Un procureur du TPI se rend aujourd'hui en Serbie - Radovan Karadzic est arrêté par les autorités serbes
L'ancien président des Serbes de Bosnie était en cavale depuis 13 ans
Photo : Agence Reuters
Radovan Karadzic (à gauche) en 1993.
L'ancien président des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, inculpé de génocide, a été arrêté par les services de sécurité serbes, ont annoncé hier les services du président serbe, Boris Tadic.
Un communiqué de la présidence serbe a précisé que «Radovan Karadzic a été localisé et arrêté dans la soirée» d'hier par les forces de sécurité serbes. «Karadzic a été transféré devant un juge d'instruction du parquet pour les crimes de guerre à Belgrade, en accord avec la loi sur la coopération avec le Tribunal pénal international [TPI] pour l'ex-Yougoslavie», selon le communiqué.
Une procédure d'identification officielle était en cours hier soir, avec notamment une analyse ADN, et Karadzic devrait rencontrer des enquêteurs dans la nuit.
Selon une source proche du parquet pour les crimes de guerre qui a requis l'anonymat, Karadzic a été arrêté en Serbie. Il n'a offert aucune résistance et était dans un état dépressif, a indiqué une source proche des services secrets serbes. Karadzic se trouve dans une prison à Belgrade, a ajouté cette source.
L'endroit où se cachait Karadzic a fait l'objet de multiples conjectures. Les Occidentaux ont longtemps soupçonné Belgrade de manifester peu d'empressement à le rechercher. Selon des sources proches du nouveau gouvernement, Karadzic a été arrêté à Belgrade.
Le ministère serbe de l'Intérieur a, de son côté, précisé, dans un communiqué cité par l'agence Beta, que «les membres du ministère n'ont pas participé à l'arrestation de Radovan Karadzic».
L'arrestation de Radovan Karadzic, qui intervient un peu plus d'un mois après celle, à Belgrade, du Serbe de Bosnie Stojan Zupljanin, est un succès de taille pour les autorités pro-européennes, soucieuses d'accélérer le rapprochement avec l'Union européenne (UE).
Karadzic et son ancien chef militaire, Ratko Mladic, qui est toujours en fuite, étaient en cavale depuis que le TPI les a inculpés, il y a 13 ans, de génocide et de crimes de guerre pendant le conflit en Bosnie en 1992-1995. Ils étaient notamment recherchés pour leur rôle dans le massacre de Srebrenica, qui a coûté la vie à près de 8000 hommes en juillet 1995.
Karadzic est également poursuivi pour son rôle dans le siège de Sarajevo, qui a duré 43 mois et pendant lequel quelque 10 000 civils ont été tués.
À La Haye, le procureur du TPI pour l'ex-Yougoslavie, Serge Brammertz, qui doit se rendre à Belgrade dès aujourd'hui, a confirmé l'arrestation de Radovan Karadzic, dans un communiqué.
Né le 19 juin 1945 dans le village de Petnjica au Monténégro, Karadzic est considéré comme un monstre par les Croates et les musulmans de Bosnie, mais il reste pour de nombreux Serbes un héros de la guerre qui a déchiré la Bosnie après la proclamation de son indépendance, en 1992.
Après son inculpation par le TPI, il est entré dans la clandestinité, où il disposait d'un puissant réseau de fidèles. Plusieurs tentatives d'arrestation exécutées par l'OTAN en Bosnie avaient échoué.
Le TPI recherche encore deux fugitifs serbes, Ratko Mladic et un ancien leader des Serbes de Croatie, Goran Hadzic.
L'Union européenne
L'arrestation de Karadzic et d'autres personnes inculpées de crimes de guerre et leur remise au Tribunal pénal international de La Haye constituent l'une des conditions fixées à la Serbie pour obtenir le statut officiel de candidat à l'intégration à l'Union européenne.
Le commissaire européen responsable de l'élargissement, Olli Rehn, a salué l'arrestation de Karadzic, dans laquelle il voit un jalon essentiel pour les aspirations de la Serbie à l'adhésion à l'UE.
L'annonce de l'interpellation est intervenue à la veille d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, qui doivent discuter d'un resserrement des liens avec la Serbie après la formation d'un nouveau gouvernement pro-occidental.
Un communiqué de la présidence serbe a précisé que «Radovan Karadzic a été localisé et arrêté dans la soirée» d'hier par les forces de sécurité serbes. «Karadzic a été transféré devant un juge d'instruction du parquet pour les crimes de guerre à Belgrade, en accord avec la loi sur la coopération avec le Tribunal pénal international [TPI] pour l'ex-Yougoslavie», selon le communiqué.
Une procédure d'identification officielle était en cours hier soir, avec notamment une analyse ADN, et Karadzic devrait rencontrer des enquêteurs dans la nuit.
Selon une source proche du parquet pour les crimes de guerre qui a requis l'anonymat, Karadzic a été arrêté en Serbie. Il n'a offert aucune résistance et était dans un état dépressif, a indiqué une source proche des services secrets serbes. Karadzic se trouve dans une prison à Belgrade, a ajouté cette source.
L'endroit où se cachait Karadzic a fait l'objet de multiples conjectures. Les Occidentaux ont longtemps soupçonné Belgrade de manifester peu d'empressement à le rechercher. Selon des sources proches du nouveau gouvernement, Karadzic a été arrêté à Belgrade.
Le ministère serbe de l'Intérieur a, de son côté, précisé, dans un communiqué cité par l'agence Beta, que «les membres du ministère n'ont pas participé à l'arrestation de Radovan Karadzic».
L'arrestation de Radovan Karadzic, qui intervient un peu plus d'un mois après celle, à Belgrade, du Serbe de Bosnie Stojan Zupljanin, est un succès de taille pour les autorités pro-européennes, soucieuses d'accélérer le rapprochement avec l'Union européenne (UE).
Karadzic et son ancien chef militaire, Ratko Mladic, qui est toujours en fuite, étaient en cavale depuis que le TPI les a inculpés, il y a 13 ans, de génocide et de crimes de guerre pendant le conflit en Bosnie en 1992-1995. Ils étaient notamment recherchés pour leur rôle dans le massacre de Srebrenica, qui a coûté la vie à près de 8000 hommes en juillet 1995.
Karadzic est également poursuivi pour son rôle dans le siège de Sarajevo, qui a duré 43 mois et pendant lequel quelque 10 000 civils ont été tués.
À La Haye, le procureur du TPI pour l'ex-Yougoslavie, Serge Brammertz, qui doit se rendre à Belgrade dès aujourd'hui, a confirmé l'arrestation de Radovan Karadzic, dans un communiqué.
Né le 19 juin 1945 dans le village de Petnjica au Monténégro, Karadzic est considéré comme un monstre par les Croates et les musulmans de Bosnie, mais il reste pour de nombreux Serbes un héros de la guerre qui a déchiré la Bosnie après la proclamation de son indépendance, en 1992.
Après son inculpation par le TPI, il est entré dans la clandestinité, où il disposait d'un puissant réseau de fidèles. Plusieurs tentatives d'arrestation exécutées par l'OTAN en Bosnie avaient échoué.
Le TPI recherche encore deux fugitifs serbes, Ratko Mladic et un ancien leader des Serbes de Croatie, Goran Hadzic.
L'Union européenne
L'arrestation de Karadzic et d'autres personnes inculpées de crimes de guerre et leur remise au Tribunal pénal international de La Haye constituent l'une des conditions fixées à la Serbie pour obtenir le statut officiel de candidat à l'intégration à l'Union européenne.
Le commissaire européen responsable de l'élargissement, Olli Rehn, a salué l'arrestation de Karadzic, dans laquelle il voit un jalon essentiel pour les aspirations de la Serbie à l'adhésion à l'UE.
L'annonce de l'interpellation est intervenue à la veille d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, qui doivent discuter d'un resserrement des liens avec la Serbie après la formation d'un nouveau gouvernement pro-occidental.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

