Douze personnes sont interpellées - Rafle contre les indépendantistes basques
Bordeaux — Douze personnes liées au parti radical basque Batasuna ont été interpellées à Bayonne et dans plusieurs villes du Pays basque français dans la nuit de mardi à hier, a-t-on appris de sources proches de l'enquête et des milieux indépendantistes.
Au nombre des personnes arrêtées figurent Xabi Larralde et Jean-Claude Aguerre, les porte-parole de Batasuna, parti interdit en Espagne pour ses liens présumés avec l'organisation séparatiste basque ETA mais autorisé en France. Jean-François Lefort, ancien porte-parole du comité de soutien aux prisonniers basques Askatasuna, a également été interpellé.
L'opération a été menée sur commission rogatoire des juges antiterroristes de Paris Laurence Le Vert et Marie-Antoinette Houyvet.
Des perquisitions ont été menées à Bayonne au siège de Batasuna, ainsi qu'au domicile des personnes interpellées, notamment à Bayonne, Urrugne et Saint-Pée-sur-Nivelle.
Selon une source proche des investigations, cette opération était menée dans le cadre de l'enquête sur l'attentat contre le complexe hôtelier d'Alain Ducasse en juin 2006 à Bidarray, que le chef a depuis quitté, ainsi que sur le financement de la mouvance nationaliste basque. On précise, de même source, que ces interpellations ne sont pas liées à l'arrestation mardi dans le département de la Loire d'un couple de militants présumés de l'ETA.
Askatasuna dit que «les juges antiterroristes ont décidé de mettre en marche l'illégalisation» de Batasuna comme en Espagne. Il invite les partis politiques à prendre position face à ce qu'il dénonce comme une atteinte à la liberté.
Abertzaleen Batasuna (AB), parti de la gauche modérée qui milite pour l'autodétermination du Pays basque, s'est joint à cet appel et dénonce dans un communiqué une «vague de répression» qui n'arrange rien à un conflit uniquement «politique».
Le dirigeant de Batasuna Arnaldo Otegi était sorti de prison le 30 août dernier après 15 mois de détention et avait demandé l'organisation de négociations sur le statut politique du Pays basque espagnol. Otegi avait été condamné par la Cour suprême espagnole pour avoir fait l'éloge des actions terroristes de l'ETA.
Il avait été placé en détention en juillet 2007, trois jours après que l'ETA eut officiellement rompu le cessez-le-feu et menacé d'agir «sur tous les fronts» contre le gouvernement espagnol.
Lundi, six personnes ont été interpellées près de Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques) dans le cadre d'une enquête sur le financement de la mouvance nationaliste basque française. Toutes ont été remises en liberté lundi dans la soirée.
Samedi, de 600 à 1000 personnes avaient manifesté à Saint-Jean-Pied-de-Port pour demander la libération de quatre militants incarcérés depuis un an après une vague d'arrestations dans un bar associatif de la ville dans le cadre d'une enquête portant aussi sur le financement des mouvements nationalistes.
L'ETA vient a commis trois attentats en deux jours en Espagne, dont un meurtrier. Ces actes, a dit le ministre espagnol de l'Intérieur, ont été perpétrés à l'aide de voitures volées en France, habituelle base arrière des activistes de l'organisation armée.
Au nombre des personnes arrêtées figurent Xabi Larralde et Jean-Claude Aguerre, les porte-parole de Batasuna, parti interdit en Espagne pour ses liens présumés avec l'organisation séparatiste basque ETA mais autorisé en France. Jean-François Lefort, ancien porte-parole du comité de soutien aux prisonniers basques Askatasuna, a également été interpellé.
L'opération a été menée sur commission rogatoire des juges antiterroristes de Paris Laurence Le Vert et Marie-Antoinette Houyvet.
Des perquisitions ont été menées à Bayonne au siège de Batasuna, ainsi qu'au domicile des personnes interpellées, notamment à Bayonne, Urrugne et Saint-Pée-sur-Nivelle.
Selon une source proche des investigations, cette opération était menée dans le cadre de l'enquête sur l'attentat contre le complexe hôtelier d'Alain Ducasse en juin 2006 à Bidarray, que le chef a depuis quitté, ainsi que sur le financement de la mouvance nationaliste basque. On précise, de même source, que ces interpellations ne sont pas liées à l'arrestation mardi dans le département de la Loire d'un couple de militants présumés de l'ETA.
Askatasuna dit que «les juges antiterroristes ont décidé de mettre en marche l'illégalisation» de Batasuna comme en Espagne. Il invite les partis politiques à prendre position face à ce qu'il dénonce comme une atteinte à la liberté.
Abertzaleen Batasuna (AB), parti de la gauche modérée qui milite pour l'autodétermination du Pays basque, s'est joint à cet appel et dénonce dans un communiqué une «vague de répression» qui n'arrange rien à un conflit uniquement «politique».
Le dirigeant de Batasuna Arnaldo Otegi était sorti de prison le 30 août dernier après 15 mois de détention et avait demandé l'organisation de négociations sur le statut politique du Pays basque espagnol. Otegi avait été condamné par la Cour suprême espagnole pour avoir fait l'éloge des actions terroristes de l'ETA.
Il avait été placé en détention en juillet 2007, trois jours après que l'ETA eut officiellement rompu le cessez-le-feu et menacé d'agir «sur tous les fronts» contre le gouvernement espagnol.
Lundi, six personnes ont été interpellées près de Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques) dans le cadre d'une enquête sur le financement de la mouvance nationaliste basque française. Toutes ont été remises en liberté lundi dans la soirée.
Samedi, de 600 à 1000 personnes avaient manifesté à Saint-Jean-Pied-de-Port pour demander la libération de quatre militants incarcérés depuis un an après une vague d'arrestations dans un bar associatif de la ville dans le cadre d'une enquête portant aussi sur le financement des mouvements nationalistes.
L'ETA vient a commis trois attentats en deux jours en Espagne, dont un meurtrier. Ces actes, a dit le ministre espagnol de l'Intérieur, ont été perpétrés à l'aide de voitures volées en France, habituelle base arrière des activistes de l'organisation armée.
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