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France - Les fonctionnaires entrent dans la danse

Christian Rioux   21 novembre 2007  Europe
Une manifestante à Caen, en Normandie. Les fonctionnaires sont venus prêter main-forte aux grévistes des transports, hier, en France.
Photo : Agence France-Presse
Une manifestante à Caen, en Normandie. Les fonctionnaires sont venus prêter main-forte aux grévistes des transports, hier, en France.
Paris — La France vivait hier son septième jour de paralysie alors que les fonctionnaires sont venus voler la vedette aux grévistes des transports, dont le mouvement s'étiole lentement. À la veille de l'ouverture de négociations avec les cheminots, la protestation s'est étendue pour 24 heures aux services publics et aux écoles. Même les employés des messageries de presse se sont mis en grève, si bien qu'aucun grand quotidien n'était disponible en kiosque.

Le débrayage des fonctionnaires a été massif. Environ 30 % des fonctionnaires, dont près de la majorité des enseignants du primaire et du secondaire, ont débrayé 24 heures pour réclamer une amélioration de leurs salaires et protester contre les réductions d'effectifs. Les manifestations ont rassemblé 700 000 personnes dans le pays et 80 000 à Paris. Quelques rares employés du privé, comme les salariés de Yoplait, se sont joints au mouvement.

À la veille de l'ouverture des négociations, la grève des cheminots semblait par ailleurs en voie de s'effriter lentement. Hier, environ un train sur deux et un métro sur trois (à Paris) avaient repris le service. Une semaine après le début du mouvement, moins de 25 % des employés de la SNCF et de la RATP sont toujours en grève pour préserver leur régime spécial de retraite.

«Il faut savoir terminer une grève», a déclaré Nicolas Sarkozy, reprenant une formule de l'ancien leader communiste Maurice Thorez. Les négociations souhaitées de part et d'autre depuis plusieurs jours doivent s'ouvrir ce matin. Le gouvernement a préféré attendre que le mouvement se tasse pendant que les syndicats, comme la CGT, peinent à rappeler à l'ordre leurs membres les plus militants. Hier, les divergences syndicales ont d'ailleurs éclaté au grand jour. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a dû quitter la manifestation parisienne sous les huées. La veille, il s'en était pris «aux syndicats qui ont fait croire aux cheminots qu'ils pourraient continuer à travailler 37 ans et demi» avant de prendre leur retraite.

Dès aujourd'hui, la SNCF est prête à proposer aux grévistes 140 millions de dollars par an sur les 15 prochaines années afin de compenser l'augmentation à 40 ans des cotisations obligatoires pour la retraite. La SNCF a aussi laissé entrevoir une augmentation de 5 % du salaire des conducteurs. Les négociations devraient durer un mois et consacrer la victoire de principe du gouvernement.

La rumeur courait hier que Nicolas Sarkozy, plutôt absent de ce conflit, pourrait faire une intervention télévisée demain ou vendredi, avant son départ pour la Chine. On s'attend à ce que le gouvernement annonce une série de mesures destinées à combattre l'effritement du pouvoir d'achat. Selon Le Monde, on songerait à lancer de grands travaux et à accorder de nouvelles réductions de charges sur les salaires. Il y a deux semaines, le président avait déjà annoncé des mesures pour les ménages qui se chauffent au fioul.

Coût de la vie trop élevé

Plus que le sort des régimes spéciaux de retraite, c'est la vie chère qui préoccupe en effet l'opinion publique. Selon les sondages, 53 % des Français ont de la sympathie pour les revendications des fonctionnaires alors que 60 % désapprouvent la grève dans les transports. «Les fonctionnaires ne gagnent pas bien leur vie», a reconnu le ministre de la Fonction publique, Éric Woerth, dans une déclaration à l'AFP.

Plusieurs observateurs se demandent si la protestation contre la réforme des régimes de retraite, dont la disparition semble acquise, n'est pas en train de se transformer en un mouvement pour la hausse des salaires. Le président de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), Jacques Voisin, estimait sur Canal Plus que la revendication d'un meilleur pouvoir d'achat était «commune» aux manifestations des fonctionnaires et des cheminots.

Ces revendications voient le jour alors que l'Europe renoue avec une inflation qu'elle n'avait pas connue depuis longtemps. La Banque de France juge que la situation s'est «singulièrement dégradée» en octobre. La hausse de l'indice du coût de la vie a dépassé 2 % et les augmentations touchent principalement le carburant et les aliments.

En même temps, la marge de manoeuvre de l'État semble limitée. En juillet, il avait consenti 15 milliards d'euros pour réduire les impôts et défiscaliser les heures supplémentaires. Des mesures qui tardent à produire l'augmentation du pouvoir d'achat escomptée.

Pendant que les fonctionnaires rentreront au travail ce matin, on estime que les transports devraient demeurer perturbés au moins jusqu'à samedi. Aux voix des usagers exaspérés s'est ajoutée celle des entreprises. La Confédération générale des PME a tenu à manifester son «exaspération» face à un «système d'organisation des transports en commun pouvant être bloqué par une minorité». Dans le commerce, la baisse des ventes oscille entre 10 et 40 %. La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a évalué le coût de la grève entre 450 et 600 millions de dollars par jour.

Correspondant du Devoir à Paris






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 07h44
    Ça va faire les religieux fous de Dieu !
    « La ministre de l'Économie de France, Christine Lagarde, a évalué le coût de la grève entre 450 et 600 millions de dollars par jour.

    Avec toutes ces grèves et problèmes sociaux qui augmentent la coût de vie de nos cousins français qui est déjà très cher, on les invite à immigrer chez-nous. On pourrait même les échanger pour le même nombre de musulmans qui se plaignent du racisme québécois et de ne pas pouvoir faire leurs prières n'importe où, n'importe quand. Ils se trouveraient en famille, en France, avec tout le lot de musulmans déjà arrivés là.

    Une petite charia avec ça ? La charia qui a condamné une jeune fille de l'Arabie Saoudite à de de nombreux coups de fouets parce qu'elle a été violée par 7 hommes en ligne. Nos bons musulmans devraient commencer à dénoncer ces horreurs à la place de manifester contre la Commission sur les accommodements raisonables mais, ils ne le feront pas parce qu'ils vont trouver ça trop dangereux.

    On n'aiment pas trop les juifs Israéliens et ceux qui les encouragent à qui martyriser les Palestiniens et on n'aiment pas plus les musulmans qui martyrisent leurs femmes avec leur charia. "Ils doivent commencer à être gênés depuis qu'Hérouxville a dénoncé la lapidation parce qu'ils donnent des coups de fouets...maintenant." Une autre affaire à dénoncer. »

  • marion maisand
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 10h08
    le pouvoir dáchat, parlons en !
    « oh quelle surprise, les francais, et surtout les fonctionnaires(seuls salariés pouvant encore faire grève sans craindre de se faire virer le lendemain) grognent!
    Alors que le président s´accorde 172% d´augmentation de salaire, le pouvoir d´acaht des francais, n´est franchement pas à la hausse... avec 15% de travailleurs touchant le salaire minimun... on est loin des promesses électorales de Sarkozy »

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    mercredi 21 novembre 2007 11h04
    Le rapport ?
    « A force d'exprimer vos opinions sur à peu près tout, vous vous retrouvez souvent dans le champ M. Bousquet. C'est n'importe quoi. Je me fous pas mal de vos interventions, et prendre n'importe quel prétexte pour vous soulager, passe encore. Mais il se trouve qu'avec des propos ausssi primaires, vous faites honte! Vous contribuez à nous faire passer pour des épais racistes, ce que nous ne sommes pas tous heureusement. Vous donnez raison à tous ceux que vous éclaboussez. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 15h38
    @ Fabienne Desbiens
    « Mme Desbiens, vous écrivez : «Vous contribuez à nous faire passer pour des épais racistes, ce que nous ne sommes pas tous heureusement. Vous donnez raison à tous ceux que vous éclaboussez.»

    Comment je peux faire pour donner raison à ceux je j'éclabousse ?

    Tout ce que je dis à ceux que nous avons reçu et qui nous critique maintenant comme racistes : Allez donc ailleurs si vous ne vous sentez pas bien ici. Est-ce que vous êtes en faveur de la charia et de ce qui se passe en Palestine, Mme Desbiens ? Ça va bien de me critiquer mais faudrait être un peu plus profonde aussi en disant pourquoi à la place de proférer des insultes qui sont souvent utiles à la place d'arguments solides. »

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