Medvedev veut s'attaquer à la pauvreté et à la corruption
Moscou — La pauvreté et la corruption sont les deux principales menaces intérieures contre la sécurité de la Russie, déclare le président russe, Dmitri Medvedev, qui promet dans une interview accordée à Reuters de combattre ces deux fléaux.
Le nouveau dirigeant du Kremlin prévient en outre que les critiques de l'étranger n'influenceront pas la politique extérieure de la Russie qui, dit-il, est guidée par l'intérêt de la nation en accord avec «la liberté, la démocratie et le droit à la propriété privée».
Dans sa première interview accordée à un média occidental depuis son investiture, le 7 mai dernier, Medvedev souligne que l'instabilité des marchés financiers, le terrorisme et le crime international sont des dangers universels qui doivent être traités au moyen d'une action coordonnée au niveau européen et dans le cadre du G8.
«Les menaces contre l'économie de la Russie sont liées à l'instabilité financière internationale, à la crise alimentaire et aux problèmes connexes. Le terrorisme et le crime international constituent d'autres facteurs, a-t-il dit lors de cette interview réalisée au Kremlin. Nous avons également des problèmes spécifiquement russes. Avant tout la pauvreté, que nous n'avons pas encore vaincue. Résoudre ce problème est la principale tâche du gouvernement. Nous allons nous y employer avec toute notre puissance économique.»
«Le second problème, c'est la corruption, a-t-il dit. La corruption comme défi systématique, comme menace contre notre sécurité nationale, comme problème qui aboutit à une perte de confiance des citoyens dans la capacité du gouvernement d'apporter l'ordre et de les protéger.»
La corruption, qui prend des proportions endémiques — selon le procureur Vassili Piskariov, ce sont 120 milliards de dollars qui seraient détournés chaque année par des fonctionnaires, soit l'équivalent d'un tiers du budget —, semble s'installer comme une donnée intangible de la vie quotidienne dont n'ont pu venir à bout de précédentes campagnes des pouvoirs publics.
«Nous devons renforcer le système judiciaire, et c'est une action que nous avons déjà entreprise», affirme Medvedev, ancien avocat d'affaires et premier dirigeant russe depuis des générations à avoir travaillé dans le privé.
Cela ne fait que sept semaines que Medvedev est aux commandes du plus grand pays du monde. Longtemps dans l'ombre de son prédécesseur, Vladimir Poutine, qui est aujourd'hui son premier ministre, le nouveau président russe a régulièrement déclaré qu'il s'inscrivait dans une continuité politique.
Mais là où Poutine maniait une rhétorique arrogante et directe, Medvedev semble plus prudent dans son expression publique et ses réponses sont formulées avec précaution, reflet sans doute de son passé d'avocat.
Sur le fond, toutefois, Medvedev prévient comme le faisait son prédécesseur que les critiques de l'étranger n'auront pas d'influence sur le cours de la politique russe. Moscou et les capitales occidentales sont aux prises sur une série de sujets, dont les projets d'expansion à l'est de l'OTAN, l'indépendance du Kosovo ou encore le projet étasunien de bouclier antimissiles.
Interrogé sur la liberté de la presse, Medvedev, élu dès le premier tour le 2 mars dernier, répond que les chaînes de télévision, les sites Internet et les journaux russes sont «absolument libres».
Le nouveau dirigeant du Kremlin prévient en outre que les critiques de l'étranger n'influenceront pas la politique extérieure de la Russie qui, dit-il, est guidée par l'intérêt de la nation en accord avec «la liberté, la démocratie et le droit à la propriété privée».
Dans sa première interview accordée à un média occidental depuis son investiture, le 7 mai dernier, Medvedev souligne que l'instabilité des marchés financiers, le terrorisme et le crime international sont des dangers universels qui doivent être traités au moyen d'une action coordonnée au niveau européen et dans le cadre du G8.
«Les menaces contre l'économie de la Russie sont liées à l'instabilité financière internationale, à la crise alimentaire et aux problèmes connexes. Le terrorisme et le crime international constituent d'autres facteurs, a-t-il dit lors de cette interview réalisée au Kremlin. Nous avons également des problèmes spécifiquement russes. Avant tout la pauvreté, que nous n'avons pas encore vaincue. Résoudre ce problème est la principale tâche du gouvernement. Nous allons nous y employer avec toute notre puissance économique.»
«Le second problème, c'est la corruption, a-t-il dit. La corruption comme défi systématique, comme menace contre notre sécurité nationale, comme problème qui aboutit à une perte de confiance des citoyens dans la capacité du gouvernement d'apporter l'ordre et de les protéger.»
La corruption, qui prend des proportions endémiques — selon le procureur Vassili Piskariov, ce sont 120 milliards de dollars qui seraient détournés chaque année par des fonctionnaires, soit l'équivalent d'un tiers du budget —, semble s'installer comme une donnée intangible de la vie quotidienne dont n'ont pu venir à bout de précédentes campagnes des pouvoirs publics.
«Nous devons renforcer le système judiciaire, et c'est une action que nous avons déjà entreprise», affirme Medvedev, ancien avocat d'affaires et premier dirigeant russe depuis des générations à avoir travaillé dans le privé.
Cela ne fait que sept semaines que Medvedev est aux commandes du plus grand pays du monde. Longtemps dans l'ombre de son prédécesseur, Vladimir Poutine, qui est aujourd'hui son premier ministre, le nouveau président russe a régulièrement déclaré qu'il s'inscrivait dans une continuité politique.
Mais là où Poutine maniait une rhétorique arrogante et directe, Medvedev semble plus prudent dans son expression publique et ses réponses sont formulées avec précaution, reflet sans doute de son passé d'avocat.
Sur le fond, toutefois, Medvedev prévient comme le faisait son prédécesseur que les critiques de l'étranger n'auront pas d'influence sur le cours de la politique russe. Moscou et les capitales occidentales sont aux prises sur une série de sujets, dont les projets d'expansion à l'est de l'OTAN, l'indépendance du Kosovo ou encore le projet étasunien de bouclier antimissiles.
Interrogé sur la liberté de la presse, Medvedev, élu dès le premier tour le 2 mars dernier, répond que les chaînes de télévision, les sites Internet et les journaux russes sont «absolument libres».
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