samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Union européenne - Les Vingt-Sept restent divisés sur le Kosovo

15 décembre 2007  Europe
Bruxelles — Au lendemain de la signature du nouveau traité européen, les 27 pays de l'Union européenne n'ont pas réussi à dégager hier une position commune sur le Kosovo, qui veut déclarer son indépendance de la Serbie début 2008.

Certains États-membres ont suggéré de proposer une procédure accélérée d'adhésion à la Serbie pour atténuer l'impact de la probable déclaration d'indépendance de la province à majorité albanophone, mais d'autres, comme la Roumanie, refusent une partition sans l'accord de Belgrade.

Le président français, Nicolas Sarkozy, a répété que Belgrade devait «respecter les droits de l'homme», réaliser l'intégration économique et avoir le «respect de l'indépendance du Kosovo» si elle voulait intégrer l'UE. C'est à ces conditions que la Serbie aura «un avenir dans la famille, car ils sont quand même de la famille», a-t-il ajouté.

«Les négociations d'adhésion pourront être accélérées» uniquement dans ce cadre, a renchéri le premier ministre portugais, José Socrates, dont le pays exerce la présidence tournante de l'UE jusqu'au 31 décembre. Il a rappelé que ces conditions comprenaient la coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye, qui exige l'arrestation du général Ratko Mladic, inculpé de génocide avec Radovan Karadzic.

De son côté, la Serbie a exclu toute proposition prévoyant des négociations accélérées pour amortir le choc de la perte du Kosovo. «C'est hors de question», a répondu à Belgrade le ministre des Affaires étrangères. «Personne ne nous a présenté ceci parce que c'est complètement absurde», a-t-il lâché.

Nicolas Sarkozy a de son côté estimé que l'indépendance du Kosovo était «inéluctable», tout en indiquant que la Serbie ne devait pas être «condamnée à l'isolement», car cela créera «les conditions d'un affrontement entre les uns et les autres».

Il a confirmé que les 27 avaient approuvé le principe de l'envoi d'une force civile d'environ 1800 hommes dans la province serbe. «Le principe en est décidé et les modalités opérationnelles seront plus clairement précisées lors du prochain Conseil européen», a poursuivi le chef de l'État français. Cette force «restera beaucoup plus longtemps qu'on ne le croit», a-t-il estimé.

Devant la réticence de certains pays, les Vingt-Sept ne sont pas allés jusqu'à soutenir toute déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo. «La réponse est non, a souligné José Socrates. Ce que nous devons faire maintenant, c'est entreprendre des négociations au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.»

Le président roumain Traian Basescu a d'ailleurs prévenu hier, devant la presse à Bruxelles, que son pays ne reconnaîtrait pas une déclaration unilatérale, se «fondant sur le principe de l'intégrité et de l'inviolabilité territoriales».

Le Kosovo, sous administration civile des Nations unies depuis 1999, menace de prendre son indépendance de la Serbie début 2008 si Belgrade refuse de la lui accorder. Malgré l'échec des récentes négociations, les dirigeants albanophones de la province affirment qu'ils attendront d'obtenir le feu vert de l'Union européenne et des États-Unis pour déclarer l'indépendance.

Ce sommet a par ailleurs été l'occasion de lancer le groupe de réflexion défendu par la France. Ce «comité des sages», dont la présidence sera assurée par l'ancien chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez, sera chargé de réfléchir à l'avenir de l'UE, à l'horizon 2020-30. Neuf autres membres le composeront, en plus de deux vices-présidents, l'ancienne présidente lettone Vaira Vike-Freiberga et l'ancien président du géant finlandais de la téléphonie mobile Nokia, Jorma Ollila.

Ce groupe commencera sa réflexion en septembre prochain «pour ne pas interférer avec le processus de ratification», a souhaité le président français, précisant que les «sages» n'évoqueront pas les questions institutionnelles, selon lui réglées par le traité. En revanche, la question des frontières sera posée.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012