Trois attentats en 24 heures - Offensive de l'ETA
23 septembre 2008
Europe
Santona — L'ETA a mené une «offensive» meurtrière en perpétrant trois puissants attentats à la voiture piégée en 24 heures qui ont fait un mort et 11 blessés, quelques jours après la condamnation de deux partis et d'un mouvement liés à l'organisation indépendantiste armée.
L'explosion d'un véhicule piégé dans la nuit de dimanche à hier, a tué un militaire et en a blessé un autre dans une école militaire de Santoña, en Cantabrie, 24 heures après deux autres actions de même type au Pays Basque espagnol contre le siège de la caisse d'épargne Caja Vital à Vitoria et un commissariat de la police basque à Ondarroa.
Les trois voitures piégées ont probablement «été volées, chargées et préparées en France», a indiqué lhier le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba.
«Depuis plusieurs semaines», les autorités espagnoles envisageaient «la possibilité que l'ETA tente une démonstration de force» en réponse à la pression policière et judiciaire contre l'organisation indépendantiste et son entourage politique.
«Aujourd'hui l'ETA a recommencé à tuer, à semer la douleur et l'horreur», a déclaré le chef du gouvernement socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero.
«La société espagnole ne cèdera jamais, ne se soumettra jamais aux diktats de la bande terroriste ETA», a ajouté le chef de gouvernement, le visage grave, lors d'une brève allocution depuis la présidence du gouvernement à Madrid.
Plusieurs rassemblements de protestation se sont déroulés à travers l'Espagne à la mi-journée, en particulier à Madrid et au Pays Basque.
L'ETA, considérée comme organisation terroriste par l'Union européenne, a tué, avec l'attaque en Cantabrie, un total de sept personnes depuis son attentat de décembre 2006 à l'aéroport de Madrid qui avait mis fin brutalement au processus de paix engagé par M. Zapatero.
Les trois dernières actions (auxquelles on peut ajouter la tentative d'attentat contre un policier au Pays Basque) constituent la «réponse évidente» de l'ETA à la récente interdiction par la justice espagnole d'ANV et PCTV, deux partis indépendantistes considérés comme prête-noms du bras politique interdit de l'ETA, Batasuna, estime Gorka Landaburu, spécialiste de l'ETA.
Cette «contre-offensive» est également la réaction à la condamnation, la semaine passée, à des peines de prison de la direction d'Askatasuna, l'influent comité de soutien aux prisonniers basques, selon M. Landaburu, directeur de l'hebdomadaire Cambio 16.
L'ETA s'est engagée dans une «nouvelle partie de bras de fer» avec le pouvoir socialiste, après la tentative avortée de dialogue entamé par M. Zapatero en 2006.
Quant aux tenants de la ligne modérée au sein du camp indépendantiste, favorables à un nouveau processus de paix, ils restent condamnés au silence, selon le journaliste.
L'explosion d'un véhicule piégé dans la nuit de dimanche à hier, a tué un militaire et en a blessé un autre dans une école militaire de Santoña, en Cantabrie, 24 heures après deux autres actions de même type au Pays Basque espagnol contre le siège de la caisse d'épargne Caja Vital à Vitoria et un commissariat de la police basque à Ondarroa.
Les trois voitures piégées ont probablement «été volées, chargées et préparées en France», a indiqué lhier le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba.
«Depuis plusieurs semaines», les autorités espagnoles envisageaient «la possibilité que l'ETA tente une démonstration de force» en réponse à la pression policière et judiciaire contre l'organisation indépendantiste et son entourage politique.
«Aujourd'hui l'ETA a recommencé à tuer, à semer la douleur et l'horreur», a déclaré le chef du gouvernement socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero.
«La société espagnole ne cèdera jamais, ne se soumettra jamais aux diktats de la bande terroriste ETA», a ajouté le chef de gouvernement, le visage grave, lors d'une brève allocution depuis la présidence du gouvernement à Madrid.
Plusieurs rassemblements de protestation se sont déroulés à travers l'Espagne à la mi-journée, en particulier à Madrid et au Pays Basque.
L'ETA, considérée comme organisation terroriste par l'Union européenne, a tué, avec l'attaque en Cantabrie, un total de sept personnes depuis son attentat de décembre 2006 à l'aéroport de Madrid qui avait mis fin brutalement au processus de paix engagé par M. Zapatero.
Les trois dernières actions (auxquelles on peut ajouter la tentative d'attentat contre un policier au Pays Basque) constituent la «réponse évidente» de l'ETA à la récente interdiction par la justice espagnole d'ANV et PCTV, deux partis indépendantistes considérés comme prête-noms du bras politique interdit de l'ETA, Batasuna, estime Gorka Landaburu, spécialiste de l'ETA.
Cette «contre-offensive» est également la réaction à la condamnation, la semaine passée, à des peines de prison de la direction d'Askatasuna, l'influent comité de soutien aux prisonniers basques, selon M. Landaburu, directeur de l'hebdomadaire Cambio 16.
L'ETA s'est engagée dans une «nouvelle partie de bras de fer» avec le pouvoir socialiste, après la tentative avortée de dialogue entamé par M. Zapatero en 2006.
Quant aux tenants de la ligne modérée au sein du camp indépendantiste, favorables à un nouveau processus de paix, ils restent condamnés au silence, selon le journaliste.
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