La moitié de la Camargue «prend l'eau»
Arles — En Camargue, dont le trait de côte recule de 10 à 15 mètres par an, les effets de la montée des eaux sont déjà une réalité. «On a beaucoup de secteurs de Camargue où l'on sait parfaitement qu'on sera obligé de lâcher et de laisser la mer envahir plusieurs milliers d'hectares dans les prochaines décennies, a expliqué le directeur du parc naturel régional de Camargue, Didier Olivry.
Avec la dilatation des océans, cela concerne environ 6000 hectares. Si on raisonne à plus long terme avec la fonte des glaces, c'est la moitié de la Camargue qui prend l'eau.»
Pour le responsable de la réserve naturelle de 100 000 hectares, qui s'est entretenu hier du problème avec Nicolas Sarkozy, la solution est de laisser des «espaces de la respiration» à la nature car la montée des eaux est inéluctable. «La stratégie est un recul en douceur. Les enjeux environnementaux sont tels que rien ne justifie qu'on investisse dans des digues de protection qui ne vont pas tenir», a-t-il affirmé. «Il faut se résoudre à l'idée d'un système de type lagunaire», a-t-il précisé. Maigre consolation, le littoral méditerranéen serait mieux loti devant la montée des eaux que la façade atlantique française. «En Méditerranée, les incursions marines seront liées à de fortes tempêtes et non, comme sur l'Atlantique, aux coefficients de marée», a conclu Didier Olivry.
Avec la dilatation des océans, cela concerne environ 6000 hectares. Si on raisonne à plus long terme avec la fonte des glaces, c'est la moitié de la Camargue qui prend l'eau.»
Pour le responsable de la réserve naturelle de 100 000 hectares, qui s'est entretenu hier du problème avec Nicolas Sarkozy, la solution est de laisser des «espaces de la respiration» à la nature car la montée des eaux est inéluctable. «La stratégie est un recul en douceur. Les enjeux environnementaux sont tels que rien ne justifie qu'on investisse dans des digues de protection qui ne vont pas tenir», a-t-il affirmé. «Il faut se résoudre à l'idée d'un système de type lagunaire», a-t-il précisé. Maigre consolation, le littoral méditerranéen serait mieux loti devant la montée des eaux que la façade atlantique française. «En Méditerranée, les incursions marines seront liées à de fortes tempêtes et non, comme sur l'Atlantique, aux coefficients de marée», a conclu Didier Olivry.
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