Sommet de la Francophonie - Sarkozy conscrit son premier ministre
Fillon remplacera le président français au sommet de Québec, samedi et dimanche
Photo : Agence France-Presse
Nicolas Sarkozy a finalement choisi de se faire remplacer à Québec par son premier ministre, François Fillon.
Paris-Québec — Puisque les contretemps s'accumulaient dans la visite de Nicolas Sarkozy au XIIe sommet de la Francophonie, qui s'ouvre à Québec demain, le premier ministre français, François Fillon, remplacera au pied levé le président samedi après-midi et dimanche.
Nicolas Sarkozy doit arriver à Québec demain matin. Il inaugurera le sommet qui réunit les représentants des pays membres de la Francophonie, après avoir présidé le sommet Canada-Union européenne et prononcé une allocution à l'Assemblée nationale. Mais dès le lendemain, c'est son premier ministre qui le remplacera alors que le président s'envolera pour Camp David, où il doit rencontrer le président George W. Bush dans l'après-midi.
La nouvelle doit être annoncée ce matin à Paris. Y sera révélé aussi l'agenda précis du président Sarkozy, nous a-t-on indiqué. Un autre événement risque de ponctuer sa journée-marathon: comme convenu et annoncé depuis des mois, il devrait aussi inaugurer, vendredi après-midi, le Centre de la francophonie des Amériques dans le Vieux-Québec, cadeau de la France à l'occasion du 400e.
Quant à l'agenda du premier ministre Fillon, il n'y avait toujours pas de déplacement au Québec inscrit, hier. Mais Le Devoir a appris de source sûre qu'après avoir envisagé de désigner le ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, la France a finalement opté pour une représentation de «très haut niveau», a-t-on confié hier à Québec. L'absence du président français à un tel sommet est une première dans l'histoire de la Francophonie et en a déçu plusieurs, dans les pays membres. On ne concevait donc pas qu'un «simple ministre», et encore moins un secrétaire d'État, tel Alain Joyandet, chargé de la Coopération et de la Francophonie, remplace le président.
Le premier ministre Fillon devrait donc participer aux tables rondes de samedi sur l'environnement, la crise alimentaire et la situation économique. Hier, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a révélé qu'il avait formellement demandé à la Francophonie de traiter de la crise financière mondiale.
Selon le nouvel horaire, M. Fillon serait donc présent au débat sur l'état de la langue française dans le monde, qui se tiendra dimanche matin. C'est la première fois qu'un tel débat est formellement inscrit à l'ordre du jour d'un sommet. Le premier ministre devrait aussi clôturer le sommet en participant à la conférence de presse finale, à 14h dimanche. Le site Internet du premier ministre contient d'ailleurs un long article sur le sommet, alors que celui du président n'en souffle pratiquement pas mot.
François Fillon en sera à sa deuxième visite à Québec cette année. Il a participé aux célébrations du 400e de la ville de Québec le 3 juillet. Politicien proche de «l'ami du Québec» Philippe Séguin, M. Fillon avait évoqué le «Vive le Québec libre» du Général de Gaulle et avait parlé du «pays» du Québec.
En tout, 45 pays auraient confirmé leur présence au sommet de Québec, ce qui est davantage qu'au dernier sommet à Bucarest, en Roumanie, a-t-on souligné à l'Organisation internationale de la Francophonie.
Nicolas Sarkozy doit arriver à Québec demain matin. Il inaugurera le sommet qui réunit les représentants des pays membres de la Francophonie, après avoir présidé le sommet Canada-Union européenne et prononcé une allocution à l'Assemblée nationale. Mais dès le lendemain, c'est son premier ministre qui le remplacera alors que le président s'envolera pour Camp David, où il doit rencontrer le président George W. Bush dans l'après-midi.
La nouvelle doit être annoncée ce matin à Paris. Y sera révélé aussi l'agenda précis du président Sarkozy, nous a-t-on indiqué. Un autre événement risque de ponctuer sa journée-marathon: comme convenu et annoncé depuis des mois, il devrait aussi inaugurer, vendredi après-midi, le Centre de la francophonie des Amériques dans le Vieux-Québec, cadeau de la France à l'occasion du 400e.
Quant à l'agenda du premier ministre Fillon, il n'y avait toujours pas de déplacement au Québec inscrit, hier. Mais Le Devoir a appris de source sûre qu'après avoir envisagé de désigner le ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, la France a finalement opté pour une représentation de «très haut niveau», a-t-on confié hier à Québec. L'absence du président français à un tel sommet est une première dans l'histoire de la Francophonie et en a déçu plusieurs, dans les pays membres. On ne concevait donc pas qu'un «simple ministre», et encore moins un secrétaire d'État, tel Alain Joyandet, chargé de la Coopération et de la Francophonie, remplace le président.
Le premier ministre Fillon devrait donc participer aux tables rondes de samedi sur l'environnement, la crise alimentaire et la situation économique. Hier, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a révélé qu'il avait formellement demandé à la Francophonie de traiter de la crise financière mondiale.
Selon le nouvel horaire, M. Fillon serait donc présent au débat sur l'état de la langue française dans le monde, qui se tiendra dimanche matin. C'est la première fois qu'un tel débat est formellement inscrit à l'ordre du jour d'un sommet. Le premier ministre devrait aussi clôturer le sommet en participant à la conférence de presse finale, à 14h dimanche. Le site Internet du premier ministre contient d'ailleurs un long article sur le sommet, alors que celui du président n'en souffle pratiquement pas mot.
François Fillon en sera à sa deuxième visite à Québec cette année. Il a participé aux célébrations du 400e de la ville de Québec le 3 juillet. Politicien proche de «l'ami du Québec» Philippe Séguin, M. Fillon avait évoqué le «Vive le Québec libre» du Général de Gaulle et avait parlé du «pays» du Québec.
En tout, 45 pays auraient confirmé leur présence au sommet de Québec, ce qui est davantage qu'au dernier sommet à Bucarest, en Roumanie, a-t-on souligné à l'Organisation internationale de la Francophonie.
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