Art volé aux Juifs: Berlin appelle les musées à la transparence
12 décembre 2008
Europe
Berlin — Le ministre de la Culture, Bernd Neumann, a appelé hier les musées allemands à «faire enfin toute la lumière» sur la provenance de leurs oeuvres, lors d'un colloque à Berlin sur la spoliation des Juifs à l'époque nazie.
«Aucun musée ne peut avoir bonne conscience en ayant dans ses collections des tableaux dont l'origine est inconnue. Cela vaut aussi bien pour les collections publiques que les privées», a déclaré M. Neumann.
L'État allemand finance à hauteur d'un million d'euros par année la recherche de bien spoliés aux Juifs pendant le régime nazi, a rappelé le ministre.
Ce colloque organisé à l'occasion des dix ans de la conférence de Washington sur la confiscation de biens culturels juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, réunit pendant deux jours plus de 300 scientifiques, juristes et représentants d'organisations juives à Berlin qui débattent de l'état actuel de la recherche et la restitution d'oeuvres spoliées.
«Les musées allemands n'ont pas encore surmonté leur histoire du IIIe Reich» et il est temps «qu'ils prennent leurs responsabilités sérieusement», a déclaré hier sur les ondes d'une radio publique Georg Heuberger, le représentant de la Jewish Claims Conference, fédération d'organisations juives qui défend les victimes du national-socialisme et leurs ayant droit.
La veille, des représentants de la succession Max Stern ont expliqué lors d'une conférence de presse à Berlin qu'un grand nombre des 400 oeuvres ayant appartenu au marchand d'art juif allemand se trouvait aujourd'hui encore en la possession de musées, d'entreprises et de collectionneurs privés allemands.
Les universités Concordia et McGill de Montréal, ainsi que l'Université hébraïque de Jérusalem, héritières de Max Stern, ont récupéré cette semaine deux toiles, Jeune fille sabine de Franz Xaver Winterhalter et Fuite en Égypte de Jan Wellens de Cock, confisquées par les nazis en 1937.
«Aucun musée ne peut avoir bonne conscience en ayant dans ses collections des tableaux dont l'origine est inconnue. Cela vaut aussi bien pour les collections publiques que les privées», a déclaré M. Neumann.
L'État allemand finance à hauteur d'un million d'euros par année la recherche de bien spoliés aux Juifs pendant le régime nazi, a rappelé le ministre.
Ce colloque organisé à l'occasion des dix ans de la conférence de Washington sur la confiscation de biens culturels juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, réunit pendant deux jours plus de 300 scientifiques, juristes et représentants d'organisations juives à Berlin qui débattent de l'état actuel de la recherche et la restitution d'oeuvres spoliées.
«Les musées allemands n'ont pas encore surmonté leur histoire du IIIe Reich» et il est temps «qu'ils prennent leurs responsabilités sérieusement», a déclaré hier sur les ondes d'une radio publique Georg Heuberger, le représentant de la Jewish Claims Conference, fédération d'organisations juives qui défend les victimes du national-socialisme et leurs ayant droit.
La veille, des représentants de la succession Max Stern ont expliqué lors d'une conférence de presse à Berlin qu'un grand nombre des 400 oeuvres ayant appartenu au marchand d'art juif allemand se trouvait aujourd'hui encore en la possession de musées, d'entreprises et de collectionneurs privés allemands.
Les universités Concordia et McGill de Montréal, ainsi que l'Université hébraïque de Jérusalem, héritières de Max Stern, ont récupéré cette semaine deux toiles, Jeune fille sabine de Franz Xaver Winterhalter et Fuite en Égypte de Jan Wellens de Cock, confisquées par les nazis en 1937.
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