Divorce entre nationalistes et chrétiens-démocrates flamands - Feu vert aux pourparlers sur l'avenir de la Belgique
23 septembre 2008
Europe
Photo : Agence Reuters
Yves Leterme
Bruxelles —Les grands partis politiques flamands ont accepté hier de négocier avec les francophones une réforme de l'État belge, au prix d'un divorce entre nationalistes et chrétiens-démocrates qui fragilise plus encore le premier ministre Yves Leterme.
Tous les partis représentés au sein du gouvernement de la Flandre (la plus riche et plus peuplée des trois régions belges avec six millions d'habitants) se sont prononcés pour le lancement de ces pourparlers, acceptant ainsi la formule proposée par les médiateurs désignés par le roi Albert II, ont rapporté les médias belges.
Après deux mois de concertations, les médiateurs ont proposé vendredi de lancer des négociations pour renforcer les compétences de la Flandre, de la Wallonie et de la région bruxelloise aux dépens du pouvoir fédéral. Mais sans toucher à la sécurité sociale qui resterait nationale, ni proposer aucune date butoir.
Ils ont par ailleurs renoncé à proposer comment résoudre le sort des 150 000 francophones de la périphérie bruxelloise, actuellement inclus dans le seul district électoral et judiciaire bilingue du pays, Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). Or les Flamands veulent la scission immédiate de ce district et menacent d'utiliser leur majorité numérique au Parlement fédéral pour l'obtenir.
Le gouvernement flamand a accepté hier de tels pourparlers, que les francophones avaient approuvés dès vendredi, après avoir obtenu que le gouvernement fédéral n'essaierait pas de régler le sort de BHV. Et surtout après que son seul ministre nationaliste, Geert Bourgeois, eut démissionné.
Sa démission était logique après l'annonce dimanche par sa formation, la Nouvelle Alliance Flamande (NVA), qu'elle rejetait les propositions des médiateurs, jugées propices à faire traîner les négociations en longueur.
Or la NVA a promis à ses électeurs de tout faire pour vite obtenir une autonomie accrue pour la Flandre aux dépens du pouvoir fédéral et une scission du seul arrondissement électoral et judiciaire bilingue de Belgique. Des réformes qui pourraient faciliter l'éclatement de la Belgique.
Mais si cette démission rend possible des négociations que les Flamands réclament depuis les législatives de juin 2007, elle fragilise encore un peu plus le gouvernement d'Yves Leterme, mis en place après neuf mois de tractations en mars dernier.
La démission de Geert Bourgeois devrait en effet sonner la fin de l'alliance entre la NVA et le parti chrétien-démocrate auquel appartiennent à la fois M. Leterme et le ministre-président de la région flamande, Kris Peeters.
«Le cartel a cessé d'exister», a ainsi déclaré hier
M. Bourgeois après sa démission. M. Leterme a dit lui regretter cette décision, sans confirmer la mort d'un cartel qui avait permis à son parti de remporter haut la main les législatives de 2007 côté flamand.
Lui qui avait déjà présenté sa démission en juillet au roi (qui l'avait refusée faute d'alternative) se retrouve, après le lâchage de la NVA, sans majorité sur les bancs flamands du Parlement fédéral.
Comme il dispose malgré tout d'une forte majorité sur les bancs francophones, il garde une majorité globale qui lui permet de rester au pouvoir. Mais «il est dans une situation particulièrement délicate», explique le politologue Jean Faniel.
Tous les partis représentés au sein du gouvernement de la Flandre (la plus riche et plus peuplée des trois régions belges avec six millions d'habitants) se sont prononcés pour le lancement de ces pourparlers, acceptant ainsi la formule proposée par les médiateurs désignés par le roi Albert II, ont rapporté les médias belges.
Après deux mois de concertations, les médiateurs ont proposé vendredi de lancer des négociations pour renforcer les compétences de la Flandre, de la Wallonie et de la région bruxelloise aux dépens du pouvoir fédéral. Mais sans toucher à la sécurité sociale qui resterait nationale, ni proposer aucune date butoir.
Ils ont par ailleurs renoncé à proposer comment résoudre le sort des 150 000 francophones de la périphérie bruxelloise, actuellement inclus dans le seul district électoral et judiciaire bilingue du pays, Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). Or les Flamands veulent la scission immédiate de ce district et menacent d'utiliser leur majorité numérique au Parlement fédéral pour l'obtenir.
Le gouvernement flamand a accepté hier de tels pourparlers, que les francophones avaient approuvés dès vendredi, après avoir obtenu que le gouvernement fédéral n'essaierait pas de régler le sort de BHV. Et surtout après que son seul ministre nationaliste, Geert Bourgeois, eut démissionné.
Sa démission était logique après l'annonce dimanche par sa formation, la Nouvelle Alliance Flamande (NVA), qu'elle rejetait les propositions des médiateurs, jugées propices à faire traîner les négociations en longueur.
Or la NVA a promis à ses électeurs de tout faire pour vite obtenir une autonomie accrue pour la Flandre aux dépens du pouvoir fédéral et une scission du seul arrondissement électoral et judiciaire bilingue de Belgique. Des réformes qui pourraient faciliter l'éclatement de la Belgique.
Mais si cette démission rend possible des négociations que les Flamands réclament depuis les législatives de juin 2007, elle fragilise encore un peu plus le gouvernement d'Yves Leterme, mis en place après neuf mois de tractations en mars dernier.
La démission de Geert Bourgeois devrait en effet sonner la fin de l'alliance entre la NVA et le parti chrétien-démocrate auquel appartiennent à la fois M. Leterme et le ministre-président de la région flamande, Kris Peeters.
«Le cartel a cessé d'exister», a ainsi déclaré hier
M. Bourgeois après sa démission. M. Leterme a dit lui regretter cette décision, sans confirmer la mort d'un cartel qui avait permis à son parti de remporter haut la main les législatives de 2007 côté flamand.
Lui qui avait déjà présenté sa démission en juillet au roi (qui l'avait refusée faute d'alternative) se retrouve, après le lâchage de la NVA, sans majorité sur les bancs flamands du Parlement fédéral.
Comme il dispose malgré tout d'une forte majorité sur les bancs francophones, il garde une majorité globale qui lui permet de rester au pouvoir. Mais «il est dans une situation particulièrement délicate», explique le politologue Jean Faniel.
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