Une foule vêtue de blanc défile à Paris pour Ingrid Betancourt
7 avril 2008
Europe
Photo : Agence Reuters
La présidente argentine, Cristina Kirchner (au centre), a tenu à marcher aux côtés du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner (à sa gauche).
Paris — «Liberté ! Liberté pour tous»: reprenant le cri de Lorenzo Delloye, le fils d'Ingrid Betancourt, ils étaient des milliers hier à Paris, vêtus de blanc, à marcher pour la libération de l'otage franco-colombienne, aux côtés de sa famille et du gouvernement français venu afficher sa détermination.
«Que ces cris de liberté traversent l'Atlantique et arrivent aux oreilles du président colombien et des Forces armées révolutionnaires de Colombie [FARC], qui détiennent Ingrid Betancourt depuis plus de six ans, a lancé à la foule Lorenzo Delloye, 19 ans, sur les marches de l'Opéra de Paris. «On connaît l'état de santé de maman, elle va très mal», a-t-il répété, l'inquiétude dans la voix.
Ils sont des milliers, voire des dizaines de milliers, portant des t-shirts ou des brassards blancs, pour la paix en Colombie, à l'acclamer. Derrière lui, une banderole a été déployée avec la photo de sa mère et cet appel: «Libérez Ingrid maintenant».
À ses côtés, une multitude de ministres et de personnalités prennent la parole dont le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, la secrétaire d'État aux droits de l'Homme, Rama Yade, et le maire de Paris, Bertrand Delanoë.
La présidente argentine, Cristina Kirchner, qui doit s'entretenir aujourd'hui avec le président Nicolas Sarkozy sur ce dossier devenu une cause nationale, a tenu à être là aussi. Il faut «lever tous les obstacles qui empêchent» un accord entre les FARC et le président colombien Alvaro Uribe pour la libération de tous les otages en Colombie, a-t-elle dit.
Avant le départ du cortège, Bernard Kouchner a pris la parole devant les manifestants pour leur assurer que la France ne mettrait jamais fin aux efforts pour libérer l'otage, détenu depuis plus de six ans par la guérilla.
«Aujourd'hui, les gens nous posent des questions sur cette mission humanitaire, pour nous demander si nous allons l'arrêter», a déclaré M. Kouchner. «Nous n'allons pas l'arrêter, nous n'arrêterons jamais ces démarches» pour la libération d'Ingrid Betancourt, a-t-il alors lancé sous les applaudissements des manifestants.
Interrogée par des médias dans le cortège, Carla Bruni-Sarkozy a pour sa part expliqué que «le désarroi» de la famille Betancourt la «touchait». «Je peux vous dire que mon mari ne renoncera pas», a-t-elle assuré.
Nicolas Sarkozy, qui a fait du dossier Betancourt une cause nationale, a appelé mardi solennellement le chef de la guérilla Manuel Marulanda à la libérer, à la veille de l'envoi de la mission d'urgence.
La France a dépêché mercredi, pour l'heure sans avancée apparente, une mission humanitaire, avec la Suisse et l'Espagne, afin de tenter d'entrer en contact avec les FARC et de secourir l'otage.
«Que ces cris de liberté traversent l'Atlantique et arrivent aux oreilles du président colombien et des Forces armées révolutionnaires de Colombie [FARC], qui détiennent Ingrid Betancourt depuis plus de six ans, a lancé à la foule Lorenzo Delloye, 19 ans, sur les marches de l'Opéra de Paris. «On connaît l'état de santé de maman, elle va très mal», a-t-il répété, l'inquiétude dans la voix.
Ils sont des milliers, voire des dizaines de milliers, portant des t-shirts ou des brassards blancs, pour la paix en Colombie, à l'acclamer. Derrière lui, une banderole a été déployée avec la photo de sa mère et cet appel: «Libérez Ingrid maintenant».
À ses côtés, une multitude de ministres et de personnalités prennent la parole dont le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, la secrétaire d'État aux droits de l'Homme, Rama Yade, et le maire de Paris, Bertrand Delanoë.
La présidente argentine, Cristina Kirchner, qui doit s'entretenir aujourd'hui avec le président Nicolas Sarkozy sur ce dossier devenu une cause nationale, a tenu à être là aussi. Il faut «lever tous les obstacles qui empêchent» un accord entre les FARC et le président colombien Alvaro Uribe pour la libération de tous les otages en Colombie, a-t-elle dit.
Avant le départ du cortège, Bernard Kouchner a pris la parole devant les manifestants pour leur assurer que la France ne mettrait jamais fin aux efforts pour libérer l'otage, détenu depuis plus de six ans par la guérilla.
«Aujourd'hui, les gens nous posent des questions sur cette mission humanitaire, pour nous demander si nous allons l'arrêter», a déclaré M. Kouchner. «Nous n'allons pas l'arrêter, nous n'arrêterons jamais ces démarches» pour la libération d'Ingrid Betancourt, a-t-il alors lancé sous les applaudissements des manifestants.
Interrogée par des médias dans le cortège, Carla Bruni-Sarkozy a pour sa part expliqué que «le désarroi» de la famille Betancourt la «touchait». «Je peux vous dire que mon mari ne renoncera pas», a-t-elle assuré.
Nicolas Sarkozy, qui a fait du dossier Betancourt une cause nationale, a appelé mardi solennellement le chef de la guérilla Manuel Marulanda à la libérer, à la veille de l'envoi de la mission d'urgence.
La France a dépêché mercredi, pour l'heure sans avancée apparente, une mission humanitaire, avec la Suisse et l'Espagne, afin de tenter d'entrer en contact avec les FARC et de secourir l'otage.
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