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Le maître du monde

Christian Rioux   21 novembre 2008  Europe
La semaine dernière, Nicolas Sarkozy a pris le chemin de Washington pour participer au G20. Le président français n'y allait pas seulement pour faire entendre la voix de la France ni même celle de l'Union européenne, dont il est actuellement le président. Il n'y allait pas pour revendiquer quelques réformes bien ciblées à la suite de la crise financière qui a ébranlé la planète. Il y allait pour «refonder le capitalisme». Tel est en effet le message qu'il s'était évertué à scander haut et fort dans le véritable tourbillon diplomatique qui avait précédé cette rencontre.
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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 02h04
    Un manque flagrant de sujets
    « M. Rioux donne l'impression d'avoir manqué de bons sujets.


    Sarkozy, le maître du monde, pourrait-il se faire élire à vie à la Présidence?
    Comme Le Monde a déjà titré: «Chávez président à vie»

    « Sarkozy président à vie »
    C'est presque plus terrible que
    « Le maître du monde »


    Uribe en Colombie s'est fait réélire illégalement (la constitution colombienne ne permet qu'un seul mandat), il voudrait se présenter pour un troisième mandat.
    Le Monde a-t-il titré: « Uribe veut la Présidence à vie » ?

    Aujourd'hui on titre:
    « Pérou: le président Garcia aimerait être président une troisième fois »
    Pourquoi ne titre-t-on pas: « Alan Garcia veut la Présidence à vie » ?

    Avec la force médiatique que Sarkozy possède, avec des amis forts en médias comme la famille Desmarais, pourrait-on envisager un jour un titre comme:

    « Sarkozy veut la Présidence à vie » ?


    Quand on est confronté à un vide d'actualité (sic), il faut bien être imaginatif.

    M. Rioux aurait pu nous entretenir de l'impact que le numéro deux d'Al-Qaeda, Ayman Zawahiri a sur le vieux continent (un autre numéro deux, ils en ont supposément tué au moins trois numéro deux d'Al Qaeda).
    Bien oui, chez nous, en Amérique, ce n'est pas Sarko qui fait les gros titres, c'est le retour en force du terrorisme.

    Avec l'aide médiatique, on peaufine la transition en douceur que l'équipe Bush-Cheney prépare chez nos amis du Sud:
    « Al-Qaïda : Un message contre Barack Obama »

    « Le No 2 d'Al-Qaeda traite Obama d'«esclave noir» »

    « Obama est le pire cauchemar de ben Laden »


    Un retour en force dans les médias du terrorisme et du méchant:
    «Le réseau d'Al-Qaeda en Irak «sérieusement réduit» »

    « Nucléaire: les États-Unis accusent l'Iran de ne pas coopérer »

    «Risque de frappes nucléaires à l'horizon 2025 »

    Mais que va-t-on faire sans Bush!
    Heureusement qu'on a Sarkozy, parce qu'on voit bien que Obama est déjà dépassé par la méchanceté qui nous entoure.


    « Sarkozy le caméléon »
    Ça ferait un beau titre aussi.
    Ce serait même plus fondé que l'article de M. Taillefer, avant-hier, qui disait « Obama le caméléon »
    M. Taillefer qui «faisait dire» à Howard Zinn que Obama était caméléon.
    J'ai eu beau chercher, je n'ai pas vu où et quand Howard Zinn a traité Obama de caméléon!
    Et, de toute évidence, M. Taillefer n'a pas assisté à la conférence de M. Zinn.
    Mais quel titre: « Obama le caméléon »
    C'était aussi vide comme article (un article salissant par contre) mais le titre frappait l'imaginaire.

    « Le Maître du Monde »
    Est-ce que ce titre nous frappe l'imaginaire?

    En tout cas, il colle peut-être mieux aux aspirations profondes de ce Néo Napoléon qu'est Sarkozy.
    Au moins, on peut se baser sur des gestes qu'il pose, tandis que pour Obama, on présume des gestes qu'il ne posera pas.

    Ah! Je te dis!
    En France on dit: «J'te dis pas!»
    Avec un peu d'imagination, M. Rioux aurait pu nous pondre un article plus imaginatif.
    Même si les points que je soulève ne sont pas plus sérieux, ils ont au moins l'avantage d'être drôles!

    Forcez-vous un brin M. Rioux!


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 04h37
    Il y a une différence entre observations et critiques.
    « Je me demande ce que nos concitoyens si un journaliste étranger se mettait à critiquer les initiatives et les prises de position de nos leaders politiques. M. Rioux se permet de critiquer le président de la France qui, selon lui, "tire dans toutes les directions". Mais surtout, notre chroniqueur se permet de dire que le Président Sarkosy aurait fait un coup aux Québécois, parce qu'il n'a pas pris position en faveur de la souveraineté.
    D'où vient donc à M. Rioux cette prétention de parler au nom "des Québécois" alors qu'il devrait savoir, comme M. Sarkosy le sait, que guerre plus de 30% des Québécois prône la souveraineté, et que les chefs de file de ce mouvement n'en parlent plus. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 07h58
    Et voilà, c'est reparti!
    « « Sarkosy a fait un coup aux Québécois »

    Je l'avais négligée celle-là!
    J'ai bien l'impression que M. Paquet, piqué au vif par « un coup au Québécois », vient de donner le ton aux commentaires.

    C'est vrai que notre vie a complètement changé depuis que Sarkosy nous a dit de rester dans le Canada.
    On sent comme une obligation morale envers le «maître du monde» («ironie»: cherchez dans le dictionnaire, s'il vous plaît).

    Pour aider un peu M. Paquet, je dirais que oui, c'est vrai, même si 30% des Québécois seulement affirment leur pays, et qu'aucun «vrai» chef (ceux qui seront au «débat (sic)») ne parle d'indépendance, il faut se demander de quoi M. Sarkosy se mêlait lorsqu'il fit son apparition éclair pour son petit discours pompeux et percutant lors de son passage pendant les festivités de ce 400e anniversaire du Canada... euh! je veux dire de la ville de Québec?!

    Mais de quoi se mêlait-il?
    Simplement de SES affaires. Voilà!
    On est le maître du monde ou on ne l'est pas. Voilà tout!

    C'est toujours bon de se faire dire quoi faire par un maître... même du monde!


    Vive Sarko, le visionnaire, l'impétueux, le cowboy raffiné, le sage et le courageux.
    Vive Sarko, ses qualités nous font pâlir de complexes.
    C'est bien connu que les Québécois sont complexés, lisez Denise demain, elle va probablement nous en décrire un autre (complexe).

    Oui, les Québécois sont le contraire de Sarkozy, en plus d'être terriblement complexés, fermés, xénophobes, ils ne s'occupent pas des affaires des autres.
    D'ailleurs, ils peinent à s'occuper de leurs propres affaires!

    Et hop!
    C'est parti!
    Heureusement, l'article est verrouillé, les dégâts seront limités.


    Bonne chicane (à dire sur le ton du célèbre "Bonne semaine!")


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 09h15
    S'il avait dit le contraire
    « Sarkozy, dans un élan d'apparence spontanée, a plaidé en faveur du fédéralisme canadien, c'est-à-dire contre la souveraineté politique du Québec. Imaginons un moment que dans un élan d'apparence aussi spontanée, il ait pris position pour la sécession du Québec de la Confédération canadienne. Le tort fait à la cause que haït tant monsieur Paquer n'en aurait été que plus grand. Les médias canadiens francos comme anglos auraient crié que les Québécois n'avaient pas assez de colonne pour faire la souveraineté pour et par eux-mêmes.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 10h30
    je crois plutot que monsieur Rioux a raison
    « De ce bout-ci de la lorgnette, je trouve Sarko tellement stupide que je me dis qu'il doit y avoir quelque chose que je n'ai pas compris. Alors, il m'est très utile d'avoir un correspondant sur place qui puisse répondre à mes questions sur l'état mental d'icelui (j'ai vérifié, ce mot n'est pas dans le dictionnaire mais je le trouvais beau) de ceux qui l'ont placé là et de ceux qui ont voté pour lui. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 11h39
    Un mot à M. Roland Berger.
    « Cher Monsieur,
    Les chefs d'État étrangers, les chroniqueurs, les journalistes de pays étrangers n'ont pas à dire ce qu'ils souhaitent pour nous. S'ils désirent s'exprimer à notre sujet, ils ont l'obligation de respecter ce qui fait que nous sommes en démocratie. La volonté de la majorité. Et le respect de ceux que la majorité des citoyens a choisi pour les gouverner. Tout le reste est non nécessaire et souvent impoli.

    Tant que la majorité des citoyens du Québec, ou du Canada, continuera d'élire ses représentants démocratiquement, les étrangers n'auront rien à dire sur les priorités et les orientations que les citoyens auront choisies. »

  • Serge Bouchard
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 21h55
    Le maître du monde
    « J'aime bien vos articles, vous êtes sur place pour nous offrir un point de vue sur la politique française et vous le faites, à mon avis, très bien. Ce que je comprends de celui-ci et de quelques autres, c'est que M. Sarkozy se sert de la politique extérieure à des fins intérieures. »

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