France - Une mère avoue avoir étranglé son fils lourdement handicapé de 38 ans
16 juillet 2008
Europe
Grenoble, France — Une Française de 64 ans demeurant à Claix (banlieue de Grenoble) a reconnu hier avoir étranglé son fils de 38 ans très lourdement handicapé, dont elle assumait seule la charge depuis le décès de son époux il y a neuf mois, a-t-on appris auprès du parquet de Grenoble.
La sexagénaire aurait étranglé son fils lundi matin avec une taie de traversin alors qu'il était couché dans son lit médicalisé, a précisé le procureur de la République Jean Philippe, lors d'une conférence de presse. Le magistrat a évoqué «un drame de la solitude et de la détresse pour une mère qui venait de perdre son mari et se retrouvait seule pour soigner son enfant gravement handicapé».
Dans la maison familiale, les enquêteurs ont retrouvé une lettre de la mère adressée à sa fille et laissant entendre qu'elle avait l'intention de se suicider. La sexagénaire expliquait «qu'elle regrettait de laisser sa fille», et qu'elle et son fils «partaient tous les deux», selon le procureur.
La mère de famille, retrouvée prostrée dans sa baignoire par des voisins, a été hospitalisée au Centre hospitalier universitaire de Grenoble, où elle a été placée en garde à vue. Elle devrait être présentée aujourd'hui à un juge d'instruction afin d'être mise en examen pour «homicide volontaire».
Le fils, prénommé Pierre, était polyhandicapé et infirme moteur cérébral depuis sa naissance. Il était très dépendant de son entourage et vivait alité dans une pièce spécialement aménagée au rez-de-chaussée de la maison. Sa mère était aidée pendant quelques heures chaque jour par sa fille et chaque matin pendant quelques dizaines de minutes par un infirmier, a ajouté le magistrat.
La sexagénaire aurait étranglé son fils lundi matin avec une taie de traversin alors qu'il était couché dans son lit médicalisé, a précisé le procureur de la République Jean Philippe, lors d'une conférence de presse. Le magistrat a évoqué «un drame de la solitude et de la détresse pour une mère qui venait de perdre son mari et se retrouvait seule pour soigner son enfant gravement handicapé».
Dans la maison familiale, les enquêteurs ont retrouvé une lettre de la mère adressée à sa fille et laissant entendre qu'elle avait l'intention de se suicider. La sexagénaire expliquait «qu'elle regrettait de laisser sa fille», et qu'elle et son fils «partaient tous les deux», selon le procureur.
La mère de famille, retrouvée prostrée dans sa baignoire par des voisins, a été hospitalisée au Centre hospitalier universitaire de Grenoble, où elle a été placée en garde à vue. Elle devrait être présentée aujourd'hui à un juge d'instruction afin d'être mise en examen pour «homicide volontaire».
Le fils, prénommé Pierre, était polyhandicapé et infirme moteur cérébral depuis sa naissance. Il était très dépendant de son entourage et vivait alité dans une pièce spécialement aménagée au rez-de-chaussée de la maison. Sa mère était aidée pendant quelques heures chaque jour par sa fille et chaque matin pendant quelques dizaines de minutes par un infirmier, a ajouté le magistrat.
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