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Égalité de façade

François Brousseau   10 décembre 2007  Europe
«Égaux», l'Afrique et l'Europe? «Partenaires», l'Afrique et l'Europe? C'est ce qu'on a officiellement claironné ce week-end, à Lisbonne, lors du premier sommet Europe-Afrique en sept ans.
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  • Thérèse Romer
    Abonnée
    lundi 10 décembre 2007 10h43
    Le sens et le ton
    Merci à François Brousseau de ses observations, toujours réfléchies, fondées sur de bonnes connaissances des réalités complexes de la politique internationale -- que son travail professionnel lui donne l'occasion de suivre de près.
    Ainsi, nous avons la chance de lire dans Le Devoir un texte hebdomadaire qui va plus loin que les manchettes de la télévision. Donc, une chronique qui ne s'en tient pas au politiquement correct, en nous donnant un reflet de tel ou tel autre enjeu mondial, au delà de notre train-train quotidien et habituel. La chronique provoque le débat ? Tant mieux ! A condition de savoir de quoi on parle (le sens) et de savoir peser ses mots (le ton), en ligne avec ce que réussit si bien François Brousseau, même lorsque son miroir nous montre Chavez et Poutine.

  • Normand Desjardins
    Abonné
    lundi 10 décembre 2007 13h14
    Concernant Chavez
    Comme vous dites : "attendons la suite... " Mais de grâce, dans vos écrits, ne présumez de rien. Vos prédictions et impressions personnelles n'interessent personne.

    Ceci : "Mais je ne change pas d'avis sur le caudillo de Caracas: un hybride de Peron et de Castro, à mi-chemin entre la démocratie et une «dictature du peuple» concentrée en un seul homme.", aucune action - autres que les éclats verbaux - du président vénézuélien ne permet d'envisager de cette façon le leadership de cet homme d'État qui prend son rôle au sérieux de façon, jusqu'ici, totalement démocratique : celui de redistribuer la richesse équitablement.

    Il n'y arrive pas encore parfaitement car, comme ici, l'obstruction des ultra-nantis locaux et étrangers (médias, industries, finance) se dressent devant lui, mais, au moins il essait... lui. Les politiciens .d'ici devraient prendre des notes. Évidemment je parle de ceux qui ne sont pas directement placés ou achetés par les banques/assurances, les pharmaceutiques, les pétrolières, etc. - il doit bien en rester.

    Étudiez comme il le faut le sujet Chavez et ses actions depuis qu'il est élu... il a fait plus pour son pays que des générations de politiciens canadiens vendus aux puissances du marché. Le Canada et le G7 n'ont pas de leçon à donner en matière de démocratie. Il faut s'en rappeler... surtout quand on est journaliste. Restons en aux faits.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 10 décembre 2007 14h15
    Lutte à finir, ou la complainte de l'excellent journaliste
    La lutte à finir contre ce caudillo vulgaire autoritaire (Chávez) se poursuit, mais là, nous nous éloignons de plus en plus de l'information et du journalisme.

    L'éditorial permet d'émettre son opinion, mais même sous la forme éditoriale, le journalisme doit appuyer ses idées sur une réalité tangible.

    Ça fait du bien à M. Brousseau d'insulter de tous les noms ceux qu'ils n'aiment pas.
    Le pestiféré, le fanfaron, le dictateur, le vaniteux, le vulgaire, l'autoritaire, le caudillo, le Castro... mettez-en, ça fait du bien! Hein! que ça fait du bien M. Brousseau?!

    Mais ici, nous sommes à des lieux de l'information, nous sommes en plein règlement de compte. On tapoche allègrement le gros verrat de face de métis de Chávez et on affirme que ces valeureux défenseurs sont des illuminés qui insultent facilement votre sommité de chroniqueur qui voit clairement les choses, même de loin.

    Pour employer les mots de Mme Romer, votre travail professionnel, vos observations, toujours réfléchies, fondées sur de bonnes connaissances des réalités complexes de la politique internationale, ont une prestance digne d'un cardinal qui nous livre la bonne parole.
    Nul besoin de voir pour croire.
    L'important est d'avoir confiance dans le prédicateur.

    Je respecte votre opinion M. Brousseau. Tout le monde a le droit à ses opinions, à ses convictions. Ce que je respecte moins, c'est la qualité de votre travail. Je trouve indigne d'un journaliste de qualifier et de juger les gens. La réalité doit être suffisamment forte pour que chacun puisse juger à sa guise. Le rôle du journaliste est de rapporter le plus fidèlement possible les faits et la réalité et non pas de prendre position. Les gens peuvent juger des actes et de l'allure de Chávez et le traiter de caudillo vulgaire et autoritaire, s'il le juge ainsi, mais pas vous. Ce n'est pas votre rôle.
    Si vous tenez tant que ça à vous opposer au personnage, il faut quitter le journalisme et vous trouver une place quelconque en politique où vous pourrez traiter vos adversaires de tous les noms. Mais, en journalisme, il n'y a pas d'adversaire. Votre lutte à finir contre Chávez est ridicule.

    « Certaines personnes accusent d'ignorance crasse -- ou d'incompétence pour cause d'éloignement -- quiconque ne pense pas comme eux sur un sujet qu'ils suivent de près et qu'ils croient posséder. Ils semblent oublier que les arguments présentés à leur encontre circulent souvent à l'intérieur même des pays dont il est question. »

    Oui, je persiste à vous accuser de mal connaître l'Amérique latine et je persiste à dire que vous devriez aller vous y imprégner un peu plus sérieusement.
    Votre dialectique disant que les arguments que vous présentez circulent souvent à l'intérieur même des pays dont il est question est risible. Bien sûr! Surtout au Venezuela. Le monde est polarisé M. Brousseau. La polarité, vous ne semblez pas comprendre ce que c'est.
    Votre devoir est d'essayer de la faire comprendre, non pas de favoriser un pôle plus qu'un autre. Bien sûr que si vous n'écoutez que RCTV, Globovision, CNN espagnol et lisez El Nacional ou le Tal Cual de cette sommité qu'est le grand Teodoro Petkoff, vous arriverez à croire que vos arguments sont fondés sans même aller voir de plus près. Ces discours sont des discours de l'opposition et comme partout l'opposition s'oppose. Que voulez-vous, demandez si les libéraux vont dans le bon chemin aux adéquistes après le discours du budget... voyons, est-ce que les adéquistes révèlent mieux la réalité que les libéraux?

    On pourrait parler du général Baduel.
    Pourquoi donc le général Baduel a délaissé son ami Hugo?
    Est-il devenu anti bolivarien pour autant? Redeviendra-t-il ami si certaines circonstances l'y poussent ? Qu'est-ce qui l'a fait s'opposer à la réforme? La rejetait-elle en bloc?
    Je pourrais vous en dire long sur Baduel. Juste des étapes de parcours, des faits, des discours, des gestes, sa mise à la retraite au mois d'août, Chávez qui avait la gorge un peu serrée de voir son ami le lâché après lui avoir demandé de dire: "Socialismo o muerte" en levant le drapeau chaque matin.

    La politique latino américaine n'est pas simple et elle est riche en Histoire.
    Mettre de côté les réalités historiques et tomber dans le simplisme du jugement fait à partir de quelques coups de gueule d'un honnête homme du peuple (Chávez), est déplorable.

    La guerre de l'insulte et le simpliste est dérisoire.
    Appuyez-vous sur l'histoire, cessez de nier la réalité, rapportez les propos de Chávez. Il ne dit pas que des niaiseries et n'est pas seulement vulgaire.
    Parlez-en à Barbara Walter de ABC.

    Je ne demande à personne de prendre mes dires pour vérité. Je demande de diversifier les sources et de prendre conscience du journalisme (sic) d'opinion.
    M. Brousseau, vous nous servez de l'impression et du jugement, nous avons seulement besoin d'information neutre. Chacun peut développer ses impressions et en arriver à un jugement. Imposer le jugement tout fait et sans appel, ressemble à de la propagande.

    Le monde est polarisé. Il faut le comprendre. Il faut analyser, s'attarder à l'histoire, mettre notre assurance de côté. Votre assurance est ridiculement démesuré M. Brousseau, elle vous pousse à insulter les personnages dont vous parlez. L'insulte ne fait pas partie du journalisme.

    Il est d'autant plus révoltant qu'un journaliste, ayant le privilège d'avoir cette double tribune réputée, l'utilise à des fins partisanes. Malgré tous les commentaires que je puisse faire, tout en les documentant le mieux du monde, vous avez le pouvoir de me balayer du revers de la main et de me vaincre (puisse qu'on nous perdons notre temps à cette lutte de crédibilité au détriment de la mise en lumière de la réalité) en accusant tous ceux qui remettent en question vos opinions d'être des gens qui ne tolèrent aucune autre vue que la leur qu'ils croient inébranlable, car ils croient posséder la vérité et maîtriser le sujet.
    Je pourrais en dire tout autant à votre sujet, M. Brousseau. Vous croyez posséder la vérité et vous êtes arrogant et pompeux. Si vos allégations sont si justes, étayez-les avec des faits plutôt que de lancer insulte sur insulte.

    Votre chaire vous permet l'outrage vous surfez sur votre réputation et on doit accepter les injures que vous formulez comme étant totalement justifié, sans que vous n'ayez besoin de les appuyer sur autres choses que sur des préjugés, de la propagande et des mots.

    La réalité de la pauvreté vous échappe, celle de la corruption aussi, la réalité historique vous semble inconnue. Vous confondez démocratie et dictature.

    Il est temps que vous vous remettiez au journalisme et que vous cessiez la propagande politique.

    Je me réconcilie avec vous, lorsque vous dites que vous avez dû reconnaître, la semaine dernière, que Chávez a écouté le peuple, en soulignant qu'il avait laissé compter les votes. Comme il a toujours fait, je vous ferais remarquer. (Vous avez manquez beaucoup de scrutin au Venezuela, il faudrait que vous contactiez l'institut Carter et que vous interrogiez Jimmy Carter en personne pour replacer votre mauvaise opinion.) Chávez a été comme il a toujours été, digne et honnête. Et comme vous dites: attendons la suite... C'est ça que je dis depuis 1999.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    lundi 10 décembre 2007 21h20
    Poutine et Chavez
    Qu'ont en commun ces deux hommes ? Je répondrai qu'ils ont à coeur de continuer leurs réformes alors que la constitution de leur pays les en empêchent. Là s'arrête la comparaison car Poutine désire un retour à la grandeur de la Russie avec l'aide de l'oligarchie, fidèle au paradigme Russe tandis que Chavez cherche le bien-être du plus grand nombre, paradigme qui va à l'encontre de celui des États-Unis et de ses supporteurs capitalistes... mondiaux enragés de perdre les richesses du Venezuela, dont le pétrole! Ainsi, mon propos rejoint celui de monsieur Desjardins, d'autant que le Canada, avec ses immenses surplus ne donne pas encore 0,7 % de son PNP à l'aide internationale et boude Kyoto! Que voilà, monsieur Brousso, matière à varloper le caudillo d'Ottawa!

    Claude L'Heureux, Québec

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