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Assez d'anglolâtrie!

Antoine Robitaille   11 juillet 2008  Europe
Québec — Alain Juppé n'en peut plus de l'anglophilie galopante de ses compatriotes. Cette avalanche de mots anglais dans les publicités françaises, dans les communications des entreprises, même publiques, est «beaucoup plus grave qu'on peut le penser» puisqu'elle révèle «l'état d'esprit d'un peuple». Le signe «inquiétant» d'un «manque de fierté, mais aussi de créativité», tranche l'ex-premier ministre français et maire de Bordeaux dans un entretien au Devoir.

C'est le 30 juin, par une entrée intitulée «Le mur du çon» dans son «Blog-notes» (al1jup.com), qu'il pourfendait un «snobisme» «qui se répand de manière grotesque» en France et qui consiste, écrivait-il, à «truffer» la langue «de mots anglais parfaitement traduisibles». La goutte qui a fait déborder le vase? Le dernier slogan du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), «Benchmarker, c'est la santé». Il écrit: «J'écoute, hier soir, sur RTL, Laurence Parisot, présidente du MEDEF. Elle dit plein de choses sensées. Tout d'un coup, stupeur, elle annonce le nouveau slogan du mouvement patronal: "Benchmarker, c'est la santé"! Hallucinant!»

Peu de réactions à ce billet en France. Davantage ici — where else?, dira-t-on à Paris — au Québec, où Alain Juppé se trouvait, depuis une dizaine de jours, en voyage officiel pour le 400e anniversaire de Québec, mais aussi pour des vacances. L'homme, qui aura 63 ans le 15 août, a notamment pris quelques jours pour franchir, à vélo — et par le très gaullien Chemin du Roy — les quelque 300 km qui relient Québec à Montréal. Joint hier à Montréal où il s'apprêtait à reprendre l'avion pour l'Hexagone, le maire de Bordeaux a précisé sa pensée sur la «catastrophe» que représente et que révèle, à ses yeux, cette manie contemporaine de ses compatriotes.

«Je pique des colères!», confie-t-il à l'autre bout du fil. Comme celle qu'il décrivait, encore dans son blogue, lorsqu'il a pris connaissance d'une anecdote racontée par Robert Charlebois au journal Sud-Ouest. Le chanteur rapportait que sa femme avait reçu, récemment, une lettre en anglais de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM). «De la SACEM! Je ne le crois pas, j'attends de le voir de mes yeux. Si c'est exact, c'est vraiment catastrophique.» Alain Juppé ne se fait pas d'illusions: «Cher Robert, c'est sûrement exact. Et en plus, on doit s'en vanter!»

Contre l'anglais

L'ancien-premier ministre dit faire un effort particulier, dans tous les textes qu'il signe, pour ne pas céder à l'«anglolâtrie». Par exemple, dans le rapport qu'il doit remettre aujourd'hui au ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, sur la politique étrangère et européenne de la France. «On a veillé scrupuleusement à n'utiliser aucun mot d'anglais!»

Est-il opposé à cet idiome? Non, proteste-t-il, insistant sur le fait que la langue de Shakespeare «est indispensable» et que tout un chacun devrait être «parfaitement bilingue». Aussi, on devrait «grandement améliorer» l'enseignement de l'anglais en France, croit-il. D'accord aussi, évidemment, pour l'utilisation d'un mot anglais «quand il est absolument impossible de faire autrement», par exemple devant un concept nouveau difficilement traduisible. Dans ce cas, «ok!», lance-t-il, ironique.

Il y a problème à ses yeux lorsqu'on utilise des termes comme benchmarker. Il suffirait de dire «on va comparer» ou «on va faire de l'analyse comparative». (Au reste, il faut voir la vidéo sur le site... benchmarkercestlasante.eu, où le MEDEF explique que benchmarker, c'est «la curiosité, l'intelligence, l'humilité, l'analyse, c'est partager, l'ouverture, le dialogue, c'est découvrir»! Tout ça à la fois! Pour mieux comprendre, des séances de crossblogging aideraient, explique-t-on.)

D'ailleurs, aurait-on aujourd'hui dans la francophonie le cran d'inventer un mot tel «ordinateur», comme on l'a fait dans les années 1970? La France n'aurait-elle pas adopté «computer»? Alain Juppé le craint.

Comment expliquer cette manie française? Plusieurs facteurs entrent en jeu ici. D'abord, curieusement, c'est «parce que les Français, en majorité, ne maîtrisent pas bien l'anglais», croit Alain Juppé. Par un curieux phénomène, ils en viennent à émailler leur vocabulaire de mots anglais «pour faire croire qu'au contraire, ils le connaissent». Un peu comme Brice de Nice! «Ça fait bien, ça fait chic!»

Il y a ensuite un «manque de fierté» évident ici, «assez révélateur de l'état d'esprit» en France, ajoute-t-il. Le moral des Français est au plancher depuis longtemps. Certains sondages indiquent qu'ils traversent la pire crise «depuis 20 ans». Or, «quand on se sent obligé d'aller emprunter des mots à l'extérieur, c'est qu'on se croit incapable de créer. Une civilisation créative et créatrice génère son propre vocabulaire», opine Alain Juppé.

La sinistrose

Généralement optimiste, Alain Juppé admet être un peu découragé par cet état de fait. Même le «service public» est atteint: la Société nationale des chemins de fer (SNCF) «propose par exemple à ses clients les plus fidèles des réductions dénommées "S'miles". And so on...», ironise-t-il.

Au sein de l'Union européenne, les élus et les hauts fonctionnaires cèdent aussi à leur manière et parlent souvent anglais. Illustration frappante: quand le Français Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne, vient expliquer la politique européenne à Paris, la conférence de presse se déroule en anglais. «Je le dis sans le critiquer, surtout que c'est un ami proche», note Alain Juppé au passage.

Comment lutter contre cet état d'esprit? Par la dérision?, s'interroge-t-il. «Mais je me demande si le ridicule tue encore.» Par la législation? La loi Toubon de 1994 tentait d'obliger l'utilisation de la langue française dans certaines circonstances. «Pratiquement pas appliquée, la pauvre», constate l'ancien premier ministre, en soulignant qu'on la baptisa, par dérision, «loi Allgood». Un surnom qui a même collé à son auteur. Autre inquiétude: «Pour l'instant, il n'y a pas de jeunes qui reprennent ce flambeau» de la défense de la langue. Il souhaiterait voir se lever des jeunes personnalités politiques qui diraient «la francophonie, c'est important. Et il faut se battre pour ça». Autrement dit, ça prendrait un sponsor!

Alain Juppé trouve le Québec inspirant à cet égard. Certes, il ne nie pas ce que Charlebois, dans son entretien, déplorait: une «dégradation de la structure de la langue», «des phrases construites n'importe comment, des fautes de conjonction, d'accord, de temps, des mots masculins employés au féminin et vice-versa». De même, les anglicismes des Québécois sont très nombreux. Ils disent souvent «canceller» au lieu d'annuler, par exemple, avoue-t-il devant l'insistance du journaliste... Mais ces emprunts sont moins souvent «ostentatoires» et snobs que ceux de leurs cousins hexagonaux, insiste-t-il.

L'ancien premier ministre loue aussi la vigilance du Québec dans sa publicité et salue sa volonté de promouvoir un français qui nomme la modernité: «courriel», «clavardage», mots qu'il utilise à la mairie de Bordeaux. «Isolés», les Québécois «mesurent mieux [...] les périls et la nécessité du combat», écrivait-il dans France, mon pays (Robert Laffont, 2006), ouvrage publié après son année d'exil à Montréal.






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Vos réactions

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  • Eric Shannon
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 07h05
    Ben M'sieu Juppé...
    « Vous avez tout-à-fait raison. J'habite à Lyon depuis un an et je livre un combat sans merci à l'utilisation abusive d'anglicismes dans le langage courant. Il arrive qu'on me fasse répéter plusieur fois quand je dis "courriel" plutôt que mèl, joli diminutif de "e-mail".

    Mais voyez-vous, comme vous le dites si bien, mes amis français (des jeunes entre 25 et 35 ans) s'en balancent complètement. Le meilleur argument qui m'a été servi dernièrement : "une langue qui n'emprunte pas de vocabulaire à une autre langue, est une langue morte..."

    Manque de créativité, vous dites ? Mauvaise foi, je crois.

    Le plus drôle, est souvent la mauvaise utilisation de l'anglais. Un resto dans le 5e, offre du "chicken fried" et de la "class food". Des manifestants scandent le slogan : "Tibet Free".

    Il y a de quoi rigoler haut et fort. Surtout quand on est professeur d'anglais... comme moi.

    Eric Shannon »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 07h22
    On ne parle pas le francophone
    « Heureusement qu'il n'a pas connu la grande époque de Pouchkine ou de Soloviev alors que l'on vivait pensait s'éduquait en français. Heureusement qu'il n'a pas connu l'époque de Chaucer alors qu'on mâchait son français comme d'autres de nos jours mangent de la « gum ». Il devrait enlever les emprunts au latino-grec ce brave Juppé. À lire la presse française, je vous mets le pari que vous n'y voyez guère de ces anglicismes là. Le snobisme français est une tradition, une vantardise bien de chez nous, ça permet de faire le tri parmi les imbéciles qui se présentent, c'est moins trompeur car moins ambiguë.
    Les armées romaines du brave Jules C. dans les années 59 avant le palestinien Jésus nous amenèrent la graine pour faire pousser le français. Paris en fut le lieu d'éclosion avec les apports d'autres dialectes. La langue est le résultat d'un certain snobisme historique même si Rousseau se moquait d'un certain « baragouinage » concernant le parler « franque », celui des croisés et des marchands (vénitiens entre autres) qu'on utilisait au proche orient, cet espèce de mélange de français avec d'autres langues d'origines latines et qui fut la langue de communication par excellence. Rousseau était snob par son mépris hautain de ce parler. Juppé se prend pour Rousseau, parbleu. C'est un brave conservateur. Pas bon les conservateurs ni dans l'esprit ni dans le corps (voyez Harper). Pas bon du tout. Pourtant, on sait que le maître absolu de la langue russe, ce fameux Pouchkine, avait pour grand père, un africain pure souche noir ébène avec en prime les cheveux crépus, pur laine de mouton dirais-je. Dieu merci, il n'a pas rencontré Juppé. Il a pu créer la langue russe, et quelle langue. Voyez Marina Tsvetaieva, pour l'explication.
    Tiens donc. Des explications sur la psychologie française pour éclairer le mouvement vivant d'une langue, mouvement inéluctable depuis la fondation du monde et de la rencontre des tribus nomades entre elles. Ah, ces conservateurs, ils n'aiment pas les évolutions ni le progrès. Si on n'avait pas eu ce mouvement, Juppé ne parlerait pas français à cette heure. Alors, passons sur cette explication hypocrite : «quand on se sent obligé d'aller emprunter des mots à l'extérieur, c'est qu'on se croit incapable de créer. Une civilisation créative et créatrice génère son propre vocabulaire», opine Alain Juppé. » C'est nul et sans intérêt tellement c'est bête et sans fondement réel. Juppé ne sait-il donc pas ce qu'écrivait le sociologique Gabriel tarde vers les années 1890 : « La société consiste dans un échange de reflets. Se singer mutuellement et, à force de singeries accumulées, différemment combinées, se faire une originalité : voilà le principal. » C'est ça la naissance d'une langue. La langue est un échange et quel magnifique échange, une vraie mimésis d'appropriation comme le dirait René Girard avec Flaubert. On ne vit pas dans les musées, on y est pendu sur un clou ou mis sur un piédestal. Ce n'est pas vivant, c'est de l'ordre du cimetière. Juppé devrait fréquenter les ouvriers, les vrais, les meilleurs, les ouvriers d'icitte et il comprendrait qu'il ne connaît pas le Québec et son parler. Il faudra lui offrir un dictionnaire mais là, les mots manqueront car la langue d'icitte n'est pas une langue écrite, elle est parlée en roulant les « r » avec force intonation anglo-saxonne. Pour dire vrai et en français, il déconne le Juppé. Il devra réviser son Cocteau, pour sûr. Le mot sinistrose lui va bien d'ailleurs. Ce beau mot créé par Brissaud et repris pas Louis Pauwels dans sa fameuse « Lettre ouverte aux gens heureux et qui ont bien raison de l'être » publié en 1971. Il devrait le lire le texte. Pauwels qui considérait le chien d'André Breton comme le plus vrai des trotskistes parisiens.
    Pis, faudrait en finir avec la francophonie car cela ne concerne ni par définition ni historiquement la langue française de France mais uniquement les colonies. Voir à ce sujet les belles méditations de Tahar ben Jelloun dans son superbe texte « On ne parle pas le francophone » publié en 2007. La droite française n'arrête pas de faire la morale. Ça c'est bien français. »

  • Bernard CLAUDEL
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 07h55
    vive une langue française pure
    « En temps que compatriote d'Alain Juppé et ayant à lutter contre la snobe invasion du "frenglich" dans notre belle langue,je partage tout à fait son avis et trouve assez lamentable que bientôt la vielle France soit invitée à prendre des leçons auprès de nos cousins québecois, beaucoup plus soucieux que nous de l'intégrité de la langue de leurs aieux. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 11 juillet 2008 08h05
    Vague écrasante, difficile à arrêter
    « Ça ne fait que suivre le mouvement vers l'utilisation généralisée de la langue anglaise comme langue de communication mondiale à la place de l'espérento qui n'a jamais vraiment décollé.

    Ça s'en vient vite, finie la Tour de Babel, pour le meilleur ou pour le pire : L'anglais au travail, en voyage et dans les communication et les autres langues "dont plusieurs vont se contenter de disparaître", à la maison, dans les autres arts et entre amis.

    L'anglais réussit parce que les Anglais ont beaucoup colonisé et gagné des guerres "sur les plaines et ailleurs" et les Américains anglophones sont partout avec leur force économique et leur armée.

    Est-ce que les Chinois vont réussir à inverser "ce trend" ? »

  • Alain Niveleau
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 08h23
    vous avez dit "opportunité" ?
    « J'aime la langue anglaise et je me flatte de la comprendre, de l'écrire et de la parler sans trop de difficulté. Mais le français est ma langue maternelle et j'enrage quand j'entends nos soi-disant élites nous abreuver d'anglicismes comme celui qui consiste à dire "opportunité" au lieu d'occasion, comme "deal" au lieu d'accord, etc...Même s'il m'est arrivé de me faire dire par un garagiste montréalais que "la clutch est loose" ! Mon séjour là-bas m'a incité rapidement à être vigilant et à combattre ce genre de mauvaise habitude. Apparemment, Monsieur Juppé à connu la même évolution....Parler d'exil dans son cas me semble parfaitement exagéré, surtout quand on sait où il habitait et dans quelles conditions confortables son séjour s'est déroulé ! Outremont n'est pas un "slum" !
    Il faut souhaiter que l'obligation de communiquer en anglais dans certaines grandes entreprises françaises disparaisse au plus vite. Je suis persuadé que ceux de mes compatriotes qui parlent correctement l'anglais ont à coeur de respecter leur propre langue. »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 08h24
    bravo!
    « et encore bravo! Vous auriez dû rester trois ans à Montréal et vous présenter aux élections locales. C'est du second degré d'un vieux politique : en réalité, je suis l'un de ceux qui étaient le plus opposé à ce qu'un criminel enseigne dans une université québécoise pendant son exil--mais, si vous étiez resté là-bas, la France et Bordeaux seraient débarrasés de vous... sans rancune! »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 08h27
    fleurs de lys
    « incidemment, le chemin du Roy, où l'on avait remplacé la ligne blanche par des fleurs de lys bleues à tous les quelques mètres jadis, une certaine fin de juillet célèbre, ne fait que 200kms, allez 250 en comptant les courbes »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 08h36
    Au moins, la majorité des français savent s'exprimer !
    « Les quelques 50% d'analphabètes fonctionnels québécois s'empêtrent dans le "dékécé", le "ça-la" et l'à peu près louisianais qu'est devenu leur langue.

    "La langue n'est qu'un prétexte; le véritable enjeu de la lutte est l'honneur de l'homme, qui ne peut se concevoir dans l'abaissement d'un peuple au profit d'un autre." - Jacques Ferron

    les Québécois ne peuvent même pas se permettre le luxe de s'angliciser (mais ils le font tout de même), ils sont, en majorité, prisonniers de leur unilinguisme et se livrent donc pieds et poings liés au Mindfuck Inc. local (Gesca/Québécor avec leurs 98.5% de parts de marché combinées).

    Alors que le pablum journalistique nourrit les masses et que le règne de l'insignifiance médiatique impose; la paupérisation culturel suit son cours, le pouvoir ronronne car il est tellement plus facile d'abuser d'un peuple ignorant que de citoyens avertis.

    Libre, le québécois l'est de toute la longueur de sa chaîne car si le peuple commence à comprendre, il cesse d'obéir.

    "Plus on est ignorant, moins on s'en aperçoit." - Louis Pasteur »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 09h13
    Les citoyens décident
    « De tout temps ce sont les citoyens qui décident des mots qu'ils veulent employer. Déjà la langue française et bourrée de mots provenant d'autres langues (comme ski du suédois etc ). En d'autres temps le latin fut une langue utilisée à travers l'europe pour le commerce entre autre, aujourd'hui c'est l'anglais qui est la langue universelle qui permet de communiquer dans le plus de pays.Il est donc logique que son influence touche beaucoup de langues.

    Ici au Québec certains aimeraient que nous parlions un bon français officiel (ou est-il au lieu de oussé kilé ...)afin d'être compris sans sous-titres dans la francophonie. Mais les citoyens trouvent pédants ceux qui parlent français au lieu de québécois, et ils ne parleront JAMAIS français.

    Aucune loi ne pourra contrôler la langue populaire que choississent les citoyens, à moins d'instaurer une dictature linguistique avec police linguistique, ce qui serait totalement ABSURDE!! Déjà ici on a de ces polices qui mesurent sur les affiches la grosseur des lettres en anglais par rapport à celles en français..ce qui est absurde et ne donne absolument rien sauf dilapider les fonds publics pour la police de la langue , les tribunaux etc...

    Aucune loi ne pourra contrôler la langue que veulent parler les citoyens, n'en déplaise aux intégristes qui s'opposent à ce choix démocratique des citoyens. »

  • François Lalonde
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 09h43
    Ce ne sont pas quelques mots d'anglais qui dérangent, c'est le signal lancé...
    « Pensons aux pays de la francophonie où l'anglais progresse là aussi. Si la France donne le signal que la langue à connaître c'est l'anglais, que pensez-vous que les jeunes vont faire ?

    Les français devraient donner l'exemple. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 10h24
    Français international
    « La langue française du Québec ''s'internationalise'' de plus en plus. Il est de moins en moins vrai que la langue du Québec n'est pas comprise par les autres pays francophone de la planète. Au contraire. C'est une langue qui est considéré par les autres pays comme franche, claire, et belle.

    Québécois, arrêtez d'avoir peur de parler votre langue ici au Québec, à Montréal, arrêtez d'avoir peur de parler votre langue aux étrangers. Tout le monde comprend la langue française du Québec, mais ils la comprennent seulement quand elle est parlé avec fièreté, avec confiance, quand elle est parlé franchement, sans détours...

    La menace de la langue française au Québec n'est pas au niveau de sa qualité. La menace de la langue française est au niveau démographique, et aussi et même surtout, au niveau de la dénigration général par plusieurs élites bien d'ici.

    Les lois de la protection de la langue français au Québec sont efficaces, mais doivent maintenant être renforcés. On devra toujours combattre la démographie ici, mais ont doit maintenant commencer à travailler très sérieusement sur la fièreté, la confiance...

    Le Québec est et sera un exemple pour la France et pour toute la francophonie... »

  • Jean-Paul Le Bourhis
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 10h44
    l'anglomanie en 1802
    « L'anglomanie ou le diner à l'anglaise est une comédie en un acte de1802 écrite en vers par Joseph Quesnel pour se moquer des gens de Québec qui s'évertuaient à singer les bonnes manières anglaises.

    À l'inverse, durant le règne du Roi-Soleil, il était de bon ton dans les principales capitales européennes - et jusqu'à Moscou où de célèbres auteurs se plaignaient de cette détestable manie - de tenir des bouts de conversation en français ou d'émailler ses phrases de mots issus de cette langue dont le rayonnement était alors "universel.

    Jusque vers le début des années soixante, bien qu'ayant déjà amorcé un certain recul, le français était considéré comme la langue par excellence de la diplomatie. Aux Jeux olympiques, où elle avait et a toujours satut de langue officielle, elle semble avoir perdu sa place prépondérante pour n'être plus qu'une langue protocolaire mineure. Elle a été reléguée au second plan par les instances décisionnelles, ce ramassis de précieuses ridicules qui-ne-veulent-pas-faire-de-la-politique-avec-le-sport, mais simplement beaucoup-beaucoup-beaucoup d'argent. Ce sont des zélotes du tout à l'anglais qui était déjà une des deux langues officielles du CIO. Joseph Quesnel s'amuserait sans doute beaucoup à écrire une pièce sur eux.

    Que ce soit en Afrique, en Asie, eu Europe ou en Amérique, partout la langue française recule. Une lingua franca anémique et débilitante d'origine anglo-saxonne (au secours, Shakespeare!) est en train de naître sous les coups de boutoir de plus en plus violents assénés aux autres langues dans tous les médias écrits ou électroniques - y compris sur le web que d'aucuns osent encore appeler la toile - par les agences vedettes issues des univers complémentaires de la pub et du marketing (voir le Petit Robert pour les mots adoptés récemment).

    Quant aux jeunes internautes... non mé c koi leu a fer? - lol


    On n'est pas en train d'enrichir une langue en empruntant à une autre certains de ses trésors, certaines de ses trouvailles, dans un jeu d'émulation, d'admiration et même, souvent, d'envie non dépourvue de préciosité, voire de snobisme, mais qui constituent en fin de compte un apport d'oxygène à un vocabulaire en danger imminent de sclérose faute de savoir s'ouvrir aux influences extérieures; malheursement, on assiste plutôt au trise spectacle d'un abâtardissement tous azimuts sans logique et sans but jusqu'à l'ultime nécrose des tissus encore sains annonciateurs d'un imminent repos éternel dans le cimetière des langues mortes.


    Écoutez les émissions jeunesses offertes à la télé française de chez nous (je déteste le mot francophone utlilisé à toutes les sauces par tous ceux qui n'osent plus dire qui ils sont). Vous verrez à quel point, notre langue, on la massacre, notre vocabulaire, on l'émacie! Honte aux diffuseurs, aux producteurs, aux réalisateurs, aux acteurs, et bien entendu, aux auteurs qui se prêtent à ce petit jeu infâme. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 10h59
    BRAVO M. Michaud
    « Avec tous les règlements en place et surtout la bande de tête enflée de l'OLF qui nous imposent des manières de dire ou des mots à proscrire, invente des termes pour éviter qu'un mot d'une autre langue vienne polluer le français. On semble oublier qu'une langue vivante reçoit sa vie de ceux qui l'utilisent tous les jours c'est-à-dire le peuple et aucune loi ne forcera le peuple à utiliser tel ou tel mot. Pour ma part je refuse le terme gaminet pout désigné un T-shirt. Il y a tellement de mot d'autre langue dans le français tout comme dans l'anglais c'est ce qui rend les langues vivantes.

    Et qui sait dans deux mille ans il n'existera peut être qu'une seule langue vivante sur la terre et elle sera l'amalgame de toutes les langues vivantes d'aujourd'hui................. Quel beau rêve »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 11h03
    Langue = communication.
    « Une langue est un véhicule de communication et plus elle est claire et complète, meilleure est la communication entre individus. De nos jours l'anglais est un véhicule de communication extraordinaire car la langue de l'Empire permet de communiquer entre individus à peu près partout dans le monde. Le français a été une langue de communication universelle mais il l'est malheureusement de moins en moins et le glissement vers l'anglais n'est donc pas étonnant, quand on a soif de communiquer avec des gens dont la langue maternelle est autre que le français.

    Ce qui est ironique chez nos cousins français c'est que l'usage de mots anglais en parlant français rend le dialogue moins clair, plus confus, surtout parce que les mots anglais intégrés en français n'ont souvent pas le sens qu'on leur donne en anglais et qu'il n'y a pas de consensus en français sur le sens à leur donner. L'exemple de « benchmark » de M. Juppé le démontre très bien. Donc, cette intégration au lieu de rendre la communication plus facile et plus claire, la rend au contraire plus confuse. La France va-t-elle devenir une nouvelle tour de Babel??? »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 13h04
    L'Accent anglais affreux des français;LE problème???
    « Le problème n'est pas tant l'utilisation de mots anglais en France, c'est l'accent affreux et incompréhensible qui nuit à la communication de l'idée. Quand j'ai entendu un français dire "pakinge" je ne comprenais absolument rien jusqu'à ce qu'il me décrive un stationnement...il ne savait pas prononcer "parking" comme le savent tous les québécois!!

    Alors dans leur cas, c'est peut-être mieux de s'abstenir d'introduire de mots anglais prononcés à la française; ça nuit à la communication. Car comme l'écrit un autre lecteur, le but premier d'une langue c'est la communication, pas une "idéologie nationaliste" ou la "nostalgie d'une langue du passé". »

  • Claude Veillette
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 13h19
    Si le ridicule tuait encore ...
    « ... Il y aurait une hécatombe en France.
    Vu dans le menu bilingue d'un bistro à Pézénas (ville de Molière et de Boby Lapointe!)
    Assiette de légumes crus, devenu Plate of ... believed vegetables!
    À croquer! »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 11 juillet 2008 13h37
    Que dire des diminutifs?
    « Je voudrais ajouter un bref commentaire. Plusieurs des vôtres me rejoignent, dont celui de monsieur Michaud. Je vois mal l'interdiction d'utiliser l'anglais par exemple. Donc j'irai à l'essentiel de mon opinion. Je préfère de loin les traductions québécoises à celles de nos *cousins*. Les français utilisent non seulement beaucoup trop d'anglicismes, en plus de les prononcer à la franglaise, avec un accent à couper au couteau. Il est évident que nous québécois sommes portés à légiférer pour protéger notre langue française, étant 2% dans une mer anglophone. L'utilisation de termes anglais par certains est davantage compréhensible, étant minoritaires en Amérique. En ce qui me concerne, je suis beaucoup plus agacée d'entendre continuellement les diminutifs tels p'tit dèj..etc..Si c'est pour être chic ou parraître plus cultivé, je l'ignore. Je n'oserais m'aventurer sur ce terrain. Mais si c'est le cas, j'ajouterai * La culture c'est comme la confiture; moins tu en as plus tu l'étends.* C'est franchement très désagréable à entendre. »

  • Eric Shannon
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 13h42
    N'en soyez pas si sûr, M. Couture
    « Les français ne s'expriment pas mieux que les québécois, j'en ai des preuves à tous les jours. Et réduire le débat à une lutte chauvine entre "qui parle mieux le français entre les québécois et les français" est non seulement une preuve de mauvaise foi, mais un bien grand manque de discernement.

    Le problème se situe dans la résistance contre l'impérialisme culturel et linguistique américain démontrée par le Québec, et non, par la France. La France adore "chier" sur les américains. Combien de fois se fait entendre le cliché : "les américains sont tous obèses et ignorants". Mais d'un autre côté, tout ce qui arrive des É-U est d'un cool incontestable, et ponctuer sa locution d'anglicisme mal prononcé (et généralement mal utilisé) est obligatoire pour quiconque aspire à une coolitude sociale ou une crédibilité commerciale.

    Le québécois moyen n'a peut-être pas la verve du français de la ville qui a réussi le bac, mais au moins, il peut se targuer d'être un francophone perdu au milieu d'un bassin de plus de 300 millions d'anglophone qui résiste à cette menace favorisée par la proximité géographique.

    Et le français, c'est quoi son excuse ? »

  • François Caron
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 14h20
    Perfectionnons notre Hexagonal
    « Je crois que certains Français de France nous sont plus sympathiques en raison du fait qu'ils ne s'attardent pas aux scories de notre vieil accent poitevin mais bien à ce que nous avons à dire.

    Ceci étant dit, nous les Nous d'un certain âge avons la très fâcheuse habitude (quintescemment développée par Pâhll Mârthenne Jr) à parler le français en pensant en anglais, tic développé après presque 250 ans de contact avec l'envahisseur anglo-saxon pour mieux se faire comprendre d'Eux, adeptes avérés de la pensée courte et télégraphiée, de ce fait efficace, bien sûr, au lieu de développer notre aptitude à penser et RÉFLÉCHIR en français, ce qui est revenu dans l'usage depuis environ 50 ans grâce au martelage incessant de l'importance de ce qui précède par nos élites francophiles dont on avait bien besoin collectivement pour réaliser notre potentiel national et notre filiation franco-européenne.

    D'autre part, dans la recherche de certains d'entre Nous vers une plus grande correction de la langue, l'enflure stylistique textuelle de certains représentants des médias écrits et télévisuels français suscite en Nous un mélange d'admiration et d'agacement dans la mesure où une pensée concise s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément, alors au lu de certains textes touffus au style tout autant empesé qu'ampoulé et savant, que d'aucuns appellent "s'exprimer en Hexagonal", on se demande longtemps après en avoir terminé la lecture ou l'écoute ce que l'auteur ou le locuteur a bien voulu nous dire.

    Si les angliscismes permettent à certains mercenaires français du texte et de la pensée de se résumer, alors une perte de sens s'ensuivrait mais une efficacité communicationnelle accrue en résulterait

    Et ce n'est pas faire preuve de paresse intellectuelle de dire que certains penseurs français manient mieux le verbe que la pensée, c'est un tic unversitaire universel dans la Francophonie. »

  • Laurent Lemieux
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 14h39
    Que dire
    « Si on se mêlait de nos affaires et qu'on adoptait le QUÉBÉCOIS comme langue ça 1-éliminerait notre pseudo problême d'identité et 2-on arrêterait de se comporter comme des colonisés que nous sommes de la France et de l'Angleterre. »

  • Jean Dunois
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 15h09
    L'Anti-Québécois de service
    « Voir aussi sur ce sujet l'excellent article de Mme François : http://mathilde.lejdd.fr/2008/03/07/1-azincoart-coart-toajoars-langae-franaise-de-l-anoblissement-l-abolissement-de-soi

    Je crois que cette réflexion vous intéressera au plus haut point, M. Juppé.

    Nonobstant notre anti-Québécois de service - j'ai nommé Yvon Montoya - qui, sous le couvert d'un commentaire tout à la fois dérisoire, profondément mesquin et ...anonyme (# 4), lui a « octroyé » un beau 0 (zéro) sur 5 (cinq) comme évaluation.

    (je tiens l'information de source sûre...)

    Or si le geste dit sur madame tout le contraire des faits, je crois qu'il dit tout sur l'homme. Dont la seule activité dans l'existence semble de parcourir tous les forums de discussion sur le Québec afin de souiller celui-ci toujours un peu plus chaque jour.

    Et parfois même sous moult pseudonymes !

    À croire que les coffres des « Commandites » du Liberal Party débordent toujours à ras bord...

    Pathétique Yvon. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 15h47
    @ L. Dubé et M. Michaud ...De quelle France parlez-vous?
    « « Pakinge », avec ce truc là, vous me faites penser à ce que disent certaines québécoises qui pensent que les françaises ne se rasent pas le poil des leurs belles jambes. Nous on stationne dans un parking et vous, vous vous parquez dans un stationnement (comme en anglais, « to park », si si si). Le monde à l'envers. Alors, comme vous ne prenez aucune chance, nous on prend tous les risques (c'est plus courageux) de dire que nous ne pouvons pas nous comprendre du tout et que toute tentative de le faire est vouée à l'échec. J'en veux pour preuve ce que vient d'écrire une commentatrice en parlant de son agacement à propos du l'expression « p'tit dèj ». C'est FONDAMENTALEMENT français avec une musique poétique française. Vous êtes américain vous, vous ne pouvez pas sentir la vibration douce comme « Douce France » que cela fait lorsque nous descendons ensemble prendre son p'tit déj accompagné de croissant chaud (lisez Proust que diantre!). L'accent franglais est un phantasme acoustique de votre culture. Vous ne comprenez pas cette manière de dire parce que nous les prononçons ces mots d'origine anglaise avec l'accent français, l'âme de cette langue. Vous, vous prononcez très bien ces mots et de plus vous le faites avec le québécois langue d'origine française. Écoutez, comme maintenant je suis en train d'entendre les ouvriers sympas près de mon bureau, quel accent exotique pour un français. Ce sont des québécois pure laine (oui, j'ai demandé) et je leur ai lu vos commentaire et ils ne comprennent pas les mots et votre syntaxe. De plus, ils s'en foutent et ils écoutent à fond une radio anglaise avec du bon rock (roulez le R à l'anglaise non à la française) tout en refaisant le mur et ses briques. Belle expérience entre le réel et l'Imaginaire. Vous savez que je dis vrai parce qu'il n'est pas possible au Québec de ne pas faire cette expérience avec le peuple, le vrai peuple puisque nous sommes au Québec. Il st préférable d'entendre Jean Chrétien s'exprimer en anglais qu'en québécois parce que lui, le français, ce n'est pas sa tasse de thé. C'est tout de même drôle de savoir que Sarkozy d'origine hongroise ou Albert Camus né en Algérie ou Claude François parlent mieux que Chrétien d'origine québécoise né à Shawinigan. À vous lire, on peut se demander de quelle France vous parlez????? »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 17h27
    La langue "tout écartillée" de Charlebois...
    « Robert Charlebois est bien "mal placé" pour déplorer la dégradation de la langue française en Europe et au Québec, où il fut l'un des "pionniers du français massacré" dans ses chansons des années '70, telles Lindberg,CPR blues, Québec Love,Long flight, Broches de bécik, etc. dont il n'écrivait même pas les paroles, rédigées alors par les Claude Péloquin, Réjean Ducharme, Mouffe, etc.!
    Sans minimiser son talent de musicien et d'interprète, le pemier "rocker québécois" est complètement "délirant" dans son nouveau rôle de "vierge offensée"! Maintenant "insupportable" pour toi, Robert, "les phrases construites n'importe comment, les fautes de conjonction, d'accord, de temps..."? Ce qu'une simple lettre reçue en anglais, à l'âge de 65 ans, peut faire, pas vrai? »

  • Yves A. Delvallé
    Inscrit
    vendredi 11 juillet 2008 18h19
    alain juppé et ses affres
    « Toute langue autarcique est vouée à la disparition!
    Il y a plus 5000 mots français utilisés dans la langue anglaise et américaine!!
    Think about this !
    Yves A. Delvallé »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 12 juillet 2008 14h16
    La Dunoise. (avec de la crème svp)
    « Donnez-nous les autres adresses qu'on rigole. Là, c,est court et je n'y suis jamais allé dans ce site de vieux que je vines juste de regarder. Moi, les cimetières, vous savez. Mais si vous avez d'autres références je suis intéressé à "me lire". »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 12 juillet 2008 17h45
    Francophonie
    « Je ne pense pas qu'on a aventage à se chicaner à l'intérieur de la francophonie. En particulier entre la France et le Québec.

    S'il y a concensus que le Québécois exprime un peu mal une idée claire, et que le Français exprime bien une idée un peu confuse, je pense qu'on a nettement aventage à apprendre l'un de l'autre... llooll

    Au Plaisir, Jacques L. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 13 juillet 2008 13h21
    Ti-père Montoya
    « Pauvre ti-père Montoya...

    La majeure partie du temps, il ne comprend pas ce qu'il écrit car c'est toujours du copier-coller....

    Alors, il ne faut pas s'en formaliser outre mesure! »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    dimanche 13 juillet 2008 14h35
    Message de la francophonie
    « Message de la France:

    Selon une étude exhaustive, étalée sur plusieurs années (voir même quelques décennies) sur la qualité et la clarté d'expression des individus des différentes régions du globe dans la francophonie, il a été démontré par l'association linguistique national de France à Paris, avec satellites à Lion et Nice, que le français de France, parlé par la très grande majorité des individus sur le territoire français, tend en général, bien que pas nécessairement en particulier, à être beaucoup plus explicite, plus précis, plus élaboré dans ses propos que le français parlé sur le territoire du Québec, par la majorité des québécois...



    Message du Québec:

    Va don chier sti ... »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    dimanche 13 juillet 2008 22h44
    @ monsieur Yvon Montoya
    « Ne pouvant vous répondre que par l'entremise de cette tribune, je souhaite que vous puissiez prendre connaissance de mon ajout. Monsieur Montoya, j'ai voyagé beaucoup mais n'ai pas encore eu le bonheur de visiter la France. Ce que j'ai l'intention de faire un jour. Je me suis renseignée de diverses manières qu'il serait inutile d'énumérer. J'en viens à l'essentiel de ce que je tiens à vous préciser. J'en connais suffisamment de la France pour m'en faire une opinion et surtout en être solidaire malgré les apparences.
    Ce qui ne m'oblige pas à l'approuver constamment et ne m'empêche pas de témoigner de mon expérience, comme on peut le faire tendrement avec un membre de la famille (cousins), comme vous le faites vous-même en me corrigeant dans votre
    réplique monsieur Montoya. J'ai négligé dans mon texte précédent de mentionner mon affection profonde pour plusieurs amis Français, et cela, depuis ma tendre enfance. Dans le texte d'Antoine Robitaille il mentionne des propos d'Alain Juppé:...Par un curieux phénomène, ils en viennent à émailler leur vocabulaire de mots anglais «pour faire croire qu'au contraire, ils le connaissent». Un peu comme Brice de Nice! «Ça fait bien, ça fait chic!»...« Il y a un manque de fierté évident...»
    Ces paroles ne sont pas les miennes et je ne les cautionnais pas. Je le précisais bien il me semble. Soyez davantage persuadé d'une maladresse de syntaxe que de condescendance de ma part. Autant que lorsque je mentionnais mon accord avec monsieur Michaud, je précisais * en ce qui à trait à l'aberration de légisférer pour interdire l'usage de l'anglais en France.*
    Cependant premettez-moi de maintenir mon agacement de diminutifs continuels dans plusieurs traductions. Un anglophone m'a d'ailleurs confirmé son exaspération à essayer de comprendre certains termes utilisés. Bien entendu, je n'oserais aller aussi loin mais je comprends la difficulté de maîtriser une langue alors qu'on la modifie de la sorte. Mais comprenez bien monsieur Montoya que je n'en fais pas une obsession. La protection de notre langue française au Québec est suffisamment importante pour qu'elle soit prioritaire à mes yeux. Poutant je me suis déjà fait dire "La France le fait bien elle". La mère Patrie
    étant un important pilier de la Francophonie, n'a-t-elle pas la responsabilité d'en être une des gardiennes? Elle est une référence,une inspiration. Je n'aime pas cette tendance qu'ont certains de glorifier à outrance la langue anglaise bien que je ne nie pas l'importance de l'ouverture sur le monde. Le français en Amérique a résisté malgré toutes les contraintes de l'assimilation, et celui de la proximité d'une mer anglophone, 98% de la population nord-Américaine
    n'ayant pas pour langue maternelle le français.
    Permettez-moi de condamner l'utilisation de
    diminutifs qui charcutent cette si belle langue. Quelle musique pour nos oreilles monsieur Montaya que d'entendre par exemple Lara Fabian, et, elle n'a pas besoin de parler à la Québécoise pour que ce soit plus agréable. Elle n'a pas non plus à y ajouter quoi que ce soit d'anglophone. Elle n'a pas à modifier ou diminuer ce qui se doit de rayonner dans toute sa splendeur, sa richesse, son intégrité. On pourrait
    même se passer du terme week-end bien que toléré dans le dictionnaire. Je dois spécifier que j'affectionne particulièrement les ajouts tel courriel pour éviter
    l'utilisation de e-mail. Nous l'employons souvent au Québec.
    Je constate sans vouloir vous offenser une abscence
    de vigilance en cette banalisation à modifier à outrance
    ce qui se doit d'être préservé tel un trésor. Je n'ai pas la prétention de posséder LA VÉRITÉ, comprenez-moi bien. Je comprends ceux qui parlent d'une langue vivante, en mouvement, mais, pas au point de la diluer à outrance. Que la
    France soit une des gardiennes de la langue française, qu'elle soit solidaire de ceux qui la portent à bout de bras,
    pour la pérénité de celle sauvegardée à l'autre bout du monde, en Amérique.
    Mes salutations amicales
    Lorraine Dubé


    Je tenais absolument, malgré qu'il n'aura probablement pas votre attention, à rectifier par ce deuxième envoi ce que vous aviez considéré à tort comme de l'antagonisme. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    dimanche 13 juillet 2008 23h21
    Jean Chrétien n'est pas une référence pour nous monsieur Montaya.
    « Dans les 2 langues, il parle franglais. Il ne maîtrise pas l'anglais et encore moins sa langue maternelle. Il a déjà de plus répliqué à quelqu'un que lui aussi était distinct,
    ( faisant allusion au Québec, à sa particuliarité ) : ...moi aussi je suis distinct, quand je parle anglais, j'ai un accent français. C'est cela pour Jean Chrétien d'être distinct. Quelle philosophie de bottine, fort réductrice
    pour notre Nation.
    Un journaliste a d'ailleurs écrit un jour de ce terne personnage bien anémique à la cause québécoise
    : Empêchez-le de quitter le Canada,...pour qu'il cesse de nous faire honte. Il avait une fois de plus créé un incident diplomatique en décriant fort maladroitement Jacques Chirac pour la solidarité manifestée à notre endroit. Il avait mentionné que l'indépendance du Québec ne se ferait oas, pas plus qu'une prochaine élection de monsieur Chirac. Heureusement ce dernier pour toute réplique
    n'a eu qu'à remporter la victoire. Que d'idioties sont sorties de la bouche de ce politicien anti-démocrate et détestable! De grâce monsieur Montaya, trouvez une comparaison qui soit davantage pour nous une référence. Il n'en est pas digne. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 14 juillet 2008 08h29
    Bonne fête chère France
    « Mes salutations et mes hommages à tous les français en ce 14 juillet, jour de votre fête nationale.
    Lorraine Dubé »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 14 juillet 2008 08h32
    @ Lorraine Dubé.
    « Merci pour votre rectification et surtout merci pour votre belle qualité sensible et intelligente au dialogue. Vous savez que le champ philosophique a commencé depuis Platon à remettre en question la Doxa, i.e. les préjugés. Même si notre monde démocratique préfère désormais la sophistique, il n'en reste pas moins que plus on s'éloigne des préjugés mieux on comprend ce qui est. En vous taquinant, je vous dirai que vous n'avez pas encore voyagé beaucoup puisque vous n'êtes pas allée en Terre de France. Il le faut surtout en prenant dans vos valises non un dictionnaire mais une palette d'auteurs français dont vous entendrez encore la langue de par les rues, les villages et les villes, voire les vignes. Il y a des auteurs comme Huysmans grâce auquel on comprend mieux le mouvement de la langue française actuelle, Maurice Chevalier comme l'argot nourri de mots de la planète entière, oui malgré tout, venus des anciennes colonies. Il vous faut savoir que c'est dans le milieu de Juppé (celui de la droite française) que la langue se tord, souffre, s'anémie de toutes les façons. Le snobisme est de droite historiquement. La langue pointue, efféminée, dite gracieuse à la Claudel, c'est à droite. Rimbaud fut un de ceux qui chavirèrent tout ça dans l'album zutique et Prévert n'est pas en reste. On ne sauve pas une langue avec des principes, surtout pas, ce n'est dans la confrontation sincère et accueillante avec la vie des vivants qu'une langue grandit.
    Quant au Québec, j'ai rencontré un peuple superbe dont on se moque encore éperdument. Ce qui me frappe c'est la désinvolture criminelle dont les politiques du PQ ou libéral (idem) ont pensé le peuple québécois dans le champ de l'éducation.
    Un exemple, celui de M Lafond :
    « Message de la France:

    Selon une étude exhaustive, étalée sur plusieurs années (voir même quelques décennies) sur la qualité et la clarté d'expression des individus des différentes régions du globe dans la francophonie, il a été démontré par l'association linguistique national de France à Paris, avec satellites à Lion et Nice, que le français de France, parlé par la très grande majorité des individus sur le territoire français, tend en général, bien que pas nécessairement en particulier, à être beaucoup plus explicite, plus précis, plus élaboré dans ses propos que le français parlé sur le territoire du Québec, par la majorité des québécois...

    Message du Québec:

    Va don chier sti ... »

    Voilà une réaction dramatique et un mépris pour un peuple merveilleux dont on refuse encore de nos jours la possibilité à accéder à une langue maîtrisée et forte qui permettrait politiquement de mieux penser et choisir son avenir. Au Québec, sitôt vous présentez une certaine propension à être libre, qu'on vous interdit l'émancipation de l'expression. On ne le voit que si vous êtes intéressé à la politique, à la culture, à un certain sens de la liberté. Vous le voyez très bien dans les commentaires du Devoir. Il faut vous taire si vous n'êtes pas dans le rang. Il n'y a pas d'esprit libre, juste des réactions de personnes prisonnières de leur aliénation. Ils ne commentent pas, ils attendent pour sauter sur vous et vous salir avec des mensonges vulgaires. De ça, le peuple québécois souffre. Depuis toujours, dirais-je. Vous comprendrez ma colère dans ce site lorsque vous lisez de telles castrations. Le peuple québécois est fort, sensible, riche d'une expérience existentielle incomparable et on ne lui donne pas la chance de posséder les mots, ceux dont on a le droit en vérité, pour exprimer ce tout. Lisez M. Gerry Pagé il y a peu de français pour écrire avec tant d'intelligence et de force. Soyez fière d'être québécoise tout vous remerciant encore. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 14 juillet 2008 13h42
    @Lorraine Dubé
    « "Jean Chrétien n'est pas une référence pour nous" écrivez-vous.

    De quel "nous" parlez-vous...de celui de Mme Marois!

    Lorsque vous parlez en votre nom personnel, vous devriez éviter d'utiliser le "nous" qui n'englobe pas tous les québécois mais seulement les péquistes; il ne faudrait pas confondre et mettre tout le monde dans le même panier! »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    lundi 14 juillet 2008 15h24
    Pour Monsieur Yvon Montoya et la France...
    « Ne vous en faites pas Monsieur Montoya, mon '' va don chier sti '', se voulait une joke, une blague, une farce. J'espère que quelqu'un l'a comprise et trouvé drôle...

    Par vos écrits, Monsieur Montoya, vous semblez beaucoup aimer la France. C'est tout à votre Honneur. La France est une très grande nation, avec une très grande histoire, et bien plus encore...

    En ce 14 juillet, je souhaite sincèrement à toute la France: Bonne Fête »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 14 juillet 2008 23h34
    @ Raymonde Chouinard Votre *nous* n'inclue pas tous les fédéralistes
    « Le *nous* madame englobe tous les souverainistes, non pas seulement les péquistes. Je suis souverainiste d'abord et avant tout. Tant mieux si vous pouvez vous reconnaître en Jean Chrétien. Mais sachez qu'en revanche plusieurs fédéralistes que je connais n'étaient pas fiers de ce premier ministre. Il faut croire qu'ils ne s'identifiaient pas à lui. Donc, dans votre cas, le *nous* n'inclue pas tous les fédéralistes. »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    lundi 21 juillet 2008 06h37
    Monsieur Montoya
    « Nous voyons encore que ce fameux petit monsieur Yvon Montoya mord tout aussi bien à l'ameçon du Quebec libre ou non.D'ailleurs nous remarquerons qu'il n'a pas encore terminé sa psychanalyse .Il est toujours aussi agressif et retors .De plus il est comme on dit en françaix " un lèche-cul " car toujours à se retourner dès qu'un adversaire lui répond avec forts arguments .S'émeut il des quelques ouvriers qu'il "visualise " de sa fenêtre ? se pose t'il la question " c'est ça travailler ?" . Bref un homme qui ne connait QUE le copier / coller et nous donne encore des leçons n'est pas un homme mais un dictateur refoulé .Pourquoi passe t'il son temps à taper sur nos crânes pour que nous lui disions qu'il a toujours raison ? ne peut il apprendre à jouer aux boules et nous laisser tranquille ? »

  • Michel Thibault
    Abonné
    jeudi 24 juillet 2008 10h01
    Dégradation du français
    « J'ai été surpris de voir ou plutôt d'entendre chanter surtout en anglais dans une école francophone de la région.L'on se croyait en pays anglophone.Comme en France, on trouve peut-être un certain snobisme à utiliser l'anglais. N-a-t-on si peu de fierté pour le français, notre langue maternelle ?

    Ne donnons-nous de valeur qu'à l'anglais, la langue des affaires ? La fierté de soi commence à la maison. »

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