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Belgique - Le roi jette son dévolu sur Van Rompuy

29 décembre 2008  Europe
Bruxelles — Le roi des Belges Albert II a chargé hier le chrétien-démocrate flamand (CDV) Herman Van Rompuy, actuel président de la chambre des députés, de former un nouveau gouvernement après la démission d'Yves Leterme il y a dix jours, a annoncé le Palais dans un communiqué.

«Le roi a chargé M. Van Rompuy de former un gouvernement. Celui-ci a accepté cette mission», a indiqué le Palais à l'issue d'un entretien de plus d'une heure entre Albert II et l'actuel président de la Chambre.

Depuis 48 heures, l'ensemble des partis de la coalition gouvernementale soutenaient la nomination d'Herman Van Rompuy, 61 ans et réputé plutôt modéré, mais cet homme discret refusait jusqu'ici d'accepter le poste.

Sa nomination fait suite à une mission d'une semaine confiée par le roi au chrétien-démocrate Wilfried Martens, qui avait rendu son rapport définitif à Albert II dans l'après-midi. Contrairement à l'habitude en politique belge, la formation du gouvernement devrait être plutôt rapide.

En effet, les cinq partis de la coalition (chrétiens-démocrates flamands et francophones, libéraux flamands et francophones et socialistes francophones) s'étaient mis d'accord vendredi pour reconduire le même gouvernement, en remplaçant juste le premier ministre et le ministre de la Justice Jo Vandeurzen, qui ont démissionné le 19 décembre, par deux personnalités du même parti, le CDV. Ne reste donc plus en principe qu'à pourvoir le poste de ministre de la Justice.

Yves Leterme a démissionné le 19 décembre, plongeant à nouveau la Belgique dans la crise, après avoir été accusé de pressions sur la justice pour qu'elle valide son plan de sauvetage de la banque Fortis.

Malgré l'annonce de la nomination d'un premier ministre, ces derniers jours ont à nouveau mis en lumière les tensions dans le pays. Ils sont plus que jamais divisés sur des lignes communautaires, les formations représentant les néerlandophones de Flandre et les francophones de Bruxelles et de Wallonie s'opposant depuis un an et demi sur une réforme des institutions belges qui engage elle-même l'avenir du pays.

Opposition aggravée par la perspective des échéances électorales de juin 2009 (européennes et régionales) qui poussent libéraux, socialistes et chrétiens-démocrates des deux communautés aux manoeuvres et à la surenchère.
 
 
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