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Sommet de la Francophonie - Sarkozy conscrit son premier ministre

Fillon remplacera le président français au sommet de Québec, samedi et dimanche

Christian Rioux , Antoine Robitaille   16 octobre 2008  Europe
Nicolas Sarkozy a finalement choisi de se faire remplacer à Québec par son premier ministre, François Fillon.
Photo : Agence France-Presse
Nicolas Sarkozy a finalement choisi de se faire remplacer à Québec par son premier ministre, François Fillon.
Paris-Québec — Puisque les contretemps s'accumulaient dans la visite de Nicolas Sarkozy au XIIe sommet de la Francophonie, qui s'ouvre à Québec demain, le premier ministre français, François Fillon, remplacera au pied levé le président samedi après-midi et dimanche.

Nicolas Sarkozy doit arriver à Québec demain matin. Il inaugurera le sommet qui réunit les représentants des pays membres de la Francophonie, après avoir présidé le sommet Canada-Union européenne et prononcé une allocution à l'Assemblée nationale. Mais dès le lendemain, c'est son premier ministre qui le remplacera alors que le président s'envolera pour Camp David, où il doit rencontrer le président George W. Bush dans l'après-midi.

La nouvelle doit être annoncée ce matin à Paris. Y sera révélé aussi l'agenda précis du président Sarkozy, nous a-t-on indiqué. Un autre événement risque de ponctuer sa journée-marathon: comme convenu et annoncé depuis des mois, il devrait aussi inaugurer, vendredi après-midi, le Centre de la francophonie des Amériques dans le Vieux-Québec, cadeau de la France à l'occasion du 400e.

Quant à l'agenda du premier ministre Fillon, il n'y avait toujours pas de déplacement au Québec inscrit, hier. Mais Le Devoir a appris de source sûre qu'après avoir envisagé de désigner le ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, la France a finalement opté pour une représentation de «très haut niveau», a-t-on confié hier à Québec. L'absence du président français à un tel sommet est une première dans l'histoire de la Francophonie et en a déçu plusieurs, dans les pays membres. On ne concevait donc pas qu'un «simple ministre», et encore moins un secrétaire d'État, tel Alain Joyandet, chargé de la Coopération et de la Francophonie, remplace le président.

Le premier ministre Fillon devrait donc participer aux tables rondes de samedi sur l'environnement, la crise alimentaire et la situation économique. Hier, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a révélé qu'il avait formellement demandé à la Francophonie de traiter de la crise financière mondiale.

Selon le nouvel horaire, M. Fillon serait donc présent au débat sur l'état de la langue française dans le monde, qui se tiendra dimanche matin. C'est la première fois qu'un tel débat est formellement inscrit à l'ordre du jour d'un sommet. Le premier ministre devrait aussi clôturer le sommet en participant à la conférence de presse finale, à 14h dimanche. Le site Internet du premier ministre contient d'ailleurs un long article sur le sommet, alors que celui du président n'en souffle pratiquement pas mot.

François Fillon en sera à sa deuxième visite à Québec cette année. Il a participé aux célébrations du 400e de la ville de Québec le 3 juillet. Politicien proche de «l'ami du Québec» Philippe Séguin, M. Fillon avait évoqué le «Vive le Québec libre» du Général de Gaulle et avait parlé du «pays» du Québec.

En tout, 45 pays auraient confirmé leur présence au sommet de Québec, ce qui est davantage qu'au dernier sommet à Bucarest, en Roumanie, a-t-on souligné à l'Organisation internationale de la Francophonie.
 
 
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  • Etienne Merven - Inscrit
    16 octobre 2008 08 h 07
    Et puis après?
    Que le président de la France soit présent ou pas, qu'est-ce que ça change?
    Depuis toujours, ces sommets sont une sinistre farce. On y voit des chefs d'État loger dans des 4 étoiles, bouffer du homard, boire des grands vins et se déplacer en limousine, alors que la vaste majorité de la population des pays qu'ils représentent crève de faim.
    Et le clou, ça a toujours été le dernier jour, lorsque les pays riches, comprendre la France et le Canada, annoncent des remises de dette, des petits cadeaux, des subventions, des aides techniques, etc. On voit alors des faces hilares et d'autres renfrognées (ceux qui repartent gros Jean comme devant, car ce n'était pas leur tour...).
    Or donc, à quoi sert vraiment ce Sommet de la francophonie?
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  • Yvon Montoya - Abonné
    16 octobre 2008 08 h 49
    Normal
    Quand on est occupé à des affaires plus urgentes. Il est payé pour ça. On va finir par donner le passeport canadien à Fillon pour bon et loyaux services. Bouteflika au sommet de la francophonie? pourquoi pas Kadhafi? On voit que peu importe si en Francophonie on est ou non démocrate. Bravo pour les valeurs.
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  • Pierre Samuel - Abonné
    16 octobre 2008 09 h 10
    Les priorités du p'tit Sarkozy!
    Pas de chance: dire que pendant des années les Parizeau, Landry et Beaudoin se sont "fendus en quatre" pour tenter d'amadouer les successeurs de De Gaulle! Tout ça pour aboutir au p'tit Sarkozy qui préfère aller faire ses adieux à George W.! Méchant appui à la francophonie et au Québec!
    Pas assez "glamour" pour le frontispice de Paris Match!!!
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    16 octobre 2008 10 h 56
    Nouveau leader de la francophonie internationale?
    Maintenant que la France semble se désintéresser de la francophonie, il est temps qu'elle soit remplacée comme leader de ce petit groupe de pays. Le Québec pourrait très bien remplacer l'ancienne puissance coloniale et prendre la tête du groupe car il est bien plus conscient de sa culture et de son identité que la France et il n'a pas de passé de colonisateur non plus et est en conséquence beaucoup plus sensible aux autres pays dit «francophones».
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  • Belanger Marc - Inscrit
    16 octobre 2008 19 h 17
    Actuellement, Sarko pense à autre chose...
    L'obsession actuelle de Sarkozy est la réussite (de préférence totale et indiscutable) de la présidence (française) du Conseil européen.
    Ne pas comprendre cela, c'est ne rien comprendre.

    Allez voir le blog du correspondant de Libération (journal pas vraiment pro-sarko) à Bruxelles et vous comprendrez ce qui retient l'attention de Sarkozy et ce qui le motive.
    Plus particulièrement les deux articles "Sarkozy, président permanent du conseil européen ?" : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/

    Ignorer ce qui se passe en Europe (Russie comprise) ne permet pas de comprendre les desseins personnels et politiques et les actions de Sarkozy.
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