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Berlusconi a vaincu les déchets napolitains

19 juillet 2008  Europe
Naples — Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a annoncé hier à Naples que la «phase dramatique» de la crise des ordures était terminée, mais un règlement définitif du problème demandera encore du temps.

«En 58 jours», depuis l'annonce par le gouvernement d'un plan d'action pour régler la crise, «Naples et sa région sont redevenus des endroits propres» après avoir «ruiné notre image à l'étranger», s'est félicité le chef du gouvernement lors d'une conférence de presse à l'issue d'un conseil des ministres.

«Une nouvelle phase commence, celle qui consiste à faire fonctionner le système de traitement des ordures avec la construction des incinérateurs», a-t-il expliqué.

Le gouvernement a annoncé en mai l'ouverture programmée d'une dizaine de décharges, au besoin protégées par l'armée en cas de manifestations hostiles des habitants, et la construction de quatre incinérateurs, dont le premier devrait commencer à fonctionner en janvier prochain.

Le Cavaliere a cependant averti que «trois ans seraient nécessaires pour un règlement définitif» de la crise, lors d'une intervention hier matin à Rome devant le syndicat des agriculteurs.

Depuis son retour au pouvoir après les élections législatives d'avril, Berlusconi a fait du règlement de la crise des ordures l'une des priorités de son mandat.

Naples et sa région sont placés depuis 14 ans en «état d'urgence déchets», ce qui a valu à l'Italie l'ouverture de poursuites en mai devant la Cour européenne de justice.

La mafia napolitaine, la Camorra, est aussi pointée du doigt comme responsable de la crise, car elle a infiltré le marché rémunérateur de la gestion des déchets. Huit décharges illégales ou contenant des déchets toxiques ont ainsi été placées sous séquestre hier. Elles étaient contrôlées par le clan des Casalesi, un des plus puissants de la Camorra.
 
 
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