France - La grève se poursuit, non sans grogne
Quelques milliers de personnes ont manifesté contre le mouvement
19 novembre 2007
Europe
Photo : Agence Reuters
Paris — Les syndicats de cheminots français ont reconduit la grève hier, pour la sixième journée, devant le refus du président Nicolas Sarkozy de reculer sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, alors que les fonctionnaires s'apprêtent à leur tour à cesser le travail demain.
Les principaux syndicats des chemins de fer (SNCF) ont appelé à poursuivre aujourd'hui le mouvement, mais en faisant un geste en se disant prêt à participer à des négociations prévues mercredi pour «apporter leur plateforme revendicative».
Le gouvernement qui a engagé l'épreuve de force avec les syndicats sur cette réforme emblématique de la volonté de «rupture» de M. Sarkozy conditionne sa participation à une reprise du travail. «Il y aura un représentant de l'État s'il y a bien une dynamique de reprise du travail», a expliqué le ministre du Travail, Xavier Bertrand, c'est-à-dire «davantage de trains, de métros qui reprennent».
La direction de la SNCF a prévu pour aujourd'hui un trafic légèrement meilleur avec notamment 300 TGV (trains à grande vitesse) sur 650. Les transports parisiens resteront encore fortement perturbés, avec un métro sur cinq en moyenne et 40 % de bus. Des centaines de milliers d'habitants de la région parisienne s'apprêtaient donc à vivre une nouvelle journée difficile pour rejoindre leur travail.
Quelques milliers de personnes ont manifesté hier à Paris contre les grèves à l'appel d'associations libérales, en dénonçant les «privilèges» des fonctionnaires. Les manifestants, entre 5 et 10 000 selon les organisateurs, 8000 selon la préfecture de police, ont défilé de la République à la Nation. Beaucoup arboraient des autocollants rouge et blanc «Stop la grève» fournis par l'association libérale Liberté chérie, organisatrice de la manifestation.
Le gouvernement ne veut pas revenir sur le fond de sa réforme, prévoyant notamment un alignement de la durée de cotisation des régimes spéciaux (37,5 ans) dont bénéficient 500 000 salariés, parmi lesquels les cheminots, sur les 40 ans du régime général.
Il s'appuie sur des sondages qui ont montré qu'environ 60 % des Français étaient opposés à la grève. «Nicolas Sarkozy est convaincu que l'impopularité du mouvement ne permettra pas aux grévistes de tenir bien longtemps», avançait hier le quotidien populaire Le Parisien. Le Medef (patronat) a appelé à la reprise du travail, estimant que le mouvement faisait courir aux entreprises «un grave danger».
Si le syndicat majoritaire, la CGT a tenté une ouverture en proposant en début de conflit des discussions dans les entreprises, en présence d'un représentant de l'État, la base des grévistes a campé sur une ligne «dure». Le numéro 2 de la SNCF, Guillaume Pépy, a affirmé hier que la grève était «minoritaire».
Pour accentuer leur pression, les cheminots grévistes semblaient compter sur une jonction avec la grève demain, pour un jour, des fonctionnaires qui protestent contre les réductions d'effectifs (22 900 postes supprimés en 2008) et réclament des hausses de salaires. Cette dernière revendication rejoint la principale préoccupation actuelle des Français, celle du pouvoir d'achat.
L'appel à la grève concerne l'ensemble des 5,2 millions d'agents de la fonction publique et pourrait notamment provoquer des perturbations dans les aéroports. Une manifestation est prévue à Paris.
Le gouvernement est également confronté à la poursuite d'un mouvement de contestation dans les universités, avec plus d'une trentaine de facultés touchées sur 85. Les étudiants et lycéens veulent manifester le 22. Un appel à la grève le 29 novembre a aussi été lancé par les magistrats et avocats.
Les principaux syndicats des chemins de fer (SNCF) ont appelé à poursuivre aujourd'hui le mouvement, mais en faisant un geste en se disant prêt à participer à des négociations prévues mercredi pour «apporter leur plateforme revendicative».
Le gouvernement qui a engagé l'épreuve de force avec les syndicats sur cette réforme emblématique de la volonté de «rupture» de M. Sarkozy conditionne sa participation à une reprise du travail. «Il y aura un représentant de l'État s'il y a bien une dynamique de reprise du travail», a expliqué le ministre du Travail, Xavier Bertrand, c'est-à-dire «davantage de trains, de métros qui reprennent».
La direction de la SNCF a prévu pour aujourd'hui un trafic légèrement meilleur avec notamment 300 TGV (trains à grande vitesse) sur 650. Les transports parisiens resteront encore fortement perturbés, avec un métro sur cinq en moyenne et 40 % de bus. Des centaines de milliers d'habitants de la région parisienne s'apprêtaient donc à vivre une nouvelle journée difficile pour rejoindre leur travail.
Quelques milliers de personnes ont manifesté hier à Paris contre les grèves à l'appel d'associations libérales, en dénonçant les «privilèges» des fonctionnaires. Les manifestants, entre 5 et 10 000 selon les organisateurs, 8000 selon la préfecture de police, ont défilé de la République à la Nation. Beaucoup arboraient des autocollants rouge et blanc «Stop la grève» fournis par l'association libérale Liberté chérie, organisatrice de la manifestation.
Le gouvernement ne veut pas revenir sur le fond de sa réforme, prévoyant notamment un alignement de la durée de cotisation des régimes spéciaux (37,5 ans) dont bénéficient 500 000 salariés, parmi lesquels les cheminots, sur les 40 ans du régime général.
Il s'appuie sur des sondages qui ont montré qu'environ 60 % des Français étaient opposés à la grève. «Nicolas Sarkozy est convaincu que l'impopularité du mouvement ne permettra pas aux grévistes de tenir bien longtemps», avançait hier le quotidien populaire Le Parisien. Le Medef (patronat) a appelé à la reprise du travail, estimant que le mouvement faisait courir aux entreprises «un grave danger».
Si le syndicat majoritaire, la CGT a tenté une ouverture en proposant en début de conflit des discussions dans les entreprises, en présence d'un représentant de l'État, la base des grévistes a campé sur une ligne «dure». Le numéro 2 de la SNCF, Guillaume Pépy, a affirmé hier que la grève était «minoritaire».
Pour accentuer leur pression, les cheminots grévistes semblaient compter sur une jonction avec la grève demain, pour un jour, des fonctionnaires qui protestent contre les réductions d'effectifs (22 900 postes supprimés en 2008) et réclament des hausses de salaires. Cette dernière revendication rejoint la principale préoccupation actuelle des Français, celle du pouvoir d'achat.
L'appel à la grève concerne l'ensemble des 5,2 millions d'agents de la fonction publique et pourrait notamment provoquer des perturbations dans les aéroports. Une manifestation est prévue à Paris.
Le gouvernement est également confronté à la poursuite d'un mouvement de contestation dans les universités, avec plus d'une trentaine de facultés touchées sur 85. Les étudiants et lycéens veulent manifester le 22. Un appel à la grève le 29 novembre a aussi été lancé par les magistrats et avocats.
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