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Arcanes italiens

Serge Truffaut   16 avril 2008  Europe
Pour la troisième fois en moins de quinze ans, les Italiens ont choisi Silvio Berlusconi, l'homme dont l'actif politique se réduit au strass, aux paillettes et à la séduction surannée. Ce retour à la tête de l'État étonne par l'ampleur de sa victoire à la Chambre des députés comme au Sénat. De fait, l'homme, qui n'a jamais cessé de privilégier ses intérêts aux dépens de ceux de la nation, devrait gouverner sans encombre.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    16 avril 2008 08 h 22
    Le réel démocratique.
    Il faudrait pour étoffer votre propos faire une analyse de ce que veulent bien dire "la xénophobie et (le) populisme" dans le contexte italien car c'est de nationalisme dont il faudrait parler. Les dangers que vous pressentez avec l'exemple de Jörg Haider, Mussolini, ou "la Ligue du Nord, l'Alliance nationale, parti d'extrême droite descendant direct des Faisceaux italiens de combat de Benito Mussolini", c'est de nationalisme pur et dur dont il s'agit. Contre l'immigrant et pour une Italie ethnique homogène. Avec la même culture politique, vous avez un exemple remarquable chez les descendants piémontais dans la région de Nice (France, une région ultra-raciste et nationaliste s'il pouvait se dessiner dans le cadre de la France. Là, la question est différente mais le point de vue est le même, nationalisme ethnique/économique. L'arrivée au pouvoir de Berlusconi s'est faite démocratiquement comme celle de Sarkozy (qui utilisa largement le bassin populiste des pro-lepénistes) et on constate donc la montée en Europe du Nationalisme populiste. Pour preuve, l'impossibilité de faire des référendums pour la nouvelle constitution européenne ou la mise au carreau de la représentativité populaire en disqualifiant le rôle des députés au parlement français sous pouvoir de l'UMP et voyez les pays come la Hollande ou la Belgique. Paradoxalement, on pourrait penser que l'Allemagne restera le dernier pays démocratique européen
    C'est classique, crise économique, chômage, corruption, c'est toujours l'autre qui est cause de tout. Par conséquent ce n'est pas contre Berlusconi qu'il faut se lever mais contre le retour du nationalisme en Europe qui est un poison ignoble entre les peuples. De cet analyse majeure, vous en faites l'impasse alors que l'Europe tout entière et la planète en a souffert plus qu'on ne peut de ces nationalismes tueurs de liberté. Il ne faut pas oublier que la victoire des USA contre la Japon fut une victoire aussi contre le nationalisme japonais pur et dur. En Italie, la société du spectacle a remplacé ou a miné la haute culture politique de ce pays. Dommage pour l'Europe mais tant mieux pour Sarkozy et consorts car ils utilisent la même arme que Berlusconi a utilisée et dont il a montré la voie, les médias. De ces médias incapables désormais de laisser place à de l'intelligence pour nous offrir de vrais analyses documentées et fondées. Analyses nous présentant les réels dangers en éclairant systématiquement les tenants et aboutissants de l'activité politique réel et no en écrivant : « Que Berlusconi soit reporté au pouvoir relève davantage du conte fantastique que du banal mystère. » Il ne s'agit pas de « conte fantastique » plutôt de réel dramatique à venir.
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