La crise européenne persiste
21 juin 2008
Europe
Bruxelles — Le traité de Lisbonne censé rendre l'Europe plus efficace paraît plus menacé que jamais une semaine après le non irlandais, en raison des risques qu'il court en République tchèque et de problèmes de dernière minute dans la ratification britannique.
Les dirigeants européens, qui espéraient prouver lors de leur sommet de 24 heures à Bruxelles que le texte résisterait au rejet irlandais de la semaine dernière, n'ont pas atteint leur objectif.
Ils ont dû accepter la demande du premier ministre irlandais de ne pas chercher à surmonter la crise avant quatre mois, date du prochain sommet européen d'octobre.
Brian Cowen a également jugé impossible à ce stade de «dire s'il y aura un autre référendum sur cette question», alors que les dirigeants espèrent soumettre le traité «aménagé» à un nouveau référendum dans les mois qui viennent.
Les dirigeants n'ont même pas pu appeler clairement à accélérer dans l'intervalle la ratification du traité dans les sept autres pays encore en suspens.
Vu le risque de voir le traité rejeté par le Parlement tchèque — «je ne parierais pas 100 couronnes sur sa ratification au Parlement», a reconnu le premier ministre Mirek Topolanek —, Prague a refusé toute formulation trop contraignante.
Si le communiqué final adopté par les 27 note que 19 Parlements des États membres ont déjà ratifié le traité et que le processus «se poursuit» dans les autres pays, il reconnaît aussi que la ratification tchèque ne «pourra pas être terminée sans avis favorable de la Cour constitutionnelle», où un recours a été déposé.
Autre déconvenue: le premier ministre britannique Gordon Brown a reconnu que la ratification dans son pays annoncée jeudi ne serait pas définitive tant que la Haute Cour de Londres n'aurait pas rendu un jugement sur un recours introduit par un citoyen réclamant un référendum.
Même si cette anicroche s'avérait de courte durée — la Cour doit se prononcer la semaine prochaine —, elle est venue renforcer l'impression que le sauvetage du traité de Lisbonne est mal engagé.
D'autant que le premier ministre polonais, Donald Tusk, n'a pas exclu que le président Lech Kaczynski fasse lui aussi maintenant des difficultés pour signer le traité déjà ratifié par le Parlement polonais.
Les dirigeants, qui voulaient prouver l'utilité de l'Europe lors de ce sommet, n'ont pas apporté non plus de réponses aux «problèmes concrets» des citoyens, comme ils se l'étaient promis.
Confrontés à la flambée des prix du pétrole, ils ont au contraire affiché leurs divergences. Le président français Nicolas Sarkozy s'est ainsi dit ouvertement en désaccord avec l'Allemagne sur la question de la fiscalité des produits pétroliers, qu'il veut voir plafonner alors que Berlin refuse.
Les dirigeants européens, qui espéraient prouver lors de leur sommet de 24 heures à Bruxelles que le texte résisterait au rejet irlandais de la semaine dernière, n'ont pas atteint leur objectif.
Ils ont dû accepter la demande du premier ministre irlandais de ne pas chercher à surmonter la crise avant quatre mois, date du prochain sommet européen d'octobre.
Brian Cowen a également jugé impossible à ce stade de «dire s'il y aura un autre référendum sur cette question», alors que les dirigeants espèrent soumettre le traité «aménagé» à un nouveau référendum dans les mois qui viennent.
Les dirigeants n'ont même pas pu appeler clairement à accélérer dans l'intervalle la ratification du traité dans les sept autres pays encore en suspens.
Vu le risque de voir le traité rejeté par le Parlement tchèque — «je ne parierais pas 100 couronnes sur sa ratification au Parlement», a reconnu le premier ministre Mirek Topolanek —, Prague a refusé toute formulation trop contraignante.
Si le communiqué final adopté par les 27 note que 19 Parlements des États membres ont déjà ratifié le traité et que le processus «se poursuit» dans les autres pays, il reconnaît aussi que la ratification tchèque ne «pourra pas être terminée sans avis favorable de la Cour constitutionnelle», où un recours a été déposé.
Autre déconvenue: le premier ministre britannique Gordon Brown a reconnu que la ratification dans son pays annoncée jeudi ne serait pas définitive tant que la Haute Cour de Londres n'aurait pas rendu un jugement sur un recours introduit par un citoyen réclamant un référendum.
Même si cette anicroche s'avérait de courte durée — la Cour doit se prononcer la semaine prochaine —, elle est venue renforcer l'impression que le sauvetage du traité de Lisbonne est mal engagé.
D'autant que le premier ministre polonais, Donald Tusk, n'a pas exclu que le président Lech Kaczynski fasse lui aussi maintenant des difficultés pour signer le traité déjà ratifié par le Parlement polonais.
Les dirigeants, qui voulaient prouver l'utilité de l'Europe lors de ce sommet, n'ont pas apporté non plus de réponses aux «problèmes concrets» des citoyens, comme ils se l'étaient promis.
Confrontés à la flambée des prix du pétrole, ils ont au contraire affiché leurs divergences. Le président français Nicolas Sarkozy s'est ainsi dit ouvertement en désaccord avec l'Allemagne sur la question de la fiscalité des produits pétroliers, qu'il veut voir plafonner alors que Berlin refuse.
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