Nouvelle humiliation pour Gordon Brown
28 juin 2008
Europe
Londres — Triste premier anniversaire au pouvoir pour Gordon Brown: son Parti travailliste s'est vu infliger un nouveau camouflet hier en terminant en 5e position à une élection législative partielle et deux Britanniques sur trois ne lui font plus confiance, selon un nouveau sondage.
En soi, la large victoire du candidat conservateur à l'élection partielle de Henley près d'Oxford est tout sauf une surprise: cette circonscription est l'un des bastions «tory» les plus solides. L'ancien député, Boris Johnson, qui a démissionné après avoir remporté la mairie de Londres, y avait été confortablement réélu en 2005 avec une majorité de près de 13 000 voix.
Mais c'est l'ampleur de la défaite du candidat travailliste qui a surpris. Avec à peine plus de 3 % des suffrages, il termine à une humiliante cinquième position, loin derrière les conservateurs (57 %), les libéraux-démocrates (28 %), les écologistes (3,8 %) et même le minuscule parti d'extrême droite BNP (British National Party, 3,6 %).
Une mauvaise nouvelle arrivant rarement seule, un sondage YouGov publié hier par le Daily Telegraph révèle que près de deux tiers des Britanniques (61 %) estiment que le premier ministre est désormais un «handicap électoral» pour son parti. Ils n'étaient que 25 % à le penser en juin 2007, lorsque M. Brown avait succédé à Tony Blair. Cette même enquête semble conforter l'optimisme de M. Cameron: son parti est crédité d'une avance de 18 points sur le Labour dans les intentions de vote, ce qui lui donnerait une solide majorité à la Chambre des communes en cas d'élections anticipées.
En soi, la large victoire du candidat conservateur à l'élection partielle de Henley près d'Oxford est tout sauf une surprise: cette circonscription est l'un des bastions «tory» les plus solides. L'ancien député, Boris Johnson, qui a démissionné après avoir remporté la mairie de Londres, y avait été confortablement réélu en 2005 avec une majorité de près de 13 000 voix.
Mais c'est l'ampleur de la défaite du candidat travailliste qui a surpris. Avec à peine plus de 3 % des suffrages, il termine à une humiliante cinquième position, loin derrière les conservateurs (57 %), les libéraux-démocrates (28 %), les écologistes (3,8 %) et même le minuscule parti d'extrême droite BNP (British National Party, 3,6 %).
Une mauvaise nouvelle arrivant rarement seule, un sondage YouGov publié hier par le Daily Telegraph révèle que près de deux tiers des Britanniques (61 %) estiment que le premier ministre est désormais un «handicap électoral» pour son parti. Ils n'étaient que 25 % à le penser en juin 2007, lorsque M. Brown avait succédé à Tony Blair. Cette même enquête semble conforter l'optimisme de M. Cameron: son parti est crédité d'une avance de 18 points sur le Labour dans les intentions de vote, ce qui lui donnerait une solide majorité à la Chambre des communes en cas d'élections anticipées.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

