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Sarkozy l'exhibitionniste

Christian Rioux   10 janvier 2008  Europe
Carla Bruni en compagnie de Nicolas Sarkozy lors de leur récent voyage en Égypte.
Photo : Agence France-Presse
Carla Bruni en compagnie de Nicolas Sarkozy lors de leur récent voyage en Égypte.
Paris — «À quand le mariage?» Mardi, devant 500 journalistes réunis à l'Élysée, la question n'a pas été longue à fuser. Toute la presse étrangère n'était venue que pour ça. Et Nicolas Sarkozy n'a pas déçu la galerie en révélant que sa liaison avec l'ex-top-modèle piémontaise Carla Bruni, «c'est du sérieux!». Le dernier épisode du feuilleton qui titille les rédactions du monde entier s'est donc déroulé comme prévu. Il y a de fortes chances que vous appreniez la date du mariage «quand ce sera déjà fait», a précisé le héros du téléroman, histoire d'ajouter un peu de piment d'ici le prochain épisode.

De mémoire de journaliste, on ne se souvient pas qu'un chef d'État ou de gouvernement d'une grande démocratie occidentale ait autant exposé sa vie privée. Depuis des mois, ce sont non seulement les journaux français mais aussi la presse internationale qui se sont pris au jeu. Un jour, c'est le divorce du président qui défraie la manchette. Deux mois plus tard, c'est sa visite à Disneyland avec sa nouvelle flamme. Sans oublier les vacances à Luxor du nouveau couple princier.

Faut-il parler d'exhibitionnisme? François Jost n'hésite pas à prononcer le mot. Auteur d'un tout nouvel essai intitulé Le Téléprésident (Éditions de l'Aube), ce professeur de la Sorbonne spécialiste des médias voit dans Nicolas Sarkozy le premier président français — et peut-être même au monde — à mettre systématiquement en scène sa vie privée exactement comme le font les vedettes de la télé-réalité.

«Nicolas Sarkozy a été le premier homme politique à comprendre que la télévision avait changé, dit-il. Il y a dix ans, la presse avait unanimement condamné les paparazzis qui faisaient irruption dans la vie privée de la princesse Diana. Avec l'apparition de la télé-réalité, les règles du jeu ont été complètement transformées. La vie privée des stars est dorénavant exhibée en continu à la télévision. Nous sommes dans l'exhibitionnisme permanent.»

Un souci de transparence?

Nicolas Sarkozy serait donc le premier président à prendre acte de ces nouvelles règles de la communication de masse. Bill Clinton, au moment de l'affaire Lewinsky, n'avait-il pas au contraire tenté de protéger sa vie privée? François Mitterrand avait lui aussi dissimulé l'existence de sa seconde famille pendant des années.

En conférence de presse, le président a justement invoqué la nécessité de la transparence et critiqué «l'hypocrisie» et «le mensonge» qui régnaient à cette époque. L'argument est loin de convaincre François Jost. Pourquoi alors les photographes n'ont-ils pas été conviés le 21 octobre dernier à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce où Nicolas Sarkozy a subi dans le plus grand secret l'ablation d'un abcès à la gorge? Comme si la transparence avait plus d'importance pour la vie amoureuse que pour la santé du président, alors même que le candidat s'était engagé à rendre publics ses bulletins de santé.

Le «coup de génie» de Sarkozy, dit Jost, c'est d'avoir compris non seulement qu'à l'ère de la télévision ce sont les images qui font mouche mais que ce sont dorénavant celles de Paris Match, de Gala et de Closer qui font la loi. Bref, les images de la vie intime.

Les observateurs politiques n'hésitent plus à comparer les péripéties qui agitent la vie du président à celles d'un téléroman dont les spectateurs attendent impatiemment le rebondissement quotidien. «Nicolas Sarkozy est en effet devenu un personnage de feuilleton, tant par la familiarité de ses apparitions répétées sur les écrans que par la personnalisation à laquelle il recourt pour se présenter aux électeurs», écrit Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la très sérieuse revue Esprit. Même lorsqu'il fait un geste politique, l'affaire prend presque toujours un tour personnel. Comme lorsqu'il est allé chercher les détenus de l'Arche de Zoé à N'Djamena dans l'Airbus présidentiel ou lorsqu'il a adressé un message vidéo à Ingrid Betancourt prisonnière dans la jungle colombienne.

Je souffre, donc je suis

Il y a longtemps que Nicolas Sarkozy a compris la leçon. Maire de Neuilly pendant 25 ans, il a eu tout le loisir de s'imprégner des habitudes et des méthodes du gratin financier, politique et médiatique qui habite la ville la plus riche de France. Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur, il avait mis en scène sa vie familiale en posant pour la presse à potins avec son fils sur les genoux.

Loin de fuir les objectifs, cet «agité du JT» alimente continuellement la «chaudière médiatique», explique François Jost. La façon dont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont parlé de leur vie de couple pendant la campagne électorale est très significative. La candidate socialiste a attendu la fin de la campagne pour révéler sa séparation avec le premier secrétaire du parti, François Hollande.

Au contraire, Nicolas Sarkozy a fait de sa séparation avec Cécilia une arme politique redoutable. Il a témoigné en direct à la télévision de ses «souffrances» et mis en scène sa réconciliation sous les palmiers de la Guyane. «J'ai changé parce que les épreuves de la vie m'ont changé», a-t-il affirmé dans une phrase clé de son discours d'investiture, le 14 janvier 2007.

Selon Jost, Nicolas Sarkozy est ainsi devenu «le héros d'un récit où il attire à la fois la compassion et l'identification, tout simplement parce qu'il gagne en humanité». Il s'inscrit alors parfaitement dans cette propension de l'image télévisée à valoriser la souffrance quelle qu'elle soit. «Je pleure, donc je suis.»

Denis Muzet, président de l'Institut Médiascopie et coauteur du livre avec François Jost, soutient qu'on célèbre aujourd'hui la geste présidentielle exactement «comme on célébrait au Moyen Âge les hauts faits des chevaliers au travers de chansons de geste». Sauf que les élégantes strophes en vers ont fait place aux photos pleine page de Paris Match.

Selon le chercheur, l'omniprésence de Nicolas Sarkozy «est moins réelle que largement construite. Et les médias ont une large part dans cette construction».

L'effet boomerang

Se pourrait-il que la «pipolisation», comme on l'appelle en France (du mot people), soit une arme à deux tranchants? «Le président a rejoint le monde des starlettes, dit François Jost. Il risque donc de subir le sort de celles-ci et de sombrer dans la banalisation, comme Britney Spears et Paris Hilton. Or la fonction présidentielle a tout de même besoin d'une certaine aura.»

Très efficace pendant les premiers mois de la présidence, la recette médiatique semble en effet connaître ses premiers ratés. En décembre, la cote de popularité du président a perdu sept points. Selon une enquête du journal Libération, 63 % des Français jugent qu'il «affiche trop sa vie privée». Selon certains, cette surexposition ne peut que lui être favorable. Pour d'autres, la mise en scène de cette vie de star qui s'envole à bord des jets privés et vit dans les palaces de ses amis milliardaires pourrait irriter une population aux prises avec un horizon économique qui s'assombrit. Depuis quelques jours, l'ancienne journaliste et conseillère du président Catherine Pégard a été appelée à la rescousse pour nier toute instrumentalisation de la vie privée du président.

Et la presse dans tout cela? Benoît Grevisse, directeur de l'École de journalisme de Louvain, en Belgique, n'hésite pas à pointer du doigt la «démission journalistique» de la presse française. Dans le quotidien Le Soir de Bruxelles, il affirmait ne pas croire «une seule seconde que les journalistes ne savent pas ce qu'ils font. [...] On a l'impression que les journalistes sont complètement tétanisés. En tout cas, ils ne font pas leur travail».

L'accusation pourrait aussi concerner une partie de la presse internationale.

***

Correspondant du Devoir à Paris






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  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    jeudi 10 janvier 2008 07h13
    Un mauvais titre
    « L'exhibitionnisme révèle une attitude volontaire de la part d'une personne, qui consiste à dévoiler son intimité, à la façon de stars comme Britney Spears et autres. Or, ce que semble montrer l'article est d'une nature différente. C'est la construction médiatique qui s'est faite et se fait autour de N. Sarkozy, facilitée certes par le désir du président de rompre avec l'hypocrisie, comme celle de Mitterrand qui avait fille et maîtresse. Et le titre de l'article va dans le même sens de cette construction artificielle, au lieu de donner une simple description de la situation.

    Parler de téléprésident, de téléroman, de personnage de feuilleton, c'est faire de la mise en scène journalistique destinée à attirer l'attention et à vendre la marchandise. Le journaliste belge a raison de dénoncer la presse. Ou alors, il faut généraliser. Les larmes de madame Clinton ne relèvent-elles pas de la même mise en scène délibère d'une bonne comédienne? On peut se poser la question, après avoir entendu présenter Hillary Clinton comme une femme aux nerfs d'acier. On peut toujours tout interpréter dans un sens ou dans un autre et les médias écrits ou télévisuels jouent un rôle fondamental dans la vision qu'ils font connaître d'une situation.

    Nous sommes dans une civilisation de l'image, comme celle qui existait au Moyen-Âge lorsque l'on utilisait les images, les vitraux des églises notamment, pour faire passer des messages religieux. Mais nous sommes là dans une question de neurohistoire, qui demanderait d'autres développements. L'image est certes beaucoup plus manipulatrice que les textes rationnels et logiques, mais les expressions emphatiques comme exhibitionnisme et autres, utilisées à la légère donnent aussi une fausse représentation d'une situation qui demande une analyse beaucoup plus complexe.

    Comme on le dit couramment en plaisantant, la meilleure façon de se débarrasser d'une tentation c'est d'y succomber, la meilleure façon de se débarrasser des paparazzis, c'est de ne pas se cacher. C'est peut-être une autre façon de vivre pour un personnage aussi public qu'un président de la république. La banalisation des choses les rend de moins en moins percutantes et t marquantes. Et on finira par ne plus y faire attention, au détriment des médias qui recherchent toujours le plus sensationnel. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 10 janvier 2008 07h58
    À qui la faute?
    « « Pipolisation », une presse qui ne fait plus son travail avec des journalistes qui répètent sans cesse les mêmes choses, leur manque de connaissance et de rigueur, la reconnaissance opportuniste et l'arrivisme médiatique. En vérité, ce n'est pas la vie privée de Sarkozy mise en avant qui est symptomatique, c'est la superficielle activité des intérêts médiatiques qui est à remettre en question. Si mon boucher me vend une très mauvaise viande, ce n'est pas parce que je suis intéressé à en manger. Donc, il me vole et me trompe tout en même temps. Idem pour les médias. « De mémoire de journaliste », je dirai « de mémoire d'homme et de citoyen » cultivé nous n'avons jamais autant vu des médias aussi superficiels que maintenant. Seules les personnes avec un certain bagage intellectuel peuvent s'en apercevoir et c'est là la difficulté contre la médiacrité journalistique. On n'a jamais autant vu de médias consacré de temps à la « pipolisation » et même les profs d'université, généralement silencieux, on va les chercher comme preuve scientifico-polémique. Comme jadis on allait chercher son grand frère pour être défendu des voyous.
    Cette superficialité correspond à la « pipolisation » des médias et elle est loin d'une véritable déontologie journaliste qui celle de nous informer et non de participer à cette « pipolisation » comme on le lit dans cet article. Il y a une tentative de lynchage de Sarkozy comme individu et non comme président. Même que les médias courent derrière son fils rappeur pour essayer plus « techniquement » de salir le père par procuration. On veut de véritables infos documentées et non des « opinions » de concierges de bas étages. La vie privée de Sarkozy, il peut se la garder. Par contre sa vie politique, c'est tout autre chose. Les médias pratiquent la même malsaine attitude avec Simone de Beauvoir aussi. On n'a pas besoin de la voir « à poil » pour la connaître mieux. Là, ce n'est plus de la « pipolisation » mais de la « caniveaulisation» (de caniveau en français).
    Platon nous a enseigné d'échapper à la « Doxa », à l'opinion, parce que sa superficialité ne pouvait constituer une véritable science apodictique. Si les médias et ses médiacres sont superficiels, c'est parce qu'ils usent et abusent de l'opinion. L'opinion c'est le manque de rigueur et le manque de rigueur est le manque de connaissance. Grâce au Net, le nettoyage se fait et les citoyens lecteurs se mettent à réfléchir et à s'exprimer de plus en plus souvent, et c'est tant mieux, ce sont les commentateurs qui font office de vrais informateurs. Parce qu'ils ont ce qui manque désormais aux médiacres, la connaissance, l'authenticité (ils n'ont rien à perdre) et la recherche d'une certaine vérité se faisant et se créant dans le dialogue. D'ailleurs, les commentateurs dialoguent entre eux et l'information véritable, la mise à l'épreuve du réel, circule. Plus les médias se vautreront dans la superficialité, plus les lecteurs grandiront pour composer cette montée de superficialité exponentielle. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 10 janvier 2008 08h34
    La dame a pas mal roulé....
    « Après maman De Gaule et mamie Chirac, est-ce que les Français sont près pour avoir une première dame qui a couché avec Mick Jagger, Eric Clapton et Donald Trump?

    http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/7176424.stm

    Ms Bruni, 39, has a young son from a previous relationship with philosopher Raphael Enthoven.

    At various times, she was also linked to men including Mick Jagger, Donald Trump and Eric Clapton. »

  • Yves Babin
    Inscrit
    jeudi 10 janvier 2008 10h22
    Sarkozy et la démesure
    « La "pipolisation" comme on dit en France n'a pas l'air de plaire à beaucoup de français surtout quand on lit les réactions des médias du web. On sent une fatigue intense du personnage médiatisé à outrance qu'est M. Sarkozy. En tout cas la politique française n'a jamais été aussi "frivole". Quant à la presse française, bien disons qu'elle est très heureuse des soubresauts du président en autant que les tirages de leurs copies augmentent... »

  • Terzibachian Jacques
    Inscrit
    jeudi 10 janvier 2008 11h42
    France: Dégradation du pouvoir...
    « Bonjour,
    Français de France,je ne peux qu'approuver l'article de Christian RIOUX.
    Pour preuve personnelle: Lassé de lire, écouter,voir la TV... typé LA PRAVDA, à part quelques publications tels que le "Canard Enchainé", et "Bakchich-Info" je lis mes informations en les triant dans les journaux étrangers francophones dont "Le Devoir" que je remercie,et les journaux suisses, belges...et encore en me méfiant qu'ils ne soient pas d'origine afp.(Agence France Presse.) pour les éditoriaux politiques en tous cas.
    Voilà que je me surprends subitement; tout comme mon brave père qui durant l'occupation, écoutait la radio Suisse (sinon la BBC sur ondes courtes !!!

    Bien amicalement. »

  • Francis Déry
    Inscrit
    jeudi 10 janvier 2008 11h59
    Sarko le Chanoine Sciento
    « Il est connu que le président Sarkozy entretient des liens privilégiés avec la secte de la scientologie, allant même jusqu'à tasser un expert des sectes de la police parce qu'il dérangeait trop la branche française de cette "église".

    La secte de scientologie cherche d'abord à faire du prosélytisme chez les célébrités. Les autres ne sont que des vaches à lait pour engraisser les coffres de la secte et bons pour fournir des bras, voir des corps pour le service de la secte. Le contrôle mental les réduit en esclavage.

    Sarko s'entoure de beautés féminines. Des top-modèles. Je m'interroge si Cecilia fut une scientologiste à qui fut dicter d'épouser Sarkozy, un grand ami de l'Église Sciento. Si oui, alors Cecilia s'est mise à se révolter contre le contrôle mental de la secte, car cela ne semble pas être drôle d'être l'épouse de Sarkozy. Ou finalement, Cecilia est une Nicole Kidman qui refuse de plier devant les intérêts de la Scientologie.

    On pourrait aussi se poser la question si la chanteuse top-modèle du Piémont est une scientologiste. Si oui, on se dira alors que le contrat de Sarkozy avec la Secte devait comporter une garantie si Cecilia est une marchandise de la scientologie. Elle se rebiffe, alors elle est remplacée aussitôt par Carla Bruni. Si Cecilia n'est pas de la secte, alors peut être que la Secte a pressurisé le couple pour provoquer son éclatement (comme Kidman et Cruise), à fin de placer Carla dans le lit de Sarkozy pour un plus grand contrôle du président de la France.

    Carla Bruni est le Cathy Holmes de Sarkozy. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 10 janvier 2008 13h40
    Référence.
    « Voilà un article fort intéresant et qui illustre bien le propos de mon premier commentaire écrit ce matin.

    http://rue89.com/2008/01/10/le-monde-ne-veut-plus-des-lecteurs-mais-des-consommateurs »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 10 janvier 2008 14h28
    Bravo Sarko, on te comprend !
    « M. Jacques Noel écrit «est-ce que les Français sont près pour avoir une première dame qui a couché avec Mick Jagger, Eric Clapton et Donald Trump?» après avoir titré : La dame a pas mal roulé...

    Vous avez raison, la grande dame bien roulée a pas mal roulé et est expérimentée, probablement parce qu'elle n'était pas trop carrée.

    À mon avis, les français vont bien aimer suivre les développements dans ce couple. C'est quand même mieux et plus ouvert de la part de M. Sarkozy que M. Clinton qui ne lâchait pas son téléphone, pour régler des problèmes mondiaux, pendant que la jeune demoiselle à son service était à l'induire dans de vilaines mais agréables "choses" qu'il a été bien obligé d'avouer au monde entier, ce qui ne l'a pas réduit aux yeux de sa compagne Hillary qui continue à lui montrer de l'affection, principalement en public ces jours-ci, ni aux yeux des Américains qui le vénère plus que jamais comme conférencier et ex-président.

    Cécilia est un peu jalouse et tente de nuire à son image, on la comprend aussi même si ce n'est pas très joli.

    Fait que...vas-y mon Sarco, on te comprend même si nos politiciens sont très fidèles et constants avec leurs conjointes, à la vie à la mort, genre : Jean avec Aline et Jean avec Michou. »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    jeudi 10 janvier 2008 14h41
    Le nabot aussi... (Jacques Noel)
    « «La dame a pas mal roulé».... voilà le titre sexiste d'un vieux de la vieille qui salit régulièrement ces pages. Ce dernier aurait pu rajouter que le Président a, lui aussi, beaucoup roulé. Ce serait plus juste comme commentaire.

    Ceci étant dit, je trouve que la discrétion (dans nos amours) a toujours meilleur goût. Et cela n'a rien à voir avec la morale. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    jeudi 10 janvier 2008 15h53
    Un caractériel!
    « Sarkozy est ce que j'appelle un "cas". Les Français en auront bientôt soupé. Il n'est pas à la hauteur de sa fonction et il ne pourra "livrer la marchandise" au plan politique. Mais les Français l'ont élu. Qu'ils s'arrangent donc avec, lui et sa Carla! »

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    jeudi 10 janvier 2008 16h43
    Sarko-le-Facho & Benoît XVIe siècle
    « Le bon peuple aux prises avec une situation socio-économique se dégradant à vue d'oeil ne saurait non plus apprécier que le néo-Napoléon force le Pape Benoît XVIe siècle à lui donner le bon dieu sans confession alors qu'il enjoint à ses scribes et grands prêtres de refuser la communion au commun des divorcés-remariés en menaçant de leur asséner un coup de crucifix ou de ciboire ! »

  • Francis Déry
    Inscrit
    jeudi 10 janvier 2008 17h17
    Un pingre et un fourreur --- Cecilia Sarkozy
    « Quelques nouvelles de la République. «Nicolas est un sauteur». Bien. Quoi d'autre? «Nicolas est pingre.» Mais encore? «Un homme qui n'aime personne, même pas ses enfants.» Et puis? «Il a un côté ridicule. Il n'est pas digne. Nicolas, il ne fait pas Président de la République, il a un réel problème de comportement.»
    ....
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/
    people/20080109.OBS4359/quand_cecilia_sarkozy_regle_ses_comptes.html »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 10 janvier 2008 19h33
    Le démon de «l'après-midi».
    « Le Grand Louis XV eut, à Versailles, sa marquise de Pompadour. Les déifiés et statufiés J.F. & Robert Kennedy eurent, dans les grands salons de la clandestinité du pouvoir, la même légendaire maîtresse, en la personne de la mannequin et actrice Marilyne Monroe. Pierre E. Trudeau, dans les 5 étoiles de New York, eut sa légendaire chanteuse et actrice Barbara Streisand. Le saxophoniste Kid Kodak Bill Clinton, derrière les portes closes de la Maison Blanche et suivant un rituel oral inhabituel, eut sa Blanche-Neige, l'allumeuse Monica Lewinsky. Le petit prince Nicolas - Paul -Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nico Sarko«zyzy», tient bien serrée, sous les flashs des paparazzis invités, sa mannequin chanteuse italienne Carla. Et très bientôt, le Palais de l'Élysée aura sa maîtresse. Voilà quelques exemples de la drogue des amours et des stimuli qui maintiennent l'érection au pouvoir.

    Comment les Français ont-ils pu devenir aussi mal foutus et se faire un tel hara-kiri? Personne ne semble comprendre, sauf les Thuriféraires et Caudataires du Grand Vicaire et Pontife de l'Élysée Sectaire, qu'ils sont en passe d'avoir un Président et une Prima Donna dont les bastringues et les guinguettes sont la risée du monde civilisé. À voir LE POMPEUX POMPADOUR se dandiner de toutes parts, le «présidentieux» Nicolas nous rappelle ces quelques lignes poétiques de l'illustre Nicolas Boileau:

    «INHABILE AUX PLAISIRS DONT LA JEUNESSE ABUSE,
    BLÂME EN EUX LES DOUCEURS QUE L'ÂGE LUI REFUSE».

    Cette version «Mâle dernier cru» n'est pas sans nous rappeler «Les précieuses ridicules». Les Français qui se sont laissés beurrer par la jactance et les obligeances sarkoziennes 2007, doivent se mordre le front avec les dents d'en bas. D'autre part, c'est Madame Ségolène Royal qui doit être crampée, à s'en tordre les boyaux.

    À toute fin pratique, ce n'est qu'une malheureuse histoire de sexe des plus éculée, de grosse partouze, aux frais des Français, pour ne pas dire une pitrerie de nymphomanes. C'est du Bill Clinton et Monica Lewinski en reprise, mais cette fois, à l'affiche et plein la gueule. Ça appartient au monde des hystériques qu'active et allume le magnétisme du pouvoir. Et déjà que le Palais du «doge» de l'Élysée est habité par l'enceinte maîtresse, la substitut de Cécilia.

    Show time ! Avec « LES STIMULI DE LA DROGUE DES AMOURS FOLLES» (qui maintiennent l'érection au pouvoir) le burlesque reprendra l'affiche à «L'ÉLYSÉE MONTMARTRE»...

    Le Président de la France carbure aux hormones. Soit! Mais, ses entourloupettes exhibitionnistes et sa bomba médiatique à l'italienne, copinent avec la vulgarité du «Red Light».

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    vendredi 11 janvier 2008 07h29
    Pipolisation
    « Intéressante l'idée de pipolisation car cela nous démontre bien que le "peuple " est en haut , qu'en dessous il n'y a rien . Nous pensions être le peuple ,malheureusement non car pour y faire partie il faut être " pipolisé ". C'est aujourd'hui l'art et la manière des médias , des politiques de nous déposseder de tout . »

  • bernard Frouin
    Inscrit
    samedi 12 janvier 2008 07h42
    cas psy
    « Sarkozy, à mon avis, a un truc qui ne tourne pas rond dans sa tête. Autrement dit, je pense qu'il a un problème psychologique. Un cas médical. Ce mec est un mégalomane et un égocentrique. Tout doit tourner autour de sa petite personne. Il se croit supérieur à tout le monde et pense qu'il est entouré d'une bande d'incapables, dès qu'il y a un problème. C'est un caractériel qui engueule ses collaborateurs tous les jours. Il se met constamment en scène. C'est un manipulateur. C'est un vrai malade! Je pense réellement qu'il devrait consulter. Ce qui me navre c'est que ce mec est le président de mon pays. Une honte nationale. »

  • bernard Frouin
    Inscrit
    samedi 12 janvier 2008 08h03
    quand la télé publique se couche
    « Il suffit de regarder les journaux télévisés du soir pour se rendre compte à tel point nos médias audio-visuels courbent l'échine devant Naboléon, comme on l'appelle en France.
    Un exemple: au moment où les critiques font rage sur son voyage en Egypte dont le séjour privé est financé en partie par un des amis milliardares de Sarkozy, comme en d'autres circonstances en mai et Août 2007, le journal du soir de France 2 nous montre un Président en visite touristique avec sa compagne C.Bruni avec ce commentaire hardi du présentateur devant le fait que cette dernière avait à la main son appareil photo: "et Carla n'avait pas oublié l'appareil photo!".
    On se serait cru en Roumanie du temps des Caucescu où toutes les activités du Conducator et de sa femme étaient les principales informations données au bon peuple.
    En France, les télespectateurs ne sont pas traités différemment. Les moindres activités de Sarkozy sont reprises par les JT. »

  • McComber Éric
    Inscrit
    lundi 14 janvier 2008 07h39
    Debord
    « Il avait tout vu, non ? »

  • Christian Tallon
    Inscrit
    mercredi 23 janvier 2008 09h01
    France "Titanic" ?
    « Notre cher et bien aimé président que nous révérons prend il sa fonction au sérieux ? Impossible de répondre pour l'instant autant ses actes sont contradictoires et difficilement compréhensibles avec en plus une lune de miel qui perturbe les choses !

    Le capitaine sait-il où il veut aller ? Ne serait-ce pas lui le Don Quichotte ? Où Christophe Colomb et les français dans le rôle de l'équipage ?

    Les journaux hésitent : "bonapartisme", "monarchie", ne savent pas comment caractériser la chose.

    Mais l'équipage a voté à 53 % pour son glorieux et vaillant capitaine. Le vote est régulier, sans appel ! Le peuple souverain a choisi son capitaine ! Soit l'équipage est incapable de discernement et dans ce cas, c'est le principe du suffrage universel qui doit être remis en question (vieille rengaine), soit il a ce qu'il a voulu et il assume ses actes pendant 5 ans (minimum) , soit le peuple français est immature et sénile à la fois et il faut donner le droit de vote aux actifs propriétaires (suffrage censitaire style XIX) soit il a été trompé par le candidat, il a mal lu les petits caractères microscopiques en bas à gauche du contrat et doit s'acheter une bonne paire de lunettes (les journalistes semblent voir flou à force d'être prudents et ne plus informer), soit il doit être mis sous tutelle (mais la constitution ne le prévoit pas).

    En tout cas, ce président va vite donner des ulcères à la bonne bourgeoisie provinciale et conservatrice qui a voté pour lui. On ne peut pas imaginer deux visions du monde plus opposées.

    Si ce n'est déjà fait, notre cher et bien aimé président que nous révérons risque de déboussoler encore plus la France et l'Europe avec.

    Lui qui disait "qu'il faut des repères" et qui crée une France oxymore d'elle-même (comprenne qui pourra) a peut-être des actions dans les industries d'aspirine ! Je vais acheter quelques actions pharmaceutiques. Elles devraient monter normalement à la vitesse où les choses vont :-)))

    Longue vie à notre cher et bien aimé président que nous révérons :-) »

  • Christian Tallon
    Inscrit
    mercredi 23 janvier 2008 09h04
    Bravo Yvon Montoya
    « Ce que dit Yvon Montoya est très vrai. Les commentateurs n'ont rien à perdre et informent. Les journalistes scient la branche sur laquelle ils sont assis. On a plus besoin d'eux s'ils ne disent rien. »

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