fait valoir Denis Longuépée, de l'Association des chasseurs de phoque des Îles-de-la-Madeleine.
Selon lui, la chasse aux phoques compte souvent pour le tiers du revenu annuel des quelque 6000 pêcheurs qui la pratiquent au pays.
Les produits dérivés du phoque sont déjà bannis aux États-Unis depuis 1972 et quelques États de l'UE, dont la Belgique et les Pays-Bas, les interdisent aussi. Un embargo à l'échelle du continent serait toutefois beaucoup plus dévastateur puisqu'il compromettrait l'accès des chasseurs au marché de la mode.
La commission du marché intérieur du Parlement européen s'est en effet prononcée clairement contre la mise en marché, l'importation et la vente sur le territoire de ses 27 pays membres de produits de cette activité qualifiée de «cruelle» et d'«inhumaine» par les militants pour les droits des animaux.
Dans un communiqué, la commission a précisé que le bannissement couvrirait «notamment les sacs, les nappes, les chapeaux, les bottes et les gants utilisés par les motocyclistes, les skieurs ou encore les boxeurs, ainsi que les produits parapharmaceutiques présentés comme suppléments d'acides gras d'oméga 3».
Plus tôt dans la journée, les députés européens avaient rejeté un premier projet de proposition recommandant de strictes règles d'étiquetage. Ils ont aussi refusé de faire une exception pour les cas d'abattage «sans détresse» et «sans souffrances inutiles». Ils ont aussi exclu la possibilité d'accorder des dérogations nationales, à la demande des États.
Un amendement prévoit cependant des exceptions pour les produits du phoque fournis par les Inuits. «Elle s'appliquerait aux produits provenant de la chasse traditionnelle et nécessaires à la subsistance de ces communautés, pouvant faire l'objet d'échanges commerciaux à des fins culturelles, éducatives ou rituelles, mais selon une série de conditions à respecter», ont toutefois précisé les parlementaires.
Avant d'être en vigueur, cette interdiction devra être approuvée par le Parlement européen. Les partisans de l'embargo espèrent que ces étapes seront franchies avant la fin du mois prochain et que l'embargo partiel entrera en vigueur dès cette année.
Même si le processus s'avérait plus long, les conséquences sur le commerce pourraient être immédiates, a fait valoir Denis Longuépée, de l'Association des chasseurs de phoque des Îles-de-la-Madeleine.
Selon lui, la chasse aux phoques compte souvent pour le tiers du revenu annuel des quelque 6000 pêcheurs qui la pratiquent au pays.
Les produits dérivés du phoque sont déjà bannis aux États-Unis depuis 1972 et quelques États de l'UE, dont la Belgique et les Pays-Bas, les interdisent aussi. Un embargo à l'échelle du continent serait toutefois beaucoup plus dévastateur puisqu'il compromettrait l'accès des chasseurs au marché de la mode.
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