À droite toute
Pour la première fois depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la municipalité de Rome va être dirigée par la droite. Et pas n'importe quelle droite. En effet, les citoyens de la capitale viennent d'élire maire Gianni Alemanno, un homme réputé être à la droite de la droite de l'Alliance nationale (AN) de Gianfranco Fini. De fait, à la faveur des législatives et des municipales, Silvio Berlusconi et ses alliés ont fait main basse sur tous les postes influents du pays.
Cela rappelé, l'écart constaté entre Alemanno et son adversaire, ex-numéro deux du cabinet Prodi et ex-ministre de la Culture, confirme la déconfiture du Parti démocrate de Walter Veltroni qui, avant l'amorce de la campagne pour les législatives, était maire de Rome. Ici et là, on assure que la volonté d'indépendance de Veltroni, par rapport à tous les partis qui formaient la coalition ayant porté Romano Prodi à la tête de l'État il y a deux ans, s'est avérée désastreuse. En adoptant une stratégie de rupture avec les formations de gauche et de centre-gauche, Veltroni a favorisé ce raz-de-marée de la droite.
Cette montée en puissance d'un camp politique ayant fait de l'insécurité et du rejet de certaines couches d'immigrants son fonds de commerce annonce des lendemains musclés. À preuve, les promesses ministérielles que le futur chef de l'État a faites à Umberto Bossi, leader de la Ligue du Nord. Ce dernier va hériter du poste de vice-premier ministre et de ministre des Réformes alors qu'un de ses complices de la Ligue sera ministre de l'Intérieur. Cette formation cultivant la xénophobie et l'antieuropéanisme devrait obtenir également le portefeuille de l'Immigration et possiblement celui de la Justice.
Forte de sa percée aux législatives et de sa victoire éclatante à Rome, l'Alliance nationale est en mesure de négocier au prix fort sa participation au prochain gouvernement Berlusconi. On sait que Fini va occuper le siège convoité de président du Parlement et qu'un bon nombre de ses lieutenants vont se retrouver ministres. Et non pas ceux voués à la figuration.
Si on se fie aux résultats des récents scrutins, il est écrit dans le ciel que les politiques en matière de sécurité et d'immigration vont se conjuguer avec fermeté. Pour ce qui est de l'économie, le défi de l'heure, voire des prochaines années, c'est le flou total. La chose est d'autant plus étonnante que la croissance du PIB au cours des dix dernières années a été atone. Enfin... étonnante... En artiste de la démagogie, Berlusconi s'est bien gardé d'annoncer les mesures que commande la santé économique de la nation.
Cela étant, l'adhésion d'une majorité d'Italiens à des thèses qui se fondent sur un rejet certain de l'Union européenne laisse présager des débats quelque peu houleux avec Bruxelles et les partenaires européens. Chose certaine, c'est qu'en Italie comme dans bien d'autres pays, le repli sur soi a pris le pas sur la construction de l'Europe.
Cela rappelé, l'écart constaté entre Alemanno et son adversaire, ex-numéro deux du cabinet Prodi et ex-ministre de la Culture, confirme la déconfiture du Parti démocrate de Walter Veltroni qui, avant l'amorce de la campagne pour les législatives, était maire de Rome. Ici et là, on assure que la volonté d'indépendance de Veltroni, par rapport à tous les partis qui formaient la coalition ayant porté Romano Prodi à la tête de l'État il y a deux ans, s'est avérée désastreuse. En adoptant une stratégie de rupture avec les formations de gauche et de centre-gauche, Veltroni a favorisé ce raz-de-marée de la droite.
Cette montée en puissance d'un camp politique ayant fait de l'insécurité et du rejet de certaines couches d'immigrants son fonds de commerce annonce des lendemains musclés. À preuve, les promesses ministérielles que le futur chef de l'État a faites à Umberto Bossi, leader de la Ligue du Nord. Ce dernier va hériter du poste de vice-premier ministre et de ministre des Réformes alors qu'un de ses complices de la Ligue sera ministre de l'Intérieur. Cette formation cultivant la xénophobie et l'antieuropéanisme devrait obtenir également le portefeuille de l'Immigration et possiblement celui de la Justice.
Forte de sa percée aux législatives et de sa victoire éclatante à Rome, l'Alliance nationale est en mesure de négocier au prix fort sa participation au prochain gouvernement Berlusconi. On sait que Fini va occuper le siège convoité de président du Parlement et qu'un bon nombre de ses lieutenants vont se retrouver ministres. Et non pas ceux voués à la figuration.
Si on se fie aux résultats des récents scrutins, il est écrit dans le ciel que les politiques en matière de sécurité et d'immigration vont se conjuguer avec fermeté. Pour ce qui est de l'économie, le défi de l'heure, voire des prochaines années, c'est le flou total. La chose est d'autant plus étonnante que la croissance du PIB au cours des dix dernières années a été atone. Enfin... étonnante... En artiste de la démagogie, Berlusconi s'est bien gardé d'annoncer les mesures que commande la santé économique de la nation.
Cela étant, l'adhésion d'une majorité d'Italiens à des thèses qui se fondent sur un rejet certain de l'Union européenne laisse présager des débats quelque peu houleux avec Bruxelles et les partenaires européens. Chose certaine, c'est qu'en Italie comme dans bien d'autres pays, le repli sur soi a pris le pas sur la construction de l'Europe.
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