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France - Les ambitions de Ségolène Royal créent des remous au Parti socialiste

4 janvier 2008  Europe
Paris — L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal, a affirmé hier sa volonté de briguer en 2008 la tête du Parti socialiste, profondément divisé, suscitant aussitôt des réactions de protestation au sein de cette formation politique.

«Je compte aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche» et «rassembler les socialistes sur cette offre politique», a déclaré Mme Royal, interrogée par la chaîne publique France 2 sur le remplacement prévu avant fin 2008 de l'actuel premier secrétaire du PS, son ancien compagnon François Hollande.

Le fait de prendre la tête du PS placerait Mme Royal en position de force pour une candidature à la présidentielle de 2012. Malgré sa nette défaite en mai dernier face à Nicolas Sarkozy, elle peut se prévaloir de 17 millions de voix, même si elle reste, selon tous les sondages, plus populaire parmi les sympathisants de gauche que parmi les adhérents du PS.

L'un de ses concurrents les plus sérieux pour prendre la tête du chantier de rénovation du PS, l'ex-ministre des Finances Dominique Strauss-Kahn, s'est retiré de la course en prenant la direction du Fonds monétaire international (FMI).

Mais Mme Royal devrait notamment se heurter aux ambitions du très populaire maire de Paris Bertrand Delanoë, alors que son parti traverse une crise aiguë d'identité et de leadership.

L'ex-candidate à la présidentielle a affirmé son intention de «servir à fond le Parti socialiste» dans la perspective du prochain rendez-vous électoral, celui des municipales du mois de mars, pour lesquelles la gauche espère marquer des points sur la majorité de droite.

La déclaration de Mme Royal a suscité un tollé: le député Jean-Christophe Cambadélis, proche de M. Strauss-Kahn, a fustigé une «annonce de la ronde des présidentiables» «vraiment malvenue».

Un autre député socialiste, Arnaud Montebourg, a demandé d'éviter «à tout prix une primaire interminable entre des présidentiables qui s'affronteraient dès maintenant jusqu'en 2012».

L'eurodéputé Benoît Hamon a jugé, lui, que Mme Royal n'était pas «la plus légitime pour incarner la rénovation et la refondation du Parti socialiste».






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