Berlusconi inquiète ses adversaires
16 avril 2008
Europe
Bruxelles — La victoire électorale de Silvio Berlusconi préoccupe à Bruxelles, où l'homme n'a aucun crédit et où l'on redoute que son euroscepticisme ne soit encore renforcé par la situation économique désastreuse de l'Italie et son alliance avec la Ligue du Nord.
Le milliardaire italien a laissé de lui une image calamiteuse, faite d'incidents diplomatiques, d'impairs, de déclarations eurosceptiques contre la monnaie unique et de violations de la discipline budgétaire européenne.
La droite conservatrice du Parti populaire européen (PPE), sa «famille» politique en Europe, ne semble pas lui en tenir rigueur et se réjouit de son retour.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, l'a appelé pour le féliciter et le président français Nicolas Sarkozy lui a dit sa volonté d'engager une concertation entre les deux pays.
L'alliance avec la Ligue du Nord, le mouvement populiste et ouvertement anti-européen dirigé par Umberto Bossi, inquiète les adversaires politiques du PPE. «Une coalition avec la Ligue du Nord, parti d'extrême droite ouvertement xénophobe et sécessionniste, représente un réel danger pour l'Italie et pour l'Europe», a tonné l'eurodéputé allemand Martin Schultz, chef du groupe socialiste au Parlement européen.
«Les décisions européennes seront difficiles avec ce gouvernement qui sera très eurosceptique», a pour sa part déploré Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe des Verts au Parlement européen. «Nous entrons dans l'Europe égocentrique», prévient-il. «Je ne vois pas le gouvernement Berlusconi faire quelque sacrifice que ce soit pour des décisions de compromis», a-t-il estimé.
Il sera en revanche un allié précieux pour les pourfendeurs de l'euro fort, de la Banque centrale européenne et de la discipline budgétaire européenne, notamment pour Nicolas Sarkozy, dont il dit être le modèle.
Chef de file des ministres des Finances de la zone euro et membre du PPE, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker l'a implicitement mis en garde, hier, de même qu'un dirigeant de la BCE, l'Allemand Jürgen Stark.
Le commissaire européen aux Affaires économiques, le socialiste espagnol Joaquin Almunia, a en revanche été plus direct. «Nous vivons dans une période d'incertitude» au cours de laquelle «il est essentiel d'être prudent».
Le milliardaire italien a laissé de lui une image calamiteuse, faite d'incidents diplomatiques, d'impairs, de déclarations eurosceptiques contre la monnaie unique et de violations de la discipline budgétaire européenne.
La droite conservatrice du Parti populaire européen (PPE), sa «famille» politique en Europe, ne semble pas lui en tenir rigueur et se réjouit de son retour.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, l'a appelé pour le féliciter et le président français Nicolas Sarkozy lui a dit sa volonté d'engager une concertation entre les deux pays.
L'alliance avec la Ligue du Nord, le mouvement populiste et ouvertement anti-européen dirigé par Umberto Bossi, inquiète les adversaires politiques du PPE. «Une coalition avec la Ligue du Nord, parti d'extrême droite ouvertement xénophobe et sécessionniste, représente un réel danger pour l'Italie et pour l'Europe», a tonné l'eurodéputé allemand Martin Schultz, chef du groupe socialiste au Parlement européen.
«Les décisions européennes seront difficiles avec ce gouvernement qui sera très eurosceptique», a pour sa part déploré Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe des Verts au Parlement européen. «Nous entrons dans l'Europe égocentrique», prévient-il. «Je ne vois pas le gouvernement Berlusconi faire quelque sacrifice que ce soit pour des décisions de compromis», a-t-il estimé.
Il sera en revanche un allié précieux pour les pourfendeurs de l'euro fort, de la Banque centrale européenne et de la discipline budgétaire européenne, notamment pour Nicolas Sarkozy, dont il dit être le modèle.
Chef de file des ministres des Finances de la zone euro et membre du PPE, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker l'a implicitement mis en garde, hier, de même qu'un dirigeant de la BCE, l'Allemand Jürgen Stark.
Le commissaire européen aux Affaires économiques, le socialiste espagnol Joaquin Almunia, a en revanche été plus direct. «Nous vivons dans une période d'incertitude» au cours de laquelle «il est essentiel d'être prudent».
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