Six mois de crise en Belgique - Le roi veut un gouvernement intérimaire
Bruxelles — Après six mois de crise, le roi Albert II de Belgique a chargé le premier ministre sortant, Guy Verhofstadt, de mettre sur pied un gouvernement intérimaire et de trouver un accord entre Flamands et Wallons.
Le souverain belge a ainsi pris un risque politique important dans la mesure où les démocrates-chrétiens flamands, grands vainqueurs du scrutin du 10 juin dernier, craignent d'être privés des fruits de leur victoire dans l'opération. Verhofstadt dirige depuis 1999 une coalition entre sa famille politique, les libéraux, et les socialistes
Cette décision illustre l'impasse dans laquelle le pays est plongé depuis exactement six mois et qui semble inextricable.
Le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme, qui avait été chargé de former un gouvernement entre sa famille politique et les libéraux, a donné sa démission au roi, il y a deux semaines, après avoir estimé qu'il était impossible de mettre d'accord Flamands et Wallons sur une nouvelle réforme de l'État. Le pays devant être géré, Verhofstadt, un libéral flamand, est donc la seule carte dont dispose le roi Albert.
Il s'agit d'une belle revanche pour l'actuel premier ministre qui, malgré une très bonne image personnelle dans l'opinion — particulièrement dans la partie francophone du pays —, n'a pas pu empêcher la défaite électorale de son parti.
Verhofstadt devra d'abord régler certains dossiers urgents, comme le budget 2008, qui dépassent le cadre des affaires courantes. Or, la coalition sortante ne bénéficie pas d'une majorité à la Chambre des représentants et devra obtenir des appuis extérieurs pour les adopter.
Il a également été invité à préparer le terrain à la réforme de l'État voulue par les Flamands, qui exigent un transfert de pouvoirs vers la Flandre, notamment dans le domaine de la fiscalité et de la sécurité sociale, que les francophones, plus pauvres, envisagent avec beaucoup de méfiance. Il aura fort à faire pour s'imposer.
Une bonne partie de la classe politique ne goûte guère une solution qui voit les socialistes prolonger leur bail au gouvernement, malgré leur défaite électorale, et Yves Leterme continue à revendiquer le poste de premier ministre.
Mais les libéraux et les démocrates-chrétiens, qui ont tenté pendant six mois de créer une coalition Orange bleue, couleurs traditionnelles de ces deux familles politiques, ont échoué, et l'heure est aux solutions imaginatives.
Sans les démocrates-chrétiens flamands, alliés à une petite formation nationaliste qui prône l'indépendance, d'où la difficulté des négociations, aucun gouvernement n'aura en outre la majorité en Flandre sans l'extrême droite.
La solution envisagée serait une formule tripartite associant toutes les grandes formations politiques, mais une telle coalition serait difficilement gouvernable, tant les intérêts sont divergents, surtout avant les élections régionales de 2009.
Le souverain belge a ainsi pris un risque politique important dans la mesure où les démocrates-chrétiens flamands, grands vainqueurs du scrutin du 10 juin dernier, craignent d'être privés des fruits de leur victoire dans l'opération. Verhofstadt dirige depuis 1999 une coalition entre sa famille politique, les libéraux, et les socialistes
Cette décision illustre l'impasse dans laquelle le pays est plongé depuis exactement six mois et qui semble inextricable.
Le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme, qui avait été chargé de former un gouvernement entre sa famille politique et les libéraux, a donné sa démission au roi, il y a deux semaines, après avoir estimé qu'il était impossible de mettre d'accord Flamands et Wallons sur une nouvelle réforme de l'État. Le pays devant être géré, Verhofstadt, un libéral flamand, est donc la seule carte dont dispose le roi Albert.
Il s'agit d'une belle revanche pour l'actuel premier ministre qui, malgré une très bonne image personnelle dans l'opinion — particulièrement dans la partie francophone du pays —, n'a pas pu empêcher la défaite électorale de son parti.
Verhofstadt devra d'abord régler certains dossiers urgents, comme le budget 2008, qui dépassent le cadre des affaires courantes. Or, la coalition sortante ne bénéficie pas d'une majorité à la Chambre des représentants et devra obtenir des appuis extérieurs pour les adopter.
Il a également été invité à préparer le terrain à la réforme de l'État voulue par les Flamands, qui exigent un transfert de pouvoirs vers la Flandre, notamment dans le domaine de la fiscalité et de la sécurité sociale, que les francophones, plus pauvres, envisagent avec beaucoup de méfiance. Il aura fort à faire pour s'imposer.
Une bonne partie de la classe politique ne goûte guère une solution qui voit les socialistes prolonger leur bail au gouvernement, malgré leur défaite électorale, et Yves Leterme continue à revendiquer le poste de premier ministre.
Mais les libéraux et les démocrates-chrétiens, qui ont tenté pendant six mois de créer une coalition Orange bleue, couleurs traditionnelles de ces deux familles politiques, ont échoué, et l'heure est aux solutions imaginatives.
Sans les démocrates-chrétiens flamands, alliés à une petite formation nationaliste qui prône l'indépendance, d'où la difficulté des négociations, aucun gouvernement n'aura en outre la majorité en Flandre sans l'extrême droite.
La solution envisagée serait une formule tripartite associant toutes les grandes formations politiques, mais une telle coalition serait difficilement gouvernable, tant les intérêts sont divergents, surtout avant les élections régionales de 2009.
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