Le président se prononce - Italie : une réforme du mode de scrutin avant des élections
La décision annoncée par la présidence est rejetée par Berlusconi
31 janvier 2008
Europe
Rome — La décision annoncée hier par la présidence italienne pour sortir de la crise, la recherche d'un accord entre les partis sur une réforme électorale avant de retourner aux urnes, a été aussitôt rejetée par la droite, en particulier par son leader Silvio Berlusconi.
Le chef de l'État, Giorgio Napolitano, a annoncé qu'il avait chargé le président du Sénat, Franco Marini, d'examiner «la possibilité d'aboutir à un consensus sur une révision de la loi électorale et [l'existence] d'un soutien à un gouvernement chargé d'une telle réforme».
Avant même le refus de M. Berlusconi, cette mission paraissait quasiment impossible à réaliser, les partis politiques discutant sans succès depuis des semaines d'une révision du mode de scrutin.
«Marini ne peut pas réussir. C'est une mission impossible», a déclaré le professeur de sciences politiques Roberto D'Alimonte.
«Une dissolution du Parlement est une décision grave», a expliqué M. Napolitano, dont la décision a pour effet d'écarter pour le moment des élections, réclamées par la droite après la démission de Romano Prodi le 24 janvier à la suite d'une motion de défiance du Sénat. Le président Napolitano a toujours déclaré être contre un retour aux urnes sans qu'une réforme électorale soit d'abord adoptée, l'actuelle loi aboutissant à des majorités fragmentées et donc à l'ingouvernabilité, comme l'ont montré les 20 mois du gouvernement de Romano Prodi.
«L'opinion publique, des représentants de la société civile et du monde économique» craignent que «sans une telle réforme il ne puisse pas y avoir de stabilité politique et institutionnelle», a encore déclaré le chef de l'État.
«J'accepte ce rôle difficile et grave, j'agirai très rapidement et j'y mettrai toute ma détermination», a commenté M. Marini, 74 ans, une personnalité issue du monde syndical et de la gauche catholique, président du Sénat depuis la victoire de la gauche aux législatives d'avril 2006. Les consultations doivent commencer dès aujourd'hui.
«Napolitano est cohérent. Il a toujours dit qu'il était contre un retour aux urnes immédiatement. Il est obligé de tenter de trouver une autre solution. Cela lui permet de montrer que le système fonctionne, que l'Italie ne déclenche pas des élections sous la pression de la rue», a déclaré le politologue français Marc Lazar, spécialiste de l'Italie.
Silvio Berlusconi avait menacé de faire venir à Rome des millions de manifestants si le pays ne retournait pas aux urnes immédiatement.
Les sondages donnent la droite gagnante en cas d'élections face à la gauche qui cherche à reculer l'échéance, redoutant de faire les frais des records d'impopularité du gouvernement de Romano Prodi.
Le chef de l'État, Giorgio Napolitano, a annoncé qu'il avait chargé le président du Sénat, Franco Marini, d'examiner «la possibilité d'aboutir à un consensus sur une révision de la loi électorale et [l'existence] d'un soutien à un gouvernement chargé d'une telle réforme».
Avant même le refus de M. Berlusconi, cette mission paraissait quasiment impossible à réaliser, les partis politiques discutant sans succès depuis des semaines d'une révision du mode de scrutin.
«Marini ne peut pas réussir. C'est une mission impossible», a déclaré le professeur de sciences politiques Roberto D'Alimonte.
«Une dissolution du Parlement est une décision grave», a expliqué M. Napolitano, dont la décision a pour effet d'écarter pour le moment des élections, réclamées par la droite après la démission de Romano Prodi le 24 janvier à la suite d'une motion de défiance du Sénat. Le président Napolitano a toujours déclaré être contre un retour aux urnes sans qu'une réforme électorale soit d'abord adoptée, l'actuelle loi aboutissant à des majorités fragmentées et donc à l'ingouvernabilité, comme l'ont montré les 20 mois du gouvernement de Romano Prodi.
«L'opinion publique, des représentants de la société civile et du monde économique» craignent que «sans une telle réforme il ne puisse pas y avoir de stabilité politique et institutionnelle», a encore déclaré le chef de l'État.
«J'accepte ce rôle difficile et grave, j'agirai très rapidement et j'y mettrai toute ma détermination», a commenté M. Marini, 74 ans, une personnalité issue du monde syndical et de la gauche catholique, président du Sénat depuis la victoire de la gauche aux législatives d'avril 2006. Les consultations doivent commencer dès aujourd'hui.
«Napolitano est cohérent. Il a toujours dit qu'il était contre un retour aux urnes immédiatement. Il est obligé de tenter de trouver une autre solution. Cela lui permet de montrer que le système fonctionne, que l'Italie ne déclenche pas des élections sous la pression de la rue», a déclaré le politologue français Marc Lazar, spécialiste de l'Italie.
Silvio Berlusconi avait menacé de faire venir à Rome des millions de manifestants si le pays ne retournait pas aux urnes immédiatement.
Les sondages donnent la droite gagnante en cas d'élections face à la gauche qui cherche à reculer l'échéance, redoutant de faire les frais des records d'impopularité du gouvernement de Romano Prodi.
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