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Vibrante déclaration d'amour de Sarkozy au Canada

Robert Dutrisac   9 mai 2008  Europe
Du quai de La Rochelle, la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, salue le départ de la Grande Traversée, qui conduira une flotte de voiliers à Québec.
Photo : Agence Reuters
Du quai de La Rochelle, la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, salue le départ de la Grande Traversée, qui conduira une flotte de voiliers à Québec.
Le président français Nicolas Sarkozy n'entend plus opposer les sentiments d'amitié de la France pour le Québec et le Canada. Au contraire, il veut les «rassembler», a-t-il déclaré hier en livrant une vibrante déclaration d'amour au Canada.

«Il faut que vous le sachiez, la France aime beaucoup le Canada», a dit le président à la gouverneure générale Michaëlle Jean, aux côtés de qui il rendait hommage, en Normandie, aux soldats canadiens tombés pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Ce n'est pas la première fois qu'un dirigeant français témoigne de la reconnaissance de la France envers le Canada. Cette fois-ci, on assiste toutefois à un changement de ton important, Nicolas Sarkozy affirmant assez clairement que la France ne veut plus avoir à choisir entre le Québec et le Canada. Certains pourraient voir là la fin de la doctrine de «non-ingérence et de non-indifférence» formulée par le ministre gaulliste Alain Peyrefitte en 1977.

«Vous savez que nous, on est très proches du Québec, mais je vais vous le dire, on aime beaucoup le Canada aussi. On n'oppose pas nos deux amitiés et nos deux fidélités. On les rassemble pour que chacun comprenne que ce que nous avons en commun, on va le tourner vers l'avenir pour que l'avenir du Canada et de la France soit l'avenir de deux pays pas simplement alliés mais deux pays amis», a déclaré Nicolas Sarkozy, qui s'exprimait sans notes.

Cette déclaration confirme les propos tenus en mars par l'ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin. «Le président est contre le ni-ni [non-ingérence, non-indifférence]. Il veut s'impliquer. Il veut participer», avait analysé M. Raffarin.

Le président Sarkozy a fait cette sortie au cimetière canadien de Beny-Reviers, en Normandie, où il s'est rendu — ce qui constituait aussi un signal fort à l'intention du Canada — en compagnie du premier ministre François Fillon, du président du Sénat et du président de l'Assemblée nationale, c'est-à-dire les personnages les plus importants de l'État en vertu de la Constitution de la Ve République. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, était également présent.

Sortant de son texte, M. Sarkozy a assuré que tous les citoyens français savent ce qu'ils doivent au Canada et à ses soldats qui ont fait le «sacrifice suprême».

«On aime le Québec, mais on aime le Canada. On aime les deux, a martelé Nicolas Sarkozy. Et ceux qui sont morts ici, on ne leur a pas demandé de quelle région ils venaient. On savait de quel pays ils venaient. On ne leur a même pas demandé quelle langue ils parlaient. Ceux qui sont sous terre, même s'ils ne pratiquaient pas notre langue, ils nous ont sauvés et nous ont aidés.»

Dumont inquiet

À Québec, le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, s'est dit inquiet de l'évolution de la relation Québec-France qui, selon lui, porte de plus en plus l'empreinte du Canada alors que le premier ministre Jean Charest se complaît dans la position du «cocu content».

«Plus on voit la façon dont cette relation devient plus canadienne dans l'approche, moins bilatérale Québec-France, plus on en voit les contours, plus on s'inquiète», a livré M. Dumont au cours d'un point de presse qui suivait sa rencontre avec le ministre-président de la Bavière, Günther Beckstein, en visite au Québec.

«Dans un ménage amoureux à trois, parfois la ligne devient bien mince entre l'amant négligé et le cocu content», a illustré Mario Dumont.

Le chef adéquiste estime que le premier ministre se retrouve dans «une situation inconfortable» au moment où sont lancées en France les festivités du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Personne n'aurait pu imaginer qu'«à l'aube des fêtes, le Québec allait se retrouver dans l'ombre du gouvernement fédéral et de la gouverneure générale du Canada», a fait valoir M. Dumont.

Piqué au vif, Jean Charest est passé à l'attaque un peu plus tard lors d'une conférence de presse qui a suivi la signature d'un accord de nature économique avec la Bavière. Selon le premier ministre, Mario Dumont «fait plutôt pitié» sur la question des relations internationales comme sur d'autres questions, et il a peu de choses à apporter, «à part nous livrer des insultes, parce que c'est à peu près tout ce qu'il lui reste comme contenu politique».

Jean Charest ne s'inquiète aucunement de l'état des relations entre le Québec et la France. Elles n'ont jamais été aussi fortes, a-t-il soutenu. Il a cité diverses réalisations, dont la signature de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité culturelle ainsi que la mission économique conjointe de la France et du Québec au Mexique.

Le premier ministre a aussi rappelé qu'il a rencontré Nicolas Sarkozy à trois reprises depuis 2007. «Je pense que la France peut avoir des relations avec le reste du monde et ça n'enlève rien à la relation que la France a avec le Québec, Nous ne sommes pas dans un jeu à somme égale [zero-sum game]», a-t-il fait valoir.

Hier, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a critiqué Jean Charest pour son absence au lancement, hier à La Rochelle, des festivités du 400e anniversaire de Québec en France. Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, elle a aussi accusé le premier ministre de nier l'histoire lorsqu'il affirme que le Québec a fondé le Canada.

«Un peuple s'est installé en Nouvelle-France au début de ces 400 ans, un peuple qui a été conquis, un peuple qui a été annexé, qui, malgré tout, a conservé ici, bien vivant, le français», a souligné Mme Marois. «C'est la nation québécoise et c'est la capitale de cette nation-là que l'on célèbre à l'occasion du 400e anniversaire de Québec.»

M. Charest a rappelé hier que «les Québécois étaient des Canadiens avant que le Canada existe. On nous nommait "Canadiens" avant même que le Canada existe». Il a ajouté que «le Canada n'existerait pas sans le Québec».

«Le gouvernement fédéral fait partie des célébrations» du 400e, a dit M. Charest. «Évidemment, des gens comme M. Dumont, Mme Marois et Gilles Duceppe s'opposent au fait que le Canada existe [...]. C'est leur problème, ce n'est pas le problème des Québécois.»

Les voiliers voguent

La journée d'hier a été marquée en France par le départ de la Grande Traversée, une flotte de plusieurs dizaines de voiliers qui a mis le cap sur Québec... sans rien connaître de la polémique qui faisait rage au sujet de la place prise par le Canada dans ces manifestations.

«Il n'y a personne ici qui trouve qu'il y a une controverse quelconque», a déclaré le ministre Philippe Couillard. «Il n'y a aucune ambiguïté sur ce qu'on célèbre. On célèbre les 400 ans de Québec, 400 ans de présence française en Amérique. Et ça s'adonne, comme on dit, que le Québec est dans le Canada, que le Canada participe aux célébrations. À mon avis, c'est une création un peu artificielle, cette polémique, qu'on essaie d'entretenir mais que nous n'entretiendrons pas.»

Arrivée à La Rochelle en début d'après-midi après sa visite en Normandie, Michaëlle Jean a tout de même été la vedette de la journée, s'offrant un bain de foule enthousiaste aux côtés de la candidate à la dernière élection présidentielle, Ségolène Royal. Mme Jean a préféré sourire à l'évocation de cette affaire, invitant les journalistes qui l'interrogeaient à ce sujet à «rester dans l'esprit de la fête».

***

Avec la Presse canadienne






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Vos réactions

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  • Jasette
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 05h22
    M. Sarkozy
    « C'est vrai que madame la gouverneure générale Michaëlle Jean est une femme charmante. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 07h28
    Madame Jean en France
    « Madame Marois, faites quelque chose. Allez à Paris, amenez madame Beaudoin avec vous s'il le faut. Il faut réparer les pots cassés. Ne laissez pas une étrangère d'Ottawa nous voler la France que nous courtisons depuis des années et qui est devenu notre amante. Ne laissez pas les canadians lui faire des mamours. Chère France, défenderesse de notre Québec depuis cinquante ans, comment osez vous répondre aux avances d'une méduse ensorceleuse? Madame Jean, sachez que la France nous appartient, et cessez de lui faire la cour. M.Charest n'était même pas là pour tempérer vos ardeurs, préférant rester en retrait. à cause de vous, le Québec risque de sombrer dans une profonde dépression nerveuse dont elle pourra difficilement sortir.Ce sera la pire peine d'amour que nous ayons subie au cours de notre histoire qui est pavée de grands malheurs, de traîtrises et d'abandons. 'pôvres' de nous, comme dirait Sol.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 07h38
    Mme Marois fait erreur!
    « Mais il est vrai que le Québec a fondé le Canada! Les Québécois francophones portaient peu de temps(quelques générations) après l'arrivée des Français en Nouvelle-France le nom de Canadiens. Madame Marois est ici dans le champ, confondant le terme Canada avec le Canada fédéral créé en 1867. En général, ce sont plutôt les Anglo-Canadiens qui font cette erreur! Une tempête dans un verre d'eau que cette supposée nouvelle relation entre la France et le Canada. Il n'y a pas de quoi fouetter un chat! De toute façon, Régis (le maire), Sarko et Michaëlle vont régler tout ça autour d'une bonne petite bouffe larochelloise ou parisienne! »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 07h55
    Jamestown, Québec, Santa Fe
    « Le 400e anniversaire de la fondation de Québec par Champlain est l'occasion, au-delà de toute polémique politique, de jeter un regard sur l'histoire du peuplement de l'Amérique du Nord par les grandes puissances européennes. En effet, le début du XVIIe siècle est marqué par trois centres d'occupation différents, tant sur les plans géographique, économique que sociaux, religieux et relationnel avec les Autochtones : Jamestown avec les Anglais en 1607, Québec par les Français en 1608 et Santa Fe avec les Espagnols en 1609.

    Pour qui s'intéresse à cette histoire - et qui ne s'intéresserait pas aux fondements de notre implantation dans cette Amérique du Nord - il vaut la peine d'aller jusqu'à Gatineau et de visiter l'exposition intitulée «Jamestown, Québec, Santa Fe - Trois berceaux nord--américains» au Nusée canadien des Civilisations.

    Cette exposition internationale originale qui vient d'ouvrir ses portes et se prolongera jusqu'au 7 septembre, présentée pour souligner le 400e anniversaire de la fondation de Québec, retrace le développement de chacun des trois premiers établissements européens en Amérique du Nord et décrit comment ces évènements ont modifié à jamais le paysage de tout un continent. Comme le précise Jean-Pierre Hardy, historien du Québec au Musée des civilisations : «À l'heure où Québec célèbre ses 400 ans de présence sur le continent, cette exposition vient à propos rappeler les débuts de notre existence dans ce coin du monde »

    Outre plus de 130 objets, tableaux, cartes, documents et objets cérémoniels, d'origine tant autochtone qu'européenne, provenant de collections royales et de musées des deux côtés de l'Atlantique, l'exposition se penche sur le développement du commerce, de l'agriculture et de l'organisation sociale et religieuse dans les trois établissements, ainsi que sur leurs relations avec les peuples autochtones, dont les Powhatans, les Algonquins, les Hurons et les Pueblos.

    Et c'est certainement là un des plus grands intérêts de la présentation de cette exposition, qui ne sépare pas géographiquement ou chronologiquement les trois établissements, mais les juxtapose par thèmes. Il suffit aux visiteurs de lire des panneaux fort bien faits pour comparer les façons de voir et de faire, les intérêts et les comportements différents et parfois complètement opposés des Anglais, des Français et des Espagnols, et en particulier leurs relations avec les populations autochtones.

    Alors que les Anglais, implantés dans la région de la Chesapeake n'ont pas tardé à se trouver en opposition avec les Autochtones et provoqué des années de conflit, les Français ont utilisé une approche quelque peu différente en créant des alliances avec certains peuples et des tentatives d'intégration, tant pas des mariages mixtes que par une conversion à la même religion.

    Il ne faut pas oublier qu'à l'époque, il n'y avait pas de frontières entre des États et les Français de la Nouvelle-France, dont Québec était le centre, ont poussé jusqu'en Louisiane, afin d'accaparer de nouveaux territoires, avant que les Anglais ou les Espagnols ne s'en emparent.

    Quant aux Espagnols, ils avaient oublié qu'ils seraient inférieurs en nombre aux divers groupes aborigènes locaux et que leur domination ne se ferait pas sans mal. Et l'avancée des Français vers le golfe du Mexique allait encore compliquer la situation.

    C'est donc toute uen histoire que cette exposition présente de fort belle façon et qui a l'avantage de situer historiquement la place de Québec dans le développement par les Européens de l'Amérique du Nord et la contribution particulière des Français dans cette aventure, qui aura - et a eu - des répercussions considérables sur toute la région. Comme l'expliquait Victor Rabinovitch, président de la Société du Musée canadien des civilisations, à l'ouverture de l'exposition : «C'est une histoire qui foisonne de grandes réussites et de tragédies, de conflits et d'alliances. Ce long travail d'installation et de conquête a profondément modifié l'ordre du monde et façonné la civilisation moderne.» Il vaut donc l peine de se rendre jusqu'à Gatineau, en complément des célébrations qui se déroulent à Québec. On ne peut que s'y instruire sur notre histoire. »

  • Lamarche Jacques Lamarche
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 08h03
    Sarkosy, un lèche botte
    « Sarkosy lèche les bottes des milliardaires de ce monde. Après avoir nommer Pierre Desmarais à la légion d'honneur, l'avoir nommé commandeur des croyants, il est devenu son porte-parole presque officiel. Oui, ils auront raison de la racaille. »

  • marcel vinet
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 08h06
    incroyable
    « Sarcozy prouve encore qu il n est vraiment pas un bonhomme avec une ame,il devrait savoir que Napoléon et De Gaulle en avaient une,c est pour ca que tout le monde les suivait...la guerre,l argent,le cul, sans amour, ca ne mene nulle part.... »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 08h35
    Malheureux
    « C'est malheureux que les événements prennent une telle tournure. C'est à qui essaye de récupérer les célébrations à son compte. Mais ne nous étonnons pas, c'est de politique qu'il s'agit ici. Et les politiciens...
    Le 400e, c'est d'abord et avant tout, la fête de la ville de Québec, premier établissement européen au Canada. Qu'ils se soient agi de Français, c'est tout simplement fortuit. De là, les colons ont rayonné et se sont dispersés dans d'autres régions à l'intérieur des terres, et je ne vois même pas comment les Gatinois ou les Chicoutimiens peuvent tenter de récupérer ces célébrations.
    Pour ce qui est des relations de la France avec le Québec et le Canada, pas mal de Québécois pensent que ce pays aiderait le Québec, une fois séparé, et qu'il y a encore des liens solides entre le Québec et la France. Ne nous y trompons pas, nous sommes en 2008, les Québécois de langue et de nom français ne sont que des descendants de colons français arrivés ici il y a 400 ans, au même titre que les Seychellois et les Mauriciens blancs de langue française. Ils n'ont plus rien à voir avec les Français, ils ne mangent ni ne boivent la même chose, ils parlent différemment, etc. Bref il y a un monde de différence entre les Français et les Québécois, qui s'assimilent plus aux Américaisn du Nord, dans le sens large.
    En outre, la France a davantage besoin de pétrole et d'uranium que de 2 X 4 et c'est pourquoi elle prévilégie plus les relations avec les pays francophones d'Afrique de l'Ouest qu'avec le Canada et le Québec!
    Or donc, revenez sur terre, les gars. La France n'a fait qu'envoyer des colons ici il y a 400 ans. Le reste, ce sont ces colons et leurs descendants qui l'ont fait. Ils ont évolué différemment et sont aujourd'hui des Canadiens, c'est tout. »

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 9 mai 2008 08h47
    Louer des autobus pour ceux qui nous aiment tant...
    « Si madame Jean désire tant qu'on encourage « l'esprit de la Fête », le gouvernement canadien pourrait louer des autobus pour amener à cette fête ceux qui nous aimaient tant en 1995.Il seront très heureux encore une fois de visiter cette fois-ci Québec et le Québec à peu de frais.

    Les Canadiens pourront fêter ensembles.

    Faut-il en rire ou en pleurer?...

    Marie Mance Vallée »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 08h52
    IL se souvient...lui
    « M.Sarcosy se souvient de tous les canadiens morts pour libérer la France des Nazis.À cette époque ce sont les canadiens anglais qui majoritairement ont appuyé la participation à la guerre contre les nazis.

    Au Québec, le discours nationaliste était que on irait à la guerre UNIQUEMENT pour défendre les maudits anglos, donc qu'il fallait se cacher dans les campagnes et laisser les nazis nous débarasser des méchants anglais,des méchants juifs et des méchants communistes...Les fascistes étaient les idoles de Duplessis qui leur envoyait des cartes de fêtes personnelles....et Duplessis était appuyé par le clergé et la Société St-Jean Baptiste...On a fait battre aux élections Adélard Godbout (celui qui a reconnu le vote des femmes, qui a débuté la nationalisation de l'électricité, établi l'instruction obligatoire, créé le premier code du travil pour protéger les travailleurs....)pour faire élire le pro-fasciste Duplessis, car M.Godbout avait osé appuyer la guerre contre les nazis...C'est ça la réalité histyorique!

    Bien sûr les québecois ne furent pas tous des lâches qui se cachaient , il en fut plusieurs qui comme mon père se sont librement enrôlé pour empêcher le nazisme de dominer le monde. Mais mon père et tous les valeureux québécois qui ont combattu le nazisme et libéré la France étaient mal vus des autres québécois...mon père en fut toujours blessé!!!

    Mon père a toujours méprisé De Gaulle qui s'est caché chez les anglais pendant que les partisans de la résistance (beaucoup n'avaient pas de noms francophones)risquaient leur vie, puis a fait une entrée trionphante grâce aux américains à qui il a promis de tasser les résistants "trop socialistes"
    dès son arrivée au pouvoir!!!

    M.Sarcosy "se souvient" peut-être plus que les nationalistes québécois qui tentent de nous faire oublier leurs sympathies fascistes, leur mépris pour les notres qui allaient combattre et leur couardise durant la querre contre le nazisme. Si le gouvernement canadien avait agi selon les voeux du Québec, on serait resté assis sur nos culs pendant que le nazisme envahissait l'europe (dont la FRance).Et on est surpris de la reconnaissance de la France envers le Canada !!!! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 9 mai 2008 09h20
    Bravo !
    « Belle occasion pour les "chiqueux de guenilles" de déchirer leurs chemises en public. Ce n'est pas en enterrement, sombres personnages, c'est une fête comme le dit Mme Jean au côté de Mme Royal. "On est en pleine royauté ici". Deux dames qui ont de la classe, du vocabulaire et du charisme. Belle complicité, beau temps, beaux bateaux, bravo ! »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 09h48
    L'esprit de la fête
    « Michaëlle Jean invite les journalistes à rester dans l'esprit de la fête. Pourquoi en effet viendraient-ils troubler son séjour en France, pays dont elle a rejeté la citoyenneté lors de sa nomination au poste de gouverneur général par Jean Chrétien. Quand on fête, on fête !
    Au diable les embêtements ! Lorsque que des Patriotes ont été pendus haut et court en 1838, on fêtait des clubs des anglais de l'ouest de Montréal et les dirigeants de l'Église sombraient dans un profond silence, eux qui les avaient excommuniés pour s'assurer qu'ils aillent au diable. Mais n'aller surtout pas inscrire des événements dans le nouveau programme d'histoire du Québec canadien.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Peter Langford
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 09h49
    Bien dit, Monsieur Sarkozy.
    « J'apprécie beaucoup ce que le président Sarkozy a dit au subjet des soldats de toutes les régions du Canada qui sont tombés en France. You are 'Right on', my friend! »

  • Frédéric Lacroix
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 09h50
    Vae victis!
    « Malheur aux vaincus!

    Le gouvernement du Québec laisse le premier rôle en France au gouvernement Canadian en ce qui concerne le 400 ième anniversaire de la fondation de la ville de Québec qui constitue aussi l'anniversaire de naissance de l'Amérique française. Le gouvernement du Québec se contente de faire de la figuration provinciale et abdique ses responsabilités historiques.

    Jean Charest est allé jusqu'à souscrire explicitement au révisionisme fédéral en déclarant qu'il était "fier que le Québec ait fondé le Canada". Un sundae avec ça?

    En affirmant que "la fondation de Québec marque la naissance du Canada" et que "Champlain était le premier Governor-General" du Canada, les fédéraux prétendent établir une filiation ininterrompue entre la colonie française établie en Amérique du Nord en 1608 et le pays actuel. Il est amusant que constater que Harper contredit gaiement les affirmations des ses propres <a href=" http://geo.international.gc.ca/asia/new-delhi/about_canada/canada-facts-name-fr.asp"> fonctionnaires </a>.

    Le but de la manoeuvre est transparent : celle-ci est destinée à faire oublier le fait que le Canada actuel est le résultat de la conquête militaire de la colonie française par les britanniques au terme d'une guerre longue et meutrière (combien de milliers de morts?). Il y a une rupture très nette entre Champlain et Michäelle Jean. Le pouvoir est passé du Roi de France à celui d'Angleterre au terme d'une lutte acharnée. Il est ahurissant que constater que la France, qui a été battue, semble prétendre qu'il ne s'est rien passé.

    C'est une bataille avec des vrais morts, du vrai sang et des vraies souffrances, qui a permis à Michäelle Jean d'occuper les fonctions qui sont siennes aujourd'hui. L'acte fondateur du Canada moderne est une fosse commune (les soldats tués lors de la bataille des Plaines d'Abraham sont enterrés dans plusieurs fosses communes proche de l'ancien hôpital général de Québec). Voilà la vérité à faire oublier. Si la Canada était réellement né en 1608, pourquoi donc les Québécois francophones voudraient-ils s'en séparer?

    Depuis 1995 nous assistons à une lente glissade du Québec français vers le néant. Cette glissade est aussi celle du dernier morceau encore vivace de l'Amérique française, qui fût une grande épopée. Les francophones sont maintenant minoritaires à Montréal et ont glissé sous la barre des 80% au Québec. Le triomphe de Durham est à portée de main.

    Il nous faut d'urgence un autre Jacques Parizeau. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 10h31
    La cote du Nain
    « Ayant perdu la cote auprès des Français, le Nain essaie de de se rallier les Canadians.
    Heureusement, il n'est pas la France, celui qui se considère comme un quasi-roi. »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 10h33
    Sarko-phage
    « "On aime les deux" affirme Sarkozy. Une réponse qui ne fait que confirmer son ignorance profonde de l'histoire de la France et du Québec. Monsieur s'est laissé lamentablement embobiné par la stratégie fédérale : miner notre relation particulière avec la mère-patrie, tremplin politique vers la reconnaissance d'un Québec indépendant. Le Québec n'a pas dit "oui" au Canada lors du dernier référendum, contrairement à ce que prétends Blackburn. 50% n'est pas un oui. D'autant plus qu'il nous a été volé, toutes ces enquêtes et procès le prouvent et ne sont que la pointe de l'iceberg.

    Monsieur aurait pu attendre une autre occasion pour faire sa déclaration d'amour à Desmarais-Canada. Il est très insultant de voir honorer son tortionnaire quand c'est notre anniversaire.

    Il faudra choisir Monsieur. Votre réponse n'en est pas une. Il vaudrait mieux que vous annuliez votre visite. Restez donc chez vous. On n'a pas besoin d'un autre guignol. Votre venue ne peut maintenant que tourner au vinaigre.

    Jean-Marie Francoeur »

  • Robert Côté
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 11h31
    Bravo M. Dumont
    « Il semble que monsieur Mario Dumont en connaisse beaucoup sur le ménage-à-trois! Attention vous pourriez devenir cocu et infidèle... Beau programme »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 11h52
    Québec, Jamestown, Santa Fe
    « Le 400e anniversaire de la fondation de Québec par Champlain est l'occasion, au-delà de toute polémique politique, de jeter un regard sur l'histoire du peuplement de l'Amérique du Nord par les grandes puissances européennes. En effet, le début du XVIIe siècle est marqué par trois centres d'occupation différents, tant sur les plans géographique, économique que sociaux, religieux et relationnel avec les Autochtones : Jamestown avec les Anglais en 1607, Québec par les Français en 1608 et Santa Fe avec les Espagnols en 1609.

    Pour qui s'intéresse à cette histoire - et qui ne s'intéresserait pas aux fondements de notre implantation dans cette Amérique du Nord - il vaut la peine d'aller jusqu'à Gatineau et de visiter l'exposition intitulée «Jamestown, Québec, Santa Fe - Trois berceaux nord--américains» au Nusée canadien des Civilisations.

    Cette exposition internationale originale qui vient d'ouvrir ses portes et se prolongera jusqu'au 7 septembre, présentée pour souligner le 400e anniversaire de la fondation de Québec, retrace le développement de chacun des trois premiers établissements européens en Amérique du Nord et décrit comment ces évènements ont modifié à jamais le paysage de tout un continent. Comme le précise Jean-Pierre Hardy, historien du Québec au Musée des civilisations : «À l'heure où Québec célèbre ses 400 ans de présence sur le continent, cette exposition vient à propos rappeler les débuts de notre existence dans ce coin du monde »

    Outre plus de 130 objets, tableaux, cartes, documents et objets cérémoniels, d'origine tant autochtone qu'européenne, provenant de collections royales et de musées des deux côtés de l'Atlantique, l'exposition se penche sur le développement du commerce, de l'agriculture et de l'organisation sociale et religieuse dans les trois établissements, ainsi que sur leurs relations avec les peuples autochtones, dont les Powhatans, les Algonquins, les Hurons et les Pueblos.

    Et c'est certainement là un des plus grands intérêts de la présentation de cette exposition, qui ne sépare pas géographiquement ou chronologiquement les trois établissements, mais les juxtapose par thèmes. Il suffit aux visiteurs de lire des panneaux fort bien faits pour comparer les façons de voir et de faire, les intérêts et les comportements différents et parfois complètement opposés des Anglais, des Français et des Espagnols, et en particulier leurs relations avec les populations autochtones.

    Alors que les Anglais, implantés dans la région de la Chesapeake n'ont pas tardé à se trouver en opposition avec les Autochtones et provoqué des années de conflit, les Français ont utilisé une approche quelque peu différente en créant des alliances avec certains peuples et des tentatives d'intégration, tant pas des mariages mixtes que par une conversion à la même religion.

    Il ne faut pas oublier qu'à l'époque, il n'y avait pas de frontières entre des États et les Français de la Nouvelle-France, dont Québec était le centre, ont poussé jusqu'en Louisiane, afin d'accaparer de nouveaux territoires, avant que les Anglais ou les Espagnols ne s'en emparent.

    Quant aux Espagnols, ils avaient oublié qu'ils seraient inférieurs en nombre aux divers groupes aborigènes locaux et que leur domination ne se ferait pas sans mal. Et l'avancée des Français vers le golfe du Mexique allait encore compliquer la situation.

    C'est donc toute uen histoire que cette exposition présente de fort belle façon et qui a l'avantage de situer historiquement la place de Québec dans le développement par les Européens de l'Amérique du Nord et la contribution particulière des Français dans cette aventure, qui aura - et a eu - des répercussions considérables sur toute la région. Comme l'expliquait Victor Rabinovitch, président de la Société du Musée canadien des civilisations, à l'ouverture de l'exposition : «C'est une histoire qui foisonne de grandes réussites et de tragédies, de conflits et d'alliances. Ce long travail d'installation et de conquête a profondément modifié l'ordre du monde et façonné la civilisation moderne.» Il vaut donc l peine de se rendre jusqu'à Gatineau, en complément des célébrations qui se déroulent à Québec. On ne peut que s'y instruire sur notre histoire. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 11h59
    La mentalité raciste des souverainiste
    « Parfaitement représentée par le commentaire de Mr. Sylvain Gascon. Il y'a au moins des choses qui ne changent pas. »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 12h35
    C'est triste
    « Je viens de lire les commentaires déjà affichés. J'accepte qu'on discute différences politiques, mais je trouve un peu bas de discréditer les personnes de façon un peu (je me retiens) grossière. Ce n'est pas à la hauteur du journal Le Devoir. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 9 mai 2008 13h53
    Erreur M. Marcel Vinet
    « M. Marcel Vinet écrit : «la guerre,l argent,le cul, sans amour, ca ne mene nulle part....»

    Vous fêtes erreur M .Vinet. La guerre mène en Afghanistan ou en Irak, l'argent mène en vacances à l'autre bout de la terre et le cul, mène directement au lit. S'il y a 3 choses dans le vie qui mènent en quelque part, c'est bien ces 3 là. M. Sarkozy est bien au fait de ça aussi. »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 14h22
    LES COCUS FÂCHÉS
    « En alimentant de toutes pièces cette chicane disgracieuse pour l'exporter chez nos amis français alors en pleines festivités, le PQ, le Bloc et l'ADQ ont fait preuve, non seulement d'une totale insignifiance, mais d'une grande impolitesse envers la France et les français qui avaient invité la Gouverneure générale. Sans compter qu'en exportant leurs vieilles querelles avec le fédéral jusqu'en sol français, ils ont aussi manqué de respect à tous les québécois en les associant de force à leurs chicanes partisanes et en les faisant passer, comme dit le maire Labeaume "pour une bande de colons".

    Il est bien évident que le PQ et le Bloc font une psychose à l'idée de perdre la relation qu'ils ont eue jadis avec la France pour appuyer leur projet d'indépendance, et que c'est le fouet qui les fait hurler si fort. On a pu voir hier soir à RDI une Dominique Poirier gênée et ne sachant plus que dire devant un Gérald Larose enragé comme un taureau couvert de banderilles, on se serait cru revenu au temps des "chiffons rouges" de Bernard Landry qui déchirait au moins une chemise par semaine sur le dos des fédéralistes.

    Quant à Mario Dumont, ayant perdu son statut d'opposition officielle aux yeux des québécois, il tire sur tout ce qui bouge et il n'est pas étonnant qu'il se soit joint à la chicane, surtout qu'il a été ignoré lors de son passage en France et qu'il a fallu bien des pressions en haut lieu pour qu'il rencontre quelques personnes à la toute fin, sans doute en est-il encore marqué. De ce temps-ci, il tire sur la contrebande du tabac, en se fichant éperduement d'attiser la chicane chez les autochtones qui refusent depuis longtemps que la SQ et la GRC franchissent leur territoire, il ne fait que crier sans jamais apporter de solutions. Que ferait-il, lui, pour éviter un bain de sang en envoyant les policiers en terre autochtone malgré leur refus?

    Que Sarkozy aime le Canada et le dise bien fort, ne l'empêche aucunement d'avoir des relations privilégiées avec le Québec, car la France peut avoir les relations qu'elle veut avec tous les pays du monde sans altérer pour autant celle qu'elle a avec le Québec, et tenter de faire croire le contraire aux québécois en les plongeant de force dans les hostilités relève d'une paranoïa dépassée depuis longtemps et dont les péquistes sont les seuls à souffrir.

    Les québécois veulent une belle fête du 400e dans l'harmonie, la gaité et le respect, ils veulent fêter avec tous leurs invités et non se chicaner avec eux. Que ceux qui veulent la chicane se réunissent entre eux et se fassent leur propre fête "chicanière", ils se retrouveront probablement bien seuls à "bougonner" dans leur coin car les québécois refuseront de ne pas démontrer leur hospitalité et leur goût de la fête légendaires. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 14h31
    À Étienne Merven
    « Vous avez fait votre part pour réécrire l'histoire : « Le 400e, c'est d'abord et avant tout, la fête de la ville de Québec, premier établissement européen au Canada. » Le pays appelé Canada n'existait pas, mais les Européens, qui connaissaient l'avenir des siècles à l'avance, s'y sont établis. Est-ce difficile de penser ainsi ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 14h41
    Bravo Mme Riverin
    « Je vous souhaite un bon 400e à Québec en 2008. »

  • Christian Tallon
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 14h58
    Québécois réveillez-vous !
    « Je comprends que certaines personnes s'insurgent contre des attaques personnelles (et c'est tout à leur honneur), mais au bout d'un an (je l'avais prédit dans ce journal) Napoléon le Nabot prouve encore une fois qu'il ne comprends rien au Monde, par inculture tout simplement. Il en est dangereux car il parle au nom d'un pays qui ne se reconnaît pas en lui. C'est un corps étranger dans l'histoire de France. Les Canadiens, ce sont d'abord et pendant deux ou trois siècles les Francophones catholiques de la plaine du Saint-Laurent alliés à de nombreuses tribus amérindiennes, formant ensemble l'Empire américain francophone de Québec à La Nouvelle Orléans. Le Canada anglais est une réunion de plusieurs colonies de la couronne, certaines d'ailleurs très réticentes (Terre-Neuve). Vous lecteur du Devoir savez ceci mais Napoléon le Nabot ne le sait pas ou feint de ne pas le savoir. Les Canadiens des plages de Normandie sont les soldats d'un Dominion du Royaume-Uni alors en guerre, y compris québécois. Son raisonnement est spécieux. Evidemment que les Français sont reconnaissants à tous ceux qui les ont libérés. Mais dire ça avant un anniversaire propre aux canadiens-français (j'emploie le vieux terme à dessein), c'est du vol, de la forfaiture intellectuelle et politique, un coup bas. Dans le fond, Napoléon le Nabot n'aurait-il pas un petit complexe envers de Gaulle le Grand ? Cet homme est dangereux non seulement pour la France (on le savait déjà) mais pour le Québec aussi et demain pour l'Europe. Qui nous en débarassera ! Il n'est pas possible de laisser cet homme cinq ans au pouvoir ! Sachez que les français ont été trompés, abusés et qu'ils s'en rendent amèrement compte, que les droits de l'homme les plus fondamentaux sont quotidiennement foulés aux pieds en France, que les policiers eux mêmes se suicident, dégoûtés de ce qu'on leur demande de faire, que des hommes se jettent par la fenêtre pour échapper à la police, qu'une chape de plomb policière est en train de se mettre en place. Cet homme est dangereux ! Québécois, refusez de lui serrer la main ! Ne tombez pas dans ce piège grossier ! Québécois réveillez-vous ou cette anniversaire sera le chant du cygne de votre Nation ! »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 16h40
    à Madame Fleurette
    « Vous vous trompez encore une fois dame Fleurette. L'expression "cocu content" se trouve dans la bouche de Michel David en date du 5 avril denier dans le Devoir, et fait référence strictement à Jean Charest et non le PQ ou le BQ.

    http://www.vigile.net/Le-cocu-content »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 9 mai 2008 17h21
    @ Christian Tallon
    « Vous appelez M. Sarkosy : Napoléon le Nabot.

    Gros argument ça. Quand on veut développer un point, on commence par être poli. Sans ça, on perd les lecteurs qui n'aiment pas les insulteurs. Ce n'est pas mieux que ceux qui appelaient M. Lévesque : Ti-poil. Même genre. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 17h32
    À Roland Berger
    « Avant de répondre à un commentaire, il vaut mieux le lire entièrement pour bien comprendre son sens... »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 19h53
    Beati pauperes spiritu
    « Il est fort, Frédéric Lacroix quand-même: 'aire oublier le fait que le Canada actuel est le résultat (...) d'une guerre longue et meutrière (combien de milliers de morts?).

    Citez moi *une* démocratie moderne pour laquelle ce n'est pas le cas? La France moderne est le produit de plus d'un millénaire de castagnes sanglantes (Francs contre Bretons et Albigeois, Armagnacs contre Bourguignons, catholiques contre protestants, frondeurs contre monarchistes, Jacobins contre Vendéens, Versaillais contre Communards...).

    L'Europe unie d'aujourd'hui s'est érigée sur des monceaux de cadavres. Les Anglais, les Allemands, les Espagnols, les Français, les Néerlandais, se sont livrés pendant des siècles des guerres féroces. Et puis, certains ont gagné, d'autres ont perdu, c'est comme ça, faut savoir vivre avec et tourner la page plutôt que d'emmerder tout le monde avec ses rancoeurs. Revenez-en! »

  • Ernesto Sanchez Cortés
    Abonné
    vendredi 9 mai 2008 21h34
    Que d'émotion !
    « À lire les nombreux commentaires on est saisi par la virulence du propos. Il faut croire que des gens sont touchés au vif. Ces émois méritent le respect qu'on doit aux combattants blessés. Mais il faut raison garder et prendre acte des faits du passé. Les colons français sont les protagonistes d'une épopée qui les a dépassés. Le traité de Paris du 10 février 1763 mit fin à la guerre de Sept Ans en réconciliant la France, la Grande Bretagne et l'Espagne. Aux termes de ce traité, la Grande-Bretagne reçoit de la France l'Île Royale (Île du Cap-Breton) et « le Canada », y compris le bassin des Grands Lacs et la rive gauche du Mississippi. Dès le 8 septembre 1760, le gouverneur Vaudreuil cédait « le Canada » et toutes ses dépendances à la force d'invasion Britannique à Montréal. Le Canada était donc bien conçu et il sera porté à terme par les différents instruments juridiques que nous connaissons. Quant au Québec souverain, sa conception étant beaucoup plus tardive et les différentes tentatives référendaires de le mettre au monde ayant avorté, il faut bien accepter qu'il n'existe pas au regard de la loi qui ne protège pas les ambrions. Mais le souffle des anciens canadiens qui a fécondé ce grand pays qu'est le Canada est assez puissant pour rapatrier tous les rêves dans la construction d'un avenir commun. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 12 mai 2008 00h23
    Qu'on en finisse avec ce 2008 «des autres» !
    « Québec, la république promise, ne récolte-elle pas ce qu'elle a semé depuis et tout au cours de ses crises d'adolescence successives et de l'éclosion de son prurit séparatiste, datant des années 70 ? Du fond des barils de la poudrière du RIN où se sont tressées les mèches imbibées des gazes du FLQ (le Hezbollah montréalais des années 70) et sur les bases desquels RIN ET FLQ, se sont hissés et nichés les pseudos intellos, toxicos et accros sécessionnistes de l'époque de la moins tranquille des révolutions, les Parizeau, les Landry et leurs sous-fifres n'ont-ils pas lamentablement échoué, dans leur autocratique et fiévreux autoritarisme, dans le matraquage du «crois ou meurt» et du «toé tais-toé», dans le prêchi-prêcha de leur religionnaire intégrisme divisionniste, dans leurs poussées éruptives et leurs avancées si sauvagement guerroyeuses?

    Les Français de La Rochelle, de Saint Malo et des autres patelins provinciaux de la Vieille France de Versailles, de ses grands rois et du petit président, n'ont-ils pas compris que ce qui reste de la Nouvelle France a très mal vieilli et que «le coffret» du Joyau du Patrimoine Mondial s'est fort malheureusement désagrégé, depuis cinquante ans?

    Québec, la région nationale, ne récolte-elle pas ce qu'elle a semé depuis la mainmise du Big Blue Machine Conservateur Ontarien (à l'époque) sur tous les potentiels de son autonomie, sur tous les traits et muscles de sa distinctive stature et sur les richesses de sa particularité, en faisant de sa bleue girouette et perdant arriviste, le rouge transfuge Jean Charest, l'incolore apostat qui est venu imposer au sélecte PLQ qu'avait reconstruit et orchestré le nationaliste Robert Bourassa, les visées restrictives de l'idéal constricteur qui motive son aplaventrisme quotidien devant la mouvance de tous les capitalismes transfrontaliers, soufflant de l'Ouest vers l'Est, du Sud vers le Nord? En regard de l'actuelle honte qui habite les Québécois, au constat généralisé du grand malaise que ressent la francophonie qui observe QUÉBEC 2008, ne sont-ce pas les effets immédiats, entre autres, de la pisseuse absence du provincial premier ménestrel, sur les plages françaises de notre visibilité 2008 souhaitée ainsi que ceux du départ de Monsieur «Rabaska» dit Couillard, départ niaisement précipité, à la faveur du brouillard de ses frustrations et de la nuit de sa fuite, ce délayé québécois qui a fait la démonstration dont tout le monde se serait passé, cette pitoyable démonstration de son manque de maturité et de jugement, de sa déficience en matière de savoir-vivre et de son insuffisance en matière de savoir-être?

    Les Français de La Rochelle, de Saint Malo et des autres patelins provinciaux de la Vieille France de Versailles, de ses grands rois et du petit président, n'ont-ils pas compris que ce qui reste de la Nouvelle France a très mal vieilli et que «le coffret» du Joyau du Patrimoine Mondial s'est fort malheureusement désagrégé, depuis cinquante ans?

    Québec, ce village d'antan, depuis 2007, ne récolte-elle pas ce qu'elle a semé depuis l'arrivée folklorique, au Grand Hôtel, du tsunami médiatique, l'actuel «Bill Wabo» municipal et de ses quelques «Jambes-de-bois», venus y décharger leurs besaces de provocations, y faire le plein de l'élixir nombriliste de m'as-tu-vu en manque constant de miroirs, de micros et d'échasses, y tenir leurs «bavassages et jacassages de simonaques» et donner libre cours à leurs «niaisages et brettages de tabarslaques», si ces «quelques emprunts», au dictionnaire langagier de notre «Boris national», me sont permis?

    Les Français de La Rochelle, de Saint Malo et des autres patelins provinciaux de la Vieille France de Versailles, de ses grands rois et du petit président, n'ont-ils pas compris que ce qui reste de la Nouvelle France a très mal vieilli et que «le coffret» du Joyau du Patrimoine Mondial s'est fort malheureusement désagrégé, depuis cinquante ans?

    Pour représenter 400 ans d'histoire, qui de mieux que le Colosse Totem et majestueux représentant de la culture amérindienne et des savoirs de la très civilisée Réserve Huronne de Wendake, la plus représentative de l'histoire des Premières Nations? Au seul regard de l'émergence des savoir-faire, des savoir-être et de l'élégance, dans la conduite des mouvances du galant échangisme international de notre potentiel humain et de notre singulière ouverture sur un monde pluriel, qui de mieux que Lady Michaëlle, cette bellâtre qui a tenu Sarkozy par les épaules, croyant l'avoir empoigné par la taille? Par ailleurs, chez nos voisins sudistes qui participent depuis maintenant cinq ans, à la mondialisation des carnages et des esclavages irakiens que justifient leurs phobies de tous les pouvoirs, la lecture de l'épître de la presque reine, aux führers des potentats qui institutionnalisent l'esclavage, a probablement eu de percutants échos que n'auront pas retournés le rideau de fer de Moscou, que n'auront pas renvoyés les murailles ensanglantées de l'Afrique et de tous ses malheureux Darfour et que n'ont pas entendus, semble-t-il, les sourdes oreilles des unilingues de l'autre solitude, non plus que le Gouvernement de son Royaume qui signe et persiste à empiler, dans ses albums, les déchiquetés afghans jetés sur le tas des sacrifiés Canadiens et Québécois!

    Les Français de La Rochelle, de Saint Malo et des autres patelins provinciaux de la Vieille France de Versailles, de ses grands rois et du petit président, n'ont-ils pas compris que ce qui reste de la Nouvelle France a très mal vieilli et que «le coffret» du Joyau du Patrimoine Mondial s'est fort malheureusement désagrégé, depuis cinquante ans?

    Enfin, sur les Champs des stériles batailles des impuissants naufrageurs de la deuxième moitié du siècle dernier et sur ces mêmes Champs du récurrent infantilisme des girouettes de la politicaillerie morbide et stagnante, faisons de toutes ces inutilités notre feu de la Saint Jean 2008. Et, à l'ombre d'un géant feuillu, patient témoin de nos réussites et sur le gazon de notre verte espérance nationale, allons, un soir de Fresque ou de Concert, pique-niquer et lever notre verre, à la mémoire de tous ceux et de toutes celles de nos braves et infatigables bâtisseurs, qui se sont échinés, toujours debout, à construire tous «les monuments» de notre lucide admiration, ces monuments que sont les géants de notre histoire collective, qui justifient encore ce JE ME SOUVIENS qui pompe et énergise quotidiennement notre joie de vivre typiquement nordique et très spécialement québbécoise.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • michel moreau
    Inscrit
    lundi 12 mai 2008 04h49
    Moi aussi, j'aime les deux!
    « J'ai habite au Canada et j'ai vecu a Montreal...J'aime le Canada et en tant que Francais, ma relation avec le Quebec est personnelle, unique, mais le Canada reste un pays et un peuple que j'aime. Il est difficile d'aimer l'un sans l'autre. C'est vrai les Canadiens, de tous poils, ont defendu mon pays, et j'ai visite leurs cimetieres en France avant tous les autres.
    Pourquoi opposer le Quebec au Canada? Nous n'oublions pas l'histoire. A chaque instant nous prenons des precautions en parlant du Quebec car nous ne voulons froisser personne en honorant le fait que le Quebec est une province libre, un peuple libre de ses choix et qu'il n'est pas un departement Francais...mais nous aimons le Canada et je ne vois pas pourquoi certains devraient nous dire quoi faire et denoncer nos choix dans nos amis. La France n'a rien a voir avec les querelles du PQ et du reste.
    Le Quebec et la France auront toujours une amitie speciale qui n'existe nulle pars ailleurs. Je ne vois pas ou est cette "crainte" de nous voir preferer le Canada au Quebec.
    Il faut peut-etre faire preuve de bons sens et etre fier de votre heritage en Amerique du Nord qui fait du Quebec, un monde a part dans une maree Anglo-saxonne. Vous avez des atouts que d'autres n'ont pas, il n'y a donc rien a craindre. Votre heritage, si vous en prenez soin au dela des clivages politiques, est une fierte et une exception.
    Ne dites pas a la France de choisir ou critiquer le fait qu'elle honore votre pays tout entier, dans un contexte historique. Ca n'a pas de sens.
    A ceux qui parlent du President Francais comme "du Nabot"...Napoleon a botte le cul a plus d'un en son temps, ne l'oubliez pas! Il a change la geopolitique de nombreux pays, pas seulement en Europe. Peut-etre, etes-vous jaloux de sa Josephine?
    DrMoreau, NYC »

  • Michel Galarneau
    Abonné
    lundi 12 mai 2008 11h09
    un petit soustraction.
    « fondation de Québec: 16008. Fondation du Canada 1867.Deux cents cinquante neuf ans sépare les deux évènement.Que s'est-il passer? petit blanc de mémoire. Sa me rend malade! »

  • Nicolas Bouchard
    Inscrit
    mercredi 14 mai 2008 20h30
    C'est la fête
    « Que dire des derniers évènements de La Rochelle, sinon qu'il s'agit du plus grand affront que le Québec s'est vu offrir par la France depuis fort longtemps. Rectifions d'abord les choses. Il ne s'agit pas d'un affront de la France, mais bien du pouvoir français.

    On prétend vouloir mettre fin à la politique de non intervention et de non ingérence. Soit on n'avait jamais aussi soigneusement bien raté une entrée en scène, soit, encore une fois, on démontre de façon tangible un alignement en bonne et due forme sur la politique américaine quant à une réorientation politique.

    Quelles lectures peut-on faire de cette décision, si ce n'est qu'un aveu de faiblesse de la France, qui au lieu de prendre le rôle de chef de file de la francophonie convoite celui de chien de poche de service? Cela dénote beaucoup d'envergure, et c'est également toute une leçon venue directement de France de ce qu'est l'étoffe et le bon goût.

    Peut-on aussi passer sous silence, le non moins manifeste silence du premier ministre fédéraliste Charest dans le dossier? Si les hommes de cette trempe pouvaient ressentir la honte, on lui trouverait le visage de la même couleur que le drapeau qui lui sert d'édredon. À moins de pratiquer le négationniste, il faut tout de même avouer que même dans la vision la plus fédéraliste à laquelle il soit possible d'adhérer, c'est résolument nier dans le tact, la reconnaissance de 400ans d'histoires.

    L'autre acteur principal dans tout cela, nous montre également l'étendue de ses préoccupations. Toujours au poste pour en échapper plus d'une, on ne pourra ni lui reprocher de ne pas chercher de capital politique ni de pratiquer la langue de bois. L'opportunisme a semblé bien le seoir en affaire, pourquoi en serait-il autrement en politique?

    Et c'est le portrait qui semble se tracer de cet homme. Ayant les journalistes bêtement ébahis par son dynamisme, bientôt on le filmera occupé à tondre sa pelouse. Un discours populiste, un employeur qui méprise ses employés, qui octroie des cadeaux au monde des affaires pour régler le cas des fainéants, le refus d'études d'impacts du tramway à Québec, un homme qui se plaint de la démocratie au conseil de ville, la fin abrupte du musée d'archéologie dont les artéfacts ont été détruits à jamais en raison de cette décision dynamique. À ces faits éloquents, nous pourrions rajouter que beugler pour que l'on reconstruise la citadelle n'a rien non plus de politique et n'a rien à voir avec l'opportunisme.

    Pas un seul dossier ne semble à sa mesure, si ce n'est que les hautes technologies et le train Québec Windsor qui servira énormément la population de Québec. Avec son penchant inné pour prendre des vacances à Windsor, Scarborough, Peterborough, Sarnia et Petawawa, nulle doute que la population sera ravie de le subventionner. Ça c'est de l'économie formelle... Tout comme les hautes technologies, secteur qui vit de lui-même sans aucune aide gouvernementale. Nous ne sommes tout de même pas encore dans les mines, ou plutôt dans les entreprises publiques qui une fois rentables sont privatisées!


    Le discours actuel du maire Labeaume quant aux évènements actuels revient à dire que nous devrions être content que des gens de LaRochelle participent à notre fête, que cela n'a rien de politique et fait rouler l'économie. Oui, nous avons vu avec l'envoi des festivités du 400e le soir du 31 décembre, ce qui en était des fêtes apolitiques, grands publics, où on célèbre on ne sait trop quoi dans les clichés les plus gênants et l'idiotie la plus complète. Vous voulez une fête apolitique, grand public? Et bien allez à Disneyland. Là il n'y a pas de colons, juste des gens contents de participer à la fête.

    Décidément, malgré toute la faveur des animateurs de radio, des journalistes, monsieur le maire Labeaume vous n'avez rien d'impressionnant à votre actif. Continuez de porter votre manteau des Remparts de Québec. Cela flatte le peuple que vous méprisez. Allez-y fièrement aussi pour le survêtement des Capitales, avec une bonne vieille calotte des Qwebecers, il ne nous restera plus qu'à vous présenter comme la mascotte d'une petite agglomération tranquille, qui ne se souci pas de politique...si ce n'est que pour avoir sa part de subventions dans les Hautes Technologies.


    Cordialement vôtre,

    Nicolas Bouchard »

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