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Un colis piégé fait un mort à Paris

Reuters   7 décembre 2007  Europe
Paris — Un colis piégé a explosé dans un cabinet d'avocats parisien hier, faisant un mort et un blessé grave, rapportent les autorités.

L'explosion s'est produite dans un immeuble du VIIIe arrondissement de Paris, qui abrite l'ancien cabinet d'avocats de Nicolas Sarkozy, qui n'était semble-t-il pas visé.

Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a écarté l'hypothèse que ce colis piégé ait visé l'ancien cabinet du président de la République. «Il y a une telle différence entre le cabinet dont vous parlez et le lieu des faits qu'il n'y a aucun rapport», a-t-il dit sur place à la presse.

L'assistante d'un avocat a été tuée. Celui-ci, Me Olivier Brane, a été grièvement blessé et transporté à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière. Ses jours ne sont toutefois pas en danger.

Dix autres personnes sont en état de choc, a précisé Jean-Claude Marin. Deux engins, qui se trouvaient dans le même colis, ont explosé en même temps à 12h50, à l'ouverture du paquet,

a-t-il précisé.

Selon le procureur, le coursier qui a apporté le paquet était casqué et n'est pas identifié.

L'avocat blessé est spécialisé dans les affaires immobilières. «Il semble que ces faits soient totalement incompréhensibles pour ce cabinet», a ajouté Jean-Claude Marin.

L'historien spécialisé dans la traque des nazis Serge Klarsfeld s'est rendu sur place et a estimé que la fondation pour la Shoah, située sur le même palier que le cabinet d'avocats touché par l'explosion, n'était pas visée. «Il n'y a jamais eu de menace, a-t-il dit à la presse. Les circonstances mêmes: un colis adressé à un destinataire qui arrive dans un bureau, il ne peut pas y avoir d'erreur», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a condamné «avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux». Elle devait se rendre sur les lieux dans l'après-midi.

Le quartier a été bouclé avec l'assistance de militaires.

«C'est un acte particulièrement condamnable [...] Je veux exprimer ma condamnation la plus nette de cet acte criminel», a déclaré le maire de Paris, Bertrand Delanoë, à la presse, près du lieu de l'attentat.
 
 
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