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La saute d'humeur de Sarkozy

Derrière le changement de cap de l'Élysée, se cacherait-il un manque dans la diplomatie souverainiste ?

Antoine Robitaille   7 février 2009  Europe
Photo : Agence Reuters
À part l'effet Desmarais, qui est indéniable, y aurait-il d'autres causes à la dernière déclaration antisouverainiste de Nicolas Sarkozy? Est-ce un échec de la diplomatie souverainiste? Est-ce que cela procède d'une nouvelle vision de la France qui espère un jour secrètement faire elle-même partie d'une entité quasi fédérale? Analyse d'une bombe présidentielle.

Québec — Ce serait l'effet Desmarais, uniquement l'effet Desmarais, qui aurait conduit le président français à liquider l'antique politique québécoise de la France du ni-ni. Dans un premier temps, à Québec, en marge du sommet Canada-Union européenne, cet automne. Puis cette semaine, à Paris. Après avoir élevé Jean Charest au rang de commandeur de la Légion d'honneur, le président français a mangé allègrement du souverainiste, taxant ses militants de «sectaires» et les décrivant comme des personnes repliées sur elles-mêmes, jetant un malaise jusques et y compris dans les yeux du nouveau décoré, à ses côtés.

Le chercheur Frédéric Bastien, de la Chaire du Canada en études québécoises et canadiennes de l'UQAM, a écrit deux livres sur les relations Québec-France. Il souligne que l'événement est sans précédent. À ces yeux, ce n'est pas, comme on l'a entendu ici et là, l'envers exact du «Vive le Québec libre». Le général de Gaulle, lui, n'avait pas dénigré une des deux options, souligne-t-il. «La phrase du général n'était pas foncièrement anti-Canada ou antifédéraliste. C'était une ingérence, mais il n'avait pas pointé du doigt un camp. Il n'avait pas dit: "Les Anglais sont nuls et exploiteurs!"»

Nicolas Sarkozy, lui, ne s'est pas gêné. Frédéric Bastien fait remarquer que le président, antichiraquien, a sans doute voulu «rompre», encore une fois, avec l'attitude de son prédécesseur qui, lui, avait conservé l'antique politique. C'est ce qui pourrait en partie expliquer cette sorte de «saute d'humeur soudaine», alors que tout était — il faut le souligner — au beau fixe. «Il n'y avait pas de référendum en vue. Pas de problème particulier sur ce front. Nicolas Sarkozy a bouleversé une mer d'huile!»

Échec de la diplomatie ?

Mais si c'était aussi, en partie, l'échec d'une diplomatie québécoise, plus précisément la diplomatie souverainiste? Ce n'est pas tous les jours que des chefs souverainistes se sentent obligés d'écrire à un président français pour lui expliquer leur option et lui certifier qu'ils sont «ouverts sur le monde».

Le politologue Marc Chevrier, de l'UQAM, croit qu'on ne peut éviter l'hypothèse, dans l'analyse de cet événement. Autrement dit, l'«ignorance crasse» de Nicolas Sarkozy à l'endroit du Québec, invoquée par Gilles Duceppe, aurait pour source non seulement l'incuriosité du président lui-même pour le Québec (laquelle reflète celle d'une bonne partie de la France), mais aussi l'inefficacité de la diplomatie d'ici.

«Malgré tous les efforts que nous avons déployés en France pour nous faire connaître», dit Marc Chevrier — qui lui-même a déjà travaillé au ministère des Relations internationales du Québec — «les Français connaissent très mal la vie politique québécoise et canadienne. Ils s'y intéressent relativement peu. Ils se contentent de généralités pour la saisir», déplore-t-il. Il souligne que «ceux qui connaissent bien le Québec et le Canada sont trop peu nombreux pour former une masse critique et peser sur les décisions du gouvernement.»

Il croit de plus que le Québec n'a pas su se présenter à une nouvelle génération «qui prend le pouvoir en France». «On ne peut se contenter de faire des colloques avec des gens qui ont connu De Gaulle!», illustre Marc Chevrier (qui lui-même prépare un colloque sur «Le 50e anniversaire de la Ve République 1958-2008, Bilan des transformations du régime et de la société française», les 1er, 2 et 3 avril prochain.)

«Il faut de toute urgence expliquer le Québec et le Canada aux générations montantes françaises. Sans doute que des gestes ont été faits, mais je ne suis pas sûr que ça a été suffisant. J'ai le sentiment aussi qu'on a mésestimé l'ampleur de la tâche», croit M. Chevrier. Celle-ci s'annonce d'autant plus ardue, note-t-il, que la France, actuellement, «tourne de plus en plus ses yeux vers l'Europe. Par conséquent, il ne faut pas s'attendre à beaucoup d'attention de la part de l'Hexagone».

Protestations

Évidemment, l'hypothèse que la déclaration de Nicolas Sarkozy ce lundi ait, parmi ses causes, «l'échec de la diplomatie souverainiste» n'enchante pas — c'est le moins qu'on puisse dire — Louise Beaudoin, militante souverainiste de la première heure qui s'est toujours intéressée à la question, et qui y a travaillé sans relâche depuis «35-40 ans», note-t-elle. Ancienne ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin a aussi été, dans les années 1980, déléguée du Québec à Paris.

«Je le prends très personnel!», peste-t-elle à l'autre bout du fil lorsque nous lui soumettons cette hypothèse. Elle estime que c'est une explication «injuste». À ses yeux, Nicolas Sarkozy est un «cas particulier»; toutes les représentations nécessaires ont été faites par les souverainistes avant son accession à la présidence pour lui présenter les tenants et aboutissants de l'option souverainiste québécoise. «C'est quand même pas parce qu'on n'a pas fait notre "job" auprès de lui! Si on n'a pas réussi à le convaincre, ni Bernard Landry, ni André Boisclair, ni moi... ni Lucien Bouchard, aussi, qui l'a vu très souvent à l'époque, qu'est-ce qu'il fallait qu'on fasse de plus? On ne pouvait quand même pas le forcer!»

Évoquant la stratégie d'approche adoptée par le magnat Paul Desmarais auprès de Nicolas Sarkozy, l'ancienne ministre ironise: «Est-ce qu'il aurait fallu prendre l'argent des contribuables et inviter tous les Nicolas Sarkozy de ce monde pour se faire connaître? Personne n'est milliardaire de notre côté pour jouer à ce jeu-là d'inviter des personnalités dans nos châteaux et nos manoirs de Charlevoix!»

Lorsqu'elle était au pouvoir, Mme Beaudoin dit qu'elle faisait l'effort de «parler à tout le monde en France», à gauche comme à droite. Dans les années 1980, rappelle un autre diplomate québécois toujours à Paris, Mme Beaudoin avait fait des percées importantes à gauche alors que, traditionnellement, les appuis à la cause souverainiste étaient à droite.

«Et depuis qu'on a perdu le pouvoir, on a fait ce qu'il fallait, avec les moyens qu'on avait», plaide-t-elle. Quant à Nicolas Sarkozy, c'est selon elle un cas «assez particulier» dans les relations Québec-France qui ne reflète ni l'opinion de la plupart des Français, ni même l'opinion de son entourage, précise Louise Beaudoin. Parlant d'entourage, on pense à Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et qu'on décrit souvent comme étant «très québécois».

Désintérêt des jeunes

Au reste, autant on reproche aux souverainistes d'être obsédés par la France, autant les critiques de la «diplomatie bleue», tel Marc Chevrier, déplorent que Louise Beaudoin soit à peu près seule à s'occuper vraiment de ce dossier dans les rangs souverainistes. Pauline Marois et son prédécesseur, André Boisclair, n'ont par exemple jamais eu de réseaux importants en France, contrairement à un Lucien Bouchard ou un Jacques Parizeau.

Ce dernier d'ailleurs, lorsqu'on lui demande si la diplomatie québécoise est en cause dans cette affaire, fait d'abord mine de trouver la question hors d'ordre. Le père du «grand jeu» [stratégie qui visait à obtenir, après un Oui, la reconnaissance de la France, ce qui en aurait entraîné plusieurs autres] signale ensuite que la missive des deux chefs souverainistes au président, envoyée jeudi, vise justement à réveiller les réseaux québécois en France — «qui sont plus importants que vous ne le croyez». Afin de susciter des critiques endogènes des déclarations du président.

Y a-t-il assez de jeunes qui s'intéressent à ces questions dans les rangs souverainistes? Souvent aujourd'hui, souligne-t-on, ces jeunes s'intéressent d'abord et avant tout aux pays émergents ou à l'Amérique du Sud. La France n'est pas non plus la destination préférée de ceux qui désirent étudier à l'étranger. «Je ne demande que ça, qu'il y ait une relève, mais vous savez comme moi que les jeunes générations de Québécois sont moins attirées vers la France», souligne Louise Beaudoin.

Vers une Europe fédérale ?

Marc Chevrier croit qu'un aspect a peut-être été négligé par les souverainistes: une partie de la population française, notamment dans les élites, «envisage de plus en plus l'avenir de la France dans une Union européenne de plus en plus intégrée. Au fond, le destin de la France — on n'ose pas trop le dire, car c'est peut-être même inconscient — c'est de devenir une espèce d'État fédéré. Un gros "land"». M. Chevrier fait remarquer que Nicolas Sarkozy est un promoteur du traité de Lisbonne, qui reprend presque mot pour mot les termes de la Constitution européenne rejetée par référendum récemment. Ainsi, «semblent se dire ces élites, "pourquoi encourager une sécession, une plus grande autonomie pour un État fédéré qui donne l'impression d'être un État modèle, alors que nous-mêmes, nous y allons?" Il y a un peu de ça». Certes, le mot fédéralisme est tabou en France. Et si les laudateurs français du Dominion canadien en connaissaient les détails, «la plupart reculeraient d'horreur!». Mais il reste que c'est sans doute là une autre des causes de cette déclaration pour le moins particulière.

Marc Chevrier croit qu'un aspect a peut-être été négligé par les souverainistes: une partie de la population française, notamment dans les élites, «envisage de plus en plus l'avenir de la France dans une Union européenne de plus en plus intégrée. Au fond, le destin de la France — on n'ose pas trop le dire, car c'est peut-être même inconscient — c'est de devenir une espèce d'État fédéré. Un gros "land"». M. Chevrier fait remarquer que Nicolas Sarkozy est un promoteur du traité de Lisbonne, qui reprend presque mot pour mot les termes de la Constitution européenne rejetée par référendum récemment. Ainsi, «semblent se dire ces élites, "pourquoi encourager une sécession, une plus grande autonomie pour un État fédéré qui donne l'impression d'être un État modèle, alors que nous-mêmes, nous y allons?" Il y a un peu de ça». Certes, le mot fédéralisme est tabou en France. Et si les laudateurs français du Dominion canadien en connaissaient les détails, «la plupart reculeraient d'horreur!». Mais il reste que c'est sans doute là une autre des causes de cette déclaration pour le moins particulière.
 
 
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  • Guillot Sophie
    Inscrite
    samedi 7 février 2009 04h59
    Je ne crois pas ...
    ... qu'il ne se cache autre chose derrière la bourde monumentale de Sarkozy qu'un remerciement à Desmarais pour le rachat de GDF Suez .

    Notre président fait assez régulièrement des gaffes monumentales, que ce soit en politique internationale ou en polituque intérieure . Il y a 6 mois , ne disait il pas "aujourd'hui quand il y a une grêve en France , plus personne ne s'en aperçoit " qui n'était pas sans manquer de provocation à l'égard des syndicalistes . Et bien le 29 janvier , non seulement on s'en est aperçu , mais tout au long du moins de Janvier , Sarkozy lui même s'en est aperçu qu'il y avait des grèves . La fermeture jamais vue de la Gare Saint Lazare , il s'en est aperçu , les sifflets qui l'ont accuielli partout en France lors de la présentation de ses voeux , il s'en est tellement aperçu qu'il a limogé un préfet et un chef de la sécurité , et que même ses partenaires politique de l'UMP ont trouvé le limogeage le fait du prince . Il a aussi été exaspéré par le syndicat sud rail qui a mobilisé les cheminots sur des grèves contre lesquelles il ne pouvait pas grand chose, puisque les salariés se mettaient en grève une heure en plein milieu de la journée .

    Sur le plan international , n'a t il pas déclaré au moment de l'investisture d'Obama qu'il avait hâte que le Président Américain se mette au travail pour pouvoir changer le monde avec lui ? Certes , il a du être bien déçu de voir que le successeur de Bush , son modèle d'homme d'Etat ne soit pas élu , Sarkozy est tout comme Harper un inconditionnel admirateur de Bush , c'est dire à qui il se réfère .

    Il a aussi commis une gaffe monumentale lors du discours de Dakar . Décidément , Sarkozy n'aura jamais ni le charisme d'un De Gaulle , et encore moins la diplomatie d'un Mitterand . Il semble soit méconnaître cruellement les dossiers , soit vouloir à tout prix imprimer sa marque originale et nouvelle en balayant d'un revers de main bien négligeant les leçons du passé . Bref , Sarkozy cherche à se faire remarquer .

    Pour le coup , il a réussi en ce qui concerne le Québec , mais je doute que cela soit dans le bon sens . Et pour ce qui est des sautes d'humeur , malheureusement , il nous a habitués à en avoir assez régulièrement , sa réplique au salon de l'agriculture en est une qui marque bien sa distinction . Ses allusions à propos de délinquants en banlieue une autre, pas plus élégante pour autant . J'imagine qu'en privé cela doit être aussi impressionnant . Le livre de Cécilia parle parait il de ses colères .

    Personnellement je trouve cela assez inquiétant pour un chef d'Etat qui a le pouvoir de la force de frappe nucléaire française sous la main .

  • Yves Côté
    Abonné
    samedi 7 février 2009 05h23
    Pays conservateur
    Malgré l'image que sa population idéalise de son pays, la France est un pays fondamentalement conservateur. Telle d'ailleurs la plupart des pays européens. S'il sert de le rappeler, la raison principale pour laquelle les émigrants d'Europe vont vers les Amériques est pour échapper à celui-ci qui les empêche de s'épanouir à leur pleine satisfaction...
    Par conséquent, à titre de preuve, il n'y a qu'à observer la conception même et la durée des carrières politiques qui s'y additionnent depuis des siècles... En toute objectivité, celles-ci n'ont rien à voir avec ce qui se passe en Amérique du Nord.
    Lorsqu'en 1995 le référendum fut perdu, je dis bien perdu puisque les chiffres le montrent, par ces Québécois francophones qui ressemblent aux personnages du village d'Astérix, en même temps, les Français qui majoritairement s'identifiaient à eux ont perdus aussi. Ce qu'ils n'ont pas trop aimé, et pour moi avec raison.
    Par conséquent, mais en plus absolu parce que dans le fond cela ne leur enlève rien, ils ont accusé le coup de la défaite. Ils ont perdus avec nous et la raison pour laquelle l'affaire Sarkozy au Québec ne fait aucune vague aujourd'hui en France, c'est tout simplement parce qu'avec lui ils estiment pouvoir entretenir un espoir de gagner. De gagner sur le front de l'économie comme de gagner sur le front de la politique canadienne et américaine.
    Sauf que l'espoir commence sérieusement à se fissurer dans la population, je le vois au quotidien. Si depuis 1995, au lendemain même de mon installation en France, je n'ai de cesse de convaincre modestement tous les Français qui m'entourent que la bataille référendaire ne fut pas vraiment une défaite, entre autres à cause des tricheries, je vous l'avoue, le fait de ne pas être une tête d'affiche québécoise ne m'aide pas. Surtout lorsque l'ensemble de nos élites qui parfois s'y fait entendre, en commençant par nos artistes-chanteurs, a largement baissé les bras médiatiquement. Je ne donnerai aucun nom, mais les plus courageux en ce sens ne sont pas des plus nombreux... Les Vigneault, Desjardins, Lemay, Cowboys Fringants restent largement minoritaires à se tenir debout, je vous l'assure.

  • Yvon Roy
    Abonnée
    samedi 7 février 2009 06h49
    Paris
    Il y a aussi l'effet Paris-Match et ses pipelistes à n'en point douter.

  • Jean Bonnic
    Inscrit
    samedi 7 février 2009 07h46
    Sarko : Europe, Canada même combat !!
    Notre président qui rêve d'être un jour le président de l'Europe ne peut pas prôner de l'autre coté de l'Atlantique la partition du Canada:ce serait contradictoire.La classe politique française,la soi-disante intelligensia parisienne ainsi que l'ensemble de la presse journalistique et télévisuelle ayant été traumatisés par le dernier référendum sur l'Europe, rejeté, malgré tout leur bourrage de crâne,massivement par les ignares de France abonde dans ce sens.On nous prépare à l'intégration: ainsi l'anglais est-il devenu la langue presque officielle de l'Europe par incurie de nos représentants car cela faisait bien de parler en Shakespeare; dans le traité de Rome fondateur c'étaient l'allemand et le français. Le français "officiel" hexagonal et parisien commence à ressembler un sabire nommé "le franglais" qui n'est ni de l'anglais ni du français correctes. L'anglais est devenu, en France,la langue unique de certaines conférences scientifiques et de plus en plus utilisé comme dans les entreprises et les conseils d'administration( Renault). Au Québec on prend un soin notable de la traduction en français des étiquetages . Ici une polémique sourde oppose la Loi Toubon, qui exige l'usage du français comme véhicule d'information des consommateurs, à une directive européenne qui prétend que ce serait discriminatoire d'obliger une entreprise étrangère à l'usage du français comme source de renseignements si ses notices sont libellées en anglais.A ce propos notre gouvernement ne semble pas prendre position...
    En France désormais sur tous les batiments publics flottent les drapeaux français et de l'Europe(qui n'est en fait pas reconnu).
    Vous comprendrez bien qu'il ne faut que vous nous donniez le mauvais exemple...

  • GERARD SABATIER
    Abonné
    samedi 7 février 2009 09h20
    GED
    je pense que vous voyez une grande politique alors que c'est une politique de gribouille à la sarkozienne. Tout est à l'avenant, suivez la politique française et vous verrez.

  • Bernard Terreault
    Abonné
    samedi 7 février 2009 09h44
    Les français sont-ils sympathiques aux aspirations nationales des Québécois ?
    J'ai participé à des dizaines de congrès et de collaborations dans une douzaine de pays, dont la France, où j'ai d'aiileurs vécu trois ans (et huit aux ÉU). J'ai presque toujours senti les français sympathiques à nos aspirations, même si beaucoup sont aujourd'hui favorables à l'Europe -- mais jamais une Europe qui ressemblerait à la fédération canadienne ! Jamais ils n'accepteraient que la moitié des impôts aillent à Bruxelles, ou que leur politique étrangère soit confiée à un Anglais ou un Polonais, ou que la langue de l'enseignement ou de l'administration publique soit dictée par une quelconque Haute Cour supranationale. Cela dit, on doit cesser d'être obsédé par l'opinion française ou autre. Après tout, les ÉU, l'Europe et même le Canada ont encouragé et reconnu -- quand ça faisait leur affaire -- les séparatistes slovènes, croates, kosovars, ukrainiens, baltes, géorgiens, singapouriens, timoriens, et j'en passe, sans compter la partition de la Palestine en 1947 entre les immigrés juifs et les autochtones. Alors, à condition que leurs intérêts financiers ne soient pas menacés, tous ces pays vont s'accomoder de la situation (et quelques malins vont essayer d'en profiter).


  • Abonné
    samedi 7 février 2009 10h14
    Franchement, ÇA NE PASSE PAS !!!
    Franchement M. Antoine Robitaille, savez-vous de quel côté idéologique se tient Nicolas Sarkozy, à droite TOUTE et, le mouvement souverainiste, disons au centre légèrement à gauche?. Est-ce suffisant pour expliquer que la couleur du discours de chaque camp est différente, que les échanges, les communications et le dialogue sont du domaine du difficile, voir même de l'utopie, surtout à cause de L'INTOLÉRANCE DU DISCOURS DE DROITE ???

    À vouloir analyser trop les paroles et les gestes de M. Sarkozy, n'y a-t-il pas là une manoeuvre de diversion, une tentative d'exorcisme, comme si le diable était en cause et finalement une acceptation formelle d'une certaine justesse de son discours??? Non, non, M. SARKOZY SAVAIT CE QU'IL FAISAIT, il est un néolibéral excentrique, un peu hors de contrôle et casse-cou, qui démontre sa pensée, à savoir que LE BOSS A TOUJOURS RAISON (MÊME QUAND IL A TORT). Ce que M. Sarkozy a fait, c'est ce qu'on appelle une JOB DE BRAS, en particulier à cause de sa GRANDE CONNAISSANCE DE LA PORTÉE DES IMAGES ET MESSAGES diffusés PAR LES MÉDIAS MODERNES.

    Franchement, ÇA NE PASSE PAS. Il n'est pas acceptable de se faire dire et définir par quelqu'un d'aussi haut placé, surtout qu'il n'a pas à se compromettre, n'étant pas Canadien, et qu'il n'y avait pas de circonstance particulière demandant un prise de position officielle à ce moment-ci. Déjà, le fait de décorer Jean Charest, un 'QuébéquIrlAnglais Canadian of America', UN DE SA GANG, sans raison particulière, n'y avait-il pas là une IMAGE FORTE pour imprégner encore d'avantage le CRÉDO NÉOLIBÉRAL, le boss est le plus fort, TOI LE PETIT, ÉCRASE-TOI!!, au delà de l'infâme SPEAK WHITE, en arrière plan.

    De plus le NINI, n'avait-il pas l'avantage de justement laisser les échanges commerciaux et culturels se faire sans considérations politiques, en signifiant aussi ON EST RESPECTUEUX DE TOUS LES CITOYENS DU CANADA et ON NE SE MÊLE PAS DES CHICANES POLITIQUES ENTRE LES FÉDÉRALISTES ET LES SOUVERAINISTES QUÉBÉCOIS.

    Non, non, ÇA NE PASSE PAS, M. Sarkozy a sauté sur une occasion en or pour exprimer le message du CREDO CAPITALISTE MONDIAL, on ne veut pas de contestation de l'organisation politique, le seul aspect qui nous intéresse est le commerce et TOI, LE QUÉBÉCOIS A L'AMBITION SOUVERAINISTE, DISPARAÎT.

    C'est fini, il n'y a plus de démocratie, c'est le capitalisme qui mène, ce sont les groupes BILDEBERG et leurs tentacules qui exercent le pouvoir par leurs représentants officieux, les BUSH, HARPER, THATCHER, CHAREST, BERLUSCONI, POUTINE, BLAIR, MULRONEY, ..., ..., CHRÉTIEN (and other Franco-Canadians), sans oublier le très médiatisé SARKOZY, le FAUX-FRÈRE.

    Vive l'À-PLAT-VENTRISME, l'écrasement! Vive la consommation irresponsable! À mort les considérations culturelles et identitaires!

    QUEBEKERS MUST BECOME GOOD CONSUMERS, MUTE WITH NO SOUL !!!

    Allons-y, pleine vapeur, à la destruction de la planète!

    Vive l'exploitation et Vive la DROITE !!!

  • Claudette Boisvert
    Inscrite
    samedi 7 février 2009 10h43
    Les Français pro-Québec on perdus
    Voici ce qu'écrivait Le Devoir le 23 mai 1008 au lendemain de la visite de Sarkozy. De toute évidence, Desmarais a son oreille, plus que celle de ses plus importants conseillers:

    "Plusieurs personnalités politiques influentes sont intervenues depuis trois semaines auprès de Nicolas Sarkozy afin de l'inciter à corriger le tir. Parmi eux, on compte ... Philippe Séguin, ainsi que les anciens premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard. À Paris, l'ancienne ministre Louise Beaudoin a rencontré depuis un mois plus d'une douzaine de personnalités influentes de gauche comme de droite. Coïncidence, hier, un peu avant la cérémonie, elle rencontrait le conseiller personnel de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. "
    http://www.ledevoir.com/2008/05/23/190883.html

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    samedi 7 février 2009 12h16
    Louise Beaudoin a raison...
    Accuser les souverainistes de ce qui arrive, faut le faire. Croyez-vous vraiment que la totale subordination de Charest au fédéral jusque dans la Francophonie n'y est pour rien? Tout ça a été fomenté par Desmarais et ses sbires. C'est une vieille tactique, utilisée maintes fois par les Libéraux fédéraux, de provoquer les dissenssions au Québec entre fédéralistes et souverainiistes. Ici, il s'agit surtout de faire passer la pilule du budget Harper qui défavorise le Québec mais plait bien à l'Ontario et à toutes les grandes corporations canadiennes ....

  • Jean Hubert Lupaya
    Inscrit
    samedi 7 février 2009 12h34
    la france s'interesse au Quebec mais pas a la souverainite du Quebec
    Dans la grande famille, il y a les francais, les quebecois souverainiste,les quebecois federalistes et les autres quebecois qui ne sont ni bleus, ni rouges. D'autre part, je ne pense pas que Sarkozy ait contruit toute sa vie et sa carriere politique autour de Desmarais.Et dire qu'il est un cas particulier,que pensez-vous de milliers de Francais qui ont elu democratiquement leur president? Qu'ils sont contents de cousins quebecois qui leur disent indirectement d'elire un cas general qui sera surtout en accord avec le souverainiste du quebec. Mon cote francais me fait dire aussi qu'il y de discours d'ici qu'on apprecie pas a l'hexagone.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 7 février 2009 12h50
    Vendeurs d'assurances
    Aussi simple que ça. Sarko et Desmarais sont deux vendeurs d'assurances.

  • Daniel Valiquette
    Inscrit
    samedi 7 février 2009 12h55
    Ce que ne veulent pas les québécois
    Les québécois sont nationalistes dans une large mesure et ils ne veulent pas que l'on s'attaque à cette frange de leur élite politique qui les réprésente. L'idée de la souveraineté a beau ne pas être en vogue, elle n'est pourtant jamais loin derrière et les pourfendeurs de celle-ci auraient torts de se croire à l'abri d'un vent de renouveau. Notre histoire nous révèle très loin au sein de notre parcours la présence un sentiment national canadien-français fort qui répond à notre puissant besoin de reconnaissance et de prise de parole. Vivrons-nous un jour la souveraineté du Québec, là n'est pas encore la question. Vivons-nous un fort sentiment d'expression de notre spécificité en amérique du nord et dans le Monde ? Là est notre propos... à nous québécois. Respecter notre voix dans ce Monde M. Sarkosy !

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 7 février 2009 12h59
    @ M. Jean Bonnic
    Je comprends bien le raisonnement de M. Jean Bonnic.

    Si, le Québec prônait une Confédération canadienne pour remplacer la fédération actuelle, à l'exemple de la direction prise par l'Union européenne, ça pourrait calmer M. Sarkozy, me semble.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 7 février 2009 13h05
    La thèse souverainiste a pris du vieux
    Même Louise Zonzon Beaudoin le reconnait, la jeunesse ne les suis plus dans leur thèse souverainiste. La donne a changé, Sarkosy a maladroitement dit "Une vérité qui dérange".

    Le combat des québécois comme le reste du monde, n'est plus racial et la haine envers le reste du Canada n'est plus un moteur de motivation grâce à l'ouverture sur le monde qu'internet a permis.

    Il est temps qu'on s'émancipe des démons du passé. Aujourd'hui la force vive de la nation, les boomers, sont à la porte de la retraite et la relève est rare. Au point ou l'on table sur l'immigration massive" Il est paradoxal que l'on parle de la décoration de Charest et non de l'essence de ce voyage en France. Charest en ce moment signe une entente sur des échanges de compétence et de cerveaux sans aucune frontières. On est rendu là pour la survie de l'humanité : se regrouper et échanger entre pays. Le silence de Harper en dit long sur la confiance et les respect qu'il a du Québec. Dans les bons temps des libéraux à Trudeau, le canada centralisateur aurait monté aux barricades. Qu'est devenu l'oppression centralisation du reste de àu Canada ? C'est vrai on est reconnu comme un peuple capable de signer des ententes internationales tout en restant dans le Canada. Ca doit être le méchanyàt fdéraliste de Harper qui nous a fait ça avec l'appui uninime de l'Assemblée nationale...

    La thèse souverainiste est à contre courant que dire narcissique... C'est pour ca que les mots du président français ne m'ont pas fait broncher d'un iota et leur a fait péter les plombs.

    Les souverainistes viennent de se faire dire "Une vérité qui dérange". Est-ce le messager qui les offusquent ou le passéisme dont ils se drapent encore???

  • Pierre Michaud
    Abonné
    samedi 7 février 2009 14h41
    Nicolas Sarkozy et le Québec
    Bonsoir,
    Depuis que je suis revenu en France en 1972 avec mon épouse québécoise, nous faisons partie d'associations X-Québec (X=Orléanais, Franche-Comté, Paris). Ces associations qui sont des régionales de l'association mère France-Québec regroupent 5000 adhérents, ce qui la place parmi les associations les plus peuplées en France. Malgré cette force, France-Québec et ses régionales ne jouent pas le rôle qu'elle devrait jouer dans les relations franco-québécoises. Sa population est vieillissante, peu de jeunes militent. Elle véhicule un visage passéiste du Québec, la cabane à sucre, les érables, .....mais ne parlent pas du Québec moderne. Il y a pourtant beaucoup de sujets communs à la France et au Québec qui pourraient vivifier leurs relations : santé, éducation, rôle des femmes dans la société, drogue, criminalité,.....soient des sujets actuels qui permettraient d'attirer les jeunes et de secouer la poussière des vieux apparatchiks français qui s'accrochent au pouvoir de cette association !
    Je ne doute pas que c'est aux Québécois d'expliquer le Québec aux Français, mais c'est aussi aux régionales de France-Québec d'expliquer le Québec à la population française et d'en présenter un visage tourné vers l'avenir et non vers le passé.
    C'est pour cette raison que mon épouse et moi-même avons quitté l'association.
    Cordialement,
    Raymonde et Pierre Michaud

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 7 février 2009 14h45
    Mme Guillot : mes amis français de Montréal pensent comme vous !
    Bonjour Madame,

    J'ai plusieurs amis français, qui habitent Montréal depuis quelques années, et les commentaires qu'ils m'ont faits au sujet des propos tenus sur le Québec cette semaine par le président Sarkozy, rejoignent ceux que vous avez envoyés au journal Le Devoir.

    Comme vous, ils sont d'avis que M. Sarkozy a parlé ainsi pour remercier son petit copain Paul Desmarais. Comme vous également, ils trouvent que ce politicien connaît mal ses dossiers (notamment celui du Québec), est trop impulsif (ce qui l'amène à faire des gaffes) et, ainsi que notre cher (!) premier ministre Stephen Harper, aurait préféré voir les Américains élire, comme nouveau président, le candidat républicain plutôt que Barack Obama.

    L'un de mes amis français - qui a pourtant voté pour lui lors des présidentielles françaises de mai 2007 - se dit de plus en plus déçu par Sarkozy et juge que celui-ci n'est finalement pas un homme politique du même calibre que Giscard d'Estaing, Mitterand ou Chirac.

    Salutations distinguées, Bernard Gervais

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 7 février 2009 15h59
    À Messieurs Michel Lebel et Fernand Trudel
    Quand on ferme les yeux sur le passé, on prend sans le savoir des positions rétrogrades, passées date, vieux jeu. C'est ainsi que vous défendez le point de vue d'une certaine élite de l'époque duplessiste. Mais vous faites modernes, je vous le concède.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario


  • Abonné
    samedi 7 février 2009 17h56
    @Mme Sophie GUILLOT (copie d'une lettre)
    Bonjour Mme Sophie Guillot !!

    Comment allez-vous ?

    Je me permets de communiquer directement avec vous pour vous inviter à questionner autrement les motivations de M. Sarkozy. Je m'explique.

    Vous écrivez: "Je ne crois pas qu'il ne se cache autre chose derrière la bourde monumentale de Sarkozy qu'un remerciement à Desmarais pour le rachat de GDF Suez ."

    Ne pensez-vous pas qu'un remerciement à M. Desmarais devrait ressembler à « Merci M. Desmarais! » et que de faire un travail de bras à l'identité Québécoise est plutôt du genre COUP BAS, 'CONTRAT MAFIEUX'.

    Permettez-moi!

    Connaissez-vous les GROUPES BILDEBERGs? Ici en Amérique, il y en a un, THE BILDEBERG GROUP OF AMERICA fondé par David Rockefeller, ex-président de la Chase Manhattan Bank. Ce fameux David est le frère de feu Nelson Rockefeller, ex-Vice Président des USA et ex-Gouverneur de l'État de New York, les 2 étant les fils du fondateur de la compagnie Standard Oil Co. (Esso, EXXON-MOBIL), M. John D. Rockefeller.

    Ajoutons que les 2 frères ont été les promoteurs du World Trade Center et que la Chase Manhattan Bank est spécialisée dans les garanties et lettres de crédit d'achats à gros volume de pétrole brut.

    Sachez aussi que Les Groupes Bildeberg sont d'origine Européenne (après la 2ième Grande Guerre, les années 50) et sont des Clubs pour gens riches et influents qui font tout ce qui est possible (et ils ont des moyens disproportionnés) pour favoriser l'extension de leur influence, pour favoriser leurs enrichissements et pour cela, ENTRETIENNENT DES RELATIONS ÉTROITES AVEC LES MOUVEMENTS, ORGANISATIONS ET HOMMES POLITIQUES DE DROITE. Je vous laisse lire sur Internet ce que vous pouvez y trouver, si vous êtes intéressée d'en savoir plus.

    Dans les années 80, un journaliste du nom de Robert-Guy Scully avait une émission hebdomadaire à la télévision de Radio-Canada où pendant une demi-heure ou une heure entière, il interviewait des personnages influents, célèbres, ou autres penseurs. Donc, il y a eu au moins une heure d'interview avec David Rockefeller dans le bureau même du Président de la banque Chase Manhattan à New York, CONCERNANT un seul sujet, le fameux BILDEBERG GROUP OF AMERICA, bébé chéri de David, émission que j'ai visionnée en direct*. M. David Rockefeller a donc expliqué clairement et de long en large les 'pourquoi' et les 'comment' de ses motivations et soyez-en sûr, il ne s'agissait pas de favoriser la démocratie et l'équité mais de favoriser l'individualisme et d'augmenter l'enrichissement des entreprises et financiers déjà en place, par la stratégie, la coordination et l'influence.

    Enfin, mon propos est au fait qu'il y a des liens étroits entre M. Paul Desmarais et M. David Rockefeller, M. DESMARAIS ÉTANT MEMBRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA CHASE MANHATTAN BANK. Ils y a aussi des liens étroits connus entre M. Paul Desmarais et la famille Bush, plus particulièrement avec Bush-père. Tout cela pour signifier que beaucoup de politicien d'hier et d'aujourd'hui sont des amis et des proches des groupes Bildebergs, partageant avec eux, idéologies, stratégies, manoeuvres, discours, etc, et certainement argent. Voici une courte liste: Stephen Harper, G-W Bush, G. W. Bush, Dick Cheney, Ronald Reagan, Jean Charest, Jean Chrétien, Tony Blair, Margaret Thatcher, Sylvio Berlusconi, Vladimir Poutine, etc, etc, et NICOLAS SARKOZY et de nombreux subalternes de tous ces hommes politiques tel que Donald Rumsfeld et Henry Kissinger. La liste pourrait s'allonger et je pourrais y inclure même notre Pape actuel.

    Ce que mon propos veut signifier est que nous sommes sous le joug virtuel*** de ces groupes très puissants qui font la promotion de l'idéologie de droite en sourdine par divers moyens plus ou moins subtils, entre autres de l'usage des connaissances les plus avancées en psychologies des individus et des masses, afin de manipuler autant que possible l'opinion publique et garantir entre autres domaines**, la consommation maximale des individus pour le plus grand profit des capitalistes, combattant les valeurs sociales, d'éthiques, de justices et aussi les responsabilités environnementales.

    Bien des choses pourraient être ajoutées, mais c'est assez pour en arriver à ma conclusion.

    Nicolas Sarkozy s'est fait indiscrètement l'écho des opinions circulant dans les milieux privés du pouvoir, particulièrement au Canada, voir chez Paul Desmarais, quant aux moyens d'écraser le mouvement souverainiste Québécois, particulièrement dû au fait que le mouvement a été faible durant les dernières 5 années et que l'adhésion et l'usage du français diminue. ET IL A FAIT SA PART, EN BON SERVITEUR DU CAPITALISME.

    EN CONCLUSION, LES PROPOS DE NICOLAS SARKOZY NE SONT PAS SI INNOCENT QUE VOUS POUVEZ LE PENSER. Il y a de la DROITE là-dessous****.

    Merci! Robert Paradis

    * J'ai essayé de retrouver ces émissions dans les archives de Radio-Canada mais, il semble que ce matériel est la propriété d'une entreprise de production dont le propriétaire est M. Robert-Guy Scully. Il faudrait probablement payer pour avoir le droit de visionner ces émissions. Je n'ai pas poussé plus loin mes démarches.

    ** Les dépenses militaires sont certainement des plus importantes et doivent être favorisées par de la propagande organisée, une forme de campagne de peur toujours en sourdine. Aussi, on peut ajouter que les guerres ultimement sont déclenchées pour satisfaire l'appétit du complexe militaro-industriel et des grandes pétrolières. Le Pentagone a certainement beaucoup d'amis parmi les gens des groupes Bildeberg. Tout cela a des odeurs de NAZISME.

    *** Les gens des groupes Bildeberg ou autres groupes semblables ne se cachent pas mais se rencontrent à hui-clos, dans des grands hôtels, incognito, invitant des personnes influentes ayant la même allégeance dans le but non-caché de coordonner leurs actions, discours, stratégies, etc. Les résultats ne sont pas garanties mais il y a une forme de coordination en haut-lieu, c'est sûr. Et plus ces gens s'enrichissent, plus la pression, la soif d'en avoir encore plus augmente et ainsi plus les moyens existant sont utilisés, la coordination entre eux augmente, serrant toujours un peu plus le cou des plus pauvres et plus faibles de nos sociétés en commençant par ceux des pays du tiers-monde, les plus vulnérables.

    **** C'est EUX, les gens de la DROITE, qui par la dérèglementation ont créé la terrible crise financière actuelle et, c'est ENCORE l'ensemble des citoyens qui devront S'ENDETTER pour supporter et maintenir le système financier et économique actuel, ces riches qui refusent de payer l'impôt, qui cachent leur argent dans des banques de petits pays insulaires délinquants et qui manipulent l'opinion publique via une mainmise quasi absolue sur toutes les formes de médias. On aura beau être naïf, LÀ ÇA NE PASSE VRAIMENT PAS, je ne peux pas accepter qu'on fasse tous ces sauvetages sans trouver un moyen de faire payer la facture PAR LES PLUS RICHES ET RESPONSABLES de cette catastrophe. M. Nicolas Sarkozy fait partie de ces gens de la droite intouchable et toute-puissante. En plus, il veut faire la leçon aux Québécois, alors, MONSIEUR SARKOZY, SACHEZ QUE ÇA NE PASSE VRAIMENT PAS !!!!!!

  • Réal Ouellet
    Abonné
    samedi 7 février 2009 20h47
    Quel trouvaille!
    Elle est bien québécoise celle-là: Sarkosy nous méprise et en bout de ligne...peut-être que c'est de notre faute. Il faudrait peut-être "allumer": c'est Sarko qui s'est mis les pieds dans la bouche et c''est par là qu'il faut rechercher des explications!

  • Hubert Larocque
    Abonné
    dimanche 8 février 2009 00h39
    Les ingérences de de Gaulle et de Sarkosy.
    On répète depuis 40 ans, sans y réfléchir, que le "Vive le Québec libre" fut une ingérence dans les affaires "canadiennes". Cette déclaration le fut du point de vue du Canada anglais (nécessaire pléonasme!) et de ceux qui s'identifient à lui. L'indignation, en partie feinte, qui a semblé accueillir cette déclaration fut un alibi commode pour éviter toute interrogation sur le sens de ladite Parole. Comme le Québec n'était pas et n'est pas encore un État indépendant, il ne pouvait se faire entendre sur la scène internationale que par le truchement du chef d'un État qui possédait ce statut. L'enthousiasme qui a accueilli le souhait du Général montre assez que "Vive le Québec libre" était une parole que la population du Québec dans son ensemble avait soufflée au Général. De Gaulle, en ce jour de juillet 1967, se fit l'interprète du Québec contre une pseudo liberté qui le soumet à la volonté d'un autre État, qui le réduit au rôle de partie dans un grand tout anglais.
    Toutefois, le Québec ne s'est pas montré à la hauteur des attentes du Général de Gaulle. Ses élites politiques et intellectuelles ont changé en chahut symbolique ce qui aurait pu être le point de départ d'une véritable action politique. Élections et référendums reflètent toujours la confusion et l'ambiguïté, l'indécision sur soi et l'impuissance politique.
    La notion d'ingérence relève de la plus grande relativité. Pertinente quand elle répond aux désirs des uns, inacceptable quand elle les contrarie. De Gaulle avait prêté sa voix à une certaine l'attente du Québec, Sarkozy répète l'argumentaire carré, simpliste, de la propagande d'Ottawa.
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Hubert Larocque
    Abonné
    dimanche 8 février 2009 09h57
    Les "ingérences" de de Gaulle et de Sarkozy.
    On répète depuis 40 ans, sans y réfléchir, que le "Vive le Québec libre" fut une ingérence dans les affaires canadiennes. Cette déclaration fut une ingérence du point de vue du Canada anglais et de ceux qui s'identifient à lui. L'indignation, en partie feinte, qui a accueilli cette déclaration fut un alibi commode pour éviter toute interrogation sur le sens de ladite Parole. La vraie question porte sur la légitimité d'Ottawa qui n'est pas entière par rapport au Québec. Comme le Québec n'était pas et n'est pas encore un État indépendant, il ne pouvait se faire entendre sur la scène internationale que par le truchement d'un État qui possédait ce statut. L'enthousiasme qu'a soulevé le souhait du Général montre assez que "Vive le Québec libre" était une parole que la plupart des Québécois avait soufflée au Général. Le Québec subit les prétentions d'Ottawa à le représenter mais il ne les accepte pas bien que, jusqu'ici, il n'ait pas eu le courage de s'en affranchir. De Gaulle, en ce jour de juillet 1967, se fit l'interprète du Québec contre une pseudo liberté qui le soumet à la volonté d'un autre État et le réduit à n'être que la partie d'un « grand tout » anglais.
    La notion d'ingérence relève donc de la plus grande relativité. Pertinente quand elle répond aux désirs des uns, inacceptable quand elle les contrarie. S'il y a polémique, c'est que les propos de Sarkozy sont un prétexte à ranimer le dialogue de sourds entre un État canadien établi et un État québécois qui existe à moitié et ne décide pas l'autre moitié. De Gaulle avait prêté sa voix à une certaine l'attente du Québec, Sarkozy répète, en bon perroquet, l'argumentaire carré, simpliste, de la propagande fédérale.
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    dimanche 8 février 2009 11h28
    à Hubert Larocque
    je vous conseille vivement la lecture de ce commentaire de Jean Desjardins :

    http://www.ledevoir.com/2009/02/06/commentaires/09

    Le grand général de Gaulle et le petit caporal Sarkozy...

    sous l'article le "Petit Caporal " de Lise Payette paru vendredi 6 février .
    http://www.ledevoir.com/2009/02/06/231834.html?fe=

    On oublie que De Gaulle lors de son discours répondait à une aspiration du peuple Québecois , qu'il imaginait aussi des liens économiques privilégiés entre le Québec et la France , mais que ces liens auxquels il aspirait étaient désintéssés . Personne dans son entourage familial ou ses proches ne se serait enrichi de tels liens , alors que Sarkozy lui , remercie par la Légion à Charest les services rendus par Desmarais et que donc Desmarais s'enrichira de la privatisation de Gaz de France. Les deux positions ne sont pas du tout les mêmes et la première ne manque pas de noblesse , alors que la seconde est bien moins élevée.

  • Michel Simard
    Abonné
    dimanche 8 février 2009 11h51
    L'idée d'un Canada isolé dans son petit coin est passée date : annexons le Canada aux États-Unis
    Les partisans de la marginalisation de la francité et du Québec à l'intérieur du Canada devraient aller au bout de leur logique et sortir le Canada de son isolement du monde et de son sectarisme nationaliste et oeuvrer au rattachement du petit Canada (seulement 34 millions d'habitants, c'est une très petite nation) aux États-Unis d'Amérique, comme ça ils feraient partie du G1 et complètement winners et anglo-saxons, de toute façon personne n'écoute les platitudes de la CBC. Vive le modernisme. Vive la fin du Canada nation rétrograde.

  • lise jacques
    Abonnée
    dimanche 8 février 2009 13h56
    @ monsieur Paradis
    Bravo pour votre audace! Ce que vous dites concernant le clan est vrai et très inquiétant mais on ne parle jamais de ces sujets ni dans les journaux, ni à la radio et encore moins à la télé. Il faut vraiment prendre nos sources d'informations sur le net et faire le tri du vrai du faux car les medias ne traiteront jamais de ces sujets, leurs patrons les boycottent...on préfère étourdir la masse avec des niaiseries...Un jour le monde va se réveiller...quand? Espérons qu'il ne sera pas trop tard...

  • Morot-Sir Marie-Hélène
    Inscrite
    lundi 9 février 2009 00h52
    Merci Monsieur Paradis
    Tout ce que vous dites est la stricte vérité, peu de personnes s'en doutent en effet c'est tellement effrayant que cela reste facilement cachée puisque c'est tellement plus facile de ne pas croire ces horreurs et ce d'autant plus que ceux qui avancent ce genre de chose on se moque facilement disant qu'elles croient à un quelconque complot, bien évidemment de leur côté les médias ne se risquent pas à en parler.. mais tout est bien comme vous le dites, tout est très bien programmé les guerres, la consommation du bas peuple etc.. la manipulation des esprits afin que personne ne puisse comprendre ce qui se passe et même et y compris le choix de nos dirigeants mis en place par ces personnes qui veulent diriger le monde .. alors même qu'on continue à nous faire croire que nous sommes influents avec notre petit bulletin de vote !.. Y aura-t-il assez de personnes qui ouvriront les yeux et serons-nous assez nombreux pour renverser le sens dans lequel on veut entraîner notre monde ?.. marie-hélène morot-sir

  • Morot-Sir Marie-Hélène
    Inscrite
    lundi 9 février 2009 01h07
    Pourquoi les Français dans leur ensemble n'ont pas réagi
    à cette déclaration de sarkozy dont nous avons honte nous les Français de France? mais tout simplement parce que nulle part dans les grands médias nous en avons entendu parler ! .. cela est passé paraît-il sur une radio et encore pas à une heure de grande écoute .. De cette façon comment réagir à quelque chose que nous ignorons ? Depuis que vos pères ont traversé l'Atlantique pour venir fonder votre pays, nos liens sont restés très forts et ce n'est pas cet hôte éphèmère de l'Elysée qui y pourra changer quoique ce soit ! marie-hélène morot-sir

  • CLAUDE BOUYSSOU
    Inscrit
    lundi 9 février 2009 03h13
    Réinventer la relation Québec - France
    Je suis français d'origine, devenu Canadien en 1976, et surtout Québécois (j'ai participé avec bonheur aux élections de novembre 76), et j'ai terminé mes études à l'U. de Montréal.
    J'ai travaillé ensuite en Afrique, en gardant toujours un regard reconnaissant sur le Québec.
    Les belles années que j'y ai passé, de 68 à 78, m'ont fait vivre une expérience extraordinaire, le bouillonnement des idées et la créativité dans tous les domaines, de l'art à la politique à l'économie,ont changé de façon radicale, en l'améliorant, tout le contexte social. Et cela n'aurait pas été possible sans l'élan souverainiste, et la force des idées véhiculées par des personalités d'exception, de la révolution tranquille au Parti Québécois, mais aussi par tout un peuple.Le Québecois de 1978, quand je suis parti, n'était pas du tout le même que celui de 1968, et a continué par la suite à évoluer (voir Bombardier, pour moi un symbole.
    Mais je ne pense pas que Sarkozy, ni la majorité des français, puisse comprendre cette évolution, et sa signification pour les Québecois. Il y a peut-être un déficit de communication, mais il faut tenir compte de la mise en oeuvre de l'Europe, qui focalise l'attention des français.
    Je voudrais pouvoir expliquer tout cela aux européens en général, et pas seulement aux français. J'espère que d'autres pourront le faire, et qu'on puisse se comprendre et s'apprécier des deux cotés de l'océan.

  • Till Burckhardt
    Inscrit
    vendredi 13 février 2009 19h36
    Un Sarkozy québécois serait ...anglophone
    Il est possible que Nicolas Sarkozy ne connaisse pas très bien la réalité canadienne. Néanmoins, pour mieux comprendre ses propos, les promoteurs du projet souverainistes devraient se demander qu'est-ce que serait un Sarkozy québécois, compte-tenu de ses origines hongroises, grecques et juives. La réponse probable est: il serait anglophone.

    Le mouvement nationaliste québécois moderne s'est développé - entre autre - en réaction à l'intégration des immigrés d'origine européenne dans la société anglophone. Au cours de quarante ans, le mouvement souverainiste n'a jamais sérieusement tenté d'entamer un dialogue sérieux visant à intégrer ces communautés.

    Les attaques lancées par Nicolas Sarkozy s'adressent probablement moins à l'idée de souverainenté quant à la posture ethnique et identitaire que le mouvement nationaliste n'a jamais définitivement abandonné.

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