Deux lieutenants d'Oussama ben Laden seront bientôt jugés en France
Paris — Un Koweïtien considéré comme le «cerveau» des attentats du 11 septembre 2001 sera jugé en son absence à partir de lundi à Paris pour son implication présumée dans une attaque au camion piégé contre une synagogue de Djerba.
Arrêté en mars 2003 au Pakistan et détenu dans le camp américain de la base cubaine de Guantanamo, Khalid Cheikh Mohammed, 44 ans, visé par un mandat d'arrêt français, est présenté comme un proche collaborateur d'Oussama ben Laden.
Un autre haut dirigeant présumé d'al-Qaïda, Christian Ganczarski, un Allemand de 42 ans converti à l'islam et lieutenant supposé d'Oussama ben Laden comparaîtra aussi devant la cour d'assises spéciale.
Le procès, qui doit durer cinq semaines, porte sur l'attentat-suicide au camion piégé contre une synagogue de Djerba, en Tunisie, qui avait fait 21 morts le 11 avril 2002.
Khalid Cheikh Mohammed et Christian Ganczarski sont accusés d'avoir été les instigateurs et organisateurs de l'attentat, revendiqué par Al Qaïda. Deux Français et de nombreux Allemands figuraient au nombre des victimes.
Walid Naouar, Tunisien de 28 ans et frère du kamikaze de Djerba, Nizar Naouar, mort dans l'explosion, est le troisième accusé de ce procès où les prévenus sont jugés pour «complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste». Il lui est reproché une complicité car il a acheté un téléphone satellite et l'a fait porter à son frère en Tunisie, ainsi qu'un modem et de faux papiers.
Il résidait à Vénissieux (Rhône), près du reste de sa famille. Mis en examen et détenu 14 mois, son oncle a bénéficié d'un non-lieu en fin d'enquête. Plusieurs autres membres de la famille ont été interrogés mais blanchis.
Les trois accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Walid Naouar va plaider l'acquittement, car il nie avoir été informé du projet de son frère et déclare n'avoir rien à voir avec l'attentat. À l'instruction, Christian Ganczarski a aussi nié toute implication.
«Martyr»
Selon plusieurs témoins, Khalid Cheikh Mohammed aurait été chargé des «opérations extérieures» d'al-Qaïda et de leur financement. Il n'a jamais été interrogé sur l'affaire de Djerba et a peu de chances d'apparaître jamais en France.
Il a en effet plaidé coupable début décembre avec quatre co-accusés à un autre procès, celui des attentats du 11 septembre 2001 de New York et Washington, qui avaient fait 2973 morts lorsque des avions détournés par des kamikazes avaient frappé plusieurs objectifs.
Dans cette audience qui se tient à Guantanamo depuis un mois, il assume le rôle d'instigateur et a dit souhaiter la peine de mort pour finir en «martyr». Son sort devrait être tranché en début d'année.
À Paris, où aucun avocat ne devrait le représenter, il lui est reproché d'avoir financé l'action de Djerba en remettant 19.326 euros au kamikaze, qu'il aurait guidé. L'enquête a montré que, quelques heures avant l'attentat, ce dernier a appelé de son téléphone satellite, retrouvé chez lui, un numéro au Pakistan attribué à Khalid Cheikh Mohammed et un numéro en Allemagne attribué à Christian Ganczarski.
La conversation avec Ganczarski au cours de laquelle le kamikaze demande une bénédiction en arabe («douhaa»), l'Allemand répondant «Que Dieu te récompense», a été enregistrée par la police allemande qui surveillait son ressortissant.
Fait inexpliqué, la police allemande l'a arrêté et interrogé une quinzaine de fois en 2002, mais sans le poursuivre, avant de finalement permettre son arrestation par la France en signalant ses déplacements et son arrivée à Roissy.
L'enquête a par ailleurs démontré que le kamikaze de Djerba, qui avait séjourné en Afghanistan, était en relation téléphonique depuis longtemps avec Khalid Cheikh Mohammed, qui est la dernière personne qu'il a appelée avant l'explosion de la synagogue.
Arrêté en mars 2003 au Pakistan et détenu dans le camp américain de la base cubaine de Guantanamo, Khalid Cheikh Mohammed, 44 ans, visé par un mandat d'arrêt français, est présenté comme un proche collaborateur d'Oussama ben Laden.
Un autre haut dirigeant présumé d'al-Qaïda, Christian Ganczarski, un Allemand de 42 ans converti à l'islam et lieutenant supposé d'Oussama ben Laden comparaîtra aussi devant la cour d'assises spéciale.
Le procès, qui doit durer cinq semaines, porte sur l'attentat-suicide au camion piégé contre une synagogue de Djerba, en Tunisie, qui avait fait 21 morts le 11 avril 2002.
Khalid Cheikh Mohammed et Christian Ganczarski sont accusés d'avoir été les instigateurs et organisateurs de l'attentat, revendiqué par Al Qaïda. Deux Français et de nombreux Allemands figuraient au nombre des victimes.
Walid Naouar, Tunisien de 28 ans et frère du kamikaze de Djerba, Nizar Naouar, mort dans l'explosion, est le troisième accusé de ce procès où les prévenus sont jugés pour «complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste». Il lui est reproché une complicité car il a acheté un téléphone satellite et l'a fait porter à son frère en Tunisie, ainsi qu'un modem et de faux papiers.
Il résidait à Vénissieux (Rhône), près du reste de sa famille. Mis en examen et détenu 14 mois, son oncle a bénéficié d'un non-lieu en fin d'enquête. Plusieurs autres membres de la famille ont été interrogés mais blanchis.
Les trois accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Walid Naouar va plaider l'acquittement, car il nie avoir été informé du projet de son frère et déclare n'avoir rien à voir avec l'attentat. À l'instruction, Christian Ganczarski a aussi nié toute implication.
«Martyr»
Selon plusieurs témoins, Khalid Cheikh Mohammed aurait été chargé des «opérations extérieures» d'al-Qaïda et de leur financement. Il n'a jamais été interrogé sur l'affaire de Djerba et a peu de chances d'apparaître jamais en France.
Il a en effet plaidé coupable début décembre avec quatre co-accusés à un autre procès, celui des attentats du 11 septembre 2001 de New York et Washington, qui avaient fait 2973 morts lorsque des avions détournés par des kamikazes avaient frappé plusieurs objectifs.
Dans cette audience qui se tient à Guantanamo depuis un mois, il assume le rôle d'instigateur et a dit souhaiter la peine de mort pour finir en «martyr». Son sort devrait être tranché en début d'année.
À Paris, où aucun avocat ne devrait le représenter, il lui est reproché d'avoir financé l'action de Djerba en remettant 19.326 euros au kamikaze, qu'il aurait guidé. L'enquête a montré que, quelques heures avant l'attentat, ce dernier a appelé de son téléphone satellite, retrouvé chez lui, un numéro au Pakistan attribué à Khalid Cheikh Mohammed et un numéro en Allemagne attribué à Christian Ganczarski.
La conversation avec Ganczarski au cours de laquelle le kamikaze demande une bénédiction en arabe («douhaa»), l'Allemand répondant «Que Dieu te récompense», a été enregistrée par la police allemande qui surveillait son ressortissant.
Fait inexpliqué, la police allemande l'a arrêté et interrogé une quinzaine de fois en 2002, mais sans le poursuivre, avant de finalement permettre son arrestation par la France en signalant ses déplacements et son arrivée à Roissy.
L'enquête a par ailleurs démontré que le kamikaze de Djerba, qui avait séjourné en Afghanistan, était en relation téléphonique depuis longtemps avec Khalid Cheikh Mohammed, qui est la dernière personne qu'il a appelée avant l'explosion de la synagogue.
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