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L'enfant barbare

Serge Truffaut   7 mai 2008  Europe
Dans l'histoire de la Ve République, soit depuis 1958, jamais un président n'avait été confronté, au terme de sa première année de mandat, à un sentiment de défiance aussi répandu que celui qui frappe actuellement Nicolas Sarkozy. Cette impopularité tient pour une part aux conséquences inhérentes à des faits économiques dont il n'a pas la maîtrise. Mais pour l'essentiel, elle découle des gestes, des mots, des politiques qu'il a conçus et imposés avec une brutalité ayant heurté une population déjà déboussolée et quelque peu essoufflée par la somme de réformes émanant de Bruxelles, de l'Union européenne.

Tout a commencé à l'aune du strass et des paillettes. En effet, à peine élu, Sarkozy laisse entendre par complices interposés qu'il va prendre une retraite, qu'il va s'isoler, pour mieux revêtir ensuite les habits de président. Alors qu'on s'attendait à l'observation des règles de l'ascèce avec un soupçon d'exercice monastique, voilà qu'on apprend que le successeur de Chirac navigue sur les flots bleus de l'été à bord d'un navire propriété d'un riche d'entre les riches. Premier couac.

Le deuxième s'est fait entendre en pleine saison estivale lorsque le président Sarkozy a dévoilé sa première grande réforme, celle devant symboliser la série de ruptures promises pour remettre à flot le bateau France affligé de maux à bâbord comme à tribord. De quoi s'agissait-il? Le bouclier fiscal, soit ce paquet de cadeaux financiers conçus pour le bénéfice des plus fortunés. On s'en doute, le tout suscita la fureur dans les chaumières de France.

Ensuite, les premiers grincements de dents émanant de SA majorité, de son parti UMP, se firent entendre. En effet, des élus froissés par les bonnes places accordées à des personnalités membres du Parti socialiste se sont appliqués à jouer une partition d'où les refrains de la loyauté à la personne du président avaient été gommés. Bref, des élus de l'UMP ont exposé leurs griefs à la satisfaction d'un certain François Fillon, premier ministre de son état.

Après un passage à vide dû à la surexposition de Sarkozy président par Sarkozy posant au premier ministre, Fillon a vu sa cote de popularité grimper au fur et à mesure que celle du président baissait. C'est encore le cas aujourd'hui. Rarement dans l'histoire de la Ve République on aura vu couple aussi dissemblable.

En novembre, le candidat Sarkozy, qui s'était engagé à conjuguer politique extérieure et droits de l'homme, reçoit en grande pompe Kadhafi, un homme dont la réputation en la matière a l'épaisseur d'un papier à cigarette. Puis, quelques jours plus tard, la France assiste au mélange des genres, à la confection du cocktail politique et «pipolisation». Sarko s'encanaille à Disneyland au bras de la belle Carla Bruni. Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Depuis lors, une majorité de Français ont l'impression d'être gouverné par un homme qui peine à passer à l'âge adulte. Il est peut-être bien «l'enfant barbare» dont parle le centriste François Bayrou.
 
 
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    7 mai 2008 07 h 37
    Sarkozy, les commentaires et la démocratie
    En Amérique latine, on assiste à une vague de gauche, tandis qu'ailleurs, c'est une vague de droite.
    Comment donc se fait-il que ce Sarkozy ait été élu?
    Comment donc a-t-il pu "tasser" de la sorte De Villepin, du même parti et tenant un discours plus sensé et conciliant? (ici vous aurez sûrement des doutes sur mes affirmations en vous remémorant la crise française des CPE de novembre 2005, mais est-ce bien De Villepin qui mis de l'huile sur le feu?)
    Comment se fait-il que Ségolène Royal ait été battue par ce clown autoritaire et tombeur de Sarkozy?
    Lorsque l'on connaît les Français, toujours bien éveillé politiquement-parlant et toujours très critique des allures fondamentales de leurs politiciens, on se demande vraiment ce qui a pu les faire basculer vers Sarkozy le flamboyant magicien de la politique des solutions drastiques?
    Sans doute, l'argent, pour peaufiner l'image et endormir les cerveaux, a joué un bon rôle.
    On se souvient que Sarko était bien reconnaissant à son protecteur-supporteur lorsqu'il a remis la Grand-Croix à Paul Demarais.
    Celui-ci, quelques années passées, avait eu la voyance de dire, concernant Sarkozy:
    "C'est quelqu'un qui serait bien pour la France."
    http://www.cyberpresse.ca/article/20080216/CPACTUA

    Le bouffon tombeur Sarkozy, le bouffon barbare Berlusconi, le clown imbécile Boris Johnson, surnommé Boris le bouffon en raison de ses gaffes et déclarations à l'emporte-pièce (Truffaut hier), comment se fait-il que tous ces spécialistes de la magouille et de la bouffonnerie louche soient élus? Sans doute, l'argent!

    L'argent et le pouvoir unissent bien des gens. On n'a qu'à penser à ce club sélect du Carlyle Group.
    "Carlyle, les Desmarais et le toujours corrompu Sarkozy"
    http://matchafa.quebecblogue.com/2007/09/13/carlyl

    Je fais confiance aux Français et Française pour ne pas rester endormis-es trop longtemps par les campagnes soporifiques bien orchestrées pour maintenir le tombeur dans les sondages. Les Français-ses ont généralement un bagou politique qui réveille les esprits.
    C'est à souhaiter qu'ils s'en servent et remettre à sa place ce petit président.
    Il a beau contrôler en bonne partie les médias (comme le Caïman de Berlusconi), les Français-es ne seront pas dupe. Parfois le peuple français fait des erreurs, on se souvient du trop fort appui à Le Pen, mais il corrige le tir rapidement, on se souvient des manifs anti Le Pen qui ont suivi.
    Pour Sarkozy, je crois qu'il en est de même. Si Sarko persiste un peu trop, il se pourrait bien que 40 ans plus tard, la France vive un autre mai 68. Qui sait?


    LES PRÉCIEUX COMMENTAIRES

    Oui, ces précieux commentaires qui sûrement dérangent!

    Hier, aucun commentaire disponible.
    Ils sont apparus, comme par magie, vers les minuit et demi, en catimini, dans la nuit!
    Rien de mieux pour les faire passer inaperçus!

    Hier encore, je déplorais que Le Devoir ne publie pas avec plus de régularité nos commentaires.
    Avant-hier, mon commentaire envoyé à 7h00 (envoi probablement défectueux?!?) et réenvoyé à midi, n'a été en ligne qu'à 19h00.
    Bien sûr, qu'une publication aussi tardive a pour conséquence de ne pas être lue.

    Aujourd'hui, je redéplore ce manque de régularité dans la mise en ligne de nos commentaires.

    Des commentaires intéressants comme celui de Mme Virginie Lasnier, sur l'éditorial Truffaut, peuvent ainsi passer inaperçus.

    Je vous invite à le lire:
    « "Détaillons" un peu plus... »
    «... il faudrait mentionner que l'on a rebaptisé la rue principale de Tbilissi, maintenant la « George W. Bush » et que la célèbre pipeline Baku-Tbilissi-Ceyhan a enfin vu le jour. »
    de Virginie Lasnier
    http://www.ledevoir.com/2008/05/05/commentaires/08

    Dans la même ligne de pensée que Mme Lasnier, le commentaire de Monsieur Sylvain Lavoie, «Géopolitique, quand tu nous tiens... » était aussi bien éclairant.
    http://www.ledevoir.com/2008/05/05/commentaires/08


    Je vous propose aussi deux de mes commentaires que vous avez sûrement ratés:

    «Le Rouge battu par un clown!»
    http://www.ledevoir.com/2008/05/06/commentaires/08

    « La surface tente de nous masquer le fond »
    http://www.ledevoir.com/2008/05/05/commentaires/08


    Je félicite Le Devoir de nous permettre de nous exprimer et ainsi apporter un complément aux "opinions" tranchées des éditorialistes et chroniqueurs.
    Trop souvent on ne nous présente qu'un seul côté de la médaille et on nous offre une vision du monde plutôt simpliste.

    Pour avoir une démocratie en santé, il faut que le débat d'idées soit vivant. On critique vertement la Chine, la Birmanie et d'autres endroits où l'on note des contraintes à la libre expression. J'espère que les irrégularités de publication d'opinions contraire à la ligne éditoriale du Devoir ne soient pas une forme de censure camouflée.

    Si la démocratie est si chère au coeur de ce journal, j'espère que des moyens seront pris pour offrir une meilleure diffusion des opinions des lecteurs.

    On peut toujours dire que la publication de nos idées est un privilège, mais dans une réelle démocratie, et dieu sait que la démocratie est à la mode pour tout justifier, dans une réelle démocratie, être publié par ceux qui le peuvent, n'est pas vraiment un privilège, on pourrait aller jusqu'à dire que c'est un droit essentiel à la bonne santé démocratique.

    Le Devoir, devrait se faire un Devoir de mieux publier nos commentaires.
    Comment peut-on vivre dans une démocratie saine, si le débat et la multiplicité des idées sont étouffés?



    Merci,
    et continuez à lire Le Devoir, le journal démocratique.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  •  
  • Yvon Montoya - Abonné
    7 mai 2008 07 h 44
    Caricature.
    Un résumé naif et non informatif. C'est du café du commerce au sens propre tout en étant un article insignifiant. On se demande pourquoi on édite des riens pour faire "journal". Après vous vous demandez pourquoi on vous critique et pourquoi on devient cynique. Il y a des articles plus riches en analyse sur Sarkozy dans la presse internationale.
    "C'est encore le cas aujourd'hui. Rarement dans l'histoire de la Ve République on aura vu couple aussi dissemblable." Là aussi on doute fort de ce que vous écrivez.
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  •  
  • Gabriel RACLE - Inscrit
    7 mai 2008 08 h 13
    Nuances encore
    Comme c'est souvent le cas, avec les propose de Serge Truffaut qui aime les déclarations carrées, il faut apporter des nuances à son analyse de la situation du président français et surtout des perspectives d'ensemble.

    Il y a une parfaite incohérence dans les résultats des sondages effectués en France, entre la position des Français à l'égard de leur président et celle à l'égard de ses réformes. Globalement, le président semble en chute libre dans les sondages (dans les 66 % d'insatisfaits, ces pourcentages varient constamment), mais, par contraste, prises une par une, les réformes sont pour la plupart approuvées, voire plébiscitées.
    «À commencer, justement, par celles du «paquet fiscal». La suppression des droits de succession ? Approuvée par 82 % des Français, dont deux tiers des électeurs de Ségolène Royal. La défiscalisation des heures supplémentaires ? Une bonne chose pour 73 % des sondés, dont la moitié des électeurs de Royal. Symbole aux yeux de la gauche des «cadeaux aux riches» faits par le gouvernement, le «bouclier fiscal», plafonnant les impôts à 50 % des revenus, est approuvé par une majorité absolue de Français. Cette majorité atteint même 60 % dans les catégories socioprofessionnelles les moins favorisées. Les «cadeaux aux riches» applaudis par les plus pauvres ? La preuve par l'absurde du discours socialiste répété à l'envi.» Voilà qui contredit les assertions tranchées de S. Truffaut lorsqu'il déclare : «Le bouclier fiscal, soit ce paquet de cadeaux financiers conçus pour le bénéfice des plus fortunés. On s'en doute, le tout suscita la fureur (sic!) dans les chaumières de France. »
    Un autre exemple: «Mais, alors que les syndicats et Olivier Besancenot (porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire) tentent de susciter un nouveau «printemps social» contre la réforme des retraites, le chef de l'État peut s'appuyer en partie sur l'opinion : 54 % des Français (et plus de quatre électeurs de Royal sur dix) approuvent le passage aux 41 ans de cotisation. Presque autant que le taux d'approbation de la réforme des régimes spéciaux qui ne concernait pourtant qu'une petite catégorie de personnes. »
    Il faut donc se demander quelles sont les raisons qui expliquent, peut-être, le « désamour » des Français pour leur président, dont ils approuvent par ailleurs, en grande partie les réformes. Y contribue certainement l'agitation socialiste, qui faute de présenter un programme ou des idées constructives, s'acharne de manière morbide (mais c'est une façon de dissimuler leurs problèmes internes) sur le président et ce qu'il fait. Et l'on peut se demander, par exemple pourquoi une chaîne publique comme Frame 2 accorde tant d'importance à S. Royal, qui ne représente qu'elle-même et non son parti, et cherche à se venger de sa défaite, la mauvaise perdante typique dont on ne s'occuperait plus en Amérique du Nord.
    À cet effet de propagande, s'ajoute certainement l'effet sondage. Les sondages influent sur la réaction des sondés qui ont tendance «à voler au secours de la victoire» c'est-à-dire à se ranger dans le sens du courant prédominant du moment, l'effet grégaire. C'est un psycho-phénomène connu, qui relativise toujours des sondages en pluie comme il semble bien que c'est actuellement le cas en France, sondages que les médias relaient avec satisfaction. Objectivement, il faudrait attendre les effets des chantiers ouverts par le président et son gouvernement pour juger de leurs effets sur l'opinion publique, car ce sont ces mêmes sondages qui montrent cette dichotomie des résultats entre ceux qui portent sur les réformes et ceux qui concernent le président.
    Concernant N. Sarkozy, «il y a eu une rupture d'image avec les Français », faisait valoir récemment Brice Teinturier, directeur de l'institut de sondage TNS Sofres. Pourquoi? Probablement parce que le style personnel du président ne correspond pas à l'image conservatrice que les Français s'en font. J. Chirac présentait une image classique, conforme en apparence à celle d'un président français. F. Mitterrand en faisait autant, qui masquait sa vie privée et cachait soigneusement et sa maîtresse et sa fille. Et l'on pourrait remonter dans le temps et tracer une sorte de portrait robot des présidents français. Il est évident que N. Sarkozy a pris le contrepied de cette image classique, avec ses problèmes de vie privée, mis en scène par les médias, trop heureux de vendre leur salade. Il pensait peut-être que la modernisation de la vie sociale ferait accepter ce style ouvert et décontracté, mais sur ce point les citoyens français ne semblent pas l'avoir généralement suivi.
    Il y a aussi de la part des médias une sorte d'acharnement qui a contribué à diffuser cette perception d'un président non conforme au modèle. Cela fait-il vendre du papier ou augmente-t-il les cotes d'écoute? On ne trouve pas grand chose du genre concernant par exemple S. Royal. Sa condamnation en justice n'a pas trouvé place aux informations de France 2, pas plus que dans le grand journal Le Monde. Un obscur site d'Internet la présente sous le titre « S. Royal sans culotte» (au sens de sans cet article de lingerie), mais il faut tomber dessus par hasard pour en connaître l'existence. Et la photo est-elle réelle? Elle n'a pas porté plainte, en tout cas.
    Il y a donc deux courants contradictoires qui parcourent l'opinion française. Un courant favorable aux réformes, qui contredit l'affirmation péremptoire de S. Truffaut à propos de qu'il nomme l'impopularité de N. Sarkozy: «. .. pour l'essentiel, elle découle des gestes, des mots, des politiques qu'il a conçus et imposés avec une brutalité ayant heurté une population déjà déboussolée et quelque peu essoufflée par la somme de réformes émanant de Bruxelles, de l'Union européenne ». Et d'autre part, un courant populiste défavorable envers sa personne, dont toutes les causes ne sont pas apparentes, mais tiennent sans doute à un conservatisme inhérent à la société française, appuyé par un matraquage socialiste et médiatique. En cas d'élection, comme le révélait un sondage publié le 5 mai dernier, dans Le Figaro, si la France revotait, Nicolas Sarkozy progresserait de deux points au premier tour (33% contre 31% l'an passé). Cela prouve la relativité des conclusions définitives que l'on peut tire de la situation politique en France, pour intéressante qu'elle soit pour nous, et la nécessité de nuancer les propos de Serge Truffaut, qui une fois encore ne fait pas dans la dentelle.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    7 mai 2008 08 h 14
    Sarkozy
    Je l'aime bien, ce bonhomme.Il n'a pas la gueule de bois.Il dit ce qu'il pense, n'importe où, n'importe quand. Il fait ce qu'il veut et se fiche des critiques. D'ailleurs, presque toutes les critiques qui lui sont adressées n'ont aucun rapport avec l'exercice de ses fonctions. Il a l'air playboy. So what? On peut être sérieux sans se prendre au sérieux. C'est de bonne augure, il prendra des décisions qu'il croit être dans les meilleurs intérêts de la France sans se soucier des critiques. S'ils ne sont pas contents, les Français se débarasseront de lui dans sept ans.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    7 mai 2008 08 h 32
    Ce n'est pas normal et irrespectueux, voire antidémocratique.
    Pourquoi mettez-vous les comentaires que nous attendons avec plus d'impatience que les articles à lire en suspens de 24 heures? De plus en plus votre tendance devient anti-démocratique en étouffant la spontanéité. Soit vous éditez les commentaires et il y a des gens qui payent pour ça entrre autres ou alors vous fermez cete boîte "Réagissez à ce texte". dans aucun jiurnal nous ne voyons cette attitude qui est celle de mettre en suspens tous commentaires valables. La rigueur et la vie démocraitque a un prix, celui du courage.
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  • nicole ouellet - Inscrite
    7 mai 2008 11 h 43
    Le peuple a-t-il ce qu'il mérite?
    Non les élections arrangées par les banquiers et leurs serviteurs, les royaux placent leurs pions sur l'échiquier. Honte au peuple qui se voit gouverner par un ado-attardé-napoléonien psychopathe.
    Tous les peuples sont dans la même galère: il faut changer les choses.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    7 mai 2008 12 h 12
    Les lettres envoyées au Devoir
    Je déplore que dans la version papier du Devoir, les lettres de lecteurs occupent une place infime. Les lettres occupent souvent moins d'espace qu'une énorme photo sur la même page!

    On n'achète pas le Devoir pour les photos, mais pour les idées.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    7 mai 2008 12 h 19
    Bravo à Gabriel Racle
    Bravo à Gabriel Racle qui nous dresse un portrait tout en nuances de la situation française.
    Je n'endosse pas nécessairement les thèses avancées par M. Racle, mais elles sont bien valables et reposent sur des observations tangibles.
    Son discours, bien argumenté, ne tranche pourtant pas.
    Il garde l'humilité et son jugement n'est pas sans appel.

    D'ailleurs peut-on qualifier son texte de jugement?
    Contrairement aux propos de Serge Truffaut, le texte de M. Racle nous entraîne vers la réflexion.
    Notre opinion demeure alors en marche et ne laisse pas trop de place aux préjugés et aux conclusions hâtives.

    Merci, à Gabriel Racle


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • bernard Frouin - Inscrit
    8 mai 2008 07 h 12
    Ils ne se vantent pas d'avoir voté pour lui
    Lors d'un repas de famille à la veille des présidentielles de 2007, nous étions 4 à voter pour Royal et 4 à voter pour Sarkozy: ambiance! Les 4 "Sarkozystes" n'avaient pas de mots assez durs pour Royal (nulle, incompétente...)et croyaient en Sarkozy, surtout mon frère (flic), et ma mère (retraitée, avec une bonne retraite). Nous, les "ségolénistes" on racontait à quel point ce mec était un vrai danger, qu'il n'allait favoriser que les riches et qu'il ne voyait que par le fric - un vrai parvenu sans foi ni loi. Ca avait frité sec (verbalement!)ce jour-là. Il y a deux semaines (un an plus tard), déjeuner de famille, avec les mêmes. Je peux vous dire que les 4 Sarkozystes de l'an dernier n'en menaient pas large et ne souhaitaient pas évoquer ce sujet....Tout était dans leur silence.
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