Cinquième anniversaire du déclenchement de la guerre civile au Darfour - Londres propose une conférence de paix
Londres — À l'occasion du cinquième anniversaire du déclenchement de la guerre civile au Darfour, Gordon Brown a proposé hier d'accueillir à Londres des pourparlers de paix pour mettre fin à un conflit et des exactions à grande échelle qui ont fait, selon des experts internationaux, 200 000 morts et 2,5 millions de déplacés dans cette province de l'ouest du Soudan.
Selon un porte-parole du premier ministre britannique, il s'agit de réunir «dès que cela sera possible dans la pratique» des représentants du gouvernement de Khartoum et des différents groupes rebelles darfouriens.
Il a précisé à Reuters que Londres était en contact avec toutes les parties soudanaises concernées et agissait «en concertation avec les Nations unies et l'Union africaine».
«Le premier ministre propose la tenue à Londres d'une conférence ouverte à toutes les parties si cela peut faciliter des progrès en vue d'une solution durable au Darfour», a expliqué le porte-parole du 10, Downing Street.
Dans un message publié à l'occasion du cinquième anniversaire, Brown écrit: «Comme des milliers de personnes participant à des événements dans le monde entier aujourd'hui, je ressens de la frustration face à cette situation révoltante et à la lenteur des progrès enregistrés.
«Je suis néanmoins résolu à ne pas échouer. Cinq ans suffisent amplement pour quiconque a enduré les souffrances que la population du Darfour a dû subir.»
Manifestations
Plusieurs manifestations pour un retour de la paix au Darfour étaient prévues dans le monde, notamment dans la capitale britannique où une manifestation de protestation doit avoir lieu devant l'ambassade du Soudan.
Khartoum, accusé d'encourager et d'armer les milices arabes djandjaouides et de pratiquer une politique de la terre brûlée à l'encontre des populations négro-africaines du Darfour, reproche aux médias occidentaux d'exagérer la situation. Le gouvernement soudanais récuse aussi le chiffre de 200 000 morts en cinq ans, avançant celui de 9000 victimes.
Hier, les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (Jem) ont par ailleurs annoncé avoir attaqué une garnison gouvernementale la veille dans l'ouest du Darfour, tuant un grand nombre de soldats et saisissant des armes et des véhicules militaires.
«Notre mouvement a descendu un hélicoptère militaire et l'a complètement brûlé durant les affrontements. Un second aéronef a été touché sans que l'on sache ce qu'il en est advenu», précise le Jem dans un communiqué. Un grand nombre de militaires gouvernementaux ont été tués à l'occasion de cet engagement, qui a duré plusieurs heures.
Pour sa part, le gouverneur du Darfour occidental, Abou al Gassim, a confirmé l'existence d'accrochages dans le secteur de KishKish entre l'armée et les hommes du Jem, sans disposer de plus amples précisions.
L'état-major de l'armée soudanaise n'a, en revanche, pas commenté l'information. Quant à la Mission des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour, elle était injoignable.
Selon un porte-parole du premier ministre britannique, il s'agit de réunir «dès que cela sera possible dans la pratique» des représentants du gouvernement de Khartoum et des différents groupes rebelles darfouriens.
Il a précisé à Reuters que Londres était en contact avec toutes les parties soudanaises concernées et agissait «en concertation avec les Nations unies et l'Union africaine».
«Le premier ministre propose la tenue à Londres d'une conférence ouverte à toutes les parties si cela peut faciliter des progrès en vue d'une solution durable au Darfour», a expliqué le porte-parole du 10, Downing Street.
Dans un message publié à l'occasion du cinquième anniversaire, Brown écrit: «Comme des milliers de personnes participant à des événements dans le monde entier aujourd'hui, je ressens de la frustration face à cette situation révoltante et à la lenteur des progrès enregistrés.
«Je suis néanmoins résolu à ne pas échouer. Cinq ans suffisent amplement pour quiconque a enduré les souffrances que la population du Darfour a dû subir.»
Manifestations
Plusieurs manifestations pour un retour de la paix au Darfour étaient prévues dans le monde, notamment dans la capitale britannique où une manifestation de protestation doit avoir lieu devant l'ambassade du Soudan.
Khartoum, accusé d'encourager et d'armer les milices arabes djandjaouides et de pratiquer une politique de la terre brûlée à l'encontre des populations négro-africaines du Darfour, reproche aux médias occidentaux d'exagérer la situation. Le gouvernement soudanais récuse aussi le chiffre de 200 000 morts en cinq ans, avançant celui de 9000 victimes.
Hier, les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (Jem) ont par ailleurs annoncé avoir attaqué une garnison gouvernementale la veille dans l'ouest du Darfour, tuant un grand nombre de soldats et saisissant des armes et des véhicules militaires.
«Notre mouvement a descendu un hélicoptère militaire et l'a complètement brûlé durant les affrontements. Un second aéronef a été touché sans que l'on sache ce qu'il en est advenu», précise le Jem dans un communiqué. Un grand nombre de militaires gouvernementaux ont été tués à l'occasion de cet engagement, qui a duré plusieurs heures.
Pour sa part, le gouverneur du Darfour occidental, Abou al Gassim, a confirmé l'existence d'accrochages dans le secteur de KishKish entre l'armée et les hommes du Jem, sans disposer de plus amples précisions.
L'état-major de l'armée soudanaise n'a, en revanche, pas commenté l'information. Quant à la Mission des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour, elle était injoignable.
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