Les gais réussissent à manifester à Moscou
2 juin 2008
Europe
Moscou — Les homosexuels russes ont manifesté hier à Moscou, malgré l'interdiction des autorités, pour dénoncer l'homophobie persistante en Russie, sous des jets d'oeufs et des accusations de «perversité» d'un groupe de contre-manifestants, dont certains ont été interpellés.
«Pédérastes! Votre place est en enfer!», a crié un homme barbu à l'adresse des quelques militants homosexuels rassemblés devant la mairie, tandis qu'un autre s'interrogeait: «Pourquoi cette perversion dans notre pays orthodoxe?»
Parmi ces contre-manifestants, traditionnellement des partisans de groupuscules d'extrême droite et orthodoxes, se trouvaient également de vieilles dames brandissant des icônes.
Un manifestant homosexuel a été battu par de jeunes contre-manifestants. La police est intervenue, ont vu des journalistes de l'AFP.
Au total, 13 personnes ont été interpellées, a annoncé la police de Moscou. Selon les organisateurs de la manifestation gaie, aucun de ses partisans n'en fait partie.
Cela marque un progrès par rapport aux deux tentatives précédentes de «Gay Pride», qui s'étaient soldées par des violences contre les manifestants commis par des groupes de jeunes, que la police avait été accusée de laisser faire.
Les militants de la cause homosexuelle ont réclamé la démission de Iouri Loujkov, le maire de Moscou, qui a qualifié les défilés gais d'«oeuvre de Satan» et d'«armes de destruction massive» de l'Occident contre la Russie, reflétant un sentiment d'homophobie répandu dans ce pays où l'homosexualité était punie pénalement jusqu'en 1993.
Nikolaï Alexeïev, responsable du mouvement Gay Russia et organisateur de la marche, a dépeint hier le maire de Moscou comme étant «le plus grand homophobe du pays».
Les manifestants gais réunis devant la mairie ont brandi un grand drapeau arc-en-ciel et déployé, depuis le balcon d'un immeuble voisin, une bannière réclamant «des droits pour les gais et lesbiennes» en Russie.
Ils se sont félicités de la levée en mai par le ministère de la Santé russe d'une directive qui interdisait aux homosexuels de donner leur sang.
Des appuis
La manifestation n'a réuni qu'une poignée de militants, dont seulement quelques étrangers, contrairement aux deux années précédentes. La communauté gaie est peu mobilisée en Russie.
Les organisateurs se sont aussi réjouis du soutien du maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui ne cache pas son homosexualité. Ils ont diffusé une lettre dans laquelle M. Delanoë se dit «solidaire».
«J'ose espérer que les propos récents de Dmitri Medvedev, votre nouveau président de la République, concernant un progrès des libertés se concrétiseront aussi à votre endroit», ajoute M. Delanoë dans la lettre.
«Pédérastes! Votre place est en enfer!», a crié un homme barbu à l'adresse des quelques militants homosexuels rassemblés devant la mairie, tandis qu'un autre s'interrogeait: «Pourquoi cette perversion dans notre pays orthodoxe?»
Parmi ces contre-manifestants, traditionnellement des partisans de groupuscules d'extrême droite et orthodoxes, se trouvaient également de vieilles dames brandissant des icônes.
Un manifestant homosexuel a été battu par de jeunes contre-manifestants. La police est intervenue, ont vu des journalistes de l'AFP.
Au total, 13 personnes ont été interpellées, a annoncé la police de Moscou. Selon les organisateurs de la manifestation gaie, aucun de ses partisans n'en fait partie.
Cela marque un progrès par rapport aux deux tentatives précédentes de «Gay Pride», qui s'étaient soldées par des violences contre les manifestants commis par des groupes de jeunes, que la police avait été accusée de laisser faire.
Les militants de la cause homosexuelle ont réclamé la démission de Iouri Loujkov, le maire de Moscou, qui a qualifié les défilés gais d'«oeuvre de Satan» et d'«armes de destruction massive» de l'Occident contre la Russie, reflétant un sentiment d'homophobie répandu dans ce pays où l'homosexualité était punie pénalement jusqu'en 1993.
Nikolaï Alexeïev, responsable du mouvement Gay Russia et organisateur de la marche, a dépeint hier le maire de Moscou comme étant «le plus grand homophobe du pays».
Les manifestants gais réunis devant la mairie ont brandi un grand drapeau arc-en-ciel et déployé, depuis le balcon d'un immeuble voisin, une bannière réclamant «des droits pour les gais et lesbiennes» en Russie.
Ils se sont félicités de la levée en mai par le ministère de la Santé russe d'une directive qui interdisait aux homosexuels de donner leur sang.
Des appuis
La manifestation n'a réuni qu'une poignée de militants, dont seulement quelques étrangers, contrairement aux deux années précédentes. La communauté gaie est peu mobilisée en Russie.
Les organisateurs se sont aussi réjouis du soutien du maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui ne cache pas son homosexualité. Ils ont diffusé une lettre dans laquelle M. Delanoë se dit «solidaire».
«J'ose espérer que les propos récents de Dmitri Medvedev, votre nouveau président de la République, concernant un progrès des libertés se concrétiseront aussi à votre endroit», ajoute M. Delanoë dans la lettre.
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