Attaque armée contre des policiers grecs - Le groupe terroriste Lutte révolutionnaire revendique le mitraillage
6 janvier 2009
Europe
Athènes — Un policier grec a été grièvement blessé hier dans une attaque armée à Athènes, marquant la réapparition du principal groupe terroriste grec, Lutte révolutionnaire (EA), un mois après une bavure policière qui a soulevé la jeunesse du pays.
Hier à l'aube, des inconnus ont tiré à la kalachnikov et avec un pistolet mitrailleur MP5 contre trois policiers gardant le ministère de la Culture à Exarchia, le quartier étudiant et contestataire du centre d'Athènes.
L'un des trois policiers, Diamantis Mantzounis, 21 ans, a été grièvement blessé. Son état de santé a été qualifié de grave par la direction de l'hôpital, mais selon la police, ses jours ne sont pas en danger.
L'attaque a été revendiquée auprès d'une télévision grecque au nom du groupe terroristel Lutte Révolutionnaire (EA). La police examinait dans la soirée l'authenticité de cette revendication, faite par un inconnu dans un appel téléphonique à la chaîne privée Méga, pendant le principal bulletin d'informations, a précisé la même source.
La police grecque avait désigné plus tôt dans la journée la piste de Lutte Révolutionnaire en indiquant qu'une des armes utilisées dans le mitraillage des policiers avait déjà servi dans une attaque revendiquée par ce groupe en avril 2007 contre un poste de police du quartier athénien de Néa Ionia.
Apparu en 2003, ce groupe a signé huit attentats à Athènes, dont en janvier 2007 une attaque à la roquette contre l'ambassade desÉtats-Unis, qui n'a fait que des dégâts matériels. Selon une source policière, le MP5 utilisé à Néa Ionia et contre les policiers à Exarchia avait été volé en avril dernier à un policier en faction devant le domicile d'un haut magistrat dans la banlieue sud d'Athènes.
La police retient aussi désormais la piste de Lutte révolutionnaire pour le mitraillage le 23 décembre d'un fourgon des forces antiémeutes dans un autre quartier d'Athènes..
Le premier ministre conservateur Costas Caramanlis a exprimé son «indignation pour cette attaque meurtrière», qui «nuit à la démocratie et à l'ensemble de la société». L'attaque «a pour cible la stabilité démocratique du pays», s'est aussi ému le chef de l'État, Carolos Papoulias.
Le mitraillage des policiers à Exarchia intervient alors que la gauche et la jeunesse grecque sont en ébullition depuis la mort d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans. Cette bavure, alors que la police grecque est régulièrement accusée d'abus de pouvoir et de recours à la force par les ONG grecques et internationales, a déclenché mi-décembre une flambée de violences urbaines sans précédent dans le pays.
Hier à l'aube, des inconnus ont tiré à la kalachnikov et avec un pistolet mitrailleur MP5 contre trois policiers gardant le ministère de la Culture à Exarchia, le quartier étudiant et contestataire du centre d'Athènes.
L'un des trois policiers, Diamantis Mantzounis, 21 ans, a été grièvement blessé. Son état de santé a été qualifié de grave par la direction de l'hôpital, mais selon la police, ses jours ne sont pas en danger.
L'attaque a été revendiquée auprès d'une télévision grecque au nom du groupe terroristel Lutte Révolutionnaire (EA). La police examinait dans la soirée l'authenticité de cette revendication, faite par un inconnu dans un appel téléphonique à la chaîne privée Méga, pendant le principal bulletin d'informations, a précisé la même source.
La police grecque avait désigné plus tôt dans la journée la piste de Lutte Révolutionnaire en indiquant qu'une des armes utilisées dans le mitraillage des policiers avait déjà servi dans une attaque revendiquée par ce groupe en avril 2007 contre un poste de police du quartier athénien de Néa Ionia.
Apparu en 2003, ce groupe a signé huit attentats à Athènes, dont en janvier 2007 une attaque à la roquette contre l'ambassade desÉtats-Unis, qui n'a fait que des dégâts matériels. Selon une source policière, le MP5 utilisé à Néa Ionia et contre les policiers à Exarchia avait été volé en avril dernier à un policier en faction devant le domicile d'un haut magistrat dans la banlieue sud d'Athènes.
La police retient aussi désormais la piste de Lutte révolutionnaire pour le mitraillage le 23 décembre d'un fourgon des forces antiémeutes dans un autre quartier d'Athènes..
Le premier ministre conservateur Costas Caramanlis a exprimé son «indignation pour cette attaque meurtrière», qui «nuit à la démocratie et à l'ensemble de la société». L'attaque «a pour cible la stabilité démocratique du pays», s'est aussi ému le chef de l'État, Carolos Papoulias.
Le mitraillage des policiers à Exarchia intervient alors que la gauche et la jeunesse grecque sont en ébullition depuis la mort d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans. Cette bavure, alors que la police grecque est régulièrement accusée d'abus de pouvoir et de recours à la force par les ONG grecques et internationales, a déclenché mi-décembre une flambée de violences urbaines sans précédent dans le pays.
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