Russie - Medvedev serait élu haut la main
Moscou — Dmitri Medvedev, dauphin du président russe Vladimir Poutine, sera littéralement plébiscité lors de l'élection du 2 mars, prédit un sondage d'opinion rendu public hier par l'institut VTsIOM.
Premier vice-premier ministre mais virtuellement inconnu du grand public il y a quelques mois, Medvedev recueillerait plus de 60 % des suffrages exprimés, soit une hausse de huit points en une semaine. À moins de six semaines du scrutin, 82 % des personnes prévoient se rendre aux urnes, mais aucun des rivaux de Medvedev n'atteint 10 % des intentions de vote.
Le candidat nationaliste Vladimir Jirinovski arrive en deuxième position avec 7,5 %, suivi du leader communiste Guennadi Ziouganov, à 6,1 %, indique l'étude réalisée les 12 et 13 janvier auprès de 1600 électeurs avec une marge d'erreur de 3,4 %.
L'ancien premier ministre Mikhaïl Kassianov, qui risque d'être disqualifié pour avoir présenté de fausses signatures à l'appui de sa candidature, ne recueillerait qu'un peu plus de un pour cent.
Medvedev, qui a gagné 15 points depuis la mi-décembre, a souligné hier, au second jour de sa campagne officielle, qu'il fallait accorder au pays les «décennies de développement stable» dont il a été privé. L'ancien professeur de droit de 42 ans, qui présentera ultérieurement son programme économique, prenait la parole devant le Forum civique, un club réunissant des membres de l'élite intellectuelle russe.
Il a promis d'être fidèle à la ligne tracée par son mentor Poutine, dont il a souligné le rôle crucial pour sortir la Russie du chaos qui a suivi l'effondrement de l'URSS.
«Si tout continue à se dérouler selon ce scénario, a-t-il dit, alors la Russie sera capable de devenir l'une des cinq premières économies mondiales dans les 10 à 15 prochaines années.»
Fréquemment interrompu par les applaudissements de l'auditoire, le premier discours politique majeur de Medvedev a confirmé le style plus libéral et occidentalisé du dauphin de Poutine. Il n'a pas recouru à la rhétorique agressive habituelle de l'ancien maître espion du KGB devenu chef du Kremlin, et a adopté un ton conciliant en matière de politique étrangère.
«Personne ne doit avoir aucun doute. La Russie continuera à se développer comme un pays ouvert au dialogue et à la coopération avec la communauté internationale», a-t-il assuré.
Faisant apparemment allusion à des pays comme l'Iran ou la Corée du Nord, il a néanmoins indiqué que Moscou poursuivrait ses relations avec les «soi-disant États à problèmes», même si cela irrite l'Occident.
Dessinant ce qui pourrait devenir l'un des thèmes majeurs de sa campagne, Medvedev a promis de faire la guerre à la corruption, problème que Poutine n'a pu éradiquer en huit ans de présidence.
Medvedev a enfin longuement souligné l'importance la société civile, d'une presse libre et d'institutions démocratiques. «Nous bâtissons une démocratie», a-t-il rappelé en affirmant par ailleurs son attachement à l'économie de marché.
Premier vice-premier ministre mais virtuellement inconnu du grand public il y a quelques mois, Medvedev recueillerait plus de 60 % des suffrages exprimés, soit une hausse de huit points en une semaine. À moins de six semaines du scrutin, 82 % des personnes prévoient se rendre aux urnes, mais aucun des rivaux de Medvedev n'atteint 10 % des intentions de vote.
Le candidat nationaliste Vladimir Jirinovski arrive en deuxième position avec 7,5 %, suivi du leader communiste Guennadi Ziouganov, à 6,1 %, indique l'étude réalisée les 12 et 13 janvier auprès de 1600 électeurs avec une marge d'erreur de 3,4 %.
L'ancien premier ministre Mikhaïl Kassianov, qui risque d'être disqualifié pour avoir présenté de fausses signatures à l'appui de sa candidature, ne recueillerait qu'un peu plus de un pour cent.
Medvedev, qui a gagné 15 points depuis la mi-décembre, a souligné hier, au second jour de sa campagne officielle, qu'il fallait accorder au pays les «décennies de développement stable» dont il a été privé. L'ancien professeur de droit de 42 ans, qui présentera ultérieurement son programme économique, prenait la parole devant le Forum civique, un club réunissant des membres de l'élite intellectuelle russe.
Il a promis d'être fidèle à la ligne tracée par son mentor Poutine, dont il a souligné le rôle crucial pour sortir la Russie du chaos qui a suivi l'effondrement de l'URSS.
«Si tout continue à se dérouler selon ce scénario, a-t-il dit, alors la Russie sera capable de devenir l'une des cinq premières économies mondiales dans les 10 à 15 prochaines années.»
Fréquemment interrompu par les applaudissements de l'auditoire, le premier discours politique majeur de Medvedev a confirmé le style plus libéral et occidentalisé du dauphin de Poutine. Il n'a pas recouru à la rhétorique agressive habituelle de l'ancien maître espion du KGB devenu chef du Kremlin, et a adopté un ton conciliant en matière de politique étrangère.
«Personne ne doit avoir aucun doute. La Russie continuera à se développer comme un pays ouvert au dialogue et à la coopération avec la communauté internationale», a-t-il assuré.
Faisant apparemment allusion à des pays comme l'Iran ou la Corée du Nord, il a néanmoins indiqué que Moscou poursuivrait ses relations avec les «soi-disant États à problèmes», même si cela irrite l'Occident.
Dessinant ce qui pourrait devenir l'un des thèmes majeurs de sa campagne, Medvedev a promis de faire la guerre à la corruption, problème que Poutine n'a pu éradiquer en huit ans de présidence.
Medvedev a enfin longuement souligné l'importance la société civile, d'une presse libre et d'institutions démocratiques. «Nous bâtissons une démocratie», a-t-il rappelé en affirmant par ailleurs son attachement à l'économie de marché.
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