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Nécessaire, l'OTAN?

John R. MacArthur   2 mars 2009  Europe
Permettez-moi de considérer le débat sur la réintégration de la France dans l'OTAN du point de vue américain. Car ce sujet, qui fâche les Français, devrait également soulever la polémique en Amérique, non seulement chez les progressistes qui souhaiteraient un recul de l'empire militaire des États-Unis, mais aussi parmi les partisans d'une realpolitik en quête d'un équilibre de pouvoir afin de créer un monde plus stable.
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 2 mars 2009 05h00
    Ben voyons donc
    J'avoue dès le départ que je n'avais pas l'intention d'écrire un texte cette nuit, ça risque donc de ne pas aller en profondeur et d'être rempli de copier coller qui ne sera pas de ma plume(virtuelle bien certainement) maladroite.

    Alors, d'entrée de jeu, je dois avouer que c'est toujours aussi plaisant de vous lire monsieur MacArthur. Je ne suis pas toujours d'accord avec vous, mais quand même souvent et je dois avouer que j'aime bien connaître l'opinion d'une figure des médias américains tel que vous, vous ne faites, vous n'avez pas peur d'aller en dehors des chemins battus par les autres médias et de poser des questions peu de gens posent.

    Alors, pourquoi la France semble faire partie de l'OTAN alors que de Gaulle n'en voulait tout simplement pas parce qu'il jugeait que c'était le bras armé de l'empire anglo-américain qui voulait s'imposer monde ? Est-ce parce que maintenant ce bras armé manipule la France ?

    Au risque de manger des tomates, je voudrais revenir sur un petit de votre article : « On pourrait demander où était «la France libre» de Jacques Chirac lorsqu'elle avait consenti à alimenter le bombardement préemptif (en violation de la loi internationale) de la Serbie sous le commandement de l'OTAN en 1999»


    En violation des lois internationales, dites-vous ? Je vois que, monsieur MacArtur, vous ne faites pas parti de ceux qui donnent la version du bon et du méchant dans cette guerre contre l'ex Yougoslavie. C'est tout à votre honneur. Bon, ça suffit les éloges, les copier coller avec une courte analyse ou mise en contexte débute

    Il faut remonter rapidement à l'Allemagne Nazi. Pendant la deuxième guerre mondiale, lors de l'occupation Nazi de la Yougoslavie, les nazis ont transformés les musulmans croates, bosniaques en bon nazi, racistes à souhait et persécuteurs de juifs, de Tziganes de SERBES, l'ethnie majoritaire. Les Nazi ont aussi fait fuir les Serbes du Kosovo, la terre natale du peuple Serbe, le trou fut rapidement rempli par les Albanais, des musulman du pays voisin l'Albanie. Tout ça se passe entre 1941 et 1945


    N'est-ce pas étrange que dans l'imaginaire collectif, on a l'image du Serbe suprémaciste NAZI et du croate musulman victime. Ce n'est malheureusement pas blanc et noir.

    Il est intéressant d'examiner le rôle qu'on jouer les Allemands dans la désintégration de la Yougoslavie et ce dès 1970 :


    « La Yougoslavie doit être détruite, par Pierre Hillard
    La destruction de ce pays est due à l'Allemagne. En effet, dès les années 1970, les autorités politiques bavaroises sous la direction du ministre-président Franz-Josef Strauss ont organisé de multiples contacts avec les dirigeants slovènes et croates. Il s'agissait de détacher économiquement les États du Nord de la Yougoslavie afin de les intégrer à l'économie occidentale, en premier lieu l'Autriche et l'Allemagne. L'instrument qui a permis à Berlin d'entamer la désintégration de ce pays est passé par une « Communauté de travail » (Arbeitsgemeinschaft), Alpen-Adria [1]. Créée le 20 novembre 1978, cette Communauté regroupe différentes régions issues de différents pays. Outre la Bavière, on y retrouve des régions suisses, autrichiennes et italiennes. À cela, il faut y ajouter depuis la chute du Mur de Berlin les régions hongroises, mais aussi les provinces du Nord de l'ancienne Yougoslavie. Forte d'une superficie de 306 000 km2, cette entité territoriale se dégageant progressivement de l'autorité des différents États prend en charge des domaines comme l'aménagement du territoire, les transports ou encore l'agriculture. Cette dynamique se renforce d'autant plus en raison de l'action de l'Association des Régions Frontalières Européennes (l'ARFE), institut germano-européen, dont l'objectif déclaré est de transformer les frontières nationales en simples tracés administratifs [2].
    Le prélude à la sécession de la Slovénie et de la Croatie commença en 1987 quand l'État yougoslave se trouva au bord de la faillite dans l'incapacité d'honorer ses dettes. Cette situation obligea le gouvernement du pays à se placer sous les fourches caudines du Fonds monétaire international (le FMI). Ce fut le commencement de la fin. En effet, le gouvernement allemand en profita pour arguer du fait que la Slovénie et la Croatie, régions plus riches par rapport à celles du Sud, avaient plus de chance d'entrer dans l'Union européenne (à l'époque la CEE). Ce chant de sirène eut l'effet escompté. En juin 1991, les deux républiques du Nord yougoslaves déclarèrent leur indépendance. Cette dernière fut reconnue expressément par le ministre des Affaires étrangères allemand, Hans-Dietrich Genscher en décembre de la même année. Sa détermination entraîna celle des autres pays européens allumant ainsi le brasier yougoslave. En fait, l'action déterminante de l'Allemagne en faveur du démembrement de l'État yougoslave fut précédée en juillet 1991 par Alpen-Adria qui, lors d'une session plénière le 3 juillet 1991, déclara : « Les membres de la communauté de travail d'Alpen-Adria suivent avec une grande inquiétude l'escalade de la violence en Yougoslavie menaçant la paix en Europe (...). Ils considèrent comme de leur devoir d'agir, dans le cadre de leurs possibilités, au fait que le droit à l'autodétermination des peuples de Yougoslavie soit reconnu et que les décisions émanant d'organes démocratiquement élus soient respectées. Ils soutiennent avant tout les efforts démocratiques et non-violents des États membres de Slovénie et de Croatie à réaliser leurs droits à l'autodétermination. Ils sont convaincus que ces républiques ont le droit de revendiquer l'indépendance, la liberté et la solidarité au sein de la Communauté de travail Alpen-Adria » [3]
    http://www.mondialisation.ca/PrintArticle.php?arti


    Comme par hasard, les Américains et le FMI sont impliqués dans la déstabilisation de l'ex-Yougoslavie. On a exacerbé les nationalismes régionaux, on a incité les minorités musulman de la croatie, bosnie et de la slovénie à vouloir se séparer et on a reconnu leur indépendance avant même que les musulmans puissent prendre le contrôle de ces États. Ça a provoqué évidemment une vive réaction de l'État central yougoslave, provoquant le chaos un peu partout, en bref, on a foutu le feu dans une poudrière, mais avant de faire ça, on y a ajouter un adjuvant.



    Les médias nous ont dépeint des serbes en Bosnie raciste et dictatoriaux et des musulmans victimes, vraiment victime, par exemple de nettoyage ethnique alors que le président de Bosnie, de 1990 à 2000 était Alija Izetbegovic (1925-2003) qu'on nous à dépeint comme une personne ouverte qui voulait faire de la Bosnie un .État pluri ethnique ou musulmans et Serbes orthodoxe pourrait vivre en paix, alors que cet homme est l'auteur du manifeste islamiste, en voici quelques extraits.

    « "La définition exhaustive de l'ordre islamique est : l'unité de la Religion et de la loi, de l'éducation et de la force, des idéaux et des intérêts, de la société spirituelle et de l'Etat, le tout avec l'harmonisation de la spontanéité et de l'obligation."

    "Il n'est en effet pas possible qu'une paix ou qu'une coexistence ait lieu entre la Religion islamique et les institutions sociales et politiques non islamiques."

    "La suppression de toutes les sources de corruption des moeurs de gens [...]est l'un des aspects les plus important de l'ordre islamique. [...] Voici certaines choses que l'Islam a proscrites et dont, par ses dispositions, l'ordre islamique allait rendre impossible la survenue : - toutes sortes de boissons enivrantes ; - la prostitution publique ou secrète ; - le libertinage dans la littérature et l'art à travers les mots, les photos, les films ou la télévision ; -les clubs de jeu de hasard, les boites de nuit, les clubs de danse, et toute forme de divertissement et de plaisir qui ne s'accordent pas avec les principes moraux de l'Islam." »

    http://islam-connaissance.blogspot.com/2008/09/ali

    Il faisait vraiment preuve d'ouverture...... Par la suite, après une guerre ethnique en Bosnie et en Croatie, « la communauté international » a négocier un traité de paix.... Bien temporaire.... Le bordel a repris et L'OTAN est venu sauver le monde !

    Je cite ici les paroles de l'ex ambassadeur de l'Allemagne en ex-Yougoslavie :


    Destruction de la plus grande partie de l'infrastructure yougoslave
    Les actions que nous avons réalisées lors de cet anniversaire ont été larges, multiples et n'ont été vaines en aucun cas. Leur efficacité aurait été accrue si, à Berlin par exemple, toutes les forces organisées opposées à la guerre les avaient soutenues, si une sorte de fatigue succédant à la guerre, d'engourdissement et d'habitude ne s'était pas manifestée dans de larges milieux. Dans le bilan général de la guerre dressé le 24 mars, les détails effroyables de la guerre de l'OTAN passent forcément à l'arrière-plan et le danger augmente que soit oublié ce qui ne saurait l'être. Or chaque jour est un anniversaire, depuis le 24 mars et pendant 78 jours.

    Aujourd'hui il y a un an, le 24e jour de la guerre a eu lieu. Il y a aujourd'hui un an qu'il a été communiqué à Belgrade que l'OTAN avait détruit une grande partie de l'infrastructure yougoslave, dont 17 ponts, 20 voies de chemin de fer ou gares, 39 fabriques, 13 raffineries et dépôts de produits énergétiques et 12 émetteurs de télévision. Pour la première fois, les agresseurs ont attaqué aussi des quartiers d'habitation de la ville de Yougoslavie la plus au nord du pays, Subotica. Des témoins oculaires ont décrit la destruction complète de la gare centrale des bus de Pristina, l'une des plus modernes de toute la Serbie, et ont indiqué que des bombes de l'OTAN avaient dévasté pour la troisième fois le cimetière serbe de la capitale du Kosovo. Shea, porte-parole de l'OTAN, a parlé d'une des meilleures nuits de l'alliance depuis le début des attaques aériennes. Les médias allemands ont informé de manière très détaillée d'une séance du Bundestag au cours de laquelle le chancelier Schröder a justifié la guerre, et le chef de la fraction démocrate-chrétienne Schäuble a nommé l'action de l'OTAN un «gain de civilisation». Il y a un an également, le ministre de la défense Scharping a ajouté à son atroce propagande anti-serbe une nouvelle histoire horrible, inoubliable, en racontant en public que des Serbes auraient joué au football avec les têtes tranchées de footballeurs.
    Une nouvelle guerre à partir du sol allemand
    Scharping, son chef de gouvernement et son collègue du ministère des affaires étrangères ont justifié la guerre avec une véhémence particulière. Ils avaient de bonnes raisons de le faire, la République fédérale d'Allemagne ayant pris une place particulière à côté des Etats-Unis, parmi les 19 Etats agresseurs. Souligner la faute de la République fédérale ne signifie pas réduire celle des autres agresseurs. Toutefois, l'Allemagne est le seul Etat à avoir sévi contre la Serbie et la Yougoslavie à plusieurs reprises. Au cours d'un siècle, elle a participé pour la troisième fois à une agression contre le pays et ses peuples. Elle a violé de la façon la plus flagrante, outre la Charte des Nations Unies et d'autres documents fondamentaux du droit des gens, la convention par laquelle les principales puissances de la coalition opposée à Hitler ont accepté la renaissance d'un Etat allemand unifié. Par le Traité deux-plus-quatre, qui a la portée d'un traité de paix, elle avait déclaré solennellement «que le sol allemand ne générerait que la paix» et «que l'Allemagne unifiée ne recourrait plus jamais aux armes si ce n'est conformément à sa Constitution et à la Charte des Nations Unies».1 Et cette même République fédérale d'Allemagne a violé comme aucun autre Etat sa propre constitution qui, tirant la leçon de la guerre fasciste d'agression, prévoit sans ambiguïté à son article 26: «Les actes susceptibles de troubler la coexistence pacifique des peuples et accomplis dans cette intention, notamment en vue de préparer une guerre d'agression, sont inconstitutionnels. Ils doivent être réprimés pénalement.»2
    La Yougoslavie détruite par la politique allemande de grande puissance
    Des agressions répétées, une violation flagrante de ce qui est pratiquement un traité de paix, une transgression patente de sa constitution, telle est la faute supplémentaire que l'Allemagne a commise en participant à la guerre de l'OTAN contre la Yougoslavie. Mais elle ne s'y limite pas. La dette accumulée envers la Yougoslavie durant les dix dernières années, décennie de politique continuelle de grande puissance contre la Yougoslavie, contre la Serbie, est encore plus accablante. Sans prétendre à l'exhaustivité, elle peut être résumée ainsi:

    Premièrement: Faisant fi de tous les avertissements du Secrétaire général des Nations Unies de l'époque, Javier Perez de Cuellar, et du président de la Conférence sur la Yougoslavie, Lord Peter Carrington, ainsi que de la résistance de la France, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et d'autres Etats, la politique extérieure allemande a fait reconnaître en 1991 de manière précipitée, par des pressions et du chantage, la Slovénie et la Croatie à un moment où la CSCE, la CE et l'ONU déployaient les plus grands efforts pour résoudre le conflit pacifiquement. Les conséquences sont connues: la Yougoslavie s'est effondrée définitivement, le conflit s'est exacerbé; l'énorme responsabilité allemande est presque incontestée: en 1993, les ministres des affaires étrangères des Etats-Unis et de France, Warren Christopher et Roland Dumas, l'ont soulignée alors.3

    Deuxièmement: La République fédérale d'Allemagne a contribué dans une mesure déterminante à pousser la Bosnie-Herzégovine, cette splendide «Yougoslavie en petit», dans une guerre civile effroyable. Trois étapes funestes - la reconnaissance précipitée et irresponsable de la Slovénie et de la Croatie, l'exigence d'un référendum qui a placé la population serbe, soit un tiers de la population totale, en situation de minorité, et la décision de reconnaître la république partielle - ont marqué ce chemin vers l'abîme. Le 6 avril 1992, anniversaire de l'invasion de la Yougoslavie par la Wehrmacht, la CE a reconnu la Bosnie et l'Herzégovine, mesure pour laquelle, selon l'agence dpa, le ministre des affaires étrangères Genscher [...] avait plaidé avec vigueur et convaincu progressivement ses partenaires de la CE.4

    Parmi les nombreuses personnes qui témoignent de la responsabilité allemande, mentionnons-en deux: dès 1991, Lord Carrington avait averti les Allemands qu'une reconnaissance anticipée de la Slovénie et de la Croatie «pourrait être l'étincelle qui met le feu à la Bosnie-Herzégovine»5, et Henry Kissinger de constater en 1996: «La reconnaissance [de la Bosnie R.H.] a fait naître non un pays, mais une guerre civile.»6
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&

    Et le Kosovo et bien, c'est la cerise sur le sundae :

    Les principales données
    Juridiquement le KOSOVO-METOHIJA est une province de la Serbie. Ce droit est reconnu et garanti par l'ONU et attesté par la résolution 1244 qui a mis fin au bombardement de la Yougoslavie par l'OTAN
    Le KOSOVO-METOHIJA en abrégé KOSMET couvre 15% du territoire de la Serbie. Sa population est estimée à 2,1 millions d'habitants
    200 000 serbes qui y résidaient l'ont fui et sont réfugiés en Serbie. Ils ont peu d'espoir ou d'envie de retour, leurs maisons ont été détruites ou occupées. D'autres minorités y sont également opprimées.
    Peuplé à l'origine majoritairement par des serbes il l'est aujourd'hui par des albanophones qui en raison d'un dynamisme démographique bien supérieur ont pris progressivement la majorité et n'ont pas été éliminés , contrairement à ce qui nous a été raconté , par le gouvernement de MILOSEVIC . Au contraire depuis la mise sous tutelle de la province par l'ONU ce sont les autres minorités qui ont été soit mal protégées soit été maltraitées et ont quitté la province qu'il s'agisse de serbes, de bosniaques, de turcs, de roms
    Trois voire quatre autorités provisoires gouvernent aujourd'hui le KOSOVO-METOHJA
    · l'ONU à travers sa mission spéciale : l'UNMIK dirigée aujourd'hui par un allemand plus soucieux de faire la place aux intérêts économiques allemands dans le futur Etat croupion que de faire régner l'harmonie dans la société local
    · l'OSCE chargée de la supervision des élections locales
    · l'OTAN qui assure le contrôle militaire de la province avec la KFOR mais un contrôle mal centralisé puisque les 5 zones d'occupation sont sous des commandements nationaux différents (anglais, italien, français, étasunien) avec sur le terrain des comportements divers, la cinquième zone sous commandement allemand accueillant de surcroît un bataillon russe et un bataillon turc.
    · le gouvernement provisoire qui est tenu par les albanophones les plus radicaux appuyés sur une police et une milice recrutées sur une base ethnique et raciste
    Ce surencadrement mal coordonné, au lieu d'assurer une certaine régularité et une certaine stabilité dans le fonctionnement des institutions n'a rien produit de positif pour l'avenir de la province et de ses habitants
    Une multitude de fonctionnaires internationaux mènent la grande vie dans PRISTINA et côtoient sans gêne des dirigeants albanophones mafieux, trafiquants de drogue, spécialistes reconnus du transfert de l'héroïne afghane vers le marché européen, qui étalent avec morgue leurs fortunes de nouveaux riches et attendent de devenir les seuls patrons
    Des soldats, au nombre de 15000, bien équipés mais sans instructions claires ou bien des instructions qui émanent directement de leur gouvernement qui défend ses propres intérêts et qui n'ont pas une compréhension bien claire du but de leur présence, attendent donc la relève dans cette opération de maintien de l'ordre sans grands risques pour eux.
    Les principaux enjeux
    Géopolitique :
    Pour les tenants de l'indépendance de la province ce qui importe c'est d'achever le dépeçage de l'ex Yougoslavie et d'affaiblir encore une Serbie qui n'avait pas manifesté d'intérêt du temps de MILOSEVIC pour rejoindre les paradis néo-libéraux et leur antichambre militaire : l'OTAN et qui n'en manifeste guère plus aujourd'hui, consciente qu'elle est que l'Union européenne veut d'abord l'amputer de 15% de son territoire avant de lui ouvrir éventuellement les portes.
    Le Monténégro déjà détaché avec le soutien actif de l'UE est en voie de devenir un des hauts lieux où les nouveaux riches s'installent des palaces en bord de mer sur une côte belle et sauvegardée
    Militaire :
    Les Etats-Unis ont installé dans leur secteur d'occupation l'immense base militaire de CAMP BONDSTEEL qui constitue une véritable enclave étasunienne complètement autonome sur le territoire de la Serbie souveraine. De là ils peuvent intervenir : observation, bombardement troupes aéroportées, infiltration de forces spéciales dans tous les Balkans sans avoir de compte à rendre à quiconque et un état fantoche dont ils seraient les tuteurs leur laisserait une totale liberté de mouvement. Le KOSOVO deviendrait la plus grande base US hors des Etats-Unis, une sorte de métastase étasunienne sur le corps de l'Europe.
    Economique
    La province est très riche en charbon. Elle possède également de très importants gisements de minerais non ferreux et des installations de traitement des minerais dans le secteur de Mithriaque. Propriété de l'Etat yougoslave, ces établissements ont été privatisés mais ils sont situés dans une zone peuplée majoritairement de serbes et mitoyenne des autres provinces serbes.
    La mise en exploitation intensive de ces gisements pose deux types de problèmes :
    · les autorités provisoires veulent chasser les serbes qui habitent cette zone pour que tout le travail revienne à des albanophones
    · le contrôle économique et financier de ce véritable trésor minier fait l'objet d'une sourde concurrence entre les puissances occupantes en particulier les européens et les firmes allemandes spécialisées y sont pour l'instant les plus présentes
    La province se situe sur un des corridors énergétiques européens destiné à permettre le passage d'oléoducs ou de gazoducs transportant du pétrole et du gaz extraits dans le secteur de la Caspienne et destiné au marché européen soit par voie terrestre via la Bosnie et la Croatie, soit par voie maritime en réembarquant les produits dans un port albanais.
    Ces projets ont du plomb dans l'aile dans la mesure où la Russie, la Bulgarie et la Grèce se sont mises d'accord ces derniers jours pour la réalisation d'un pipeline beaucoup plus court et donc beaucoup moins cher reliant le port bulgare de Burgas au port d'Alexandropoulos au Nord de la Grèce. Ce projet dont le principe avait été arrêté voici un an entre les trois chefs d'Etat concernés et vient de rentrer dans sa phase de montage technique et financier.
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&


    Si vous avez remarqué, toutes mes sources(ou presque) ont la même origine mondialisation.ca, ce site est à découvrir si la politique et les grands enjeux internationaux nous intéressent, un des grand collaborateur et fondateur(si je ne m'abuse) de ce stie, c'est Michel Chossudovsky, professeur d'économie à l'Université d'Ottawa et que j'oserais qualifié d'expert en géopolitique internationaux.



    Il y aurait d'innombrables choses à discuter, et ce seulement sur le sujet de l'ex Yougoslavie, comme par exemple la propagande de guerre qui a été faite pour transformer les Serbes en monstres, mais je crois qu'il y a déjà assez d'information comme ça, d'ailleurs, j'imagine que peu de lecteur vont se rendre jusqu'au bout, c'est beaucoup trop......... J'ai pas le temps de couper dans le gras, le sommeil m'envahis, je ne vois plus très clair.

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    lundi 2 mars 2009 14h45
    Poser la question c'est y répondre
    Bravo M. MacArthur. Vous avez bien démontré l'inutilité, voire le caractère nuisible de l'OTAN, qui dresse les pays les uns contre les autres et divise le monde entre bons et méchants. Les Américains ont gagné la guerre idéologique contre les Russes depuis que ceux-ci sont devenus de bons capitalistes. Maintenant on voudrait les obliger à avoir une démocratie copiée-collée sur les U.S.A. On continue à les traiter en ennemis, cultivant ainsi leur ressentiment, avec toutes les conséquences que cela peut avoir. Il faut laisser aux autres peuples le temps d'évoluer à leur rythme. Les démocraties à l'occidentale ont mis du temps à éclore et tout n'est pas parfait chez nous non plus. Cessons d'avoir recours aux armées pour régler les problèmes du monde. De telles solutions sont dépassées.

    Henri-B. Boivin

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 2 mars 2009 23h00
    Redonner à l'ONU toute sa force
    Il faudrait redonner à l'ONU toute sa force. L'OTAN doit s'effacer pour laisser l'ONU jouer pleinement son rôle, par exemple en Afghanistan. Les Français devraient mettre l'ego de Sako au pas.

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